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Milan Cray
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Milan Cray
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Pourquoi affronter la réalité quand on peut la fuir ? Ft. Arizona  Empty Pourquoi affronter la réalité quand on peut la fuir ? Ft. Arizona

Sam 22 Juin 2024 - 15:27
Il est encore tard. Beaucoup trop tard, quand je sors de cet établissement. L'host bar dans lequel j'ai bossé il y a déjà plus d'un an. Il m'est arrivé d'y retourner quelques fois quand le patron avait besoin de renforts, autant pour revoir certains anciens collègues que pour compléter l'argent de poche que je dois désormais quémander à mon frère.
Pourtant ce soir, si j'ai accepté, c'est avant tout pour pouvoir boire gratuitement. Parce que ma consommation ces dernières semaines serait jugée de catastrophique par tous les organismes de santé quels qu'ils soient. Mais j'en ai besoin. C'est la seule chose qui me permet de ne pas m'effondrer. De ne pas me retrouver tout seul chez moi, le soir, à replonger dans mes idées noires.

Après avoir très bien fait semblant toute la soirée, je peux m'éclipser, non sans avoir salué les gars que je n'avais plus vu depuis un moment. Ca m'a fait du bien. Sourire comme si tout allait bien. Écouter les différentes femmes passées à ma table me raconter leur vie. Leurs problèmes. Les faire rire malgré tout. Les voir heureuse le temps de quelques verres. Même si ce n'est que de courte durée. J'ai au moins l'impression d'avoir fait quelque chose d'utile, et en parcourant les premiers mètres, je me sens étrangement bien. Je vais pouvoir rentrer chez moi, m'écrouler sans être assailli par mes pensées sordides.

Du moins, c'était le plan. Bien sûr, cet état de bonheur simulé ne tient pas longtemps et très vite, ma déprime habituelle revient se poser sur mes épaules. Et à nouveau, tout ce qui s'est passé avec Chandini me revient en tête. Qu'est-ce que j'aurais dû faire ? Ne jamais rien lui révéler assurément. Mais c'est trop tard. Je pourrais essayer de réparer les choses. Et j'en ai même très envie. Ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Mais elle m'a clairement demandé de ne pas insister. Et je lui dois bien ça.

La gorge à nouveau serrée et les émotions revenant à pleine puissance, augmentées par les effets de l'alcool présent en trop grande quantité dans mes veines, je suis cette fois incapable de contrôler les larmes qui dégringolent le long de mes joues. Rip le make up. Je m'en fiche. Il fait sombre, l'éclairage public par ici n'étant pas particulièrement fort. Et surtout, à cette heure-ci, il n'y a plus grand monde pour vous juger. Alors je continue à marcher, sans même faire attention à la direction que prennent mes pas.

Jusqu'à reconnaitre l'un des lieu où j'étais venu, il y a très longtemps, avec Tessa. Oh, bien sûr que mon cerveau reprend de plus belle. Moi qui n'avait jamais réussi à éprouver de vraie attache pour qui que ce soit, par quel satané coup du sort j'ai bien pu développer des sentiments amoureux pour deux personnes en même temps ? Si je laisse ces souvenirs me torturer, je continue ma progression et, dans un élan de stupidité (je ne vois pas d'autre explication), j'entreprends de grimper en haut de ce bâtiment où on s'était posés tous les deux, à observer la nuit prendre possession, petit à petit, du ciel. Pour sûr que je me ferai salement engueuler si elle me voyait à cet instant.
Mais elle n'est plus là.

