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 The sky maybe the only escape [ TERMINE]

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(#) The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mar 14 Aoû 2012 - 14:16

The sky.. Maybe the only escape...

Dring Dring Dring Dring. Voilà ce qui m'a réveillée...
Un appel d'un hôpital. Ils m'annonçaient que ma Grand mère était décédé... Si vous avez lu ma fiche, Vous saurez que ma pré-adolescence ( 11-12) n'avait pas été comme tout le monde aurait espéré la passer. Ma grand mère en tout cas n'avait rien à voir dans tout ça. Même si, mon père n'était pas du tout d'accord, là dessus, j'étais celle qui était le plus concernée là dedans et qui savait totalement ce qu'il s'était passé. J'étais la mieux placée pour savoir ce genre de chose.

Maintenant, elle était décédée et je n'ai même pas pu lui dire au revoir. Mes parents après que je leurs ai avoué cela, ont réagit comme des bons parents bien sur. Ils sont allée les voir pour en discuter. Mais cela s'étant mal passé, normal me direz vous , a grand mère ne sachant qui croire, elle est restée avec mon dit " grand père " . Mes parents ont donc interdit à mes deux grand parents de me voir ou même de m'approcher. Ma grand mère venait quand même nous voir en cachette, car elle avait parlé à ma mère lui disant qu'elle savait qu'il n'avait rien fait mais que si elle le quittait, elle n'aurait plus rien. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre cela, parce que j'étais très proche de ma grand mère. Mais elle préférait être avec ce malade, ce pédophile plutôt que de venir nous voir.

Maintenant c'était trop tard, je ne pouvais plus rien faire pour elle. Pour moi , c'est lui qui l'a tué. Si il l'avait laissé partir, elle ne se serait jamais fait ça. Oui parce qu'en effet, elle n'en pouvait plus de vivre avec lui , d'après ce qu'elle a mit dans sa lettre avant de prendre ses médicaments.

J'étais montée sur le toit, le toit qui est normalement interdit. Mais que voulez vous même les élèves y montent. J'avais pris mon paquet de cigarette et de quoi grignoter et boire. Lorsque je suis montée je me mis à un bout du toit et m'allongeait sur le dos, un casque sur les oreilles pour écouter ma musique et j'allumais ma cigarette, pensant à tout ça. J'avais déjà assez pleuré pour pleurer à nouveau, maintenant c'était du chagrin et de la haine envers cet individus qui me hantait tout le temps...

Le soleil était si apaisant, il brillait très fortement. Je mettais mes lunettes de soleil même si j'allais fermer les yeux. Le ciel était d'un bleu envoûtant. Pas un seul nuage à l'horizon. J'entendais les oiseaux chanter pendant le début doux d'une chanson. J'augmentais le son pour me couper du monde à ce moment là. Combien de temps j'allais rester là? Je ne sais pas.. Je n'avais pas de cours aujourd'hui.. J'avais tout le temps qu'il me fallait, pour rester là et réfléchir.


Dernière édition par EmyYu Makuyatsu le Dim 2 Déc 2012 - 20:36, édité 3 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Jeu 16 Aoû 2012 - 12:32

[C'est petit, je ferais mieux la prochaine fois !]


Les lumières de la ville s’éteignent petit à petit, laissant s’installer progressivement le jour. Je suis seul. Comme à mon habitude. A quoi bon être accompagné ? Et puis, par qui ? Car là est toute la question. Car il me semble que l’on dit : mieux vaut être seul que mal accompagné. Et j’illustre ce proverbe comme je peux. Me repérer m’est devenu plus aisé bien que certaines zones dans cette école me sont encore obscures et même inconnues. Je n’ai pas tout exploré et il me faudra encore du temps avant de connaître les moindres recoins, interstices et autres failles du lycée. Néanmoins, je voyage et vogue dans les couloirs, me prélassant parfois sur un banc, mes cheveux noirs de jais trop souvent sur mes yeux. C'est un peu comme si je n'avais pas changé de vie. Je mène toujours une vie de vagabond. Ainsi donc, je traîne ma carcasse sur les toits tout en grignotant un biscuit à la cannelle.

Cette nuit, je n'ai pas beaucoup dormi. Somnolé tout au plus. A l'orphelinat, j'avais pour habitude de profiter du sommeil des autres pour explorer. La dernière fois que je l'ai fait, j’ai découvert une cachette, une sorte de corniche abritée du vent, au coin d'une rue. Bien sûr, j’en avais mémorisé la localisation afin de pouvoir la retrouver en cas de besoin. Elle est un peu excentrée de mon quartier d'origine et il se trouve qu'à présent, il n'y a plus aucun intérêt pour que j'y aille. Et, de toute façon, je n'en ai plus le droit... J’aurais aimé courir, courir, courir. M'élancer dans les airs. Je voudrais encore une fois sentir le vent balafrer mon visage, emmêler mes cheveux, exploser ma liberté. Je deviens vraiment moi lorsque le vide est sous mes pieds, lorsque plus rien ne me rattache au sol. Même cette putain de gravité semble se plier, disparaître quelques secondes pour me laisser savourer ce plaisir indéfinissable qui est de sauter de toit en toit et se raccrocher aux derniers moments à une corniche. Je n'étais vraiment bien que dans ces moments-là. Apaisé. Calmé.

La porte menant aux toits grince. J'aurais aimé faire une entrée plus discrète. Mon regard s’attarde sur les alentours et se bloque sur une silhouette blafarde. Je plisse les yeux, hésite puis finalement, décide de m’avancer afin d’être fixé. La silhouette se révèle être une fille au teint halé. Elle est de dos ce qui me permet de m'approcher d'elle silencieusement. Je ne tiens pas à lui faire peur, juste la surprendre pour avoir l’avantage au cas où elle se révélerait dangereuse. Un pas après l’autre, le cœur battant, les sens en alerte. Je sais que s’il y a un problème, mes jambes supporteront la course. J'ai certes un léger souci d'ordre physique quant à ma respiration mais c'est bénin.

J’arrive à sa hauteur.

Le souffle court, je feinte sur la gauche et me retrouve devant elle en un rien de temps. Mon regard d’ébène se pose sur elle. Ses yeux sont gris bleuté et je reste à l’observer pendant un laps de temps que je ne saurais pas déterminé tellement je suis captivé. D’une voix dure, qui me surprend, je demande :

« Qui es-tu ? »

Restant sur mes gardes, je me recule, toujours face à elle, et croque dans mon biscuit. Je ne sais pas qui elle est. Et, à vrai dire, je m'en fiche pas mal. Le but majeur de ma question est de déterminer si c'est une élève ou un professeur. Je finis mon biscuit et apprécie le goût une dernière fois. Je remarque alors qu'elle a un casque sur les oreilles mais je ne répète pas pour autant ma question. Aujourd'hui, je ne comptais pas me rendre en cours, c'est pourquoi sa réponse est cruciale. Je finis par m'adosser contre les grilles. Le soleil me chauffe la peau et cette soudaine chaleur me fait frissonner.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Jeu 16 Aoû 2012 - 14:20

Le soleil tapait rudement fort que j'en enlevais mon gilet. Je sortais de mon sac un paquet de curly que j'ouvrais pour grignoter un peu, tout cela allongé. Je vis une photo de mes parents et de ma meilleure amie. Je restais alors là quelques secondes à les regarder attentivement, ressassant encore et encore le passé. Je faisais beaucoup ça en ce moment. Ne serait-ce pas le moment fatidique où on fait un point sur toute les choses de notre vie? Nan je n'ai que vingt-trois ans voyons! je ne vais pas vieillir aussi vite quand même ! Non ce n'était pas du tout mon genre de faire cela, c'est juste que je venais d'apprendre le décès de ma grand mère. Et cela me bouleversais quelques peu.. Voir beaucoup.. Normal, n'est-ce pas?

Je me relevais pour m'asseoir face au grillage qui donnait une vue sur la ville et ses alentours. Mon casque toujours sur mes oreilles, j'écoutais un remix de gotye - somebody that I used to know. Je pris une cigarette et chantais. Oui oui paradoxale.. Mais comme je dis tout le temps ma voix ne changera pas malgré la cigarette et la toxicité de celle-ci. J'ai la preuve même par ma voix. Et d'ailleurs un spécialiste me l'a aussi dit.
A ce moment là aussi, j'essayais de trouver des réponses aux pourquoi de mon existence jusqu'ici. Par exemple, pourquoi j'ai pris chant et musique en professionnel plutôt que chinois. Oui parce que, au cas ou vous ne le sauriez pas, je donne des cours de chinois quelque fois en dehors des cours que je donne à Kobe High School. D'ailleurs peut- être que je pourrais mettre une annonce, cela apporterait peut être des élèves qui c'est. Enfin bon revenons en à ces questions qui s'avérait être encore sans réponses.

Ma musique avait changé, maintenant c'était alex claire avec sa chanson too close. J'étais en train d'allumer une cigarette donc quand sans que je le sache un petit jeune homme s'approchait doucement derrière moi. Ce n'est que lorsque celui-ci se mit devant que je fis un petit bon de frayeur avant de souffler un grand coup. J'enlevais mon casque audio et regardait le jeune homme. Tout en touchant mes piercing au labret puis à l'arcade, je l'observais.Ce jeune homme au cheveux brun ébouriffés avait les yeux marron et un regard qui était profond et assez ténébreux d'ailleurs. Après peut être qu'il n'avait qu'un seul oeil comme ça . Il faut dire que son oeil gauche n'était pas vraiment visible avec sa mèche de cheveux devant. Je jouais avec mon piercing à la langue quand je vis que lui en avait un au labret, copieur!
Je pris une bouffée de ma cigarette en enlevant mon casque et en lui disant ceci, sur un ton non énervé mais pas très chaleureux non plus.

" Non mais ça va pas de me faire peur comme ça... Et puis qu'est-ce que tu fais sur le toit toi! C'est interdit! "
Après cette petite frayeur je repris sa question que j'avais presque entendu. Comme je n'étais pas sûr je tentais ma chance quand même.
"Qui je suis? Je vois pas l'interêt que tu le saches mais bon, Je suis Makuyatsu EmyYu , professeur de chant et de musique. " J'avais dit ceci sur le même ton qu'avant un peu nonchalant.
Je le regardais et m'excusais par la suite pour ce ton qui n'avait pas gère d'être.
" Simplement que tu m'as fait tellement peur et j'aime pas trop ça quand on me fait peur. Et toi alors , t'es qui?"

Je posais mon téléphone et m'allongeais en fumant. J'attendais sa réponse, même si je me doutais que ce n'était pas un professeur. Malgré sa taille assez grande, il n'avait pas l'air d'un professeur. Mince! Et si s'en était un ?! Oh làlà ... Non c'est pas possible, il a trop un visage enfantin pour ça.. Tout du moins j'espérais.
Non et puis son visage me disait vaguement quelque chose. Je ne pense pas l'avoir dans mes cours mais je l'ai très probablement vu quelque part, dans les couloirs de l'école surement, où même en cours. Enfin bon .. J'attendais sa réponse en sortant mes lunettes de soleil. Non par manque de respect loin de la mais il était coté opposé du soleil qui était à son zénith donc bah ça fait bobo aux yeux quoi. Et comme je prouve mon respect en le regardant lorsqu'il parle ou que je parle, je préfère avoir les yeux à l'abri du soleil. C'est important les yeux, n'est-ce pas? Surtout que quand t'as des lentille de contact c'est encore pire.
La suite au prochain épisode...


Dernière édition par EmyYu Makuyatsu le Mar 18 Sep 2012 - 18:28, édité 1 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Jeu 16 Aoû 2012 - 16:28

Bon, au moins, j'étais fixé. J'avais donc en face de moi quelqu'un qui sait que c'est interdit mais qui me le précise quand même. Pas de doute à avoir, c'est un prof. Je n'ai vraiment pas de chance. Le seul jour où je décide de sécher, je tombe nez à nez avec une autorité professorale. C'est vraiment le comble. Je me demande pourquoi je n'ai pas rebroussé chemin en voyant que le toit était occupé. J'aurais très bien pu trouver un autre lieu où je me serais prélassé sans être vu. Un coin tranquille où personne ne serait venu déranger mes rêveries, pas comme l'autre fois sur le banc de la cour. Je demande juste à ce qu'on me foute la paix, je ne crois pas demander la Lune. Finalement, elle répond à ma question et je parviens à esquisser un sourire narquois. Le pourquoi est simple. Cette prof enseigne la musique. Une matière que je trouve d'une inutilité affligeante. De plus, c'est toujours enseigné avec les pieds et la plupart du temps, les professeurs qui enseignent cette matière sont complètement barrés. Et pas dans le bon sens du terme. Du coup, ma peur s'envole aussitôt. Elle peut bien me menacer, cela m'indiffère totalement.

Il fait chaud à présent. En même temps, je ne suis pas d'un naturel frileux. Elle en profite pour mettre ses lunettes de soleil, je trouve ça pathétique. Je n'aime pas ces gens qui, voyant un rayon de soleil percer les nuages, s'empressent de se cacher les yeux. Elle me fait penser à une starlette. Et mon sourire dédaigneux se transforme en moue. D'autant plus qu'elle m'assène une seconde question à laquelle je n'ai nulle envie de répondre. Je soupire et hume la fumée qui l'enveloppe. Je fume de temps en temps. Mais ça fait un bail que je ne m'en suis pas grillé une. Et je dois avouer que la voir tirer dessus me donne envie d'en faire autant. Je déglutis, pesant le pour et le contre. Mais j'ai beau me montrer récalcitrant un temps, je change bien vite d'avis tant la tentation est forte. Je ne compte pas lui ôter la clope du bec, il y a des limites à ma connerie. De ce fait, oublié toutes formes de convenance et d'éthique, qui voudraient que l'on se présente à notre tour après que quelqu'un l'ait fait, je brise de nouveau la glace :

« J'peux avoir une clope ? »

Et puis, je me rappelle que c'est une prof et que, de ce fait, elle n'a pas le droit de donner une cigarette à un élève parce que ce serait l'inciter à fumer. Après où va le monde, je vous l'demande, peut-être qu'elle m'incitera à me droguer, à boire ou pire à coucher avec elle. Je me rends compte que je suis à la limite de la paranoïa. Ce n'est pourtant pas bien compliqué de rester calme. Surtout que je me suis déjà drogué, que j'ai déjà bu jusqu'à plus soif et que j'ai déjà couché avec une fille. La base quoi. Et, même si ce n'était pas une prof, elle n'en restait pas moins plus âgée que moi. Tout ça pour dire que je ne suis pas sûr qu'elle va m'en donner une. Je m'assois quand même, le dos contre la grille, mon regard toujours posé sur elle. Je ne l'ai pas quitté des yeux depuis le début de notre échange. Trop intrigué par la découverte de sa personne. Je suis encore tombé sur une fille et cela m'exaspère. Ou plutôt devrais-je dire une femme. Je n'ai jamais su donner des âges aux gens. Mais je la trouve jeune cependant pour être prof. Peut-être est-ce sa première année en tant que tel. De nouveau ce sourire goguenard qui vient se loger sur mes lèvres.

J'ai bien peur de ne pas éprouver l'envie de décliner mon identité. Pourtant, il va bien falloir. Jusqu'à preuve du contraire, ça ne va pas m'écorcher la langue. Néanmoins, je tergiverse sur l'attitude à adopter. En effet, si elle apprend qui je suis, elle aura alors tout loisir de me punir. Le problème est que, si au contraire je refuse de donner mon nom, elle pourra tout autant me punir pour refus d'obtempérer. Certes, ce n'est pas un flic mais elle a quand même une certaine autorité par rapport à moi. Du coup, je n'ai pas d'autres choix que de me présenter. C'est sur un ton presque sinistre que je lâche :

« Mon nom, c'est Shu Oishii. »

Et complet en plus de ça ! Je suis un bon élève, docile et tout. A tel point que c'en est hypocrite. Je n'ai pas d'autres réponses à lui servir et surtout pas répondre à sa première. Je me vois déjà lui expliquer que j'avais l'intention de manquer les cours aujourd'hui, de me faire porter pâle le lendemain et de profiter de ce temps libre pour rêvasser sur les toits. Non, vraiment, je me vois mal lui sortir ça. Quoique, peut-être qu'avec mon teint naturellement pâle, j'aurais peut-être une chance de lui faire gober que je ne me sentais pas bien ce matin et que j'ai voulu monter sur les toits pour prendre l'air et respirer de l'air frais. Mais je n'en fais rien, j'aggraverai mon cas plus tard. Et puis, je parle trop et c'est épuisant à la longue. Déjà que je n'ai dormi qu'en pointillés.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Jeu 16 Aoû 2012 - 17:29

Ahhh làlà c'était bien ma veine ça... Pour un jour où je pouvais bien me reposer, être tranquille... J'avais choisis le bon endroit en plus! Le toit quoi. Là où l'échappatoire était la plus grande et la meilleure. Il a fallu que l'on m'embête ce jour là en plus. Si on dit que le toit est interdit aux élèves c'est pour une bonne raison non?! C'était un comble quand même. Je m'étais levée tellement bien en plus. J'avais décidé ça depuis hier soir quoi. Bah depuis que j'avais reçu l'appel pour le décès de ma grand mère en fait. J'ai pris un bain directement après pour me relaxer un bon coup. Et puis au dîner, je m'étais dit que j'allais me faire une petite séance de bronzage sur le toit de l'école. Pourquoi là-bas? Bah comme je devais passer pour voir quelques petites choses avec le directeur, c'était une bonne occasion, puis faut dire que le toit de l'école nous donne une superbe vue sur la ville et ses alentours quoi..

