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Gareth N. Kobayashi
Personnel ; prof d'arts plastiques
Gareth N. Kobayashi
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Gareth N. Kobayashi

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Mer 10 Avr 2024 - 1:21
Une brassée d’amour et une pincée d’humour
Vendredi 24 août - Dans la nuit :

Gareth aimerait s’appeler Morphée. Pouvoir entrer dans ses rêves et enfin savoir quoi chasser pour que ses nuits soient toujours paisibles. Ses pouvoirs étaient limités, là, de l’autre côté, celui des mortels, par les lois de la nature. Qu’à cela ne tienne, même David avait pu battre Goliath d’un simple caillou. Comme chaque fois que Yukio en avait inconsciemment besoin, ses doigts magiques se perdaient sur les contrées ténébreuses qui lui chatouillaient la main par leur douceur. Le haut de sa nuque, raide, derrière l’oreille, les lèvres sur son front. Puis ils continuaient leur périple à l’arrière de son crâne, tentaient de négocier avec ces viles créatures nocturnes, quelques massages en échange de pouvoir laisser son amant en paix.

Un bras fébrile l’étreignit par la taille et Gareth se laissa glisser sur le dos. Un poids rejoint rapidement le creux de son épaule et il continua sa croisade dans les tranchées brûlantes. Le souffle tremblotant contre son torse témoignait des longues batailles encore à livrer pour le libérer de ses geôliers. Malgré les appels de Morphée, il tint bon, jusqu’à ce que le calme reprenne sa place et que les démons d’outre-tombe abandonnent leurs desseins.

Samedi 25 août - Fin de matinée :

Gareth arrange le col de sa chemise bleue nuit devant le miroir de la salle de bain. Le châtain était plutôt stressé de rencontrer la sœur de Yukio. Ses souvenirs d’elle étaient extrêmement vague. Il avait dû l’apercevoir à la sortie de l’école, il y avait vingt ans de cela. Qu’allait-elle penser de leur couple ? De lui ? Peu importe lui dirait Yukio, sa sœur pourrait bien camper sous leur fenêtre, il lui verserait son café tous les matins à six heures tapantes, il avait appris à viser, avec tous les avions qu’il avait dû poser dans le gosier de son fils.

Ce dernier passait le reste des vacances auprès de sa mère, à son grand soulagement. Il aurait déjà bien assez à gérer sous sa caboche. Nul besoin en ce jour, d’avoir le joueur Chiaki sur le terrain. Capable de marquer un but contre son camp avec une question de son cru comme la dernière fois. «Papa, Gawa-chan c’est ton amoureux ?» Avait-il demandé avec tout le calme du monde, en les regardant tour à tour. «N-non, mais Gawa-chan n’aime pas resté tout seul, alors il reste avec nous, pour ne pas être triste». Ah ah... Pendant combien de temps pourront-ils encore lui mentir ? Aussi longtemps qu’il n’aura pas atteint l’âge de garder un secret.

C’était dur, de ne pas pouvoir révéler leurs sentiments librement. Dur, de ne pas pouvoir échanger des regards de plus de deux secondes dans la salle des professeurs sans attirer de soupçons. Gareth n’était pas même certain que cela servait encore de le cacher mais prudence était mère de sûreté. C’était pesant, un peu plus à chaque instant. De devoir attendre que plus aucun regard ne puisse être témoin de leur amour pour le laisser exploser.

Il arrivait qu’y penser lui cause d’insolents picotements aux yeux, un peu comme là tout de suite. Pourquoi maintenant ? Car cela le rendait heureux de pouvoir assumer librement son couple devant deux personnes qui comptaient pour chacun d’eux. Car vivre ainsi était plus douloureux qu'il ne l'aurait pensé. Mais Gareth aimerait ne pas pleurer au-dessus du bœuf qu’il préparait pour l’oyakodon, en attendant l’arrivée de leurs invitées. Encore moins lorsque Yukio n’était qu’à quelques centimètres de lui à s’affairer de son côté. Le châtain passa le dos de sa main sur ses yeux et renifla.

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Gareth gazouille en anglais #9933cc
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Yukio Ogawa
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Yukio Ogawa
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Yukio Ogawa

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Jeu 18 Avr 2024 - 0:00




Une brassée d'amour, une pincée d'humour
Samedi 25 août 2018


Musique d'ambiance

[Chez Gareth] Une brassée d’amour et une pincée d’humour Kahoru10


Parfois, je sais qu’il ne dort pas. Dans la nuit la plus profonde et obscure, lorsque les rues sont tues par la désaffection, et que mes yeux clos font face au mur seulement dansé des ombres de la Lune, il m’arrive de sentir sur ma nuque les palpations de son regard, et le souffle de ses respirations angoissées.  Dans le silence apathique de l’abime des sorgues déjà éteintes, je l’entends qui souffle à la brume léthargique de mes songes ses inquiétudes, ses craintes, ses impatiences et ses ambitions. J’écoute qui se répand, comme un murmure inconscient vibrant dans la grisaille assombrie qui nous sépare encore de l’aube. Je l’entends qui sans un bruit cherche le sommeil, sans pouvoir le trouver derrière le paravent de ses obsessions, et à mon tour, je me découvre éveillé.

Il est là qui, derrière moi, me présume aveuglé par la somnolence, et laisse s’évader, comme autant de couleurs nébuleuses, la matérialité de ses pensées, au point que je pourrais presque, si je m’en donnais la peine, les saisir au vol. En les voyant passer, je m’exècre de les contempler, et je me demande si je dois m’autoriser, fusse en le surprenant dans l’impudeur de ses méditations anxieuses, à les faire s’évanouir. Dans l’inconstance de mes positions, je pèse le pour et le contre, indécis et coupable, jusqu’à ne plus vraiment y tenir, et à tenter le moindre des compromis.

