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 Journée maussade

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(#) Journée maussade  Mar 13 Mar 2012 - 9:10

Le temps avançait plutôt rapidement, si bien que nous étions déjà en octobre. Le mercure se stabilisait dans les vingt-trois degrés et un soleil de plomb illuminait encore le Lycée Kobe. Tout cela devait sûrement être l’inverse de la France. Cela faisait bientôt un mois et demi qu’Arthur Auray était à Kobe, et il ne voyait pas le temps passé. Tout allait à la fois lentement et rapidement. Toutefois, il se surprit à se lier d’amitié avec des gens, lui qui se trouvait asocial. D’août à octobre, ses notes remontèrent et les indicateurs revenaient au vert, même si son poids continuait de descendre. Pour les prochaines vacances, le français retournerait dans son pays d’origine. Mais voilà. Il ne savait pas quand étaient les prochaines vacances. De toute façon, le rythme du lycée l’occupait bien trop et le garçon ne pouvait pas trop se gérer lui-même. Alors, il accueillait toujours avec grande joie la fin de semaine ! Là où malgré les devoirs, Arthur sortait un peu de sa chambre. D’autant plus que ses colocataires l’étouffaient un peu. Le samedi il s’habilla rapidement, très tôt, réveillant presque ses compagnons d’infortunes. Cela avait sûrement le don de les agacer, mais il s’en fichait. Bizarrement, ou non, plutôt normalement, il mangea pratiquement seul dans une cafétéria déserte. Au loin, celui-ci put reconnaître quelques gens de sa classe sans pour autant les aborder. Il aimait la solitude, parce que cela le permettait de ne pas s’humilier devant les autres.

Après un petit déjeuner, bien vite avalé, celui-ci partit vers le parc. Même si d’habitude, l’adolescent n’appréciait pas vraiment la nature, il rendait souvent visite à cet espace vert. Un certain calme et une certaine sérénité s’en dégageait et cela lui apaisait l’esprit. Là-bas, il pouvait repenser à sa vie, et faire le vide dans son esprit. Oublier le supplice de chaque douche prise, oublier les railleries, oublier la solitude, et oublier la débâcle en physique-chimie. Oublier aussi son mal. Oui car il ne réussissait toujours pas à s’intégrer. Sa connaissance du japonais très approximative le rendait souvent incompréhensible, pire, le décalage horaire le rendit constamment fatigué et l’air ici était en tout point différent avec l’air de France. Arthur s’adaptait très lentement aux différents milieux, ce n’était donc pas à cause du Japon en particulier mais bien de lui parce qu’il possédait une petite santé. Cela devait bien faire la troisième fois qu’il tomba malade en quoi ? Deux mois ? Quoi qu’il en soit, le garçon s’adossa à un arbre regardant l’air mélancolique le paysage. Certains élèves jouaient au football derrière lui, d’autres encore échangeaient des baisers sur un banc. Tout cela était bien romantique et futile à ses yeux. Une légère et douce brise de vent rafraichissait quand même. Il supportait mal la chaleur au-dessus de vingt degrés, allez savoir pourquoi. Pour tuer le temps qui passait lentement, le français sortit un iPhone. Ah, bien heureusement, il pouvait enfin lire quelque chose sans boguer une heure sur un mot. Celui-ci le tripota pendant un certain temps, mais finalement, cela l’ennuya plus qu’autre chose. Pour une fois il ne pouvait rien faire. Ses devoirs étaient faits, et à part s’acheter des mangas dans une langue incompréhensible et sans argent, il ne savait quoi faire.

Bon, avant qu’Arthur ne se mette à déprimer, il quitta le parc et croisa un élève de sa classe sans pour autant lui prêter attention. En fait, il se concentrait sur ses pensées, voulant deviner si ses colocataires siégeaient la chambre ou non. Le cas échéant, l’adolescent devrait trouver un autre endroit pour passer du temps mais à part pour quelques élèves, il ne voulait vraiment pas être dérangé. Le schéma se répétait tout le temps. Amis > Interrompre > Discussion > Rigolade. Sauf que… n’ayant pas d’amis, c’était… Rebelles > Interrompre > Raillerie > Déprime. Sans faire exprès à cause de son étourderie maladive, le châtain marcha sur les pieds de quelqu’un et bondit en arrière pour éviter une réplique violente (xD). Ne sachant pas qui, il s’excusa toujours sans regarder. Mais pourquoi n’avait-il jamais de chance ? Euh… Ou plutôt, pourquoi ne regardait-il pas où il marche.


Dernière édition par Arthur Auray le Dim 22 Avr 2012 - 14:07, édité 2 fois
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(#) Re: Journée maussade  Mar 13 Mar 2012 - 14:33

5h30 du matin, le week-end... Voilà des mots qui résonnent doucement à mes oreilles, comme le doux carillon des vacances, mais en malheureusement bien plus court. Enfin ici, le principal est que j'ai deux jours de congés et ça suffit amplement pour remonter mon moral qui, de toute façon, n'as pas descendu une seule fois depuis que je suis arrivée au japon. Comme d'habitude, ça ronfle autour de moi. Si ces anti-matinaux avaient tendance à m'énerver au début (principalement parce que j'étais jalouse de ne pas réussir moi aussi à dormir aussi longtemps), maintenant ils m'arrangent bien de par leur paresse tout simplement car cela me permet de m'habiller sans devoir pour autant me cacher sous les draps comme doivent le faire les autres filles de la chambre. Du moins je le suppose car je suis généralement loin quand tout ce beau monde se lève.