" J'peux avoir une clope?" Non mais il est sérieux lui? Il me demande ça comme ça! Genre pas de s'il te plait, ni rien. Fin bon je m'en fou après tout mais bon, ça se demande autrement quoi. Attends minute, si je lui en donne une, il va aller courir voir le directeur ou les autres membres de l'administration pour dire que je lui ai donné une cigarette alors que à la base je n'ai pas le droit? Si il fait ça après il va me demander quoi hein?! Oula je pars dans un délire moi . Bon.. Je lui en donne une ou pas?... Si je lui en donne pas je vais passer pour une relou de première. Si je lui en passe une .. c'est peut être un test quoi... Nan vu sa tête il a pas l'air de faire l'élève modèle en tout cas. D'ailleurs il faisait quoi à cette heure-ci sur le toit? Il aurait du être en cours. De toute façon sur le moment ce n'était pas ce qui m'intriguais le plus. Il fume?! Mais il a quel âge? Et puis je ne sais même pas si ils ont le droit de fumer dans l'école! Oh et puis mince.. Si il se fait choper, il a intérêt à prendre ses responsabilités!

" Mouais.."
Je le regardais attentivement et pris de mon sac, le paquet de cigarette, lucky strike. Je le regardais toujours d'un air suspect. Je lui tendais la cigarette, toujours en le fixant du regard. Ne voyant rien à signaler, je lui donnais mon briquet en soupirant. Pendant qu'il allumait sa cigarette, je pris un gâteau curly que je venais de sortir de mon sac tout à l'heure. Je ne lui en proposais pas, vu comment il m'a demandé sa cigarette il allait sûrement prendre par lui même un curly si il en avait envie. Je connais bien ce genre d'élève assez bizarre qui se prennent pour des êtres supérieurs et négligent toute sorte de gentillesse, politesse ou simplement même les compliments. A la base, je ne peux pas les voir ces élèves là. On verra bien comment ça va se passer avec lui. Après, généralement, je ne suis pas pareille avec tout le monde. Chacun étant, différent.

Je ne dis rien lorsqu'il me dit son nom. En tout cas, je restais neutre et n'y prêtais pas d'attention particulière. Shu Oishii, ça ne me disait rien du tout. J'avais tout de même bien envie de lui demander ce qu'il faisait là et non en cours. Cela ne me regardait pas mais que voulez vous! Je suis vraiment curieuse des fois. Pour tout vous dire, je m'en fichais totalement, ce n'était pas l'un de mes élèves alors bon, il fait ce qu'il veut comme je dis encore il a ses propres responsabilité. Je ne sais pas pourquoi je posais cette question, parce que je m'en fichais quand même, mais je la posais.. Quand même.

" Et tu fais quoi dans cette école"

Je ne le regardais guère et lui parlait sur un ton plus que neutre voir en mode " jem'enfoumaisjetelaposequandmême". A lui de décider de me répondre ou non. Après tout, si il avait eu envie d'être vraiment tout seul , dans son coin à se prélasser au soleil, pourquoi il est venu me voir? Le toit était largement assez grand pour deux personnes sans même qu'on se voit donc il y avait une raison un minimum valable pour être venu me voir je suppose. Alors, que je lui posais cette question je continuais à fumer ma cigarette. Un vent frais était passé sur le toit, faisant voler mais cheveux rouge. Qui allait d'ailleurs très bientôt devenir blond. Un autre petit curly et une gorgé de mon eau, je le regardais, en enlevant mes lunettes pour mieux l'observer. Pour éviter le soleil je me bougeais un peu plus sur le côté , et l'observer encore mieux! Alors qu'est-ce que tu vas me répondre, jeune homme hein?!

Vous aimeriez bien le savoir aussi non?! Et bah vous avez cas attendre AHAHAH!


Dernière édition par EmyYu Makuyatsu le Mar 18 Sep 2012 - 18:29, édité 1 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Ven 17 Aoû 2012 - 13:34

Et elle consent à me tendre une cigarette. Ce sourire qui barre mon visage est plein de dédain. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans sa tête mais cela me fait bien rire. Je suis heureux qu'elle en soit venu à la conclusion que l'on est tous les deux baisés par nos contradictions. Je cale la clope entre mes lèvres, agrippe le briquet et actionne la roulette. La flamme jaillit, à couper le souffle. Je ne l'approche pas tout de suite de la cigarette, happé dans la simple contemplation de ce petit bout de feu qui vacille au gré du vent. Je suis comme cette flamme, finalement. Aux allures fragiles mais d'une férocité extrême lorsque l'on me touche. Tout contact me glace et je brûle de colère. Je ne saurais dire combien de temps, je reste là, bouche bée. Et puis, je reprends contenance, m'empressant d'inspirer la première bouffée de fumée salvatrice. Je ferme les yeux pour mieux savourer. La fumée me pique les yeux mais j'encaisse et je recrache. Je soupire de bien être et repose mes yeux sur la jeune femme. Finalement, elle n'est peut-être pas si incapable. Son comportement me laisse cependant perplexe. Elle ne fait rien de prévisible et c'en est perturbant. C'est vrai quoi, elle aurait du refuser. Mieux encore, elle aurait du me virer des toits. Avec en prime, une ou deux heures de colle, histoire de faire valoir sa suprématie. Mais rien de tout ça n'est tombé et je guette la sentence comme un animal traqué.

Je retire ce que j'ai dit plus haut. En fait, elle est stupide. Me demander ce que je fais dans cette école est la question la plus idiote qu'il m'ait été donné d'entendre. Et à laquelle je vais me faire un devoir de répondre. Néanmoins, je ne compte pas être sérieux. C'est donnant, donnant. Et aujourd'hui, je n'ai pas envie de me laisser faire. Je ne cherche pas forcément les noises mais je suis un tantinet désinvolte. De ce fait, je lui sors le regard le plus blasé de mon répertoire. Tirant sur ma clope, je lève la tête et souffle vers le ciel. Cette cigarette a le goût de paradis. Je l'en remercie au moins pour ça. D'ailleurs, je ne l'ai pas fait oralement. Oh et puis, tant pis. Je conçois qu'elle me traite de connard par la suite, je m'en porte garant. Comme toujours, je laisse un blanc copieux avant d'ouvrir la bouche de nouveau. C'est juste une habitude à prendre, ne pas trop me presser. De toute façon, elle ne va pas s'envoler. Je mettrais ma main à couper qu'elle comptait rester un bout de temps sur ce toit. Je ne sais pas si ça tombe bien mais c'est mon cas aussi. Les yeux rivés sur les nuages, je finis par accoucher, amusé :

« Bin, j'étudie quoi... »

Et là, tu te dis que tu as attendu tout ce temps pour cette réponse de merde. Et moi de te répondre que c'est volontaire. Toujours ce sourire malicieux pendu aux lèvres, je tire à nouveau sur la cigarette. Je me berce d'illusions. Je ne suis pas sûre qu'elle soit d'humeur à rire. Et je ne lui demanderai pas la raison, qu'elle aille s'apitoyer sur son sort avec quelqu'un d'autre. J'aimerais me dissiper dans cette fumée et parcourir les cieux vers de plus beaux horizons. Ce que j'aimerais devenir évanescent pour ne plus avoir à me soucier de ce que pensent les autres, ne plus ressentir aucune peur ni aucune peine et surtout, ne plus avoir à faire semblant. Être entier dans toutes mes actions, mes pensées. Grappiller du bonheur à chaque sourire, faire disparaître d'un doigt toute larme incongrue et vivre l'instant présent à cent à l'heure. Pour ne plus jamais regretter. Les remords me dessèchent et annihilent mes rêves. Mon cœur s'est, depuis bien trop longtemps, enlisé dans le mépris. A force de vivre dans le passé et de se désintéresser du présent, on oublie de vivre. Je baisse la tête et capte de nouveau son visage, que j'examine sous toutes les coutures, pour finalement lui annoncer :

« J'suis en deuxième année. »

Après tout, elle a mon prénom donc ça ne change rien que je lui précise dans quelle classe je suis. Ça peut vous paraître surprenant mais je suis presque soulagé que ce soit une prof qui ce soit trouvé sur le toit. Je me serais montré beaucoup plus désagréable avec un élève. Le fait est que je souhaitais vraiment être tranquille. Si je me suis approché d'elle, c'est seulement parce que j'étais sceptique. Je peux vous assurer que, si ça avait été un élève, je l'aurais viré sans ménagement. Peut-être même que je me serais fait passer pour un prof. La situation aurait pu être vraiment comique. Hélas, je suis l'arroseur arrosé. Je me complais à penser que j'ai quand même l'avantage dans cette joute silencieuse. D'ailleurs, pour marquer un point, je lui signale :

« Vous avez pas l'allure d'une prof. »

Et je me souviens de ces nuits où, assis dans le noir, ma bouche orpheline rêvait de partager cette flamme. Elles me manquent ces nuits où je faisais mourir entre mes lèvres une clope tandis qu'elle me suppliait 'Allume-moi, allume-moi...' Je n'avais pas remarqué qu'elle avait relevé ses lunettes et je suis soudain gêné. Que me veut-elle ? Je fronce les sourcils et détourne le regard. La ville s'étend sous mes yeux et se termine en brouillard immaculé. Vraiment, les toits, tout seul, ça aurait été le pied. Je m'abandonne à cette vue assez longtemps pour qu'elle croit que je ne prononcerais plus un mot. Tant pis pour elle, ce n'est pas mon intention. Parce que ma phrase précédente induisait une suite. Et je dois vous avouer que je ne peux m'empêcher de la garder pour moi. C'est donc avec un sourire moqueur que je lui intime :

« De musique, je dis pas. J'ai toujours eu des folles. »

Bien sûr que je n'insinue rien. Pour qui me prenez-vous ? Oh et puis, après tout, je m'en fiche. Pensez donc ce que vous voulez, je n'ai que faire de vos remarques d'adulte et de vos airs suffisants. Je soutiens son regard et j'en viens à me demander ce que je recherche vraiment. Peut-être est-ce juste de me sentir vivant. Et cela passe par de l'insolence aujourd'hui. Tout ça pour tomber dans l'oubli.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Ven 17 Aoû 2012 - 15:59

Bingo! J'avais tout à fait raison! Pas de merci ni rien! Ah! Je vous jure les élèves. Je le regardais allumer sa cigarette. Il restait là pendant plusieurs secondes à regarder la flemme de mon briquet.. C'est à ce moment que je me suis dit " Il a quoi ce débile là?!". Cet élève avait vraiment l'air bizarre quand même. Mais pourquoi il a fallu que je tombe sur quelqu'un sur ce toit?! Pour une fois! BOn.. En tout cas l'est pas trop bavard ce Shu Oishii en tout cas. Il a l'air d'ailleurs plutôt dans le vague ouais.. Qu'est-ce que je pourrais bien faire après ça? Le jeter du toit? Le virer à coup de pression heure de colle et rendez vous dans le bureau du proviseur? Ou alors je le punis à assister au cours les plus pourris avec les profs les plus pourris! Ahhh y'en a pas de toute façon dans cette école. Bouarf.. Avec un peu de chance, il est pas aussi chiant que cette gamine qui m'a tenu la grappe il y a deux jours. Ah cette gamine je cru que j'allais l'étrangler.. Première année et elle vient me casser les pieds à me parler de ses trois chats. N'empêche que j'ai bien rit quand elle m'a dit que sa soeur avait essayé de le mettre dans la machine à laver et dans le frigo. Sa famille doit être très gentille, dîtes moi... Heureusement qu'à ce moment là, le concierge passait. J'ai réussi à l'esquivé mais elle m'a tenu pendant bien plus de dix minutes. Tout aurait pu me sauver à ce moment là , mais pour une fois rien ne s'était passé. Pas un élève qui fait une connerie, pas un professeur que j'aurai pu accoster pour telle ou telle raison.. AH làlà je vous jure... Bref revenons en à notre toit et à SHu Oishii qui était présent avec moi.

C'est dans ces moment là qu'on se rend compte qu'un élève est casse pied. Quand vous posez une question et qu'il vous répond par une réponse tout à fait nul quoi.. Je sais bien qu'il étudie dans cette école! Tu vas pas faire la sieste quoi?! C'est pour cela que lorsqu'il me répondait cette phrase inutile, je me suis mise à souffler. Je lui jetais à ce moment à donc, un regard des plus méprisants. Déjà qu'il avait mit super longtemps pour me répondre, il me répond ça. Après cette réponse, je ne dis rine , je ne pensais pas d'ailleurs qu'il y allait y avoir une suite à cette fulgurante réponse. Mais avant de répondre une seconde fois, il prit tout son temps. Prenant des bouffées de cigarette et regardant un peu partout. Je fis de même d'ailleurs. Cela ne me gênait pas tant que ça le silence, mais bon ça fait bizarre quand il y a deux personne.

J'avais une de ses envie de crier " ACCOUCHE VOYONS" Pour qu'il me dise en quel classe il était. Cela ne m'interessait pas le moins du monde , mai j'avais posé une question et comme beaucoup de gens je pense, j'attendais non seulement une réponse, mais une réponse constructive qui répond bien au attentes de ma question. C'est ainsi qu'il me sortait doucement et après un blanc trèèès très blanc de quelque minutes, qu'il était en seconde année. Je ne lui dis rien mais je me doutais qu'il allait être dans cette catégorie. C'est alors que je pris un autre gâteau et un gorgé d'eau. Ah oui, non je ne lui ai pas répondu, je me suis simplement permise de hocher là tête pour lui montrer que j'avais compris et entendu sa fameuse réponse.


Je fus tout de même étonnée lorsqu'il daignait me dire que je n'avais pas du tout l'allure d'une prof. Gné?! Ca veut dire quoi ça? Je fais trop jeune pour être prof? Ou pire je fais trop vielle? Non ça c'est pas possible quand même. AHHH c'est peut être par rapport à mon look. Il est peut être encore branché prof de l'ancien temps, ou il n'y a pas de couleur, des prof aigri genre vieille sorcière. Ca veut dire quoi ça? Bah en fait j'allais surement bientot le savoir puisque j'allais lui demander en quelque sorte en quoi je en fais pas prof .

" Ah ouais?"
Je lui dis cela sur un ton totalement blasé. Non pas pour le déstabiliser mais parce que c'était vrai. Et de plus c'était un peu le même ton qu'il avait avec moi donc je lui faisais le même ton.

" ET dis moi en quoi je n'ai pas l'allure d'une prof?"
Je finissais ma cigarette et le jetais dans un cendrier de poche. Je le posais sur la couverture au sol pour que lui puisse la jeter quand il eu fini.
J'attendais sa réponse avec impatience.

Sa seconde parole me fit rire . Mais beaucoup rire. Il faut dire qu'il n' a pas tort. Et je suis d'accord, il y a beaucoup de professeur de musique ou de chant qui sont complètement hystérique et fou. Les cours se transforme en une bizarrerie total. Fort heureusement pour lui je ne suis pas comme ça .

" Dommage pour toi alors! Parce que si je t'avais en cours ça aurait été la première fois que tu aurais eu une prof normal..."

Je ne me jetais pas des fleurs loin de là. Je disais cela d'ailleurs avec un air et un ton totalement dédaigneux... Je pris à nouveau une cigarette et je me levais, cherchant le briquet des yeux, je me suis souvenue que c'était Shu qui l'avait. Je le regardais et tendais la main pour lui demander mon briquet.

" Mon briquet s'teu plait."

Je m'en fiche qu'il me trouve ringarde en ayant dit "s't'eu plait." J'ai l'habitude de dire ça . Et puis de toute façon c'est la base de la politesse donc bon.


Dernière édition par EmyYu Makuyatsu le Mar 18 Sep 2012 - 18:29, édité 1 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Dim 19 Aoû 2012 - 22:45

Il est évident qu'après une remarque comme je viens de faire, cela amène une question. Des questions. Qui demandent une réponse. Un besoin sempiternelle d'être assouvies par des mots. Et cela m'amuse grandement de la voir adopter un ton faussement blasé. Je suis intimement persuadé qu'elle a hâte d'entendre mes théories. D'un regard accru, je me focalise sur tous ses gestes, les analyse silencieusement. Je n'avais même pas remarqué qu'elle s'était allongée sur une couverture. Elle avait vraiment l'intention de rester là un bout de temps. Mais pourquoi parlerais-je au passé ? Elle n'a pas changé d'avis à ce que je sache et je vais devoir me taper sa présence jusqu'à la fin, je le crains. J'en suis à me demander pourquoi je reste. Mais je n'en ai aucune idée et, à force de me triturer les méninges, il se trouve que je ne lui ai toujours pas répondu. Elle va s'impatienter. A vrai dire, ce la m'importe peu. Elle n'est pas pressée, ça tombe bien, moi non plus. Bien qu'en temps normal, j'ai un emploi du temps compartimenté, aujourd'hui je m'accorde une pause.

Depuis mon arrivée, tout est allé trop vite. Les cours, les rencontres, avec leurs imprévus, leurs déjà-vus et leurs aspects répétitifs. Je me fais happer dans un tourbillon de nouveautés toutes plus perturbantes les unes que les autres. Je ne saurais dire encore si je vais m'y habituer. Cela me change tellement de mon train de vie d'avant. Depuis que j'ai passé les portes du hall, j'ai l'impression d'avoir parlé à plus de gens que dans toute ma vie. Et je ne sais pas comment réagir face à ce déferlement de sentiments qui m'assaillent. C'est vrai, je me suis toujours réfugié dans une solitude réconfortante où seules mes pensées venaient s'échouer à mes côtés. A présent, ce sont des mots, mais pas que, ce sont surtout ces émotions que je ressens soudain qui me troublent et m'effraient. Je vous vois déjà rire à ces abérations. Vous auriez tort de vous moquer. Je suis en proie à un vrai doute. De ceux qui vous serrent la gorge au point de ne plus penser à rien d'autre. Mais je suis orgueilleux alors je me figure que ça passera, que les choses se tasseront. Si seulement. Je n'aspire qu'à un moment de tranquillité. A l'orphelinat, je pouvais m'éclipser à tout moment. Au début, je me faisais gronder et le temps est passé, on savait que j'allais revenir, au moins pour me nourrir ou changer de vêtements. Je cherchais simplement à m'extirper de cette vie de misère. Alors, souvent, je courais dans la rue, chipais parfois un beignet sur l'étale d'une gargote passagère et grimpais sur une gouttière pour disparaître. La vie me paraissait si simple. Et bien que je dus m'atteler à mes études, je poursuivais de temps à autre ce rituel une fois sorti de l'enceinte de l'école. Mais ce temps-là est révolu. Et c'est avec une certaine mélancolie que je me remémore de ces instants de bonheur que je partageais seul en compagnie d'un beignet.