Du plat de la manche, je m'essuie le visage. Le déluge de larme a cessé.
Après un petit saut pour débloquer l'une des échelles remontées, je commence ma progression verticale. Franchissant les barreaux les uns après les autres, je passe par la première passerelle. Je passe par dessus la rambarde pour rejoindre la prochaine échelle et pouvoir poursuivre ainsi de suite jusqu'au sommet.
Mais mon plan ne fonctionne pas si bien. Sûrement parce que se lancer dans de l'escalade, aussi simple soit-elle, en étant bien trop alcoolisé n'est jamais une bonne idée.
Mon pied ripe contre l'un des barreaux, me déstabilisant au passage. Mon deuxième pied, emporté par l'élan, en perd son appuie. Instinctivement, je resserre les doigts, mais mes sens me font défaut. Il n'a dû s’écouler qu'une demi seconde, mais j'ai l'impression d'avoir vu toute ma chute au ralenti. Mes diverses tentatives pour m'agripper à une nouvelle prise, toutes soldées par des échecs. Jusqu'à ce que je me retrouve plus bas, retour à la case départ, les fesses par terre et une nouvelle douleur désagréable en prime.

Avec un léger grognement, je décide d'abandonner pour ce soir. Au lieu de chercher à me relever pour constater les dégâts, je préfère me murer dans le déni, et finir de m'étaler sur le dos, à même le sol.

Tenue de Milan:

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"Tired of being what you want me to be I don't know what you're expecting of me
Put under the pressure of walking in your shoes Every step that I take is another mistake to you"

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Pourquoi affronter la réalité quand on peut la fuir ? Ft. Arizona  Empty Re: Pourquoi affronter la réalité quand on peut la fuir ? Ft. Arizona

Lun 15 Juil 2024 - 22:57



Lundi 28 Septembre

Elle a l’impression que sa tête va exploser, depuis quelque temps un bourdonnement incessant lui tambourine le crâne, ça l’empêche de dormir. Ou alors c’est l'événement tragique qui vient d’arriver qui l’empêche de fermer l'œil, ou encore tout ce qu’elle a à gérer, ou encore Junko qui se mure dans le silence. mais après tout ce qui vient d'arriver, c'est normal. C’est aussi cette image qu’elle a aperçu furtivement qui lui reste en tête ça la hante… de l’extérieur ça à l’air juste de deux personne qui marchent côte à côte, mais elle le connait que trop bien ce sourire enjôleur qu’il a lorsqu’il désire une femme. le même que lorsqu’il la désirait elle. plongé dans le noir de son bureau d’assistante sociale elle raccroche son téléphone. Au bout du fil, sa mère, l’instinct d’une maman, ressent tout et elle sent bien que sa fille n’est plus la même. D’ailleurs depuis quand Arizona n’a-t-elle plus souri? depuis son dernier échange de sms avec Junko qui signait la fin définitive de leur relation ou quelque semaine plus tard lorsqu’il est venue la trouver pour lui apprendre la terrible nouvelle. Elle ne sait plus vraiment. La syrienne rassure comme elle peut sa mère mais cette dernière n’est pas dupe, parce que même si elle veut cacher sa peine sa voix s’est comme éteinte et son visage autrefois si lumineux s’est assombri. C’est aussi pour ça qu’elle s’est éloignée de tout le monde: elle ne répond plus aux appels, ni aux messages si ce n’est ceux de la famille de Junko. Elle s’enferme dans son bureau toute la journée et rentre très vite chez elle quand elle a fini de travailler. d’ailleurs pour s’assurer de ne croiser personne elle quitte le campus après tout le monde.


les acouphènes lui donnent le tournis mais il va falloir rentrer à la maison. Machinalement elle marche vers la sortie du campus, jusqu’à l'arrêt de bus, elle connaît le chemin par cœur, c’est mécanique. Elle attend le bus, le regard dans le vide, elle a l’impression de ne plus rien ressentir. Autrefois toutes ses émotions étaient décuplées en permanence, elle ressentait tout, trop fort, ça explosait souvent mais c’était une explosion de couleurs et son rire s’envolait haut dans le ciel. Arizona a l’impression que cette personne est morte. le bus est là, elle monte mais comme elle ne fait attention à rien elle descend un arrêt trop tôt. Lorsqu’elle est dehors la pluie se met à tomber et au fur et à mesure qu’elle marche la petite averse se transforme en pluie torrentielle mais ce n’est pas pour autant qu’elle accélère le pas. pourtant autour d’elle, tout le monde court pour s'abriter. dans son sac, son téléphone vibre, elle ne répond pas mais la personne insiste. Une lueur d’espoir, c’est peut-être lui. C’est ridicule, il est le seul capable de réveiller son âme, c’est ridicule mais c’est comme ça.c’est comme si elle se réveille brusquement d’un sommeil lourd, Arizona sort rapidement son téléphone de son sac.