C'est donc sans vergogne que je me déshabille, ayant toutefois une petite pensée perverse en me demandant si l'une d'elle ou l'un d'eux ne fait pas semblant d'être endormi pour pouvoir me voir nue. Même si, selon eux, je m'habille de manière trop extravagante, je sais qu'il y a quelques personnes dans l'école qui trouvent que je suis « plutôt bien foutue ». J'ai même reçue une lettre d'amour une fois dans mon casier à chaussure. Lettre d'amour que je n'ai pas pris la peine d'ouvrir tellement j'étais persuadée qu'il s'agissait là d'une blague. Maintenant que j'y réfléchis, dans le noir, en train d'enfiler un jean vert pâle constellé de trous un peu partout (sauf aux endroits les plus intimes), je me dis que j'aurais mieux fais de la lire. Peut-être que j'ai brisé le cœur d'un garçon ? Ou d'une fille ? Bon maintenant de toute façon c'est fait. Dans le noir, je tâtonne sur ma commode à la recherche de mon haut que j'avais laissée traîner là et le trouve enfin avant de l'enfiler. Je l'adore ce haut, et en plus il me va comme un gant. Il laisse mon nombril à l'air libre, et les ¾ de mon dos également pour ne cacher que ma poitrine, et il est d'un rose pétaradant juste comme j'aime. Je ne m'habille pas comme ça pour séduire, loin de là (et d'ailleurs mon style vestimentaire n'as rien de séduisant du point de vue de tout le monde), mais tout simplement car j'aime ça.

Je prends mon téléphone portable, mon sac à main (le seul truc sobre de l'ensemble, ce dernier étant entièrement noir) et je m'éclipse discrètement en direction de la sortie en faisant attention à ne réveiller personne. J'ai beau être hyperactive, je sais respecter le sommeil des autres... Enfin, c'est ce que j'aurais fais si mon genou n'avait pas heurté le coin d'un meuble non identifié, faisant tomber ce que j'identifie comme étant un vase en plastique rempli de stylo bille et m'arrachant un cri de douleur non contenu qui ne manque pas, bien évidemment, de réveiller tout mes camarades de chambrées. Je me précipite vers la sortie, claquant la porte juste au moment ou j'entends quelque-chose du genre : « Tu fais chier Hizuru ! » et cours presque dans le couloir, arrivant jusqu'au coin bénéfique me permettant de me cacher derrière un mur.

Même si je les ai tous réveillés, je ne peux empêcher un sourire de naître sur le coin de mes lèvres, devant contenir un fou rire qui ne manquerait pas de réveiller la totalité du dortoir si je le laissais échapper de mes lèvres ! Pourquoi ? Simplement car je me dis que chaque matin c'est pareil. Chaque matin j'essaye de rester discrète, du moins j'ai la volonté de le faire, et chaque matin je heurte un truc ou je m'étale lamentablement par terre, réveillant par la même occasion tout le monde. Je trouve qu'il y a un coté comique à cet état de fait même si, visiblement, mes camarades de chambrées ne trouvent pas la situation aussi drôle que moi. Néanmoins, une fois ma crise de fou rire silencieux passée, je tends l'oreille ne serait-ce que pour profiter du merveilleux silence qui règne à ces heures là. Il n'y a pas un chat, pas un bruit, et tout ce que j'entends lorsque je me met à marcher en direction de la sortie, c'est l'écho de mes pas. Rien n'égale ce genre de silence à mes yeux, et seules celles qui se lèvent tôt comme moi peuvent en profiter. Malheureusement, je n'ai jamais croisée personne à ces heures là, et je ne croiserais certainement personne à l'avenir non plus.

Vu qu'il n'y a rien à faire dans les couloirs, et qu'il suffirait que je croise un prof (même si j'en doute à des heures si matinales) pour qu'il me renvoie directement « dormir » (comme si j'en étais capable), je me dirige vers la sortie et, plus précisément, vers le parc. Un lieu que j'aime beaucoup, un lieu ou je peux me balader librement sans me faire regarder bizarrement par tout le monde à cause de ma tenue vestimentaire à ces heures là. C'est tout de même paradoxal de voir que je suis venue ici principalement pour me faire des amis et que je suis de plus en plus attirée par la solitude du matin.

Je suis perdue dans mes pensées tout en chantonnant distraitement une chanson en anglais donc j'essaye de me rappeler le titre sans y parvenir. Je sais très bien que je l'ai entendue hier à la radio, 14h58 précisément, mais ce gros crétin d'animateur n'as pas donné le nom du groupe. C'est dommage car ça me plaisait plutôt bien en fait. Comme à mon habitude, je marche le nez vers le ciel en me disant que la journée va être belle. Même pas 6 heures du matin et il fait déjà dans les 20 degrés.

Ma distraction légendaire fait en sorte que quelqu'un me marche sur les pieds, et je baisse les yeux (n'ayant nullement eu mal) vers le responsable. C'est un homme, frêle de surcroît qui s'excuse platement. Sans un mot, je me penche sur lui et lui renifle abondamment le cou avant de me relever avec un grand sourire !

« Tu sens bon ! »

Et c'est tout... Enfin, pas tout à fait. Il est presque 6h00 du matin et c'est quelqu'un qui est debout, pas en train de flemmarder dans son lit. Quelqu'un comme moi non ? Du coup, il me vient l'idée qui me vient quasiment à chaque fois que je rencontre quelqu'un, m'en faire un ami ! Première chose à faire, l'observer un peu... Il a l'air petit, chétif... il est... mignon ? Oui, c'est comme ça qu'ils disent en japonais, « kawai » bien que ma prononciation soit un peu à revoir, ma pensée à bien traduit ce que je pensais au premier coup d’œil.