Je me suis encore laissé emporter. Trop obnubilé par les alentours. C'est donc avec un certain mécontentement que je repose les yeux sur elle. Elle qui est toujours là. A bronzer sans la moindre gène. Et dire que je pourrais me plaindre de son comportement. Le sait-elle seulement ? Bien que cela ne m'apporte rien. De toute façon, je m'attirerai des problèmes aussi. Entre temps, elle avait même enchaîné et le tout en riant. Assez surprenant, je m'attendais à ce qu'elle le prenne mal. Je me décide enfin à répondre :

« Les cheveux rouges, les lentilles, le piercing. C'est p't'être un peu trop. A moins que vous soyez de ces profs qui disent vouloir faire ami-ami avec leurs élèves en s'habillant comme eux, se mettant sur un pied d'égalité jusqu'à les autoriser à les tutoyer. Je trouve ça d'un ridicule. »

J'ai peut-être été un peu sévère. Néanmoins, je trouve vraiment qu'elle en fait des tonnes. Il ne manque plus qu'elle se maquille en pot de peinture. Ce qu'elle fait hors du lycée ne me regarde pas certes. Pourtant, je me demande réellement comment elle a pu déjouer la direction. A moins qu'ils soient laxistes ici. Et dans ce cas, je me suis trompé sur toute la ligne en pensant qu'ils étaient un minimum sélectifs. Qu'importe. Comme pour enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie, je surenchéris :

« Et puis, vous n'êtes pas un peu trop jeune pour enseigner ? »

Je crois que c'est ça qui m'a fait le plus douter. Peut-être même que depuis tout à l'heure, elle se paye ma tête. En fait, c'est une élève, plus âgée que moi. Qui voulait bronzer sans qu'on lui pose plus de questions et qui, le premier chieur venu – en l’occurrence moi ici présent -, chercherait à s'amuser et à l'embobiner au point que ledit chieur serait contraint de s'écraser au rang d'insecte obéissant allant jusqu'à la vouvoyer. Je crois avoir un réel problème avec les filles. Je ne saurais dire si ça a empiré mais c'est à vif. Constamment. Je les vois comploter contre ma personne avant même que je leur fasse un signe de tête. Et, si elles ont le malheur de m'adresser la parole, je ne peux m'empêcher en premier lieu d'être odieux ou moqueur. Je ne les aime pas, c'est plus fort que moi. Les larmes qui coulent sur leurs joues, c'est pas facile à dire mais... je m'en fous. Un soubresaut et je lui tends son briquet. Je l'avais gardé à la main et l'avais oublié. Un sourire mordant aux lèvres, je lui avoue :

« Je suis sûre que vous adoriez mon interprétation de 'Au clair de la Lune' à la flûte. Un vrai virtuose. »

Je tire une dernière fois sur ma clope et écrase le mégot dans le cendrier. Et je me revois exécuter un morceau sous l’œil atterré de la prof de musique et les rires brouillés de mes camarades de classe. Je crois que je ne faisais même pas exprès. Elle ne cessait de nous répéter qu'il fallait travailler chez nous, chaque jour. Comme si j'allais ennuyer tout le monde avec mes fausses notes. La flûte est un instrument bâtard. Personne ne veut en jouer et surtout pas passer du tout avec. Elle prend la poussière dans son étui et espère à chaque sortie pouvoir briller d'un nouvel éclat. Mais on ne fait que l'altérer, l’amocher et lui prouver qu'elle est d'une inutilité affligeante. Je suis une flûte. Et face à tous ces pianos et violons, je me noie dans leur symphonie cristalline. Finalement, expirant la fumée, je rajoute :

« Et puis, faut pas vous leurrer. Vous n'êtes qu'un cours facultatif. »

Autant dire que je ne me donnerais pas la peine de rajouter des heures à mon emploi du temps. Surtout si je peux les éviter et profiter ainsi d'un moment de détente. Je ne vais pas lui mentir et je pense que beaucoup d'autres pensent la même chose que moi. Hélas, on ne peut pas passer son temps à n'avoir que de bons sentiments.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Lun 20 Aoû 2012 - 21:45

Sa réponse m'intriguais beaucoupIl me tardait de savoir pourquoi il trouvait que je ne faisais pas professeur. Bon Je le sais pourquoi mais c'est un fait de le savoir, mais c'est toujours mieux que l'on vous le confirme non? Mais ne croyez pas que c'est une façon de me rapprocher des élèves pour faire la prof cool et tout qui comprends les élèves et qui veut se mêler à eux et tout ça hein! C'est pas vrai ! Pas le moins du monde.
Je suis beaucoup plus proche d'eux au niveau de l'âge que certain autres professeurs donc cela était plus facile de communiquer simplement. Et puis il faut dire que mon physique aussi était différent des autres professeurs et je le savais.
C'est mon style depuis mes 16 ans . Au début je n'avais qu'un piercing à l'arcade après j'en ai eu à la lèvre et à la langue. Et pour mes cheveux.. C'était un choix. J'en avais marre qu'on me prenne pour une " sister" à chaque fois que je croisais quelqu'un, je voulais montrer ma vraie nature. Ma nature qui se situe du côté rock étonnemment.
Et puis, je voulais être différente voyez vous? Une métisse aux yeux gris et aux cheveux rouge de feu, ça ne court pas toutes les rues .
Ah et pour mes yeux. Oui, mes yeux, ce ne sont pas des lentilles de couleur simplement pour faire jolie hin.. Je suis myope à la base, assez fortement même. Et je portais les lunettes au départ. Cependant, les lunettes je ne les aimais pas du tout alors j'ai commencé à mettre des lentilles, simple pour le commencement. Des souples aussi. Puis, après j'ai voulu changer de couleur de yeux et jouer un peu de fantaisie.
Après, tout je suis myope et devrait garder les lentilles donc bon pourquoi pas s'amuser un peu n'est-ce pas? Donc , j'ai essayé Violet pour commencer, pas très commun, les gens savaient que je portais des lentilles. Après, j'ai mis des bleus, qui faisait aussi très bonne impression parce que c'était très flashy.
Là, d'autres personnes m'ont demandé si c'était mes vrai yeux ou des lentilles mais beaucoup savaient déjà que c'était que du faux. Après J'ai mis vert. Et là! Mais là! Tout le monde croyaient que c'était mes vraies yeux.
Alors les "ce sont vos vrais yeux ?" On changé en une évidence : " Vous avez des yeux magnifique!" C'était assez amusant à vrai dire. Puis j'ai changé pour mettre des annuelles plutot que des mensuelles et du coup j'ai pris des lentilles couleurs grises. Celles-ci, je l'es ai acheté au Japon, la lentille est donc très supérieur à celle des lentilles Françaises. Donc cela fait encore plus d'effet!
Alors Je lui répondais Avec un grand sourire.

" Et bah ça tu vois non pas du tout . Ce style je l'ai depuis très longtemps vois-tu. Et loin de là je ne suis pas du tout du genre à me faire passer comme ami auprès des élèves, loin de là mon grand. Parce que même si je ne joue pas de mon pouvoir de prof, je n'en reste pas moins une professeur ."

Je pris une grande bouffée de cigarette et la recrachais en regardant le jeune homme. Je ne vais pas le laisser abattre par un jeune homme comme lui. Je ne comprenais pas non plus tout à fait, ce mépris qu'il avait l'air d'avoir auprès du corps enseignant. Tout élèves est différent et c'est pareille pour les enseignant. JE suis différente avec chaque élèves. La preuve. Je risque de dire des choses dans la suite du RP qui ne sortent pas généralement envers les élèves . Mais lui c'était différent. Il faut dire quand même que je m'amusais à ce moment là. C'était une sorte de battle de réponse. Même si je m'en fouttais totalement de lui, j'avais envie de me reposer tranquillement donc bon.

" Trop jeune? Je n'ai que 23 ans tu sais .. Et puis peut être que je suis trop jeune pour toi, je n'en reste pas moins un professeur qui a des diplômes et les compétences requises pour être professeur. Et puis.. tu n'es pas du tout en situation de répondre à ce que je sache, tu n'es pas professeur et tu n'as pas encore fini tes études donc bon ."


Je lui fis à nouveau un grand sourire. Pour je ne sais quelle raison, je pris dans mon sac mon paquet de cigarette. J'en laissais une dépassé et lui tendais le paquet. A lui de prendre ou non la cigarette. Je ne voulais pas faire la gentille encore une fois, fin si mais juste comme ça pas pour l'amadouer non plus. Il me rendait mon briquet avant de me dire qu'il est un vertuose de la flute pour "au clair de la lune".

" Je n'en attendais pas moins de toi! J'aimerai bien l'entendre en effet, vas chercher ta Flûte je t'attends!"

Puis il me dit que je n'étais que facultatif. Je lui dit alors d'un grand sourire très agréable ces quelques mots qui je pense et espère lui feront chaud au coeur. C'est donc, après une bouffée de cigarette et un rire crytalin :

" Eh bien dit donc , je trouve que tu ouvres vachement ta g***** pour quelqu'un qui n'a pas à être là , non? C'est quoi ton histoire avec le corps enseignant, c'est juste du mépris, ou alors un prof t'as fait quelque choe? Tu t'appitoies sur ton sort? Mon pauvre canard. Si tu es venu pour que ça , je te conseille de partir, surtout qu'à la base et je pense que c'est tout comme toi, je voulais être seule. "

J'étais très agréable contrairement à ce qu'on peut penser. J'avais toujours le sourire. Je savais bien qu'il ne venait pas s'appitoyer sur son sort mais il me lançait des piques, je me devais de lui rendre la pareille non? En plus jesuis sûr que ça l'amusait autant que moi et que ma réponse l'amuserait vraiment!


Dernière édition par EmyYu Makuyatsu le Mar 18 Sep 2012 - 18:32, édité 1 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mar 21 Aoû 2012 - 15:06

Ô joie ! Même si depuis tout à l'heure, je me la ramène, elle continue à faire preuve d'une gentillesse effrayante. La preuve ? Elle vient de me tendre son paquet de clopes genre 'Vas-y, sers-toi !'. Je ne réagis pas immédiatement pensant que c'est un piège. Peut-être que si j'avance ma main, elle va aussitôt reculer le paquet pour me prouver que je suis un gamin mal élevé, que je profite d'elle, de la situation et je me maudirai d'avoir pu croire à un minimum de sympathie. D'ailleurs, elle ne me fera pas croire qu'elle ne veut pas faire ami-ami avec les élèves. Je n'en crois pas un mot. A moins qu'elle ne le fasse qu'avec moi mais dans ce cas, je ne vois pas pourquoi je recevrais un traitement de faveurs. Je ne viens pas à son cours, je n'ai pas l'air dans une détresse totale et par dessus tout, je la charrie depuis le début de la conversation. Non, vraiment, je ne la comprends pas. Et puis, trêve de tergiversations, je saisis une cigarette. Je la garde dans ma main, la faisant rouler entre mes doigts. Elle n'arrête pas de parler alors je ne vais pas l'interrompre en lui demandant le briquet. Au lieu de ça, je réplique :

« Méfiez-vous, c'est souvent les nouveaux qui prennent la grosse tête et abusent de leur autorité. »

Je suis tout bonnement en train de la tester. Lui lancer des piques à tout bout de champ, ce n'est pas drôle en soi. Mais le faire au bon moment, avec la bonne intonation, ça peut avoir des conséquences néfastes. Et je commence à me demander où se situent ses limites, quels sujets il ne faut pas aborder, quels sont ses points faibles. J'ai toujours aimé deviné ce genre de choses chez les gens pour mieux frapper en retour. Là, je l'avoue, elle ne m'a rien fait de mal. Je ne suis juste pas trop d'humeur et bizarrement, je la considère comme une demi-prof. De ce fait, elle a le droit à mon demi-respect. Ce qui est déjà énorme. Peut-être pas suffisant. Je ne peux m'empêcher de répondre :

« Ça ne fait que sept ans d'écart. Aux vues de certains profs, je me demande quel genre d'exams vous passez pour devenir prof. Non pas que je remette en doute vos capacités. En même temps, la musique, ça doit être plus simple à enseigner que les maths. Le test est p't'être moins dur. »

Il est vrai que je n'ai que seize ans mais j'estime que je suis assez mature pour aborder tous les aspects de la vie. En même temps, je suis né amputé de famille. Ça a favorisé grandement un auto-développement personnel. Après, je ne dis pas que je n'en ai pas profité. Je suis juste envieux. J'aimerais savoir ce que ça fait d'être aimé. Pas de l'amour d'un soir. Pas de l'amour de pacotille que l'on peut trouver à tous les coins de rue. Je veux parler d'un amour maternelle, une sorte de lien magique et si beau qu'il est invincible, indestructible. Son injonction me tire un sourire. Je lui ferais peut-être le plaisir d'assister à un de ses cours, pour voir comment elle enseigne. Je pourrais devenir un virtuose de la flûte avec elle, pourquoi pas. Ou au moins, savoir exécuter 'Au clair de la Lune' sans faire une fausse note toutes les trois notes. Certes, il n'y aurait aucune utilité à ce que je sache faire ça, je ne pense pas recevoir des applaudissements avec cette mélodie, ni charmer un serpent mais au moins j'en tirerai une certaine satisfaction. Moi je sais l'faire et pas toi. Sur un ton détaché, je lui lance :

« Les adultes en général. »

Il ne faut pas qu'elle sente que c'est un sujet fâcheux. Je ne veux pas m'étaler sur ma vie, mes sentiments. Donc je fais court. Par contre, ça me met en rogne qu'elle se moque de moi, qu'elle ose dire que je m’apitoie sur mon sort. Non, vraiment ÇA, c'est trop ! Je fronce les sourcils, l'oeil mauvais. Je la foudroie du regard. Dans ma tête, j'imagine des milliers de réponses possibles, toutes plus horribles les unes que les autres. Je pourrais lui faire comprendre que les adultes sont encore plus puériles que les enfants, qu'ils nous font croire des choses juste parce que ça les amuse (Ouvrez les yeux, bon sang. Le père Noël, la petite souris, le marchand de sable, vous en faites quoi de tout ça?!), que parce qu'ils sont adultes ils savent tout mieux que nous, qu'ils prennent toujours un air condescendant et compréhensif alors qu'en réalité, ils ne bitent que dalle. J'aimerais vivre dans le monde de Peter Pan et garder à jamais mon corps d'enfant. Ne pas vieillir. Je ne veux pas être comme eux, me transformer en adulte récalcitrant. J'ai peur de toutes ces responsabilités qui me tomberont dessus. Peur de ce que sera fait le monde de demain. Mais je choisis de ne rien lui révéler de mes appréhensions et estime qu'une énième touche d'humour fera l'affaire :

« Mais vous, ça va, vous n'êtes pas une adulte ! »

Aujourd'hui, c'est vannes gratuites, profitez-en. Tout est soldé, de la boutade au vrai coup bas. Et, comme pour effacer ce côté trop sérieux, je me mets à rire. Je crois que je ne sais pas être vraiment méchant. J'essaie un temps et puis je me lasse alors je continue en faisant semblant. Le grillage commence à me faire mal au dos et je dois avouer que le béton sous mes fesses ne s'est pas amolli. Je me relève non sans peine et me cale face contre la clôture. Mes doigts se glissent un à un dans les trous tandis que mon regard se perd sur la ville. Il faudra que je sorte un d'ces quatre. Histoire de visiter un peu ce nouveau quartier. Savoir ce qui m'entoure, ça peut toujours être utile. Gentiment, je lui demande :

« Tu m'passes le briquet, s'il te plait ? »

Vous aussi, vous avez remarqué ce subtile mais très net changement de personne. A vrai dire, je ne me suis même pas rendu compte que je l'ai tutoyé.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mar 21 Aoû 2012 - 16:21

J'ai l'impression qu'il me prend pour une buse. Sa réplique Méfiez-vous, c'est souvent les nouveaux qui prennent la grosse tête et abusent de leur autorité." Mais qu'insinut-il? Que j'abuserai de mon pouvoir? Je n'espère pas parce que ce n'est vraiment pas le cas. Ce jeune home était vraiment fascinant. Que croyait-il ? Pensait-il que ses répliques me toucheraient négativement?
Pas le moins du monde, bien au contraire. Vous ne pouvez pas savoir à quel point, je suis morte de rire à l'intérieur . Et ça ne vas pas en s'améliorant. J'adore taquiner les gens, généralement je suis très forte à ce jeu là . Mais lui! Je crois qu'il me surpasse. Attention quand je parle de taquinerie , il y a la taquinerie gentille.
Celle que l'on fait au petit enfant avec un grand suorire pour qu'ils comprènnent bien que c'est " pour rire" comme on dit. Mais là moi je parle de la taquinerie qu'il ne faut pas faire avec tout le monde. Pourquoi? Parce que cette taquinerie peut être bléssente. Il a certaine chose que ce jeune homme m'a dit que d'autres personnes n'auraient pas du tout apprécié. Et, il y a tout aussi des répliques que j'ai eu que d'autres auraient mal pris; Il faut dire avec lui j'ai mon compte. Je peux le taquiner autant qu'il faut il n'a pas l'air de prendre tout mal et en plus me réplique en pleine face! C'est très amusant.