Sans paroles, ni regards, ni ostentations de ma conscience, feignant la plus paradoxale des hibernations, je me retourne, et sans un mot, appuie mon front contre la chaleur de son torse. Posé sur sa peau, dans un apparent assoupissement, je me blottis dans le creux de ses saillances, et m’y oublie, en espérant qu’il en résultera, même indirectement, une certaine forme de réconfort. Je ne sais s’il y a, dans cet acte souvent réitéré, une forme de duplicité. Au fond, je ne sais vraiment si j’ai la prétention de le rassurer, ou si je cherche juste à lui montrer, ostensiblement, que même attaché dans l’inconscience du plus insondable des sommeils, je le cherche lui, et sa peau, et sa fièvre, et son empyreume.

Parfois, et plus souvent même, c’est moi qui ne dors pas. Dans la nuit bleue, identiquement profonde et obscure, je constate avec une forme de dépit qu’il est, comme toujours, bien plus doué que moi. Sans chercher à feindre quoi que ce soit, il m’étreint, comme pour me rappeler calmement qu’il est là. Ses mains me frôlent, et déposent sur moi une attention prévenante, tandis qu’il laisse mon visage se perdre dans les failles de sa posture. Avec une tendresse habile et bienveillante, il me laisse le respirer, et ne cède au sommeil que lorsqu’il s’aperçoit que je ne lutte plus. Il glisse sur le dos, et je plonge malgré moi, comme soutenu par son corps, porté au-dessus du vide.

Avant de céder, sentant le tourbillon qui m’emporte, aspiré par les ténèbres, j’essaie de lui dire que je l’aime, et ne sachant pas bien si je suis déjà endormi, j’ignore si je prononce réellement les mots que je conçois, ou si je ne fais que les rêver.


***

Koharu était tout ce que Yukio n’était pas. Calme, intuitive, intellectuellement agile, concentrée sur l’essentiel, et sans besoin spécifiquement prononcé d’être au centre de l’attention. Le professeur n’avait jamais compris comment sa sœur faisait pour entretenir son caractère aimable et discret, et éprouvait une certaine admiration pour elle, sans toutefois ni le formaliser ni le reconnaitre ouvertement. Par un miracle des plus surprenants, et à l’opposé de son frère, elle n’avait reçu de leur enfance passée dans un foyer dysfonctionnel aucune pathologie psychiatrique. Sur ce point, le fils avait raflé tout l’héritage, loi salique oblige, et ne lui avait rien laissé. Consciente d’avoir échapper à la dissolution dans sa personnalité de troubles divers plus ou moins handicapants, elle éprouvait pour son grand frère une forme de bienveillance compassée et affectueuse, au point de sembler, de loin et pour qui ne la connaissait pas, émotionnellement condescendante à l’égard de son ainé. Bien que plus jeune, elle était manifestement dotée d’une maturité moins évanescente que le premier-né de la famille. Devant elle, Yukio tendait à perdre son assurance, son aplomb, comme un gamin devant une figure d’autorité, ce qui pouvait apparaitre comme cocasse à une assistance non-avertie, habituée aux rodomontades expansives du professeur d’histoire.

Yukio était nerveux malgré lui. Il n’appréhendait pas tant la rencontre en elle-même que l’effet de démolition explosive qu’elle pouvait produire sur son image publique au sein de son couple. Bien évidemment, Koharu allait être charmante avec Gareth, et inversement, ce n’était pas vraiment la question. Le problème était plus fortement lié à la capacité qu’elle avait à défrusquer les couches d’armure dont il s’habillait pour le révéler dans la réalité de ce qu’il était. Pour un obsédé du contrôle attaché à une maitrise permanente de l’expression de sa représentation extérieure, ce genre de chose était évidemment angoissant. Au fond de lui, il ne pouvait s’empêcher de se demander si Gareth, en concevant plus exactement les contours de sa personnalité, n’allait pas s’en trouver renversé dans ses sentiments, au point, peut-être, de ne plus vouloir de lui.

Pour éviter de trop y penser, il se concentrait sur son ouvrage culinaire, et y investissait une application prononcée. Fermé, absorbé, il faillit ne pas percevoir le désarroi de son compagnon, et mit quelques secondes à réellement réagir. Sorti de sa tâche de manière aussi impromptue qu’impréparée, il ne put que demander d’une voix innocemment paniquée :


- Euh… Mais… Gareth… Il va être bon le bœuf, t’inquiète pas… C’est pas parce que j’ai dit que normalement ça se faisait avec du poulet qu’il faut le prendre comme ça.

Tout en finissant de prononcer sa phrase, il en discerna l’idiotie, et assimila qu’il y avait peut-être autre chose que du bœuf et du poulet derrière les larmes du cuisinier. Il s’approcha, et se mit à étreindre le professeur d’arts plastiques, en lui murmurant à l’oreille, sans vraiment réfléchir :

- Je sais pas trop ce qui va pas mais je suis là, promis. T’as le droit de te moucher dans mon épaule sur mon t-shirt. Faut pas salir ta chemise. Moi je suis pas encore changé c’est pas grave.

Après une courte pause, il compléta, un peu moins instinctivement :

- Désolé, écoute pas trop mes bêtises. Je peux faire quelque chose ? Tout ce que tu veux, je suis là pour toi. J’ai fait un truc pas bien ?







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