Dans la liste des autres détails, je note qu'il a un air un peu triste et, surtout, que sa couleur de cheveux n'as pas grand-chose à voir avec le noir corbeau qu'on a tendance à trouver un peu partout au japon. Je détonne avec mes cheveux blonds, il doit pas mal détonner avec les siens. Même s'il me ressemble sur tout ces points, je doute qu'il ait le même caractère que moi. Il est habillé plutôt sagement et semble même légèrement effrayé par moi. La première chose à faire est ce que je maîtrise le moins au monde, à savoir le rassurer.

Je ne sais que fanfaronner, être excentrique et passer pour une folle aux yeux des gens. Je ne suis pas très douée lorsqu'il s'agit de réconforter les gens puisqu'il s'agit avant tout de rester calme, une chose que je n'arrive pas vraiment à faire. Mais comme j'adore toutes les expériences, nouvelles ou anciennes, je m'y essaye quand même.

« Je mord pas ! Du moins rarement, donc inutile d'être effrayé ! »

Je dois me concentrer pour bien dire toutes mes phrases en japonais, même si je ne me rends pas compte que mon dernier mot est sortit en anglais. Bon, scared est plutôt facile à comprendre, et puis de toute façon je suis persuadée de l'avoir dit en japonais. Maintenant que mon pseudo-rassurage est fait, il est temps de passer aux choses sérieuses !

Je me met à sautiller tout autour de lui avant de me replacer pour le fixer droit dans les yeux.

« Tu veux être mon ami ? »

Ah bah oui, il fallait bien le sortir ça. Depuis mon arrivée à Kobe, je ne cherche que ça. Je ne veux que ça même mais les japonais sont vraiment beaucoup plus coincé que les américains sur ce point et me voient toujours comme un espèce d'ovni extra-terrestre mal luné. Mais avec ce garçon là, peut-être tomberais-je sur la perle rare ? Même si j'ai refusé un nombre incroyable de refus (ayant de toute façon tendance à le demander à tout le monde) je ne perds pas espoir. Et mes yeux ne sont pas non plus sans espoirs, c'est comme s'ils lui ordonnaient de dire oui tellement j'ai envie qu'il le fasse. Ce serait mon tout premier ami, donc il le faut !
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(#) Re: Journée maussade  Ven 13 Avr 2012 - 19:31

La jeune fille qui se trouvait face à lui était un peu bizarre. En fait Arthur la connaissait puisqu’elle était dans sa classe. Elle s’appelait Chizuru je crois… Pizuru… Nizuru. Il avait un peu de mal pour retenir les prénoms, surtout de gens qu’il ne connaissait pas. De toute façon, le garçon entendait plusieurs rumeurs sur elle. Les gens de l’école semblaient particulièrement bien la connaître, et ce n’était visiblement pas très positif. Toutefois, il ne s’amusait pas à juger d’office sa camarade en lui collant tout de suite une étiquette de « non-fréquentable ». Pour tout dire, il trouvait cela dérisoire et pensait même le contraire que ce que l’on disait, du coup. Après tout, on disait bien de lui qu’il était une prostituée homosexuelle. Pourtant, ça n’était pas la vérité. Le jeune homme salua donc respectueusement la jeune fille qui se trouvait devant lui et lui afficha un sourire assez sincère. Toutefois. Toutefois, il trouvait bizarre quand même la manière dont elle se comportait. Après tout, il n’était pas conventionnel de sentir les gens. Tout du moins dans une société civilisée comme la France. Arthur ne savait pas si les japonais entretenaient les mêmes coutumes mais quand même. Et puis d’ailleurs, que faisait cette fille à cette heure-là dans le parc ? Alors certes, il y avait des gens matinaux à Kobe. Mais là nous étions quand même en plein week-end et surtout aux aurores. Un petit regard apeuré s’afficha dans ses yeux, se demandant surtout qu’est-ce qu’il devait répliquer à une jeune fille visiblement imprévisible.

Elle ne lui laissa guère le temps de réagir en tous cas, voyant l’embarras du garçon. Ce dernier réagit d’ailleurs avec un petit rire amusé. Il semblait apprécier la compagnie de Chizuru. Du moins c’est ce que l’on pouvait penser. Rare étaient les personnes à pouvoir faire rire le français, donc en général, quand il riait, c’état bon signe. Néanmoins, sa timidité prenait souvent le dessus sur ce qu’il aimerait partager avec les gens. À chaque fois, celui-ci se posait la même question : est-il possible que ce que je dise est ridicule ou est-ce que je suis bien habillé. De toute façon, pour le coup, il ne savait absolument pas quoi dire ni comment réagir. Rencontrer une excentrique ça ne lui arrivait pas souvent. Et quand ça lui arrivant, son interlocuteur ne lui laissait même pas le temps de parler. Bon de toute façon, on ne pouvait lui en vouloir mais son œil fixa inlassablement la jeune fille aux yeux pétillants de joie, comme pour imprimer son image afin de ne pas l’oublier. Elle semblait constamment en tous cas, ça se voyait, et elle n’état pas mal habillée – Arthur se fichait bien de la façon dont s’habiller les gens –. Il s’amusa à une petite réflexion personnelle, se disant que s’il était hétérosexuel, elle pourrait être un choix à ne pas négliger. Bon, il restait le comportement mais Arthur ne pouvait s’empêcher d’éprouver de l’empathie pour sa camarade. Surtout lorsqu’il comprit que celle-ci prononçait mal le japonais. Son accent ne rimait à rien et le dernier mot qu’elle sortit était en anglais. Ah ah, scared. En y pensant, il détestait l’anglais. Cette langue l’ennuyait totalement. Bon, revenons-en à nos moutons. Cette fois-ci, son interlocutrice se mit à faire des bonds. Alors… D’accord. L’adolescent la regarda bêtement, son visage exprimant une moue stupéfaite. Comme si cela ne suffisait pas, elle l’embarrassa par une question assez imprévisible. Devenir son amie ? Oui, Arthur aimerait bien. Après tout, elle semblait sympathique malgré ses petites dérives. Mais celui-ci ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle grillait des étapes. Oui, parce qu’en général, on devient amis avec le temps et pas en cinq secondes. Enfin, cela devenait peut-être démodé au Japon.