Pour en revenir à lui tien. C'est une erreur monumental d'insinuer que je profite de mon pouvoir mais vraiment!
Je te rassure mon grand! Moi je n'en profite pas de mon pouvoir. Je ne l'exerce que si il y a besoin ou que si on me cherche trop! Fin après tout dépend de quel genre ....

Serait-ce une mise en garde? NOOOOO?
Non sérieuement? Non non je vous assure. J'autorise la conversation là, je ne vais pas après le balancer qu'il est allé sur le toit . Qu'il m'a raquetté pour avoir une clope et que moi morte de peur de ces jeunes j'ai fait tout ce qu'il me disait. Qu'il m'a obligé et qu'il m'a violée.; OULLA STOP EMY! Je vais trop dans un délire là non?! AHAH
Bon Shu Shu Shu! J'espère bien qu'il ne doute pas de mes capacités! Encore heureux! Surtout que ce n'est pas pareille ici qu'en France. C'est comme pour mon abilitation à enseigner le chinois. Je l'ai eu en France. Et j'allais lui expliquer!


" Non c'est pareille que professeur normal. J'ai fait mes études en France donc c'est différent d'ici. J'ai passé une licence de chinois et de musique en même temps et après j'ai passé le CAPES qui est un examen pour devenir professeur. Je l'ai passé pour les deux matières. Après je n'avais pu qu'à choisir celle que je ferais professionnellement mais dans une école et l'autre professionnellement mais à domicile. Donc ça ne sert à rien de douter mon Grand. J'ai toute les connaissances qu'il faut pour faire ce métier. Tu es rassuré."


Je lu dis ces derniers mots 'un air très narquois, le sourire aux lèvres. Même si il se trouve assez grand pour se permettre de me juger par rapport à mon travaille, il ne me connait pas. Je suis tout à fait abilité à faire cela et à exercer!.
Il me dit par la suite qu'il se méfie et qu'il n'aime pas les adultes.. Ca sent le passé troublant ça .. Fin troublant non, mais passé pas très marrant quoi.. Comme moi d'ailleurs...C'est alors qu'il me dit que je ne suis même pas adulte donc que en gros ça ne comtpe pas. HAah il me fait rire.

" Je suis déjà plus adulte que toi je te signale. Et puis tu n'es pas le seul à avoir eu des probèmes avec des dit adulte je te rassure.. "

Oui tout à fait. J'avais plus supposé qu'autre chose; Oui. Je ne savais rien de sa vie. Bon Ok pas bien de mentir! Après avoir vu cet élève et comme les autres d'ailleurs dans la salle des profs pendant leurs escapade pour voler le squelette, j'ai regardé leurs dossier scolaire pour voir quand même un peu les élèves. Et j'ai lu celui de Shu Oishii. Et d'ailleurs, c'est que maintenant que je m'en souviens. Ils n'ont pas mis ,sur le dossier, tout les détails de son enfance , mais ils ont bien mis qu'il était orphelin.

Cela ne m'a pas touché plus que ça. Certes, c'est trite mais je suis bien placé pour savoir les choses horribles et triste qu'il se passe dans la vie. Alors que je le regardais pendant que lui observait la ville je fumais ma cigarette. Repenssant encore à ce qu'il m'étais arrivé à mes 11-12 ans, me laissant dans un silence perplexe . Pui il me demandait gentiment Si je pouvais lui passer le briquet. Ah mais attendez, non il m'a dit gentiment je cite!" « Tu m'passes le briquet, s'il te plait ? »" Je rêve où il m'a tutoyé?!

J'ai retourné la tête directemt vers lui en lui tendant lebriquet. Je me suis dit qu'il fallait que je le prenne autrement.

" Ah ouais, on se connait assez pour se tutoyer maintenant mon grand?"

Bon c'est vrai que moi je le tutoie depuis le début si je me souviens bien.Mais bon quand même. Fin bon je m'en fiche, ça ne me fait rien du moment qu'il ne le fait que maintenant , mais pourquoi il m'a tutoyé n'empêche.. Il est sérieux ou quoi?!


Dernière édition par EmyYu Makuyatsu le Mar 18 Sep 2012 - 18:32, édité 1 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mer 22 Aoû 2012 - 21:13

Mais oui, vas-y, c'est ça, continue de parler. Parle tant que tu peux encore le faire. Surtout ne t'arrête pas. Déblatère tous ces propos imbuvables. Oh oui, s'il te plaît, apprends-moi la vie. N'omets aucun détail. Et permets-toi de répéter tes dires au fur et à mesure parce que je suis un peu dur d'oreille. Surtout, ne m'en veux pas si je ne comprends pas tout, si je fais la grimace ou encore si je te contredis. Accessoirement, je n'en ai rien à carrer de tes pseudo diplômes, de ta vie parfaite en France et même que tu aies pu avoir des problèmes. Parce que c'est ça la vie, problème sur problème. On en voit rarement le bout. A chaque fois, tu crois que ça va s'arrêter, tu vois un petit bout de ciel à travers les nuages, et puis ça te grêle à la gueule, d'une violence. Toujours à mettre des mots sur la moindre chose, sur la moindre émotion. Je ne comprends pas cette manie compulsive d'identifier nos moindres faits et gestes. J'aimerais laisser les choses telles qu'elles sont. Intactes, vierges de toute appellation. Juste le ressentir, aux fonds de mes tripes. Que ça me brûle de l'intérieur mais en aucun cas que je le nomme. J'aimerais aussi qu'elle arrête de prendre cet air, si sûre d'elle. Je crois que ce qui m'énerve, c'est que je suis envieux. Moi aussi je voudrais apprendre à mon visage à donner cette image naturellement, ne pas avoir à porter un masque. Je ne suis pas une personne confiante. De confiance, sans aucun doute. J'aime me terrer loin de toute activité. Voir les gens défiler, guirlande bruyante, mais ne jamais interférer. Ne jamais me mélanger. Je me sens bien en tant qu'observateur. Et j'en ai vu des choses. Malgré mon âge, comme tu le dis si bien. J'en ai compris aussi pas mal pour me faire une sombre opinion de la vie. Tu peux continuer à me cracher toute cette ponctuation à la figure. Je doute que je m'y habitue un jour, à ce flot de paroles qu'un être humain peut débiter. Oh, je ne dirais pas à quel point je hais ma vie. Je me réserve ce privilège, le ressasse dans ma tête depuis l'âge où j'ai compris. Compris ce qu'était le rejet, la trahison. Moi aussi j'en ai dit des mensonges, raconté des cracks pour paraître intéressant. Paraître, c'est ce que j'ai trouvé de mieux à faire. Ne jamais révéler qui je suis vraiment. Me cacher derrière un moi moins sombre. Je ne me suis livré qu'une fois, et cette seule fois a réussi à me mettre hors-circuit. C'est fini, je ne raconterais plus ma vie.

Je refuse de voir cette air triste dans vos yeux, cette manifestation égoïste de gentillesse, ces dissonances dans vos paroles. Ça crève les yeux que vous mentez. Vous êtes tous de mauvais acteurs. Trop souvent, j'ai eu cette main sur mon épaule, se voulant réconfortante. J'ai eu l'impression un temps que l'on me comprenait. Mais c'est le même cinéma pour chaque enfant. Toujours cette main. Je ne veux plus de contact avec les gens. C'est trop pénible. On m'a trop tripoté, je me suis laissé abuser. Ces caresses éphémères m'ont fatigué le corps. Ces doigts, à l'usure, ont eu raison de ma peau. Et toi, qui ne t'arrête plus de parler. Encore et encore. Quand vas-tu donc cesser ? Enfin, le silence. Et quelle fin ! Un grand fracas dans ma tête pour une simple question. Je me remémore mes mots, bouge mes lèvres silencieusement. Je l'ai bien tutoyée, elle a raison. Je me maudis de m'être montré si familier avec elle et garde le silence. Je ne me lasse pas de cette vue imprenable. Et je crois comprendre pourquoi c'est interdit aux élèves. Trop de beauté. Il faut la préserver, ne pas y aller trop souvent pour ne pas la gâcher. Que cet endroit reste un lieu magique. Une cachette secrète aux yeux du monde. Je souris contre le grillage. Le métal est froid sur mes lèvres. Finalement, je me retourne et, tout en lui prenant le briquet des mains, je murmure :

« Pardon. »

Je me sens vidé d'un coup. Comme si elle avait aspiré toute l'énergie positive de mon corps. Je n'ai même plus envie de me battre avec elle. Elle n'a pas pour autant gagner la partie, je pourrais très bien revenir à la charge dans un avenir proche. Mais là, je ne suis plus d'attaque. A vrai dire, je ne sais pas trop quoi lui répondre. Je n'ai pas d'expérience à proprement parlé. Je glisse la cigarette entre mes lèvres et l'allume. Les yeux clos, je savoure la première latte. Et puis, je m'adosse contre le grillage, une main sur le métal, l'autre sagement à côté de ma bouche. La fumée m'entoure bientôt d'une aura divinatoire. Et je commence à me demander si je devrais rajouter quelque chose. Changer de sujet. Ou recommencer mes pitreries, la noyer sous mon assurance contrefaite. Le soleil tente d'éclaircir mes cheveux tandis que ses rayons papillonnent sur mes joues, rebondissent sur mes paupières, redonnent de la vie à ma peau si pâle. Je soupire d'aise tant sa chaleur m'apaise. Je cale un pied contre la clôture et finit par lui demander - les yeux fermés pour mieux imaginer et visualiser ce qu'elle va me décrire :

« Et... c'est comment la France ? »

Je me penche vers elle. Mes doigts frôlent les siens tandis que je lui rends le briquet et j'en frissonne.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Jeu 23 Aoû 2012 - 18:48

« Pardon. »...

Ces mots résonnèrent dans ma tête. A-t-il vraiment dit « Pardon. » ?! Je n'en revenais pas . Pourtant, depuis qu'il est en ma compagnie sur le toit, il ne m'avait pas donné l'impression d'être quelqu'un qui s'excuse comme cela. Il me dit ça en prenant le briquet mais avant de le prendre il avait l'air complètement absorbé par la vue qu'il avait. Il est vrai que cette vue était imprenable. Ce n'était pas la première fois que je venais sur ce toit. Généralement, je viens quand j'ai envie d'être seule... De me reposer. En plus l'avantage , c'est que généralement, sur le toit, il n'y a personne. J'ai bien dit généralement, là , cela devrait être je sais pas un cas à part ou une mauvaise journée! Nan je rigole . Il n'est pas si dérangeant mais bon.

Il avait l'air de s'être totalement apaisé. C'est alors qu'il me rend mon briquet de ses doigts fins, je les regarde et ne sourit pas , juste je regarde ses doigts puis le regarde lui et juste avant cela. Il me demandait comment était la France. Etant assez déstabilisé par cette question . Je me suis levée la cigarette à la bouche. Je me dirigeais vers le grillage. Un rebord assez conséquent pour pouvoir y accueillir mon fessier était là. C'est alors que face au grillage et à la ville , je m'assoie en tailleurs . Je ne l'avais pas jeté un seul regard. Je retombais dans mes souvenirs. C'est là-bas que "tout ça s'est passé." C'était du côté de mon père . Sa famille était éparpillé en France et au Japon à ce moment là. Mais ça je n'allais tout de même pas lui raconter ce qu'il s'est passé lorsque j'avais onze ans. Mais d'autres souvenir venait s'ajouter à mes pensées. Des beaucoup mieux d'ailleurs, de toute façon on ne peut pas faire pire que ça . Quand j'étais à la fac par exemple les bons délires que j'avais avec ma meilleure amie de France, les moins bons aussi avec des gens que je concidérais mes amies. C'est alors que je pris la parole .

".. Cela dépend de où tu vas..."

Je marquais beaucoup de pause en prenant une taff de cigarette .

".. J'habitais en Picardie avec mes parents quand j'y étais , là bas . C'est pas trp trop déplaisant quand tu veux du calme et des champs autour de toi. Paris est comme tout ce qu'on en dit. Beau quand tu ne regardes pas de plus près. Ca après t'as la pollution, t'as les gens, t'as plein de truc négatif aussi. Ce que j'ai préféré quand même c'est les vacances dans le sud."

Je m'arrêtais là de parler. Cela m'êtonnait quand même qu'il me demandait ça.. Je me suis dite sur le coup que peut être qu'il s'en fiche complètement mais qu'il voulait qu'on parle comme ça vite fait. Aurais-je tors?
Bref , n'empêche que la France est un pays qui me rappelle beaucoup de chose. J'ai passé quand même une grande partie de ma vie là bas. Après avoir relâché ma fumée de cigarette je regardais dans le ciel, le soleil qui essayait tant bien que mal de percer les nuages. Je regardais à nouveau la ville en face de nous, un rayon de soleil avait réussi à percer les nuages et éclaire la ville de ses rayons luisants.


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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Ven 24 Aoû 2012 - 23:11

Elle me parle d'une certaine Picardie et je m'imagine des champs partout. Les oiseaux qui accompagnent mes mouvements et le ciel bleu qui me surplombe. Je marche tranquillement, les mains rasant le blé. Dans cet océan roussi par le soleil, je me balade le cœur léger. Plus aucun poids sur mes épaules. Je me sens tellement libre. Une légère brise vient caresser ma peau, me guidant à travers ce dédale. Je ne sais pas où je suis, des champs à perte de vue, un horizon de blé. De temps à autre, des coquelicots et autres fleurs sauvages viennent prendre part au spectacle. J'avance lentement et je reste muet, émerveillé par toute cette beauté. Ma respiration est tellement calme. L'âme apaisée. Mais des images sombres viennent interférer. Le ciel devient gris, des nuages de pollution m'encerclent. Et des voitures et des gens qui pleuvent. Ça dégueule de monde. Je suis emporté par la foule sans pouvoir rebrousser chemin. Je bouscule les gens, marchant à contre-courant. Mais voilà, cette verdure ne reviendra pas, j'ai perdu le fil. Je me demande ce qu'elle entend par le sud. Je ne sais pas comment est la France, je n'y suis jamais allé. A vrai dire, je n'ai jamais bougé autre part qu'à quelques kilomètres de mon quartier. Je ne sais rien de la vie qui m'entoure, à part des images des livres d'histoire et de géographie. Et, après, mon imagination débordante pour croire en un monde harmonieux. Presque malgré moi, je lui intime :

« J'aimerais beaucoup voir ces champs. »

La solitude mesure le temps de mon absence. Elle est le sable que le vent emporte. Elle se plaît à donner toute la dimension du silence. Elle gronde sourdement dans mes veines, mère de tous mes tourments. La solitude charme mes pensées de ce vertige du néant, aspirant à un bonheur vieillissant. Elle côtoie la clarté et l'obscurité comme un crépuscule naissant. Elle désire la résignation et devient une proie blessée dont les maux pansent cette solitude ; elle s'éloigne, épaisse, pour oublier la tendresse. Et s'évanouir comme dans un rêve. Je tourne la tête pour la regarder. Je n'arrive décidément pas à y voir une prof, que l'on me pardonne. Mes lèvres quittant la cigarette, je m'enquiers :

« Votre vie là-bas vous manque ? »

A moi, rien ne me manque. J'ai l'impression de n'avoir pas vécu. Un trou noir jusqu'ici. J'ai l'impression de revivre dans cet internat. Je suis comme un nouveau-né. Je découvre le sourire, le rire, les sentiments. Au premier abord, j'ai peur. Je l'admets, je suis un lâche. Je n'aborde que très peu les gens de moi-même, me laisse brusquer par les autres. Parfois avec plaisir, d'autres fois et plus souvent, ennuyé. Je laisse mon regard voguer, sans limite. Il n'y a qu'ici que je peux me sentir bien. Et encore, si seulement il n'y avait pas ce grillage. Toujours ce sentiment d'étouffer. Je me sens sans cesse oppressé. Par des forces invisibles. Et je fume pour mieux oublier. Inspirer toute cette fumée, me noircir les poumons, m'encrasser le corps encore plus qu'il ne l'est déjà. Mais je m'en fous. Face à ce paysage, je ne peux m'empêcher de lui demander :

« Pourquoi vous vous êtes enterrée dans cette surpopulation ? »

J'avais pris la route du ciel jusqu'au sommet, et me voilà aux portes du mystère. Dans ce surplomb de vertige, où je voudrais revivre les âges de ma vie, je m'arrête un instant pour regarder le monde d'en haut et j'ai l'impression de le dominer. Je compte le pas des hommes et de celui des battements de leur cœur, cadencés par le rythme du temps. J'écoute crier le vent, et je respire la fraîcheur bleue de la mer. Besoin d'espace, envie de paresse. Je reste immobile contre le grillage. J'aimerais glisser dans la brume, me perdre dans les profondeurs. Je deviens cette goutte d'eau sous l'arc-en-ciel suspendu et je me fonds en silence dans cette baie de solitude. La hauteur me grise. J'ai arrêté de me battre, mon corps est épuisé et mon cœur divague. Je voudrais déployer mes ailes et m'envoler vers un ailleurs, là où le ciel et la mer se mêlent, là où il n'y a pas de pleurs. Le désir me suffoque. Je me surprends à affirmer :

« A votre place, je serais resté dans les champs. »

Je rêve d'une simple chose qui remplit le cœur. De vivre. D'être. De ressentir enfin ce que j'ai perdu. Je dis qui je suis. Mais je ne le suis plus. Tout s'envole. Tout fuit. Je reste, là, sans rien d'autre que moi. Et alors que je me retourne, je vois un mur froid, sans espoir. Et je me dis... qu'un jour je devrais l'abattre et laisser passer le soleil. Car la lune, aussi belle qu'elle soit, est aussi futile qu'elle laisse un goût amer. Je dois cesser de rêver. Et vivre, tout simplement. Même sans personne avec moi. Peu importe ce que je n'ai plus.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Dim 26 Aoû 2012 - 12:01

Ce garçon en fin de compte m'étonnes beaucoup. De par son calme et son apaisement qui est apparut si soudainement.. Mais aussi son air qui laisse à penser de lui quelqu'un de renfermé et d'oppressé. C'est alors que, je me ressentais dans la même situation, lorsque tout le monde doute de vous et que tu te sens oppréssée par un champ que tu ne peux pas identifer. Quand tu te mets dans une boule, seule, sans personne autour pour t'aider, car ils sont encore à chercher si ils vont te croire où non. J'avais compris ce doute continuel mais mince, je sais que l'on ne plaisante pas avec ce genre de chose. Des fois j'en viens à me demander pourquoi j'ai tout dit, pourquoi je ne l'ai pas gardé pour moi? Ah oui, parce que je ne l'ai pas dit tout de suite. Je vous raconterais plus tard tout ça.
C'est alors que son affirmation m'étonnait. Lorsqu'il affirma qu'il aimerait voir ces champs. Je compris qu'il avait besoin de s'extirper de ce monde. De cette école aussi, où tout les interdits sont là. Les cloisons , les grillages, les grandes portes. Les champs, font ressentir en nous, une certaine libérté, on se sent revivre. Lors de cette phrase, je lui souriais, sans le regarder mais je souriais . Après avoir pris une taff de ma cigarette, je lui dis :

« Je n'aime pas forcément les champs, mais il est vrai que si l'on a besoin de souffler et de se libérer la tête rien de mieux que les champs. Rien a perte de vu. Rien qui interfère entre toi , ton apaisement et la nature.»