Akane Fushita, sa mère, à lui.

son cœur se serre, sa gorge se noue, elle a envie de vomir. au bout du fil une femme tout aussi désespéré qui cherche en suppliant à entendre la voix de son fils. Arizona aussi aimerait bien l’entendre. Akane pleure, elle pleure et rien ne pourra la consoler. Arizona aussi pleure mais en silence, ses larmes salées se mêlent aux gouttes de pluie. Elle ne peut pas montrer sa tristesse à cette pauvre femme. Elle la rassure comme elle peut, sa voix est tremblante, un peu, elle puise dans les dernières forces qui lui restent pour ne pas craquer. La Syrienne aussi aimerait pouvoir parler à Junko, le serrer dans ses bras et lui promettre que tout ira bien. Malheureusement elle n’a aucune nouvelle. mais elle ne peut pas rester sans réponse face à cette mère qui se noie dans son propre chagrin. Alors elle la console, elle lui promet que son fils tient le coup, elle lui promet de venir les voir très vite à Tokyo.

et puis l’appel se termine, Arizona reste là quelques instants sous la pluie battante, son estomac se serre, son ventre et vide depuis bien longtemps. Elle a faim, ô oui elle meurt de faim même. Mais rien ne passe, sa vie lui coupe l’appétit, sa vie lui coupe toute envie. Et cette fille, elle est fine elle, elle est plus jolie, et l’autre aussi…celle d’avant elle était plus fine et plus jolie. Peut-être que si Arizona devient aussi mince, il la regardera de nouveau comme avant. non, plus rien ne sera jamais comme avant. Elle va vomir, elle le sent, son ventre est vide, mais elle a besoin d’expulser encore et encore, elle a besoin d'évacuer violemment sa peine par n’importe quel moyen. Alors elle se précipite dans une ruelle, se penche près d’un mur et soulage son corps. C’est douloureux, car il n’y rien à l’intérieur et elle pleure silencieusement, elle souffre de ne pas être capable d’aller mieux. Ça fait tellement mal, c’est atroce.

A sa droite tout proche d’elle , une forme, elle la remarque parce que ça semble bouger, pas beaucoup mais ça respire. Elle s’approche, doucement mais sans peur. Finalement si lui arrive quelque chose ce soir elle serait peut-être soulagée. c’est…un homme… Allongé sur le dos, pas en très bon état lui non plus. Elle est debout au-dessus de lui, ses pieds entre la tête du jeune homme. C’est étrange…c’est la seule chose qu’elle se dit. Ses yeux roulent sur le pathétique spectacle qui s’offre à elle.

“Dis, t’es mort?”







Tenue:



Citation

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Merci Gaga et Chandidi ❤️
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Pourquoi affronter la réalité quand on peut la fuir ? Ft. Arizona  Empty Re: Pourquoi affronter la réalité quand on peut la fuir ? Ft. Arizona

Mar 16 Juil 2024 - 0:38
Arizona Williams a écrit:



Lundi 28 Septembre

Elle a l’impression que sa tête va exploser, depuis quelque temps un bourdonnement incessant lui tambourine le crâne, ça l’empêche de dormir. Ou alors c’est l'événement tragique qui vient d’arriver qui l’empêche de fermer l'œil, ou encore tout ce qu’elle a à gérer, ou encore Junko qui se mure dans le silence. mais après tout ce qui vient d'arriver, c'est normal. C’est aussi cette image qu’elle a aperçu furtivement qui lui reste en tête ça la hante… de l’extérieur ça à l’air juste de deux personne qui marchent côte à cote, mais elle le connait que trop bien ce sourire enjouleur qu’il a lorsqu’il désire une femme. le même que lorsqu’il la désirait elle. plongé dans le noir dans son bureau d’assistante sociale elle raccorche son téléphone. Au bout du fil, sa mère, l’instinct d’une maman, ressent tout et elle sent bien que sa fille n’est plus la même. D’ailleurs depuis quand Arizona n’a-t-elle plus souri. depuis son dernier échange de sms avec Junko qui signait la fin définitive de leur relation ou quelque semaine plus tard lorsqu’il est venue la trouver pour lui apprendre la terrible nouvelle. Elle ne sait plus vraiment. La syrienne rassure comme elle peut sa mère mais cette dernière n’est pas dupe parce que même si elle veut cacher sa peine sa voix s’est comme éteinte et son visage autrefois si lumineux s’est assombri. C’est aussi pour ça qu’elle s’est éloignée de tout le monde: elle ne répond plus aux appels, ni aux messages si ce n’est la famille de Junko. Elle s’enferme dans son bureau toute la journée et rentre très vite chez elle quand elle a fini de travailler. d’ailleurs pour s’assurer de ne croiser personne elle quitte le campus après tout le monde.


les acouphènes lui donnent le tournis mais il va falloir rentrer à la maison. Machinalement elle marche vers la sortie du campus, jusqu’à l'arrêt de bus, elle connaît le chemin par cœur, c’est mécanique. Elle attend le bus, le regard dans le vide, elle a l’impression de ne plus rien ressentir. Autrefois toute ses émotions étaient décuplé en permanence, elle ressentait tout, trop fort, ça explosait souvent mais c’était une explosion de couleur et son rire s’envolait haut dans le ciel. Arizona a l’impression que cette personne est morte. le bus est là, elle monte mais comme elle ne fait attention à rien elle descend un arrêt trop tôt. Lorsqu’elle descend la pluie se met à tomber et au fur et à mesure qu’elle marche la petite averse se transforme en plus torrentielle mais ce n’est pas pour autant qu’elle accélère le pas. pourtant autour d’elle tout le monde court pour s'abriter. dans son sac, son téléphone vibre, elle ne répond pas mais la personne insiste. Une lueur d’espoir, c’est peut-être lui. C’est ridicule, il est la seule personne capable de réveiller son âme, c’est ridicule mais c’est comme ça. et comme si elle se réveille brusquement d’un sommeil lourd, Arizona sort rapidement son téléphone de son sac.

Akane Fushita, sa mère, à lui.

son cœur se serre, sa gorge se noue, elle a envie de vomir. au bout du fil une femme tout aussi désespéré qui cherche désespérément à entendre la voix de son fils. Arizona aussi aimerait bien l’entendre. Akane pleure, elle pleure et rien ne pourra la consoler. Arizona aussi pleure mais silencieuse, ses larmes salées se mêlent aux gouttes de pluie. Elle ne peut pas montrer sa tristesse à cette pauvre femme. Elle la rassure comme elle peut, sa voix est tremblante, un peu, elle puise dans les dernière force qui lui reste pour ne pas craquer. La Syrienne aussi aimerait pouvoir parler à Junko, le serrer dans ses bras et lui promettre que tout ira bien. Malheureusement elle n’a aucune nouvelle. mais elle ne peut pas rester sans réponse face à cette mère qui se noie dans son propre désespoir. Alors elle la rassure, elle lui promet que son fils tient le coup, elle lui promet de venir les voir très vite à Tokyo.