En tous cas, il s’amusa de sa question et lui fit un clin d’œil amical, comme à une petite sœur. « Ton ami ? Moi ? Mais tu ne me connais même pas. » Dit-il avec un sourire tout à fait honnête. Néanmoins, il sentait que cette réponse ne lui conviendrait pas et à lui non plus. Le français prit donc l’initiative de la rassurer parce qu’après tout, il aimerait bien une amie lui aussi. « C’est pour cela que nous allons apprendre à nous connaître, tu veux ? » Il lui prit la main. Cette fille effaçait quelque peu sa timidité et son manque d’assurance. Arthur pensait que Chizuru ne le jugerait pas et cela l’encourageait à agir comme ça. Bien sûr, il ne fallait rien voir de trop « affectif » là-dedans. C’était un geste totalement platonique pour lui sans aucune valeur démesurée. Et puis, franchement. Qui pouvait bien l’aimer ? On n’aimait pas quelqu’un comme lui. On l’appréciait vite-fait, on lui dérobait des réponses pendant les interrogations, mais ô grand Dieu jamais on ne ressentait des sentiments pour lui. D’ailleurs, cela lui convenait parfaitement. Il sortit un chocolat de sa poche et le tendit à sa future amie. « Tu en veux ? Je te l’offre. » Sa voix paraissait sereine et rassurante. On lui disait souvent qu’il avait un don pour rassurer les gens ou les amadouer. Il ne le faisait pas forcément exprès, mais c’était son côté altruiste de nature. « Je m’appelle Arthur Auray et j’ai quatorze ans, tu es dans ma classe si je me trompe et tu t’appelles Chizuru ? » Lui dit-il avec un sourire. Grosso modo, le garçon avait une chance sur trois de se rater. Comme dit plus haut, lui et les prénoms ne faisaient pas bon ménage, il connaissait à peine l’identité de ses colocataires. Une belle journée se levait sur Kobe, Arthur le sentait.

PS : Bon, grosso modo, c’est la dernière fois que je réponds très en retard et pour cause. Ma situation se déblaie peu à peu et je rattrape l’intégralité de mon retard. Je tenais absolument à te répondre vite parce que tu le mérites, et sache que ça ne recommencera plus ^^.
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(#) Re: Journée maussade  Dim 22 Avr 2012 - 12:01

A vrai dire, je m'attendais à beaucoup de choses de la part du garçon. Enfin non, soyons franche, je m'attendais surtout à une chose ! Qu'il me fasse une petite moue dédaigneuse avant de se retourner et de partir comme un prince, comme on me l'avait fait des dizaines de fois avant lui. Un jour, un garçon un peu plus gentil que les autres m'avait gentiment expliquée qu'il fallait commencer par apprendre à se connaître, se parler, et j'avais essayé. Moins agressive dans mes demandes, j'avais tentée de commencer par un simple « salut » mais les gens continuaient à fuir dès qu'ils me voyaient. J'avais été revoir ce même garçon qui m'avait expliquée cette fois qu'il fallait peut-être que je porte des vêtements un peu plus conventionnels...

Et j'avais abandonné. C'était bien la seule chose sur laquelle je ne ferais jamais de concessions : Mes vêtements. Pour moi, ils faisaient toute mon originalité, tout ce qui était moi... et surtout je me sentais absolument coincée et pas naturelle dans des vêtements « normaux ». Il ne faut pas me demander de porter une jupe et un chemisier, ce sont bien là des choses dans lesquelles je me sens absolument mal à l'aise.

En attendant, le garçon en question me fixe comme jamais. N'importe qui d'autres lui aurait déjà signalé que c'était très malpoli, mais je crois que moi avec ma manie de renifler les gens, je n'ai pas grand-chose à dire. Je me suis déjà faites taper dessus à cause de ça (et c'est bien une des seules choses qui me fait peur) mais je ne pourrais pas m'en passer même en essayant, et Dieu sait que j'ai essayé justement. D'ailleurs, ça n'as pas semblé le déranger... Enfin si, quand même un peu, mais il n'as pas fait de gestes agressifs à mon égard, il n'as pas non plus eu de mouvements de reculs, et je me rends compte petit à petit (étant trop habituée à l'échec de ma technique perso pour me faire des amis) que ce garçon pourrait bien en devenir un (d'ami, justement.)

A vrai dire, je lui ai fais ma proposition d'amitiés en étant persuadée qu'il allait refuser, ce que j'aurais compris et qui m'aurait permis de passer à autre chose... Mais tout dans son comportement m'indique qu'il est justement sur le point d'accepter, aussi incroyable que celui puisse paraître. Il me fait un clin d’œil que je ne comprends pas vraiment avant de me dire, à sa façon, que ce n'était pas très raisonnable. J'ouvre directement la bouche pour répliquer.