Cela faisait penser à une Utopie, ,n'est-ce pas? Mais c'en était une, une Utopie de l'esprit.
Ma vie là-bas? Comment lui répondre, que ce ne sont que des mauvais souvenirs qui me traine dans la tête à chaque fois que j'évoque la France. Bon, j'exagère beaucoup en disant "que" des mauvais souvenir, mais il y a un avant et un après. Et personnellement, depuis que je suis revenue dans ce pays et depuis que je travaille , je me sens renaître. La solitude pèse. C'est sûr.. Quand personne ne vit avec vous, et que vous n'avez pas de petit ami, cela pèse. . . Mais c'est toujours mieux qu'en France qui me rappelle toutes ces horreurs que j'ai subi.

« Non. .»

Peut être avais-je été un peu froide? Non. Je lui avais dit cela tout simplement d'un ton tout à fait neutre. J'avais cependant regardé par terre en disant cela. Ce n'était pas volontaire bien au contraire. Un reflexe je pense, une façon de se protéger l'ésprit. Parce que dès que je relèverai la tête. Tout paraîtra avoir disparu. La surpopulation? .. Oui moi aussi je me suis posé la question une fois, et la réponse à été d'une évidence total.


« Tu sais.. Quand tu es dans une foule comme celle qu'il y a dans le métro et autre, personne en prête attention à toi. ( sauf les pervers affligeant qui te drague à chaque coin de rue ) Tu passes inaperçue. On te laisse dans ton coin, et on ne s'occupe pas de tes problèmes. C'est un peu ce que je recherchais à ce moment là. Et je faisais cela aussi, pour mieux apprécier la liberté, je veux dire .. L'apprécier encore plus, parce que.. Ca ne m'est pas arrivé souvent... »

C'était totalement claire comme de l'eau de roche mais difficile à expliquer. Je ne saurais mieux vous expliquer de plus. J'en suis navrée. C'est la façon dont j'interprête cela. Bon bien sûr il y avait aussi le fait que mes études se passaient là bas mais j'aurais très bien pu choisir un endroit beaucoup moins poluant et peuplé. Mais .. Je ne sais pas , c'est venu comme cela. Un mystère qui je pense ne se donnait pas d'être révelé .

Je ne répondais pas à cette dernière phrase de Shu. Je ne fis qu'un sourire. De toute façon, il n'aurait pas compris, pourquoi je fuyais ces champs. La liberté n'est pas ce que l'on pense en fin de compte. Elle n'existe même pas à part entière, parce que au moment où tu crois que tu es libre, que cette liberté à porté de ta main est là et restera, Quelque chose te rattrapera et fera disparaitre cette liberté. Et elle s'appelle la réalité...

Relachant la dernière bouffée de cigarette avant de la jeter par le grillage, je regardais le jeune homme à mes côtés. Je lui dis en souriant.

« Rien ne t'empêche de les voir ces champs tu sais. Si c'est une nécessité pour toi.»


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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Jeu 30 Aoû 2012 - 22:11

Je suis face à une impasse. Continuellement. Je rebondis contre un mur sans comprendre qu'il faut que je rebrousse chemin. Revenir en arrière pour mieux avancer de nouveau. Elle évoque une liberté que j'ai côtoyé il y a bien longtemps. Ces moments où je me cachais dans un coin pour être oublié du monde. Je ne craignais ni le monstre des escaliers ni celui du placard. Au contraire, j'étais leur ami et, dans le noir, je me sentais bien. Parce que je ne voyais plus leur air de dépit, leur constante envie que je débarrasse le plancher. Oh bien sûr, c'est pour mon bien, trouver une famille pour recommencer ma vie. Tout ça, c'est du baratin pour te faire croire que les gens peuvent donner de l'amour en retour. Sauf que je n'y crois pas trop et c'est encore plus prononcé maintenant. C'est pour ça que je ne comprends pas lorsqu'elle appose une négation à ma question. Je ne pense pas m'être trompé. Je revois mentalement ce paysage idyllique et la regarde, perdu. Il est vrai que je ne connais pas son passé, ce qu'elle a vécu jusqu'ici et j'ai tendance à penser que je suis le seul sur cette planète à être malheureux. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de m'interroger. Pourtant, je décide de ne pas l'assommer de questions. Tout simplement parce que je refuse de répondre aux siennes en retour. Faire la causette sur nos passés respectifs, très peu pour moi. Je me contente de tirer une dernière fois sur la clope, brûlant un peu du filtre au passage et l'écrase dans son cendrier. Tout en me recalant contre le grillage, j'expire la fumée doucement. Je préfère garder une distance raisonnable entre nous. Déjà que je l'ai tutoyé une fois par mégarde, je ne voudrais pas m'aventurer dans une relation ami-ami avec une prof. C'est trop tordu pour que ça m'arrive. Je crois que ce qui me fait le plus peur, c'est que ça dérape. Et que je me retrouve piégé, à nouveau. Cette idée me terrifie. Tout ce que je veux, pour ma part, c'est disparaître. Alors je lui fais un aveu :

« Moi aussi, mon souhait était de me fondre dans la masse. »

Ce que je regrette aussitôt. Je suis parfois trop expansif. A force de rester trop longtemps dans mes retranchements, j'ai parfois des sautes de bon sens. Je n'aurais pas dû lui dire cela. A présent, elle va tourner cette phrase dans tous les sens jusqu'à me poser une question qui fâche. Et seul le bonhomme d'en-haut sait que j'ai une sainte horreur des questions qui fâchent. Si je pouvais simplement effacer mes paroles, revenir en arrière et lui sortir une réponse banale comme 'Au contraire, les gens refusent d'être ordinaires. Ils veulent tous être spéciaux.' Et encore, ça c'est trop profond. Décidément, je ne sais pas déblatérer des idioties sans queue ni tête. Parce qu'ils se trouvent que tout le monde se défend d'avoir ce petit quelque chose qui les rend spécial. Ce truc qui font d'eux un être unique. Moi je me prends comme je suis, avec toutes mes imperfections et je ne laisse pas place à l'imagination, comme ça je ne suis pas déçu. Et même si le résultat ne me plait pas forcément dans le miroir, je peux au moins me targuer d'être quelqu'un qui se fout royalement d'être spécial. Dans un souffle, je rajoute :

« Me laisser porter. »

Je suis l'antithèse des autres. Qu'ils me jettent des pierres si je les effraie. Au moins, j'ai le mérite d'être moi-même. Sans artifices et autres faux-semblants. Je me laisse couler dans ce flot ambiant. Et comme dans le métro, je suis la vague. Ils vont tous dans la même direction, comme un banc de poisson. Et, dans cette cohue, je préfère me fondre plutôt que de venir respirer un autre air. Je ne souhaite plus me faire remarquer. Pointez vos doigts sur quelqu'un d'autre, j'ai déposé les armes. Je suis las de combattre. A présent, je n'ai plus d'autres choix que d'accepter les faits et me cantonner à cette histoire triste du petit garçon abandonné à la naissance. Sauf qu'en étant normal, je me crée une façade sans histoire. Et les gens détestent ça, le banal. Du coup, personne ne s'intéresse à moins et je n'en vis que mieux. Mon regard croise le sien tandis que je me retourne vers la vue. Je glisse mes doigts dans les trous et lui renvoie un faible sourire. Si elle savait comme elle me fait rêver avec ses champs. Un second aveu s'échappe de mes lèvres :

« J'aurais du m'échapper de cette vie... »

Le vent s'empresse de balayer ces espoirs. Mes rêves sont comme des châteaux de cartes. Un simple courant d'air et tout s'envole. Pour toujours. J'ai beau les reconstruire, je ne fais que me heurter à ces brises capricieuses. J'ai cru, naïvement, qu'avec elle ma vie serait différente. Elle m'avait promis que l'on partirait d'ici, que même si les choses tournaient mal on serait toujours là l'un pour l'autre. Et je l'avais cru parce que j'avais envie de croire en l'humain, faire confiance. C'était une grande victoire. J'étais si fier. Sauf qu'elle a soufflé et les cartes sont tombées. Il n'y a rien de pire que d'être trahi. Je n'ai connu rien de pire. Je m'éloigne du grillage en finissant ma phrase :

« …mais j'ai cette impression. Assez étrange. Cette impression qu'il est trop tard. »

Comme pour accentuer cette fin funeste, un banc d'oiseaux passe au-dessus de nous dans un brouhaha croassant. Je frissonne et me retourne vers elle. Le regard glacial, une question me brûle les lèvres. Je suis curieux, il est vrai. Je me lance :

« Où avez-vous trouvé la force de vous dérober ? »

Mon histoire est une histoire qui parle de l’enfer, me semble-t-il. Une version de l’enfer dans laquelle on est condamné à revivre éternellement la même chose. D’après moi, l’enfer serait les autres. À mon sens, ça pourrait bien être une éternelle répétition. Sur un ton soudain énervé, je réplique :

« De toute façon, vous n'êtes pas moi. »

Il m’arrive de me sentir lourd. Une lourdeur en bruit de fond. Une lourdeur qui ne me laisse pas de répit. Une lourdeur qui me brûle à l’intérieur.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Lun 3 Sep 2012 - 17:18

Il commençait tout de même à être bizarre. Je trouve. Fin non pas bizarre. Mais .. en quelque sorte Nostagique en effet . Sa phrase me fit sourire.. Se fondre dans la masse pour ma part était un grand mot mais pour lui ça avait l'air de n'être qu'un euphémisme. Je ne me reconnaissais pas beaucoup en ces instants. D'habitude, j'étais du genre à parler beaucoup de ma vie. Des fois même l'envie de tout dire sur cet évènement qui me hante était énorme. J''avais beaucoup l'impression que ce serait un moyen de me libérer mais peut être ai-je tords. Dans tout les cas, ce n'est pas maintenant que je le dirai. Surtout que lui aurait l'air de s'en fouttre totalement voyez vous?.
Sa phrase.. Cette phrase, je ne savais pas comment répondre. Mais y avait-il simplement une réponse à donner ? En fait la seule réponse qui me passait par la tête... C'était de lui demander pourquoi il disait ça. Je ne suis pas la seule à avoir un dur passé et je le sais. Mais ce garçon là , ne voudrait pas forcément se fondre dans la masse par rapport au fait qu'il ait été orphelin. Si? Bref dans tout les cas, cela me perturbais , je me demandais beaucoup de chose sur lui. Enfin bon.

" Je ne pensais pas être la seule et j'avais raison en tout cas.."

Se laisser porter?.. Tels les oiseaux?.. C'est vrai que les oiseaux eux n'ont pas à s'embêter avec tout ça. Ils n'ont cas voler et changer d'endroit tant qu'ils veulent et peuvent. Ils n'ont que les instincts et les buts principaux et primitifs, se nourir, voler pour sa suvie et vivre simplement, avant de se faire écras... Bon ok je casse l'ambiance. Je le regardais , et d'ailleurs lui aussi croisais mon regard. Il m'affichait un faible sourire peut déscriptible. Je n'arrivais à déceler l'air qu'il avait .
S'échapper de cette vie?! Si on pouvait le faire on aurait pu! Tout le monde l'auraient fait si c'était possible. Moi la première .. J'aurai essayé de faire en sorte que tout cet évênement ne soit même plus souvenir. Qu'il soit effacé de ma mémoire , totalement.
Trop tard.. Trop tard de quoi? Il serait trop tard pour s'échapper de sa vie? C'est impossible à la base donc il n'y a pas de trop tot ou trop tard pour cela. Sinon cela aurait été connu.

" Trop tard? Il n'y a pas de trop tard ou trop tot. SI on pouvait s'échapper de notre vie, on le saurait. Malheureusement ce n'est pas possible. .."

Je me levais pour reprendre une autre cigarette. Je me rassayais exactement au même endroit . Je pris donc ma cigarette et posais le paquet à côté de moi. Pour l'allumer , Je prenais mon briquet et le posais sur mon paquet de cigarette.
Je lui répondais à sa question, dans un petit soupir .

" J'ai trouvé la orce de partir grâce à mes parents. On a de la famille à Tokyo. C'est alors que mes parents ont donc décidé de partir de France à cause de certain évênement. Comme le Japon est mon pays d'origine, je 'nai pas eu de mal pour me repérer.. La force est venu de mon intérieur. D'une certaine colère."

Je ne lui avais pas tout dit. Quelque indice malheureusement que je regrette, mettent sur la piste qu'il y a quelque chose qui n'allait pas.

" Je n'ai jamais dit cela."

Je ne 'avais jamais dit en effet. On aurait dit qu'il était un peu sur la défenssive. Mais à ce moment là j'entendais un bruit qui me fit me retrouner.


Dernière édition par EmyYu Makuyatsu le Mar 18 Sep 2012 - 18:26, édité 1 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Lun 3 Sep 2012 - 18:09

Ce matin là je m'étais levée tard, trop tard. Les autres étaient déjà en cours et n'avaient même pas pris la peine de me réveiller. Vraiment sympathique. Jetant un oeil à l'horloge, je remarquais que les cours avaient commencer depuis une bonne demi heure. A quoi bon y aller ? Je détestais que l'attention se porte sur moi, chose inévitable lorsqu'on entre en plein cours. De toute manière j'étais déjà notée absente. Je frottais mes yeux, me dirigeant vers mon armoire. J'enfilais la première tenue qui me tombais sous la main, à savoir une robe à fleurs, des bottines noir et un gilet assortis. Je ramenais mes long cheveux en une queue de cheval et emportais mon téléphone et mon paquet de cigarette, les glissant dans la poche de mon gilet. Une chance pour moi, le soleil dominait un ciel bleu, évènement rare en novembre. Je passais discrètement auprès des salles de cours. Où aller ? Je pouvais me rendre dehors, mais je n'avais pas emporter mon calepin pour dessiner. Je pouvais aller au gymnase, mais c'était un peut embêtant de faire de la danse classique sans mes chaussons. Ne me restais plus que le toit.

Bien entendu, je savais parfaitement que cet endroit était interdit, mais à cette heure de la journée, tous le monde était en cours ou au lit. Je grimpais lentement les marche, pas vraiment pressée d'arriver en haut. J'y arriverais tôt ou tard, non ? Je m'appuyais sur la rambarde, continuant de monter inlassablement toutes ces marches. Une porte entrouverte dont la lumière se projetais sur le mur des escalier m'indiquait que j'étais presque arrivée. Je m'étais déjà rendue sur le toit, il y à plus de deux semaines, le jour de mon entrée à Kobe. La vue était magnifique, l'air frais et vide de monde. Un endroit pour s'échapper de la réalité, donnant l'impression d'être à pars, de ne plus faire partis du monde en dessous où tout les gens se dépêche de vivre.

Je poussais la porte, la lumière embrassant mon corps. Je la refermais derrière moi, puis me retournais, remarquant que je n'était pas seule. En effet, deux personnes étaient déjà présente. En m'approchant lentement, je tentais de détailler ces deux personnes. L'une était une femme, elle devait avoir une vingtaine d'année. La peau bronzé, une crinière lisse et rouge. Elle portait des lunettes, m'empêchant de voir ses yeux. Le garçon à côté d'elle semblait plus jeune. Il devait avoir dix-sept ans, dans ces alentours. Contrairement à la femme, la peau du garçon était clair, presque blanche. Ses cheveux noir était un peu décoiffé. Un style, un résultat de quelque chose entre sa coiffure et maintenant ou bien il ne s'était pas coiffé du tout ? Qui sais ... Plus je m'avançais, plus je découvrais ses yeux. Oui, à cause de la couleur des miens je faisais très souvent attention à la couleur des autres. Les siens étaient marron, un marron très sombre, lui donnant un regard profond. A côté de la jeune fille, je voyais un paquet de cigarette. Je fumais très rarement, mais j'avais toujours une paquet dans ma valise, ça m'avait aidé à décompresser après l'accident. Arrivée à la hauteur de ces deux personnes, j'articulais:

-Salut. Hmmm ... Désolée de vous déranger mais est-ce que je pourrais avoir le briquet ? J'ai oublié le miens dans ma chambre.