et puis l’appel se termine, Arizona reste là quelque instant sous la pluie battante, son estomac se serre, son ventre et vide depuis bien longtemps. Elle a faim, ô oui elle meurt de faim même. Mais rien ne passe, sa vie lui coupe l’appétit, sa vie lui coupe toute envie. Et cette fille, elle est fine elle, elle est plus jolie, et l’autre aussi…celle d’avant elle était plus fine et plus jolie. Peut-être que si Arizona devient aussi mince, il la regardera de nouveau comme avant. non plus rien ne sera jamais comme avant. Elle va vomir, elle le sent, son ventre est vide, mais elle a besoin d’expulser encore et encore, elle a besoin d’expulser sa peine par n’importe quel moyen. Alors elle se précipite dans une ruelle, se penche sur un mur et soulage son corps. C’est douloureux, car il n’y rien à l’intérieur et elle pleure silencieusement, elle souffre de ne pas être capable d’aller mieux.

prêt, une forme, elle la remarque parce que ça semble bouger, pas beaucoup mais ça respire. Elle s’approche, doucement mais sans peur. Finalement si lui arrivait quelque chose elle serait peut-être soulagée. c’est…un homme… Allongé sur le dos, pas en très bonne état lui non plus. Elle est debout au-dessus de lui, ses pieds entre la tête du jeune homme. C’est étrange…c’est la seule chose qu’elle se dit.

“Dis, t’es mort?”







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Pourquoi affronter la réalité quand on peut la fuir ? Ft. Arizona  Empty Re: Pourquoi affronter la réalité quand on peut la fuir ? Ft. Arizona

Mar 16 Juil 2024 - 16:09
Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça. Je dois être suffisamment alcoolisé pour ne pas sentir la pluie qui me dégringole sur le visage et l'horrible sensation que devraient me provoquer mes fringues mouillées. Non, je suis juste là, vide de tout, sans aucune volonté, sans aucun plan pour les prochaines heures, à accepter que je vais devoir passer la nuit dehors dans un état déplorable. Je ne pense même pas à la difficulté que j'aurais à me pointer en cours demain. Non clairement, depuis la reprise, je ne brille pas par ma présence à l'école. Tant pis. Je ne suis plus à une absence prêt.

Je ne perçois mon environnement que faiblement et de manière très brouillonne. Comme si tout raisonnait dans ma tête mais que mon cerveau choisissait de ne rien interpréter. Les informations arrivent et repartent aussi vite. Ce n'est que quand des pieds se posent à côté de mon visage que j'arrive à faire un minimum le point. Ca, ce n'est pas trop normal. Je fais un effort énorme pour pivoter la tête, suivant la ligne des jambes qui se profilent à présent pour essayer de remonter jusqu'à un visage. Mais qu'est-ce que c'est difficile. Pourquoi les êtres humains sont aussi grands ? Mes yeux s'adaptent péniblement, clignant de temps en temps quand trop de gouttes s'y infiltrent.
Finalement, c'est une voix féminine qui s'élève sans que je n'ai réussi à découvrir à quoi elle ressemble. En fait, il faudrait que je me redresse pour y parvenir et actuellement, c'est impossible.

- "Hmm peut-être ? C'est parce que je suis tombé c'est ça ? On peut pas dire que ce soit une fin très glorieuse hein, mais bon, j'imagine que c'est à la hauteur du reste..."

Est-ce que je commence pas à délirer total ? Possible. Pourtant, à cet instant je n'arrive qu'à voir le regard déçu de mon père. Même pas foutu de mourir dignement. Bah, il doit y avoir bien longtemps qu'il a arrêté de reposer ce genre d'attentes sur moi. Pourtant, ça reste douloureux. Dans le fond, je crois que j'aurais aimé être à la hauteur, ne serait-ce qu'une seule fois.

- "C'est toi, l'ange qui doit me faire passer la frontière ?"

Je n'ai toujours pas bougé. Allongé par terre, je ne suis même pas en état de me rendre compte qu'il y aurait moyen de profiter de la vue. Faut dire que là, mes yeux ne sont pas en capacité de discerner le moindre contour de façon nette. Et mon cerveau lui... non vraiment, pas en état.

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