« Ouais mais quand j'essaye de connaître les gens ils veulent pas ! »

Il me surprends une nouvelle fois en me disant, sans même avoir entendu ma phrase apparemment, que c'est pour ça que nous allons apprendre à nous connaître. Et juste après, il fait un geste qui me fait devenir rouge comme une tomate : Il me prends la main... Renifler les gens, les serrer dans mes bras... ce n'est pas grand-chose, mais je crois que la symbolique de se tenir la main est la même dans tout les pays. Arthur profite là aussi d'une facette de ma personnalité que bien peu de monde, si ce n'est personne en fait, n'as eu l'occasion de voir : La timidité. Je reste très réservée face aux gestes ayant une symbolique liée à l'amour, sachant que je n'y connais rien en amour. Je m'y connais très bien amitié, j'en avais pleins des amis en Amérique, mais en amour... pas du tout, et je ne sais pas du tout comment réagir face à ce geste qui me paraît hautement équivoque à moi mais qui ne semble qu'être purement amical à lui. Donc je continue simplement à me faire tenir la main, sans rien dire, mais en continuant à rougir comme une tomate, ce qu'il ne semble absolument pas remarquer.

Il finit par me donner une barre de chocolat, chose que j'accepte volontiers vu que je suis obligée de me libérer la main pour pouvoir ouvrir l'emballage, chose que je fais promptement. Encore un peu retournée de ce geste pourtant si banal à ses yeux, il se présente en me disant qu'il s'appelle Arthur Auray, il me dit qu'il est dans ma classe... Sérieusement ? Je n'y ai jamais fais attention, mais je ne fais pas la gaffe de le lui signaler. Adoptant à mon tour une posture plus traditionnelle, je me penche légèrement en retrouvant en même temps mon éternel sourire sur le visage.

« Je m'appelles Chizuru Hizuru, tu ne t'es pas trompé. »

Puis je me redresse... en fait, j'ai presque envie de demander : Et maintenant ? Je laisse s'écouler peut-être 10 secondes de silence avant de formuler la question que j'avais en tête, tout en regardant le sol vis à vis de mon ignorance sur le sujet...

« Et que font les gens pour mieux se connaître habituellement... ? »

Si mes amis d'Amérique me voyaient en ce moment, ils ne me reconnaîtraient pas, ils affirmeraient que quelqu'un à pris ma place... Mais voilà, j'ai aussi mes moments de faiblesse. Mon excentricité n'est jamais très loin, elle finira bien par revenir.
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(#) Re: Journée maussade  Dim 22 Avr 2012 - 14:00

24h dans la vie de Mia-poulet !
Halloweeeeneuh, c'est ma copiiineuh ! - Phase 1

Aujourd’hui, c’est un grand jour. C’est mon jour préféré. C’est HALLOWEEN ! Alors depuis hier, j’ai décidé que j’allais me déguiser et rôder dans les couloirs pour faire peur aux gens aujourd’hui. Du coup, j’ai enfilé le costume* que je suis allée acheter hier après-midi à l’instant même où je me suis réveillée ! Mais mon costume il fait pas assez peur – même s’il est trop cool – alors là, je suis descendu aux cuisines faire les yeux doux aux madames-cantine pour qu’elles me prêtent du kechup ! Je suis contente parce qu’elles ont bien voulu, alors qu’il est quand même super tôt là ! Du coup maintenant, je vais retourner dans ma chambre pour me rendormir, parce que ça m’a réveillée d’un coup de me dire que mon costume était pas assez sanguinolent. Mais mon souci est réglé, donc zoup ! Oh mais, dans le parc, je vois qu’il y a Arthur et Chizuru ! Ils sont avec moi dans la classe, et ils sont que tous les deux à être debout à cette heure-ci… Je vais aller les mettre de bonne humeur pour toute la journée !

Comme ils sont adossés à un arbre et assis dans l’herbe, c’est facile pour qu’ils me voient pas. Du coup, je marche bien sur la pointe des pieds et je me cache derrière un des arbres pas loin d’eux. Ils discutent on dirait, mais bon, peu importe ! Je regarde discrètement pour tomber sur le bon moment pour bien les surprendre. J’ai un peu l’impression d’être dans un jeu vidéo ou d’atterrir sur la lune, alors pour rigoler, je fais comme si j’avais un transmetteur sur mon poignet et je dis tout bas : « Kchhhk – Houston, paré à l’atterrissage, réglez les phares sur position éblouissante et ouvrez les écoutilles !1 ». Alors je prends une grosse respiration, j’attends qu’il y ait un petit blanc dans leur conversation et…

« BWAAAAAAAAAARGH-respiration-WAAAAAAAAAARGH-respiration-WAAAAAAAARGH ! »

J’ai sauté devant eux pour apparaître comme par magie ! Mais j’ai mis mes mains bien en l’air pour qu’ils croient je vais les manger, et comme c’est soudain, je le vois bien moi qu’ils ont un peu sursautés (mais de toute façon, je suis super-terrifiante, c’pour ça). Par contre, c’est difficile de respirer au milieu du cri, les gens du cinéma ils ont vraiment beaucoup de souffle !