Peu commune cette façon d'aborder d'autres élèves. Mais bon, c'était une façon comme une autre. Non seulement j'avais engagé la conversation, mais peut-être qu'avoir un point commun nous aideraient. Je sortais mon paquet de ma poche. Depuis mes deux semaines, je n'avais fumé qu'un paquet et deux ou trois autres cigarettes. C'était pas énorme, même si le mieux était de ne pas fumer du tout. Mais ça, c'était une autre histoire.

Je pensais que le garçon devait être en troisième année, tandis que la fille devait se trouver en prépa. Je sortais le paquet de ma poche, en tirait une cigarette, la portait délicatement à ma bouche puis replissais le paquet à son emplacement initial. Le filtre collait quelque peu sur mes lèvres, mais ce n'était pas gênant. Je tendais la mains, prêtes à recevoir le briquet et à enfin pouvoir fumer. Cela faisait quelques jours que je n'en avais pas eu l'occasion.

Positionnant cette clope entre mon majeur et mon index, je la retirait de ma bouche afin de pouvoir me présenter. C'était tellement malpolie de ne pas au moins informer les personnes à qui l'ont s'adresse de notre identité.

-Moi c'est Amaya. Amaya Hinamori. Et vous, c'est quoi vos noms ? Et puis j'aimerais aussi savoir en quelle année vous êtes.

Le soleil continuait de briller. La chaleur commençais à quelque peu frapper mon visage tandis que le vent s'engouffrait sous ma robe. J'avais finallement bien fait de mettre ce gilet. Oui, j'étais quelqu'un d'assez frileux. Nous étions là, tout les trois, baignant dans la lumière claire du matin, dans un endroit interdit. Mais ne dit-on pas que l'être humain aime braver les interdits ?
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mar 4 Sep 2012 - 14:13

Certains événements comme elle dit. Je les connais ces excuses, je sais à quoi elles aboutissent. Pour moi, il y a un événement et ensuite, le grand saut. D'autres chamboulements mineurs, des prises de bec, beaucoup de mépris et une bonne dose de je-m'en-foutisme pour bien digérer. Je ne crois pas être bien différent des autres. Peut-être ma vision des choses est différente. Celle colère sourde qui me tord les boyaux. Je suis au courant qu'il est impossible de s'échapper. Seuls les rêves me le permettent. Parfois aussi, au gré des rencontres, oublier pendant une heure ou deux ce que je suis. Ne plus penser à rien d'autre qu'à la beauté d'une conversation, la découverte d'un autre. Me forcer à agir comme si je n'avais pas ce poids constant sur les épaules. Cette vie est drôle, en apparence. Chacun concentre ses pensées sur le monde qui l'entoure, sans se soucier du monde en lui-même. Et pourtant combien, au fond d'eux, cache un puits de terreur, de haine, ou d'appréhension envers ce monde si étrange ? Combien se réfugie dans la futile illusion de l'espérance à une vie sans histoires, sans problèmes, sans rencontres avec ce monde inconnu ? Beaucoup, il me semble. J'ai accepté ce monde il y a longtemps, et j’ai fait miennes ses terres. C'est quand on est attiré par une chose qu'on la hait le plus. De l'attention qu'elle ne nous porte pas. Je m'apprête à lui répondre quand le grincement de la porte me rappelle à l'ordre. Mon regard se pose sur la silhouette qui franchit la limite de l'interdit.

Bordel de bois, voilà qu'une autre se ramène ! Je suis cerné. Une fille, j'arrive à gérer mais deux, ça se rapproche du calvaire. Je fais la moue en signe de réprobation. C'est loin d'être aimable, j'en ai conscience. Dans un sens, je suis content qu'une tierce personne se soit pointée, à temps. J'aurais pu laisser échapper des bribes de mon passé. Malencontreusement. Le danger est écarté. Je me rends compte que je me suis laissé aller. Je déteste m'épancher sur mes sentiments. Toujours tendre le bâton pour me faire battre. Je fronce les sourcils et jette un œil à la prof. La jeune fille identifiée, je me cale de nouveau contre le grillage. Je les observe toutes les deux et en arrive à la conclusion qu'aucune d'elles ne me plaît. Ce que je suis difficile. La nouvelle finit par demander un briquet. A peine un regard vers elle que je grogne :

« Demande à la madame. »

Que j'accompagne d'un mouvement de tête vers EmyYu. A croire que c'est une maladie d'oublier son briquet. Certes, je peux parler, j'ai tout taxé à la prof. Je lui revaudrais ça peut-être un jour, si l'occasion se présente. J'ai comme l'impression que tous les fumeurs se rejoignent sur le toit pour s'en griller une. N'empêche, la vue est imprenable et mine de rien, c'est une bonne cachette. Dommage que tout le monde se l'approprie. Je vais devoir mieux fouiller pour me trouver un recoin rien qu'à moi. Où, personne, vraiment personne, ne viendra m'embêter. Car, jusqu'à présent, peu importe où je me suis trouvé, on est toujours venu m'embêter. Même dans mon lit, j'ai eu du mal à faire le vide. Une de mes colocs est hyperactive, pire que les lapins roses de la pub Duracell. Un air emprunt de dédain sur le visage, je lâche :

« T'es qui en plus ? »

En fait, j'ai pas trop confiance. Même si elle n'a pas l'air d'une prof, je me méfie. Vu la tête de celle de musique, les apparences sont trompeuses. Peut-être qu'ils les engagent encore plus jeunes. Et si c'est une prof, peut-être que celle-ci est plus sévère et que je vais définitivement me ramasser une heure de colle parce que je traîne sur le toit au lieu d'être en cours. Ou peut-être que je suis juste parano et qu'une fois de plus, je monte un film. J'opte sur une élève. Ce qu'elle ne dit pas en se présentant. Son nom ne va pas m'aider à déterminer son âge, hélas. Pas envie de demander, déjà que je dois me présenter en retour. Je fais ça rapidement :

« Shu. Deuxième année. »

Et me vient l'idée saugrenue d'inventer une histoire. Je suis un chieur en puissance. Je regarde à tour de rôle la jeune fille et la prof. La jeune fille, la prof. Finalement, mes yeux se posent sur Amaya, un sourire presque carnassier sur les lèvres. Ne laissant pas le choix à Emy, et l'empêchant de prendre la parole à son tour, je rajoute :

« Et elle, c'est EmyYu, prépa littéraire. Option musique. »

Je ne sais pas ce qui m'a pris. Après tout, c'est un tout petit mensonge. J'ai donné son prénom. Le fait qu'elle aime la musique est aussi une vérité. La seule chose erronée est sa classe. Ce n'est qu'un tout petit mensonge. Une blagounette tout au plus. Pourtant, je suis écroulé de rire intérieurement. Aussitôt, je lance un regard entendu à la prof, sous-entendu 'Me lâchez pas sur c'coup-là.'
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mar 4 Sep 2012 - 17:15

[wow]a[/wow]


Dernière édition par Amaya Hinamori le Mar 4 Sep 2012 - 18:03, édité 1 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mar 4 Sep 2012 - 17:57

C'est bien ma veine... Maintenant je partage le toit avec deux personnes.. Qui plus est deux élèves. Oui parce que lorsque la jeune fille s'approchait de nous, je voyais tout de suite que ce n'était pas un membre du corps enseignant de cette école.. Même un membre du personnel, ou alors ils les recrutent vraiment tot. Déjà que moi , on a du mal à me voir comme prof et à me croire lorsque je leurs dis ça , alors cette jeune fille là ... Elle était petite et mince. Des cheveux noirs et long Telle une pur japonaise. Seul ses yeux ne sont pas typiquement japonais au contraire. Il était de couleur que je qualifirai de miel.

EN bref c'est alors que cette jeune fille s'approchait de nous, je me retournais pour regarder à la fois la ville et à la fois shu à mes côtés. Lorsque la jeune fille arrivait à nos côtés, elle nous demandait un briquet, car elle avait malencontrueusement oublié le sien dans sa chambre. Vérité ou simple approche histoire de ne pas se retrouver seule dans un coin du toit. Tout les fumeurs se rejoingnent sur le toit apparemment. Ce qui était assez marrant à vrai dire. Pour un endroit qui est à la base interdit, nous nous retrouvons quasiment au même moment au même endroit. C'est alors que je me levais de ma surévélation pour me retourner vers elle et lui donner mon briquet , en lui souriant tout naturellement. Ce n'est pas parce que tout le monde avait décider de venir sur le toit s'en griller une en même temps que moi que j'allais être désagréable avec eux.. N'est-ce pas.

La question de shu était posé assez maladroitement j'oserais dire. Et nonchalament. Il n'avait pas l'air très heureux de voir une autre fille sur le toit avec nous, puisque je pense que tout comme moi à la base il voulait être seule. Je me dis aussi d'ailleurs , que cette jeune fille mettait fin à notre petite discussion sur nous respectivement. Personnellement cela ne me gênait pas de parler de moi, du moment que ça ne rentrait pas dans les détails. Mais ça ne me gênait pas non plus de ne plus en parler à vrai dire. Par contre pour shu, cela devait être un soulagement sans précédent. J'imagine . Elle se présentait en tant que Amaya Hinamori. Mais par contre ne donnait pas son année. Voulant savoit nos prenom et nos année, j'allais commencer à parler quand Shu pris la parole.

J'attendais que Shu ai fini pour commencer à parler. C'est quand j'ai à peine ouvert la bouche , que j'entendis Shu parler à ma place , me qualifiant d'élève en prépa Littéraire avec option Musique. Prépa moi?! Mais que lui a-t-il pris de dire cela. Ce n'est qu'un petit mensonge mais quand même! Je voyais ensuite son regard . Un regard qui me donnait l'impression de dire " Joue le jeu , Joue le jeu , Joue le jeu , JOUE LE JEU!" Alors que voulez vous que je fasse?!

" C'est ça. EmyYu Makuyatsu, prépa littéraire, avec option musique, c'est ma passion. Et toi t'es en quoi?!"


Je jetais un regard discret sur Shu, mais un regard qui dit " qu'est-ce que tu fous"... Mais en fin de compte petit à petit je commençais à apprecier cette farce qui était en fait amusante. On verra la suite, puisque apparemment, je passerais bien pour une élève. Je fumais à noouveau ma cigarette en attendant les réponses de cette jeune fille. Moi? Taquiner les gens? C'est comme une passion si vous saviez. J'aime taquiner les gens. Et cela ne m'aurait pas ressembler de refuser cette opportunité!


Dernière édition par EmyYu Makuyatsu le Mar 18 Sep 2012 - 18:26, édité 1 fois
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Sam 8 Sep 2012 - 21:02

Le garçon se montra froid et distant. Il m'avait répondu de façon direct, sans mâcher ses mots. Il ne connaissait pas la politesse celui-là ? Je sais que le monde n'est pas tout rose, mais quand même, il y à des limites. Il me méprisa. Bon, je l'avais surement dérangé, mais ce n'était pas une raison. Je n'avais peut-être rien à faire sur le toit, mais lui non plus. Si nous étions là c'était évidement pour s'échapper de ce monde juste sous nos pieds, pas pour se prendre la tête. Je le fichais déjà dans un coin de ma tête: mec pas sociable, à laisser tranquille. Oui, c'était un de mes défauts, caser les gens dans des petites boites. Je respirais un bon coup, puis attrapais le briquet que la jeune fille m’avait tendu. Elle semblais plus sympathique et bien plus ouverte aux nouvelles rencontre. Tandis que le garçon, Shu, faisais la moue de son côté, décidé à haïr mon arrivé sur ce toit, je rendait le sourie d'EmyYu, décidée à être aussi sympas avec elle. Sa boite ? Personne avec une possibilité d'affinité.

Après avoir allumé ma cigarette, tiré deux ou trois lattes, je me décidais à reposais le briquet près d'EmyYu. Elle m'avais posé une question, me demandant en quelle année j'étais. J'avais oublié de le dire dès le début, quelle idiotie. Vu ma taille et ma corpulence, je pouvais facilement passer pour une première ou deuxième année. Je m'empressais de corrigé ce manque lors de ma présentation.

-Je suis en troisième année. Je ne suis ici que depuis deux semaines donc c'est surement pour ça que vous ne m'avez jamais vu ici.

Il me semblais que le garçon n'écoutait que d'une oreille, histoire de se faire passer pour le gars poli, tandis que la fille continuait de me regardait, la tête levée vers moi, son regard invisible derrière ses lunette. Je supposais que c'était moi qu'elle regardait et non le ciel derrière ma tête. Au lieu de laisser un blanc s’immiscer, je tentais de m'incruster dans leur conversation. C'est assez malpoli, je sais, mais puisque je suis ici, autant le faire. Je relâchais un panache de fumé, tout en parlant.

-Au fait, désolée d'être indiscrète mais vous parliez de quoi ? Puisque je suis là autant me joindre à votre conversation, non ?

Peut-être qu'ils me diraient non, qu'ils m'ignoreraient, ou bien encore qu'ils me laisseraient là. Je ne pensais pas cette fille capable de faire ça, elle semblait trop gentille pour laisser quelqu'un seul. Le garçon ? Peut-être. J'essayais de me convaincre que les coeurs de pierre n'existent pas et que Shu avait peut-être un bon fond. Qui sais ?
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Sam 15 Sep 2012 - 14:02

Votre attention, jeunes gens, des propos disgracieux peuplent ce post. Veuillez excuser l'auteure pour ses moultes élucubrations.

Génial, elle répond à ma petite blague ! J'esquisse un sourire entendue à Emy tandis que je reporte mon attention sur la nouvelle venue. Alors comme ça, elle est en troisième année. J'ai l'impression de rencontrer sans arrêt des gens plus âgés que moi. Mais bon, je me dis que ce n'est pas forcément l'âge qui fait l'intelligence. Je ne dirais pas que je suis un dieu parce que mon estime de moi n'a jamais été au beau fixe. Néanmoins, j'ai un certain talent pour dénigrer les gens et je dois admettre que je trouve ça jouissif. Ca fait du bien d'être méchant de temps à autre, trop de gentillesse c'est écœurant. Je finis par m'adosser de nouveau contre le grillage et les observe fumer toutes les deux. Bon, elle veut squatter notre discussion, très bien. Mais ce ne serait pas drôle si je lui avouais que l'on était en train de s'apitoyer sur notre sort en se remémorant les moments douloureux de notre passé. Et qu'en plus, on faisait tout pour éviter de révéler notre plus gros secret à l'autre. Je n'ai pas envie de discuter de ça avec elle, d'entendre des conseils que je ne prendrais pas la peine de mettre à profit ou encore de lui expliquer que la vie n'est pas un long fleuve tranquille comme on cherche à vous la vendre. La tournure mélodramatique de ce topic en ferait pleurer plus d'un et je n'ai nullement envie de ramasser ces demoiselles à la petite cuillère. Du coup, je décide d'en rajouter et c'est le sourire aux lèvres que je lui intime :

« On était en train de parler de nos positions préférées. »

Sexuelles, évidemment. J'espère que la prof n'est pas une sainte nitouche car dans ce cas, je suis foutu. Ah oui, d'ailleurs, j'évoque ce sujet de discussion avec une prof. Tant pis, si je dois me ramasser une colle pour ce détail, ça en valait la peine. Parce que ça m'amuse plus que de raison. Surtout voir la réaction d'Amaya. Les gens sont trop souvent gênés lorsqu'on parle de sexe. Ils évitent alors ton regard, rougissent ou changent de conversation la seconde qui suit. Je me sens actuellement en position de force et j'ai avancé mon fou : les mettre mal à l'aise. Mon sourire s'efface pour un air de connaisseur. En effet, je rajoute :

« Je trouve la levrette assez sympa, perso. »

En fait, je ne suis pas difficile comme garçon. Je suis du genre passif, à me laisser dominer. Parfois, je prends le dessus mais ce n'est jamais pour très longtemps. Je préfère que l'on me soumette et que l'on m'avilisse à des pensées tordues, à des envies sinistres, à des désirs inavoués. Pour finalement, me jeter, comme un vulgaire mouchoir. M'abandonner, briser et si faible. Je devrais sans doute essayer de jouer au fort. Me parer d'une cape d'hermine et m'improviser roi d'un soir. Juste pour les impressionner et les jeter à mon tour. Au moins, ils sauront ce que ça fait d'être perçu comme un paria. Oui, je devrais faire ça, prendre ma revanche. Sauf que je ne pense pas être encore prêt. Il me faut maturer un peu plus. Mais vous verrez, quand enfin j'aurais pris de la contenance, je vous éblouirai. Peut-être même que l'on me surnommera Shu le Magnifique. Peut-être aussi que je vais un peu loin dans mes conjectures et que je prends mes rêves pour des réalités. J'arrête... Il est temps d'attaquer. Facile, juste à lui renvoyer l'ascenseur :

« Et toi ? »

Elle voulait se mêler à notre discussion, c'est chose faite. Je ne fais que l'aider. Et quelle meilleure méthode que de lui demander son avis sur la question. Je finis par m'assoir par terre, le dos contre la grille, tandis que je place mes jambes en tailleur. Je relève les yeux pour les planter dans ceux d'Amaya. C'est une sorte de défi en quelque sorte. Savoir ce qu'elle vaut. Je prends un certain plaisir à tester les gens. Jauger leurs réactions. Je ne m'embarrasse pas tellement des convenances et je ne considère pas qu'il y ait des sujets tabous. Bref, je vis, je parle et ensuite, je me prends dans la gueule les conséquences de mes actes. Je tourne la tête vers Emy et sourit doucement. Les yeux pétillant de malice, je souligne :

« Il va falloir que v... tu redises ta préférence vu qu'Amaya n'était pas là. »

J'ai failli faire une bourde. La vouvoyer aurait été plus que suspect. Certes, on aurait pu faire passer ça pour de la politesse envers plus âgé que moi mais l'ayant tutoyé plus avant, cette excuse ne fonctionne plus. Heureusement, je me suis rattrapé à temps et je ne pense pas qu'elle ait remarqué mon hésitation. Mes yeux se posent alors tour à tour sur les deux filles.