« Krr Krr Krr ! Hahahaaaaahaaaaaa ! Je suis vraiment trop drôle. » Là, je mets mes mains sur mon ventre et je me penche en arrière pour faire comme si j’étais enceinte. Ça me fait un gros ventre et ça m’étire, donc c’est rigolo et ça fait du bien le matin (maman elle me dit qu’il faut toujours s’étirer, sinon les muscles ils sont pas assez étendus et on peut rester coincés tout raides comme des piquets !). « Bon, on se voit tout à l’heure en classe ! » Et du coup je repars en sautillant d’un pied sur l’autre, comme les petites filles dans les séries américaines, toujours avec mon costume sur moi et ma belle tête de poulet !


"Le petit traducteur Miamien":
 

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« Invité »
(#) Re: Journée maussade  Mer 4 Juil 2012 - 16:15

Cette fille était vraiment spéciale. Je ne ressentais rien pour les filles, gare à la méprise. Mais je la trouvais très sympathique. Alors que tout le monde la fuyait, moi, je voulais devenir son ami. Je n’avais pas beaucoup d’amis au collège, alors je souhaitais en avoir au lycée ! Mais je ne sais pas si elle se rendait bien compte des choses. Il ne fallait pas que je me laisse aller à des jugements hâtifs de toute façon. Alors je la regardais. J’aimais bien son regard, il semblait sincère. Dedans, je ne sentais pas de jugement. Je ne me rendais pas compte que fixer les gens de cette façon était assez impoli. Sur le coup, j’étais dans mon monde. Elle clama que les gens ne voulaient pas la connaître. Je riais sous barbe. Personne ne voulait la connaître car elle était différente. Et ça me faisait quand même bien rire ces préjugés à la con. Parce qu’une personne excentrique se comporte bizarrement, il faut la mettre au ban d’une société. N’importe quoi.

« Laisse, ce sont des cons. » Oui, c’était sorti tout seul. Je me sentais énervé par ce que j’entendais. Peut-être qu’elle ne s’en rendait pas compte, mais des gens la juger sans la connaître. On riait d’elle sous cape, peut-être même qu’on l’humiliait. Je ne voulais pas savoir, mais je trouvais ça dégueulasse. « Ce n’est pas sous prétexte que tu es différente que tu n’as pas le droit qu’on s’intéresse à toi. Moi je te trouve très gentille. » Lâchai-je le ton froid. Ce ton ne se dirigeait pas contre elle bien entendu. D’ailleurs, Chizuru me paraissait bien trop gentille ou inconsciente. Ou les deux. Moi, je n’aimais pas juger les gens sans les avoir fréquenté. Du coup, quand on me disait que tierce n’était pas fréquentable, j’allais lui parler, et souvent, je sympathisais. Comme quoi, il ne fallait pas s’arrêter aux étiquettes. Pour en être victime, je savais ce que je disais.

Rassuré de ne pas m’être trompé sur son nom, je lui souris. Je vis qu’elle accepta ma barre de chocolat, le contact passait entre nous. Je la trouvais un peu rouge, peut-être avait-elle chaud. Le pire, c’est qu’elle ne s’arrêtait pas de rougir, ça m’inquiétait. Alors je sortis une bouteille d’eau dans laquelle j’avais déjà bu dedans et je lui tendis. Je ne voulais quand même pas qu’elle meure de soif. Il ne faisait pas très chaud non plus, remarque. « Bois ça, on dirait que tu as chaud ! ». J’avais l’air assez niais à dire ça. Chizuru s’affichait sous un jour que je ne connaissais pas. Je la trouvais pour le coup plus timide qu’extravertie. Sa question me toucha. Je ne savais pas quoi lui répondre, car ma méthode ne donnait aucun succès. Alors je ne voulais pas lui mentir et donner de mauvais conseils. Le regard un peu sombre, je détournai mon regard. Je me sentais un peu honteux car en fait je n’étais pas un bon ami. « Je ne sais pas. Je n’ai pas d’amis.. Je ne pouvais pas me prétendre très bon dans le domaine social, alors qu’au fond, à part Mia, je ne fréquentais personne. D’ailleurs, Chizuru devait le savoir.

Le temps se couvrait peu à peu. Il faisait un peu plus frais. Puis j’entendis une drôle de respiration dernière moi. Un énorme poulet apparut. J’eus vraiment très peur et je sursautai, lâchant la main de Chizuru et me réfugiant derrière un arbre. Oui, j’avais cet air ridicule. Car j’étais ridicule. J’oubliais que nous étions Halloween. Ce n’était que Mia. Je pensais à elle justement. Elle repartit comme elle venait d’arriver.

« Tu n’es vraiment pas drôle ! » disais-je explosé de rire.
Il est sensé d’être insensé.
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Invité
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(#) Re: Journée maussade  Sam 7 Juil 2012 - 14:05

La timidité, moi ça me connaît ! Enfin, c'est ce que j'aimerais pouvoir dire tout en riant, les mains sur les hanches et la poitrine gonflée à bloc avec le soleil couchant en arrière plan et une énorme vague qui s'écroule sur un rocher, comme dans ces vieux mangas un peu clichés, le tout en crayonné bien entendu.

J'avais connu une fille fut un temps qui avait eu un gros problème à la main quand elle était petite, et elle osait à peine parler. En fait, elle fuyait dès qu'on lui adressait la parole tout simplement, et elle avait tellement peur de parler qu'elle avait adopté une stratégie assez originale pour communiquer avec les gens, celle de faire des portraits d'eux et de s'imaginer qu'ils étaient ses amis. Car oui, même si nous étions globalement différentes, même diamétralement opposées pour être plus claire, nous avions un but commun. Je voulais me faire des amis et elle aussi et c'était grâce à cette fille que je m'étais rendue compte que ce n'était pas beaucoup mieux d'être timide, et que je pouvais être fière de ce que j'étais moi même, même si ça ne m'aidait pas plus à me lier d'amitié. Enfin, jusqu'à ce que j'arrive en Amérique ou mon excentricité était considérée comme ce qu'il y a de plus normale dans ce pays qui était de toute façon déjà à moitié timbré avant même que j'y mette les pieds.

Alors, même si j'ai voyagé dans pleins de pays, même si je ne connais le japon que par ce que m'en ont racontés mes parents, je reste une japonaise dans l'âme. Certains diraient même japoniaise sans doute car... Je connais la signification de tout ces gestes. Se tenir par la main et tout... au japon, ce n'est pas exactement le genre de choses que l'on fait par pure amitié. Mais si moi je connais tout ça, Arthur ne le sait visiblement pas. Il est français, je m'en rappelle, et la seule image que j'ai de la France c'est celle de mecs en t-shirt rayés qui portent des baguettes de pains sous le bras et des bérets sur la tête. Enfin, c'est très probablement erroné... J'ai assez voyagé pour savoir que l'idée qu'on se fait d'un peuple et de son pays est souvent très en déca de la réalité, mais n'ayant pas d'autres exemples dans la tête, je m'en tiendrais à celle là.

Si Arthur découvre une facette de moi qu'il ne connaissait pas, j'en découvre aussi une le concernant : La froideur. Visiblement, ce que je lui ai dis l'a beaucoup touché et il a l'incroyable capacité de réussir à capter mon attention. Habituellement, je me désintéresse très vite d'une conversation et j'ai tendance à changer de sujet toutes les 3 secondes mais là pas. Son point de vue est intéressant... Moi j'ai toujours eu tendance à penser que même les gens qui me rejetaient, et autant dire qu'ils sont nombreux sur cette liste là, étaient toujours sympathique à mes yeux. Le point de vue Arthur est beaucoup plus tranché, c'est le cas de le dire, puis qu'il m'annonce froidement que ce sont tous des cons.

Je ne suis pas forcément entièrement d'accord avec lui, mais je dois reconnaître qu'il a en partie raison.

« Peut-être, je ne sais pas... »

En fait, j'ai presque murmuré ma phrase. C'est un peu étonnant de ma part, pour moi qui ai l'habitude de toujours parler bien fort à tel point qu'on doit m'entendre au moins jusqu'en Russie lorsque je discute avec quelqu'un, mais il ne faut pas oublier que je suis toujours en mode full timide et que je ne suis pas prête d'en sortir.

La suite me paraît un peu obscure. Il m'annonce qu'il me trouve très gentille mais sur un ton qui ne colle pas du tout avec sa remarque, ce qui fait que je suis un peu perdue. Ce garçon est décidément en train de me faire perdre tout mes moyens... enfin, ce n'est pas comme si j'en avais déjà eu en présence d'un autre garçon, surtout quand celui-ci est aussi... entreprenant.

Il finit par remarquer mon rougissement, ce qui me fait rougir encore plus. Je suis toute perdue, j'ai envie de me cacher dans un trou, et c'est encore pire lorsqu'il me propose la bouteille d'eau dans laquelle il a déjà bu. Je la prends, complètement hors-du-temps. Si j'étais dans un manga, j'aurais probablement les yeux en spirale en train de dire quelque-chose du genre « wawawa », mais puisque nous sommes dans la réalité, je crois que je vais finir tout simplement par m'écrouler à cause de l'afflux sanguin franchement beaucoup trop important qui se propage à travers mes joues.

*C'est... c'est un baiser indirect !*

Merci mon cerveau pour cette information très utile, je n'en avais vraiment pas besoin ! Maintenant que je suis avec ma bouteille dans les mains et qu'il attends visiblement que je boive, j'ai l'impression d'être un animal qui s'est fait piéger dans une impasse tandis que le chasseur lève lentement son fusil dans sa direction...

« Auray-san, c'est... »

J'aurais voulu dire « un baiser indirect », mais il me coupe en me disant qu'il ne sait pas car il n'a pas d'amis. Il ne sait pas quoi ? Je dois fouiller dans ma mémoire pourtant prodigieuse normalement pour me souvenir que je lui ai demandé comment il fallait se comporter avec les gens normalement. Nous voilà bien avancé, et maintenant il me regarde pour voir si je vais accepter son invitation à boire dans sa bouteille.

Je tremble légèrement alors que le goulot se dirige vers mes lèvres... puis je sursaute en voyant un poulet ensanglanté sauter devant nous. Je recule rapidement, me demandant de quoi il s'agit, avant de voir ledit poulet se tenir le ventre en disant qu'on est trop marrant. Je connais cette voix, elle est dans notre classe... ahem... c'est Mia ! Voilà, et pourquoi elle nous a fait ça ? Petite remémoration de la date... c'est haloween ! Et maintenant je peux voir que je me suis mis de l'eau partout sur moi et que je suis bonne pour me changer. Alors qu'elle est en train de repartir toujours en riant autant, je me relève, fais quelques pas dans sa direction et lève un bras vers le ciel qui retombe dans sa direction, le doigt tendu.

« Nyaaaaa ! Tu ne perds rien pour attendre Mia Valentino ! Ma vengeance sera terriiiiiiiiiiibeule !!!! Mwahahahahahahahahahahahahahaha ! »

Rire exagéré, pose exagérée, voilà ce que je suis réellement. Excentricité et joie de vivre, voilà ce qui me correspond le mieux et, pour le coup, ma timidité à complètement disparue. Je peux de nouveau être moi même, et je sautille en direction de mon nouvel ami qui était aller se planquer derrière un arbre. Arrivée à sa hauteur, je m'arme de mon plus beau sourire de conspiratrice et chuchote sur le ton d'un agent secret de la CIA (au moins!).