Je suis tout ouï, mesdames.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mar 18 Sep 2012 - 18:22

Tiens donc une troisième année. Cette situtation me fit beaucoup rire. Le fait qu'on me prenne encore pour une élève est d'aurant plus marrant. J'adorais ça d'ailleurs . Cela ne se voyait pas mais je brulais d'impatiance de cette situation. Elle me faisait trippée. Rien deplus pour me mettre de bonne humeur et je remercie Shu d'avoir eu une idée pareille. J'étais tout à fait prête à endosser ce rôle.. De toute façon, on peut dire que cela ne fait pas longtemps. Pour tout avouer ça fait moins de six mois que je suis professeur. Enfin. Non j'ai fait des stages en tant que professeur bien sûr. J'ai de l'expérience en tant que professeur, ça c'est sûr mais j'ai passé réellement mon examen d'enseignante il y a moins de six mois. Je n'en reste pas moins quelqu'un qui a une très bonne expérience, je le souligne. Donc ce n'était pas dur de me prendre pour une élève. D'autant plus que je pense l'être encore dans ma tête. J'aurai d'ailleurs biens voulu faire mes études dans cette école aux élève tous différent .

Enfin bon. Je regardais la jeune fille en face de moi qui nous regardait , shu et moi, à tour de rôle. Celle-ci voulait s'incruster dans notre conversation. Mais je ne voulais pas non plus qu'on reprenne la discussion assez badante d'avant. Et apparemment Shu non plus. Il Evoqua un sujet qui me plait particulièrement. Nos positions sexuelles préférées. Je le regardais en souriant discrètement. Prête à exploser de rire. Mon regard voulait dire à la fois. Bien joué tu m'as mis sur le sujet qu'il fallait et en même temps fait gaffe à toi faut pas me lancer la dessus on en sort jamais. C'est alors qu'il commença à donner son avis là - dessus en disant que la levrette était assez sympas pour lui.

Comment dire que c'était ma position préférée? Je me demandais si il ne prenait pas un malin plaisir à me soutirer des informations telles que ce genre d'information par le biais de cette mise en scène ironique. Je souris. Il était bon à ce jeu là, très bon. Personnellement, la levrettre c'est ma position préférée comme j'ai dis et je n'allais pas le cacher. Je reste très simple niveau sexualité. J'aime qu'on me domine . Et j'aime dominer. Ca dépend avec qui et mon humeur mais cela peut changer pas mal de fois. C'est alors qu'il lui demandait. Allait-elle répondre. Ce serait excellent qu'elle se mette à rougir. J'en serai très contente d'ailleurs ce serait tellement.. Mignon en fait. Oui Oui je trouverai ça mignon. Je fumais ma cigarette toujours assise en tailleur, sur la largeur de .. je ne sais pas quoi d'ailleurs.

" Tout à fait, nous parlions de nos positions sexuelles Préférées. On parlait de ça très profondément d'ailleurs, telle une passion si-je dirais "

Je souriais grandement à cela. Marchant totalement dans le jeu de shu. Qui j'espérais, le remarquerait. Je regardais amaya quand je vis sur le côté Shu qui se retournit vers moi apparemment prêt à me poser une question qui risquait de me mettre mal à l'aise, Pensait-il sûrement. Ahah.

" Et bien moi.. Je vais dire, .. La Levrette aussi, c'est ma position préférée à vrai dire. J'aime beaucoup l'effet que cela procure. J'adore même. Après rien ne vaut non plus un bon missionnaire les jambes en l'air aussi."

Je regardais shu avec les yeux pétillants tout autant de malice que lui. Je Lui sourais prenant une bouffée de cigarette et la recrachant. J'attendais avec impatience sa réaction à mes réponses. En oubliant presque Amaya , qui lorsqu'elle parla , me fis redescendre sur terre si-je puis dire . Et donc je jetais mon regard sur elle, attendant ses réponses et réaction que j'éspère donc me fera plaisir. AHAH.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Sam 22 Sep 2012 - 11:16

Le vent avait beau faire voler ma robe découvrant la moitié de mes jambes, mes chevaux avait beau me griffer le visage, et le filtre de la cigarette avait beau laisser un gout âcre sur mes lèvre, la seule chose à laquelle je faisait attention étaient mon sang qui semblait se donner rendez-vous dans mes joues. Shu venait de répondre à ma question: ils parlaient de leur position. Quel joli sujet de discutions dès le matin. Non pas que je n'aimais pas parler de sexe; mais comme ça, dès le matin, avec des inconnus; ça me semblait beaucoup d'un seul coup. Mes sentis alors mon visage prendre des couleurs malgré mon envie intense de ne pas perdre le contrôle de mon corps afin de ne pas me montrer gênée ou surprise. Après tout, c'était un sujet comme un autre. Non ?

Avant que je n'ai plus reprendre mon souffle afin de calmer la vague de stress qui montais en moi; car oui, j'étais vierge et je ne savais quoi répliquer à son "Et toi ?"; EmyYu affirma que sa position préférée était également sa position préférée. Et, cerise sur le gâteau, elle ne se retint pas de dire qu'elle adorait l'effet que cela lui produisait. C'était génial ! Cependant, je me rendis compte d'une chose qui me perturba durant quelque seconde: Shu failli la vouvoyer. Marque de respect pour son ainée ? Je n'en savais rien. Et à vrai dire, je finis même par en faire abstraction. Je ne comprenais rien au système des ainée au Japon. En France, entre jeunes on se tutoie. Normal ! Mais pas ici. Je ne m'habituerais jamais.

Recrachant un panache de fumé, la cigarette toujours entre mon index et mon majeur, je posais mon regard sur le sourire malicieux de Shu et d'EmyYu. Qu'avait-ils à se sourire comme ça ? Pourquoi semblait-ils dans une sorte de communication secrète que je ne comprenais pas ? Je tirais une autre latte sur la cigarette, me brulant presque la gorge. Une seule solution se posait face à moi: Jouer ! Entrer dans leur discutions en prétextant avoir une position préférée. Je n'allais tout de même pas leur avouer que j'étais vierge ? Je respirais un coup, faisant redescendre le sang qui était dans mon visage.

-Ouais ... Elle est pas mal cette position. Personnellement j'aime pas trop. Se faire dominer c'est pas trop mon truc. C'est cool, mais seulement quand ça arrive rarement.

Ma bouche étira un sourire à mis chemin entre la malice et l'inquiétude. J'espérais qu'ils ne remarqueraient pas que je bluffais, je souhaitais qu'ils me croient et qu'ils ne soient alarmés en rien. Je posais mon regard sur Shu, puis sur EmyYu, passant comme ça de l'un à l'autre durant quelques secondes. Le fait d'être regardée d'en bas par ces deux personnes assise en tailleur me donnaient l'impression d'être obligée de leur répondre. Il exigeaient que je sois à la hauteur. Je repris, essayant de satisfaire leur envie.

-Pour ma part, j'adore le 69. C'est vraiment une bonne position. Il n'y à pas vraiment de dominance. Même si certaines personnes peuvent penser que c'est celui du haut qui domine, moi je trouve que non. Les deux partenaires se donnent tout deux du plaisirs.

C'est vrai que c'était la position qui m’intéressait le plus. Une position assez cool que j'avais posée sur ma liste d'envie. Quand l’occasion se présentera, je l'essayerais. ça serait vraiment cool. Je posais ensuite mes yeux sur la fille, ajoutant:

-Le missionnaire c'est classique mais c'est vrai que ça peux être génial parfois. Après faut que le gars sache s'y prendre.

Au moment où je lançais la dernière phrase, je vrillais mon regard vers celui de Shu, tentant de lui faire comprendre le sens de cette phrase. Je glissais sur le sol, m'asseyant comme eux en tailleur, reposant ma robe entre mes jambes afin de leur éviter une vue sur ma culotte. Étant assis la tête en dessous de moi, ils avaient dû l'apercevoir quand le vent avait soulevé ma robe ou bien lors de mon pliage de jambe pour poser mes fesses sur le sol. Je posais la main sur mon genoux, faisant voler la cendre au bout de ma cigarette. J'avais déjà fumé la moitié. Je relevais la tête.

-Le truc le plus cool quand même c'est de le faire dans la neige. VOus avez déjà essayer ? Perso, j'adore la différence chaud-froid. C'est vraiment classe. Bon, ok c'est pas des positions mais c'est quand même le faire de façon particulière.

Allaient-ils m'avouer leur fantasmes ? Ceux qu'ils avaient réalisé ou ceux qui leur faisaient envie ? Je ne leur racontais que mes envies, les faisant passer pour des faits réels. Mais ça ils ne le savaient pas, et ne le sauraient surement jamais.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Dim 23 Sep 2012 - 14:17

Cette conversation va me faire mourir de rire. Non mais franchement, ça crève les yeux qu'on se la raconte à parler de cul. Comme si on connaissait tout à la vie, qu'on a déjà tout testé. On parle de positions comme si on parlait d'exercices de maths. Après tout, j'en conviens, je préfère le sexe aux maths. Mais de là à clamer que j'ai feuilleté le bouquin du kamasutra et que j'en ai testé plus d'une, il y a un monde. Après tout, je suis un gars assez ouvert. J'ose avouer qu'il me plaît de découvrir d'autres moyens de se faire plaisir physiquement. Étant donné que j'ai rarement le moral mentalement, je compense par le physique. C'est tellement plus facile d'être heureux par ce biais. Sans ce débile de cerveau pour te faire réfléchir à ta vie, te faire gamberger à en vomir tes tripes. Ce qui m'a étonné, c'est qu'elles répondent de manière si détaillée. J'aurais pu tomber sur des prudes mais elles ont l'air de s'y connaître. Amaya rougit alors que la prof semble être en terrain connu. Je ne saurais dire pourquoi ça ne me surprend pas. Peut-être parce que c'est une prof donc une adulte, conclusion elle l'a déjà fait. Mon raisonnement est bancal. Bref, la levrette semble remporter l'unanimité même s'il n'est pas forcément aux goûts de tout le monde de se faire dominer. Et elles enchaînent en parlant de missionnaire et de 69. Bien malgré moi, je les dévisage avec un sourire entendu. Veuillez m'excuser mesdames si des pensées tordues me traversent l'esprit en ce moment mais je ne suis qu'un homme. Et fort est de constater que je ne l'ai pas fait depuis longtemps. Je crois que ça me manque. Même si la plupart du temps, l'effet d'une main sur ma peau me fait l'effet d'un électrochoc. J'ai du oublier entre temps ce que faisait rien qu'un baiser. Sincère, j'entends. Voulu et désiré. Ça me rend tout triste d'y penser et c'est d'une voix atone que je réponds :

« Bizarrement, j'ai toujours aimé que l'un donne du plaisir et que l'autre regarde. Pas les deux en même temps. »

Oh, vous savez, il n'est pas bien difficile de discerner ce besoin que j'ai, quasi constant, d'affection. Que l'on me montre que je suis aimé. De temps en temps, prendre une bouffée d'air frais. Se dire que quelqu'un pense à moi, quelque part. Attendre son heure, gentiment. Et j'imagine des bras qui m'enlacent. Je ferme les yeux, là contre ce grillage. J'ai cette sensation d'être si seul. Ça me serre la gorge, me rend si fragile. Vous pouvez me trouver ridicule, je n'en ai cure. J'ai toujours été ainsi, à chercher de l'amour dans les moindres recoins, à chaque regard échangé. Même de votre part, d'un inconnu, j'espère en secret que l'on m'apprécie. Soudain, elle évoque un endroit et tandis qu'elle le décrit, toujours les yeux fermés, j'imagine. Je vois un gars sur moi, qui m'embrasse avec passion. Je sens mon dos qui se gèle dans la neige et ma peau si chaude. D'un regard omniscient, je nous vois, deux tâches dans le blanc immaculé. Un doux sourire s'empare de mes lèvres tandis que je rouvre lentement les yeux. Je sens le regard d'Amaya sur ma personne et j'en suis gêné. Comme si elle avait eu accès à mes pensées torrides. Mais je n'en laisse rien paraître, préférant surenchérir :

« Tu éveilles ma curiosité là. Dans la neige... ça doit être grandiose. »

Je tourne la tête vers EmyYu pour savoir ce qu'elle en pense. Elle va peut-être nous avouer qu'elle a déjà réalisé ce fantasme et qu'elle en a des mieux derrière la tête. De mon côté, je réfléchis à ce qui me donnerait envie. Il me faut quand même un certain temps de tergiversations pour finalement admettre :

« J'aimerais le faire dans un champ ou un lieu comme ça, sur de l'herbe, caché par les arbres. Bordel, ça fait vachement romantique... »

Il ne manque plus que la couverture et le panier pour le pique-nique. Plus tard, les enfants qui jouent et courent autour. Il reste un gros point d'interrogation. Je veux bien évidemment parler de la moitié, du cher et tendre. Parce que sans cette personne, le rêve ne peut pas devenir réalité. On dira que je suis encore trop jeune pour comprendre ce que c'est le vrai amour. Je ne l'ai pas encore rencontré alors je dirais qu'ils ont raison. Cependant, il me reste l'imagination. La mienne est fertile, ce qui n'est pas toujours un avantage. A trop rêver, on en oublie de vivre. Alors on ne profite plus de rien et on se laisse emporter dans un marasme incertain et ambiguë. Mon visage prend un air grave alors je n'énonce une vérité :

« Le seul souci dans tout ça, c'est qu'il faut trouver quelqu'un pour faire tout ça. »

Peut-être qu'en cherchant bien, je trouverais ce 'quelqu'un'. La personne spéciale. Parce qu'au fond, ça fait du bien de savoir qu'on a une épaule fidèle sur laquelle on peut se reposer quand les soucis nous accablent. C'est rassurant de se savoir protégé, flatteur de voir des yeux qui s'illuminent lorsqu'on les fixe. Entendre des murmures, agripper une main qui nous cherche, satisfaire un cœur qui a besoin de notre amour, des petits riens qui rallument l'espoir immense d'un bonheur qu'on pensait perdu. J'aimerais croiser le chemin de quelqu'un de vraiment bien et saisir ma chance. Suivant le cours de mes pensées, je laisse échapper :

« Vous croyez au Prince Charmant, vous ? »

Chaque histoire est différente, pourtant à chaque fois elle parle d'amour.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Mer 26 Sep 2012 - 11:25

Je vais vous avouer que j'ai un doute sur ce que Amaya était en train de dire . Ma position préférée est une des positions qui provoque le plus d eplaisir à la femme et à l'homme c'est une quasi harmonie parfaite qui peut se jouer entre animalité sexuelle et aussi tendresse tant la distance entre les deux personnes est minime. Donc j'avais un gros doute tant qu'elle me disait qu'elle n'aimait pas trop cette position. Après peut être que c'est vrai? Qui sait ? Je ne suis pas dans sa tête mais ça me fait vraiment bizarre d'entendre cela. Ou alors elle a un secret et elle ne veut pas l'avouer. Ou alors elle .. Oh! ça tombe elle est encore vierge! Si c'est ça, il n'y a aps de honte. BOn en tout cs je blablate là dessus mais je ne sais pas du tout. Ce qui m'embête beaucoup à vrai dire.. Grrr. Ah oui.. Un autre truc qui me fait bizarre avec les paroles D'amaya... C'est qu'elle avait l'air tellement gênée au début. Ah oui j'ai adoré cette réaction! C'est exactement la réaction que je voulais! Mais il y a eu un changement total qui n'est pas très cohérent entre sa réaction épidermique et ses paroles qui avaient l'air très soutenues.. Qu'est ce qui était vrai?! Qu'est-ce qui est faux?! Je suis patagée

Personnellement le 69 c'est pas trop mont ruc à vrai dire.. J'ai essayé plusieurs fois...

" Hmm.. Le 69.. Perso j'ai essayé plusieurs fois sans apprécier beaucoup.. Je préfère aussi quand c'est chacun son tour en fait. On partage plus le plaisir. On est plus heureux de donner se plaisir. Et de le recevoir aussi. "

EN tout cas; si c'était faux.. C'est une très bonne comédienne. Elle parlait comme si elle savait vraiment de quoi elle parlait. Elle avait peut être fait vraiment tout ça, ou alors elle se fait mousser.. Raaah je ne sais pas et ça m'énerve!
Apparemment concernant le 69 j'étais dnans le même avis que Shu, d'après ce qu'il dit. Concernant la neige. J'ai essayé aussi , même si je passe pour celle qui à tout fait ce n'est pas le cas mais j'ai quelque anecdote.

" La neige?! Ah oui je m'en souviens. C'était.. Froid.. Mais très bien. C'est une espèce d'osmose en plus. Avec l'excitation, les coprs qui sont tellement chaud et torride, ça fait fondre des bouts de neige. Et puis , c'est très romantique."

Je fis un petite pause pour prendre une bouffée de cigarette. Je n'osais pas regarder shu , Je n'imaginais pas ce qu'il pouvait pensé mais sachant qu'il me regarde, je suppose qu'il doit être mort de rire en lui. Il devait être content d'arriver à faire ouvrir les fantasmes d'une prof... Après que Shu ai parlé de champs Je parlais à mon tour à nouveau.