« On lui fera peur aussi, au moment ou elle s'y attendra le moins ! Nyahaha ! »

Oui, j'ai tendance à mettre des « Nya » partout quand je suis excitée, c'est à dire assez souvent, ce qui m'avait valu le surnom de « catgirl » en amérique... Un surnom que j'aimais bien mais qui n'est pas resté lors de mon arrivée au japon. D'ailleurs j'aimerais bien le voir revenir, et je tourne un peu autour d'Arthur avec un grand sourire.

« Vu qu'on est amis, je dois te trouver un surnom ! Et ce sera Arty, parce que c'est comme... »

En fait, je ne trouve aucune bonne raison, et je fais un geste de la main en direction du ciel comme pour dire que ce n'est pas important avec de continuer.

« Parce que j'aime bien ça ! Nya!

Et pendant mon Nya, je me suis mise sur une jambe, les deux bras tendus de chaque coté de mon corps pour tenir en équilibre, ce que je parviens plutôt bien à faire jusqu'à ce que je retombe sur mes fesses en éclatant de rire. Voilà ma vraie nature... et Arthur va probablement en baver en étant mon ami. Et d'ailleurs, j'ai dis qu'il était mon ami mais lui ne m'a pas encore dit qu'il acceptait de l'être. Tant pis, je l'accule dans un coin maintenant pour, et oui je sais c'est pas bien, le forcer à m'accepter. J'en ai marre des refus et des rejets !
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(#) Re: Journée maussade  Ven 24 Aoû 2012 - 17:37

Chizuru Hizuru était de nature, quelqu’un de très excentrique. Cela me gênait parfois, car je ne savais pas comment réagir à ce qu’elle faisait. De toute manière, cela n’avait pas grande importance, car elle se montrait différemment ce jour-là. Cela me touchait. On m’émouvait facilement dans des cas comme ça. Du coup, je rougissais à mon tour. Je trouvais mignon les gens timides. Sans rien ressentir d’amoureux, j’étais quelqu’un de très expressif dans mes sentiments. J’en avais sûrement besoin, et je voulais à tout prix garder ce moment privilégié avec mon amie. En fait, je ne me rendis compte de rien, et je ne compris pas ce qu’elle pensait. De toute manière, dans le moment présent, je cherchais plus à calmer mon rythme cardiaque qu’à réfléchir à mon amitié avec l’adolescente. Rah, Mia savait parfaitement que j’étais quelqu’un de stressé. Elle abusait à me faire une peur pareille. Au fond, ça m’amusait. Je ne voulais pas me l’avouer, car je restais quelqu’un de très terre-à-terre et de psychorigide. Je m’interdisais beaucoup trop la détente, cela devait me donner des rides. Je remarquai que Chizuru perdit alors toute sa timidité, et se montrait comme elle était la plupart du temps. Je souris un peu. Pas de problème, Hizuru, je sais comment te faire perdre tes moyens ! Elle s’approcha de moi, et je lui tapotai la tête amicalement. Mais aussi pour la taquiner.

« Euh, si tu veux… mais comment ? » Je lui répondis sans trop chercher à comprendre.

Je parlai même fort, mais Mia ne faisait déjà plus partie du paysage. De toute façon, elle changea immédiatement de sujet. La jeune fille sautait du coq à l’âne, c’était parfois déconcertant. Elle ne pouvait pas rester concentrer plus de cinq minutes sur une même chose ? Le surnom qu’elle me donna m’arracha un petit rire. Elle pouvait vraiment être amusante. D’ailleurs, ce devait être une amie de choix, bien au-delà de ce que l’on disait. Chizuru respirait la joie de vivre, pas comme moi. Je lui tapotai l’épaule cette fois-ci, et je crois que c’est ce qui la déconcentra. Elle tomba de son étrange position et je me mis derrière elle pour la rattraper. Malheureusement pour moi, je devais être un trop loin, car… elle tomba quand même. Je ne servais vraiment à rien. Je ne réussissais même pas à rattraper quelqu’un.

« T’es sûre que ça va ? » Lui demandais-je de mon japonais toujours maladroit.

Je maniais très mal cette langue, mon amie devait s’en rendre compte. Mais elle ne pouvait rien dire car elle non plus n’y semblait pas très familière. Je ne savais pas trop quoi faire maintenant. Le temps passait rapidement et l’activité se levait paisiblement à Kobe. Je proposai ma main à Chizuru pour qu’elle puisse se relever, et lui fit un petit clin d’œil. Je n’étais pas très doué avec mes amis, voire plutôt maladroit. Dans mon enfance, je faisais toujours tomber des objets, et avec mes rares fréquentations, je sortais apparemment des trucs inopportuns. Je suis quelqu’un de relativement vexant. Je ne le fais pas forcément exprès, j’aurais aimé et apprécié ne pas être comme ça. Je décidai d’engager plus en détail la conversation.

« Mais dis-moi, comment ça se fait que tu te lèves aussi tôt ? » Je la savais hyperactive, mais je ne savais pas que ça justifiait des horaires de réveil si matinaux. Oh, je m’en fichais un peu, j’étais pareil, mais je trouvais tellement rare les gens comme moi. Je repris ma bouteille d’eau et en avala une grosse bouchée.
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Journée maussade
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