" Hmm..Les champs j'ai jamais fait à vrai dire.. A essayer. Mais je peux vous dire par contre que dans une piscine .. Waw quoi. C'est trop bien et sais de quoi je parle! Y'a la voiture aussi mais ça c'est moins romantique."

Je souriais et j'étais morte de rire intérieurement, je n'osais pas regarder shu encore mais cette fois-ci c'est de peur d'exploser de rire en fait. Lorsque Shu évoqua le fait qu'il faut trouver quelqu'un pour faire tout ça. Je ne sourais plus.. il a raison... C'est dur de faire tout ça seule.. Mais ça c'est une autre paire de manche à vrai dire.. Cela fait depuis que je suis revenue au Japon que je n'ai rien fait. Et je vais vous avouer que les baisers et câlin me manque. C'est pas faute de chercher non plus , mais j'ai fini par abandonner enf ait. Je me dis que çane doit pas être fait pour moi tout ça . Et je me retournais vers shu , le regardant sincèrement.

" Bah alors.. y'a plein de fille ici.. Qu'est-ce tu m'chantes là! tu peux fac ilement trouver je pense."

Ouh la gourde! Et ouais , mais je n'étais pas sencé savoir à ce moment qu'il était gay.. Je n'en savais rien quoi. Donc bon je dis ça comme ça mais il est vrai que je ne le connais pas donc, j'espère qu'il ne m'en voudra pas d'avoir faire une gourde comme celle là . Je me retrounais aussi vers Amaya , toujours en tête de savoir si tout ça est vrai.. Je suis curieuse de savoir mais vraiment. Et je ne crois pas que je lâcherais le morceau facilement. Tu vas me le dire petite fille qui n'a pas l'air si dévergondée que ça. Au passage , Jolie petite culotte! AHAHA

" Et toi Amaya! Tu as un petit copain?!" Lui-dis-je un grand sourire aux lèvres.



Spoiler:
 
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Ven 28 Sep 2012 - 20:16

Je continuais de jouer la fille confiante et pleine d'assurance, ne se laissant pas démonter et prétendant avoir déjà fait l'amour. Je savais que ce n'était pas une honte de n'avoir rien fait, mais se faire passer pour une petite vierge innocente auprès d'autres personnes qui n'ont pas l'air de l'être, ça a de quoi causer un malaise; du moins un malaise pour moi même. Je continuais de fumer doucement ma cigarette, arrivant presque au filtre, pensant a ces quelque minutes déjà passées. Ces deux personnes ne semblait pas emballées par le 69, préférant ne pas donner et recevoir en même temps. Ce qui me fit réfléchir: et si je m'étais trompée ? Si j'avais affirmé des position pas si plaisante que ça ? Je passerais encore plus pour une idiote ! Mais il fallait que je me sorte cette pensée de la tête non seulement pour garder le contrôle de la situation, du moins le peu de contrôle que j'en avais, mais surtout parce que maintenant je ne pouvais plus revenir en arrière. Je devais aller de l'avant, quoiqu'il arrive. Je me sentie rassurée lorsqu'ils approuvèrent l'histoire de la neige. Finalement, je ne m'étais pas tellement trompée. Du moins pour le moment. Shu expliqua qu'il voulait le faire dans les champs. Lorsqu'il expliqua, il remarqua que la situation qu'il décrivait était vraiment romantique et s'en exclama. Oui, c'était vraiment très romantique. Je m'imaginais la scène, malgré moi. Honnêtement, elle me donnait envie. EmyYu donna son point de vu en évoquant d'autre situations. Oui, pourquoi pas. Puis, j’acquiesçais de la tête lorsque Shu dit qu'il fallait quelqu'un pour tout ça. C'était tellement vrai ... Comme si c'était simple ! Enfin, oui et non. Disons que l'on peux trouver ça facilement, une personne pour avoir que du sexe, mais pour se faire passer pour la salope du quartier: non merci !

Soudain, je me sentis presque oppressée. Deux questions se présentèrent à moi à très peu d’intervalle l'une de l’autre, la deuxième me perturbant bien plus que la première. J'entrepris d'étudier la première, qui était plus simple, mais pas moins embêtante. Comment avouer que je ne crois pas au prince charmant puisque je suis persuadé que tout les mecs sont des salop ? D'accord, je n'ai jamais eu de relation amoureuse; mais j'ai vu un tel nombre de quiche à la télé se faire retourné le cerveau puis prendre pour une conne par un garçon que l'idée même de tomber amoureuse me répugne. Couché est très différents que aimer. Sans sentiments, faire l'amour reste un moyen technique de se faire plaisir et de tout oublier; avec des sentiments, c'est plus complexe, plus lourd, parfois plus difficile ... C'est chiant !

-Celui qui vient sur son beau cheval blanc crier au monde entier qu'il t'aime ? Non, j'y crois pas. J'y ai jamais cru. Walt Disney et tutti quanti ne sont que des invention pour faire rêver les petites filles.

Je finis par me taire, avant de m'emporter dans mon élan et de traiter tout les hommes de la planète. Seul mon père était un homme bien, seul lui méritait mon respect. Personne d'autre. Pas même ce garçon face à moi qui semblait jouer le garçon dure et froid. Shu semblait si renfermé, comme s'il avait trop longtemps était seul. Peut être était-ce le cas ? Je n'en savais rien ... J'entrepris de répondre à la deuxième question, bien plus dure que la première. Comment faire en sorte de masquer le fait que je n'ai jamais eu de petit ami ? Je peux toujours dire que j'en avais un en France. Je pourrais inventer une histoire, une raison valable de notre rupture. Mais comment leur dire ça sans leur avouer ma raison ici ? Peut être ne faut-il pas que je parle de la France ? Pourtant ... Je ne connais pas le Japon. A part Kobe, je connais Tokyo ... de nom. Je n'ai pas le choix. Seulement, je ne veux pas leur expliquer la raison de ma présence au Japon. Si c'est pour voir la pitié habituelle dans leur yeux, non merci. J'en ai assez qu'on me plaigne et qu'on me pense fragile.

-J'en avais un. Avant. Mais on a cassé. On a arrêté juste avant que je ne vienne vivre au Japon. La distance est très destructrice vous savez.

Je croisais les doigts pour que ça marche, même si je voyais qu'EmyYu ne semblait pas convaincu par toute mes paroles. Peut être que j'étais une mauvaise actrice, que je ne savais pas jouer un rôle. Peut être qu'elle savait voir le vrai du faux, et qu'elle devinait mes mensonge. Ou peut être pas. Il parait que je réfléchis trop, du moins c'est ce que me disait mes parents. Je ne sais pas, je ne sais plus. J'arrive au filtre de ma cigarette, ce qui m'extirpe de mes doutes. Je lâche la cigarette et l'écrase d'un coup de pied ferme. Ça me perturbe lorsqu'elles reste allumée. Je lève un peu la tête pour regarder EmyYu. J'aimerais vraiment qu'elle me croit, qu'elle ne lâche rien. J'aimerais qu'elle ne casse pas tout mes mensonges et qu'elle n'ouvre pas sa bouche pour me contredire. Mais parfois entre la réalité et la pensé se situe un ravin. En vérité, je remarque que ma vie est triste et monotone. Rencontrer plusieurs personnes japonaise n'a rien apporté de plus à ma vie. Elle était vide avant, elle est toujours vide maintenant. Je regarde Shu, puis EmyYu, et je leur lance:

-Ah ! Et il n'y à pas de fête ici ? Enfin, je veux dire pas les fête banale genre bal du lycée ou ce genre de truc. Non. Mais des fête comme en Amérique. Vous voyez ?

Une question si idiote, mais qui me brulait les lèvre. Une fête pouvait tout apporter: les amis, la sensation de bien être, le sexe, l'amusement. Sert, c'était le lendemain que tu remarquais le plus ta solitude: tes amis n'était que des faux-amis, là pour une seule soirée; tu es heureux uniquement grâce aux litres d'alcools que t'as bu et, éventuellement, grâce à la drogue que t'as pris; le sexe ne permet de se libérer que une soirée, même si le mieux c'est de le faire en début ou en fin, car bourré les sensation sont moins forte; et l'amusement n'est que passager. Mais mon dieu, pendant une soirée, une seule, durant toute la nuit, qu'est-ce que t'es bien. C'est le meilleure moyen d'oublier. Et moi c'est ce que je désire le plus au monde: oublier !
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Ven 2 Nov 2012 - 19:16

HS - Extrêmement désolée pour le temps de réponse. Vous pouvez ne pas me pardonner à ce stade-là. Et puis, c'est tout nul. Sorry...


Et là, une idée saugrenue me traverse l’esprit. J’ai affaire à une pro. Cette prof a plus d’un tour dans son sac et n’a surement pas sa langue dans sa poche. Plus elle parle, plus je m’en étonne. Elle semble ne pas en avoir cure, comme si tout ce qu’elle disait ne l’affectait pas. Comme si nous n’étions pas des élèves. Je ne sais pas pour la fille mais je ne garantis pas de ne pas faire une gaffe plus tard quant à ces révélations. Une rumeur est si vite répandue… A vrai dire, je me fiche pas mal des conséquences. C’est sa faute, c’est à elle de tenir sa langue. Elle est adulte, merde. Et vu son expérience en matière de sexe, c’est plus qu’un aveu. Elle sait se gérer et mène sa vie à son gré. Je la respecte pour ça. Car, dans un sens, tant mieux si elle assume pleinement ses actes. Je ne saurais que trop conseiller aux gens d’aller de l’avant et de ne pas éprouver de remords. Dans ce rayon, je suis très fort. Je les écoute répondre tour à tour, préférant opiner du chef de temps à autre pour montrer que je reste actif dans la conversation. Je ne peux m’empêcher de penser qu’un mec normal aurait vendu un bras pour être à ma place. Savoir tous les travers des filles, leurs fantasmes. Je me sens comme un agent infiltré mais je n’ai pas la sensation d’être en danger. Au contraire, je suis tout autant dans le délire d’on se raconte tout entre copines. Vive le cliché du gay. Même si elles ne savent pas que je suis gay, je me trouve un tantinet pathétique. Néanmoins, trouvant malvenu de partir sans demander mon reste, je tourne la tête vers Emy lorsqu’elle nous donne son impression pour le faire dans la neige. De nouveau, mon cerveau s’emballe et m’envoie par intermittence un flot de pensées érotiques. Que je chasse aussitôt en secouant la tête. Pour ne rien laisser paraître, j’esquisse un sourire à l’intéressée. Non, vraiment, elle s’y connait trop pour que ce soit crédible. Surtout qu’elle en rajoute en citant la piscine et la voiture. Dans les deux cas, je me visualise la scène.

Et oui, j’ai un début d’érection si vous voulez tout savoir. En même temps, à force de parler de ce genre de choses, c’était inévitable. Et puis, j’ai pas tiré un coup depuis longtemps. Et puis, je me trouve plein d’excuses parce que sinon, je vais rougir. Ce qui pourrait griller ma couverture du mec qui fait que discuter sans arrière-pensée. Je doute qu’en leur affirmant que je pense à des mecs, elles soient plus rassurées. De ce fait, je tire mon tee-shirt vers le bas de sorte qu’il se cale devant mon entrejambe. Heureusement, elle me tire de mes réflexions en me soumettant une vérité : il y a en effet beaucoup de filles dans ce lycée. Même le plus moche des moches devrait trouver chaussure à son pied, alors pourquoi pas moi. Et bien, je vais vous l’dire. Juste dans ma tête. Parce que je suis gay et que pour trouver un mec qui a ce même intérêt pour le sexe masculin est un défi de tous les jours. A tel point que j’ai juste peur de me prendre la raclée du siècle si je tombe sur un hétéro récalcitrant. J’ai fait quelques approches. Infructueuses, malheureusement. Je tente de balbutier une réponse mais abandonne rapidement l’idée d’expliquer. J’ai de la veine, la prof a changé de cible, ce qui me permet de souffler un peu. Et de calmer cette putain d’érection. Mes yeux se posent sur Amaya qui prend en compte ma question en premier lieu. Mon sourire s’agrandit lorsqu’elle m’expose sa vision des choses et je suis presque surpris d’avoir affaire à une fille qui ne croit pas au concept du prince charmant. Je suis d’accord sur le fait qu’il ne viendra pas sur un cheval blanc mais quant à l’amour qu’il peut te porter, ça a tout de même un certain charme. Bin ouais, j’aimerais y croire à toutes ces conneries. Parce que je voudrais savoir ce que ça fait d’être transi d’amour, de ressentir un frisson à la vue de l’être aimé, d’éprouver de la peine à chaque fois qu’on est loin de cet âme sœur. Comprendre d’où vient cette mièvrerie qui s’empare des amoureux et déceler l’essence même d’un ‘Je t’aime’ susurré à l’oreille.

Je soupire et hoche la tête face à cet aveu. La distance est un piège qui tend à nous faire croire qu’elle nous rendra plus fort alors qu’en réalité, elle nous perd et nous dissout. Je m’autorise un regain d’intérêt envers Amaya. Ou plutôt devrais-je dire une certaine sympathie muette. Qui s’éclipse lorsqu’elle nous demande si des fêtes sont organisées en dehors du lycée. Comme en Amérique. Je me retrouve au pays du cliché. Franchement, je ne peux que lui servir un air blasé. De un parce que j’ai toujours trouvé ces fêtes d’une dépravation affligeante et de deux, parce que je ne voudrais y participer pour rien au monde. En même temps, j’ai une idée assez vague. Du coup, je m’imagine un flot d’alcool, de la drogue qui circule allègrement, des nanas qui finissent tellement torchées qu’elles se laissent tripoter dans tous les sens. Bref, rien que d’y penser, je tire une tête de six pieds de long. Si bien qu’en guise de réponse, je lui sers un banal :

« J’en sais rien. »

Ce qui est vrai. Et pour en rajouter une couche, je sors de but en blanc :

« Pourquoi ? Tu veux siffler un rail de coke et te faire dépuceler sur le canap’ ? »

Qui a dit que je faisais dans la subtilité ? Je n’éprouve que du mépris pour ce genre de filles qui se croient populaires parce qu’elles se sont faits fourrer par le looser du coin. Mon regard se perd alors dans la ville et ne lâche pas la pointe des gratte-ciel. J’aimerais être encore plus dur, cracher mon poison mais je me ravise et m’enferme dans le silence. En fait, non.

« Si c'est l'cas, j'peux tout aussi bien l'faire. »

Réfléchissant soudain à la bombe que je viens de lâcher, je m'empresse de compléter :

« C'est bon, stresse pas, j'vais pas t'violer. »

Décidément, je m'enfonce. Les filles, ce sont des sables mouvants. Si t'as le malheur d'y mettre un pied, t'en ressors pas vivant.
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(#) Re: The sky maybe the only escape [ TERMINE]  Lun 26 Nov 2012 - 21:52


Il avait fait fuir cette fille apparemment! A dire qu'il pouvait très bien la dépuceler sur le canapé et siffler un rail de coke avec! Non ce n'est pas ça, elle a du nous quitter pour je ne sais quelle raison. Mais elle avait reçu un message, cela venait peut être de ça. Je fumais une cigarette et regardait le jeune garçon à mes côtés après que cette fille était partie.

" Alors ça t'as fait rire de faire ça? Je vais t'avouer que moi aussi." C'est bien vrai. Je m'étais bien amusée de me faire passer pour une élève de prépa , ce n'est pas très difficile, en plus j'aimerai bien y retourner. Juste pour le bon vieux temps. Pour les cours? Z'êtes fou? Non pour les soirées et tout, on se prend pas la tête en tant qu'élève, alors que quand tu es prof, tu as tellement de responsabilités. Bon faut dire que je ne fais pas trop attention à ça. A ces responsabilité, la preuve, je fume devant les élèves, je leurs propose même une cigarette, et je ne maintiens pas mes mots, je me fais passer pour ce que je ne suis pas et discute de sujet inapproprié dans une relation basé sur le professorat et élève.

Je finis cette cigarette que je jète par dessus le grillage sur toit. C'était devenu calme et le soleil frappait encore. L'hiver approche et ses effluves de chaleur font du bien. Je regarde ce soleil tant bien que mal et me retourne vers le jeune garçon shu.
"Bon.." Dis-je me levant de ma place " C'est pas que je m'embête, mais je vais rentrer. Je me suis bien amusé. C'était marrant". Je ne savais quoi faire, je n'allais pas lui taper dans la main , ni lui faire la bise. Alors je me contenterai simplement à lui faire un signe de la main et un clin d'oeil. Malgré le fait que j'ai voulu au départ être seule sur ce toit, je me suis retrouvé avec une personne, puis une seconde par la suite, et on ne s'est pas tant fait chier. C'était plutôt pas mal.

Je prends mes affaires et les ranges , je me relève et lui dis: " Bon, je te dis à une prochaine fois !" Je lui fais signe de la main et commence à partir. Mais je me retourne , repensant à ce qu'il a été dit sur ce toit. " Au fait, ce qu'il s'est passé ici, ce qui a été dit ici, reste ici." Je le regardais sérieusement, peur des représailles. Je parlais bien sur des parties assez sexuel de nos conversation. Même si c'était marrant, ça doit rester ici. Et je pense que c'est tout aussi dans son intérêt que ça reste ici.

Je lui refais donc un signe de la main et me dirige vers la porte, laissant entrer la lumière dans les escaliers du toit et la fait disparaître lorsque cette lourde porte en fer se referme dans un bruit sourd. Je descends ces escaliers pour rejoindre mon appartement.


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