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Arizona Williams
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Arizona Williams

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Dim 7 Jan 2024 - 13:04



Jeudi 5  juillet 2018, 18h20


L’été était  bien installé et Arizona pouvait maintenant sortir ses plus beaux outfits estival. ce qu’elle préférait c’était les longues robes marquées à la taille et fluide en bas, des robes qui dégagent la poitrine et qui laisse les épaules respirer. La journée s’était passée paisiblement, elle ne saurait dire trop pourquoi mais son cœur semblait s’être un peu allégé. Ce gamin y était peut-être pour quelque chose…Ena était différent des autres gosses d’ici, de toute les autres personnes qu’elle avait rencontré ici d’ailleurs. Elle se retrouvait un peu en lui et bizarrement il avait aussi un peu de Junko. d’ailleurs parlons-en de Junko, ils avaient doucement repris contact depuis son appel en pleine nuit. ça avait été laborieux et du point de vue d’Ari, il se comportait comme une petite princesse capricieuse mais le jeune homme  avait fini par s’adoucir un peu, enfin elle en avait l’impression, après ça restait Junko Fushita, la douceur ça n’avait jamais été son truc. Et même si la Syrienne détestait ce sentiment de lui courir après, elle n’arrivait pas à résister, c’était plus fort qu’elle.
Les cigales avaient chanté toute la journée, et Arizona phobique de ses créatures de l’enfer n’avait eu de cesse que d’inspecter son bureau par peur d’en trouver une. L’été était la saison préférée de cet enfant du soleil, Arizona avait déjà un peu bronzé, son corps se délectant de toute cette vitamine D et elle avait un teint rayonnant, et elle le savait, avec  son teint mâte, sa longue robe un peu fluide et ses cheveux attaché on aurait dit un bohémienne. Même si aujourd’hui la météo était un peu instable ça n’avait pas joué sur son humeur, elle semblait avoir un peu repris le goût de vivre sans trop se prendre la tête.En tout cas elle faisait le maximum pour. Arizona avait un peu retrouvé l’appétit et surtout elle ne ne faisait plus autant d’excès, finalement elle avait repris un rythme de vie plutôt normal. même si dans le fond la situation avec son ex l'empêchait encore de dormir et que d’être ignoré était absolument insupportable pour elle.
On était le 5 Juillet et ce week-end c’était Tanabata, la fête des étoiles. Tous les ans avec Jun, ils enfilaient leur plus beau Yukata et ils allaient admirer les étoiles ensemble. L'histoire même de cette fête avait un sens tout particulier dans le cœur d’Arizona:  ces deux amants, qui ne pouvaient se rencontrer qu’une seule fois par an, seulement si le ciel était dégagé. Arizona était un peu rêveuse et nostalgique en rangeant ces affaires ce soir là. Elle aimerait bien le proposer à Jun, mais elle avait aussi peur de se prendre un refus, c’est vrai qu’ils avaient recommencé à se parler mais on ne peut pas dire que c’était la paix retrouvée, et puis ils ne s’étaient toujours pas revus…
Arizona se gratta le front, les fils de sa cicatrice s’étaient résorbés mais ça la démangeait par moment. Elle s’empara de son parapluie transparent, l’air était lourd, la pluie approchait. Alors c’est au pas de course qu’elle dévala les escaliers, puis le parc, pour enfin arriver à la sortie du campus. il ne lui restait plus qu’à choper son bus. Les derniers étudiants quittaient l’université en même temps qu’elle,  la plupart était déjà en train de réviser leurs examens. Elle espérait sincèrement que Jun s’en sortait à ce niveau-là même si contrairement à elle, il n’avait aucune difficulté à rester focus plus d’une heure, le japonais était brillant et elle le lui rappelait souvent quand ils étaient encore ensemble. Elle avait été si fière lorsque Junko lui avait annoncé qu’il reprenait ses études. non pas qu’elle jugeait la valeur d’une personne à son niveau d’étude, mais elle savait que c’était le souhait du jeune homme, il n’osait simplement pas le faire.
Arizona s’enfonça dans la rue un peu pensive, lorsqu’elle reconnut une silhouette familière, un dos qu’elle aurait reconnu entre mille, une chevelure unique au monde et un parfum qui avait un magnifique pouvoir enivrant sur elle, c’était lui, elle le savait. un magnifique sourire rayonna sur son visage. Instinctivement elle courut dans sa direction, parapluie  la main, arrivée à sa hauteur elle lui sauta dessus en s'agrippant à son cou alors qu’il lui tournait toujours le dos.
“JUUUUUUN…koo” elle se rappela soudainement que son comportement était totalement inapproprié étant donné qu’ils étaient censés être en pleine crise, alors elle se décrocha  rapidement et reposa ses pieds au sol. Un peu paniquée, elle appréhendait la  réaction de l’étudiant. Il allait sûrement lui faire la morale, ou l'assassiner du regard, elle était foutu.


Elle remit un peu sa robe et ses cheveux en place, ne sachant plus quoi faire de ses mains ni de tout son corps aussi à vrai dire. Dans sa fougue, elle avait fait tomber son parapluie ce qui tombait assez mal car les gouttes commençaient déjà à s’écraser au sol, avec un débit assez important. Elle avait envie de le prendre dans ses bras, il lui manquait terriblement, il était si beau et si énervant à la fois. Mais la petite brune tenait à faire bonne figure, alors elle secoua un peu la main comme pour le saluer.
“Ahahaha…Salut Jun! ça va? je..je t’ai vue là à l’instant, enfin je t’ai reconnu quoi! Je viens de finir moi aussi! du coup je t’ai vue et…quel hasard hein? Ahaha! et j’ai eu envie de venir te saluer! ça fait longtemps hein? Ahahah”


La gêne était à son paroxysme, lui sauter dessus, s’agripper à lui, c’était quelque chose de naturel pour elle, elle ne savait pas comment le saluer autrement que de cette façon. Et elle ne savait pas non plus réagir autrement, car pour elle la réaction logique du grand brun c’était de la rattraper pour ne pas qu’elle tombe et de la prendre dans ses bras, de la serrer dans une étreinte chaleureuse. du coup forcément elle ne savait pas trop quoi faire. Le jour du séisme, leur corps avaient parler à leur place, et c’était tout naturellement qu’ils s’étaient retrouvés dans les bas l’un de l’autre. Qu’en est-il aujourd’hui?  Elle frotta encore son front avec la paume de sa main.
“Jun s'il te plait dit quelque chose par pitié, je vais m’évanouir de gêne.”


s’ignorer c’était une chose mais voir que le corps du japonais ne réagissait plus au sien, elle pouvait en pleurer tellement ça lui faisait du mal. Elle devait se faire à l’idée qu’elle ne pouvait plus se permettre autant de familiarité avec lui, cependant elle refusait de l’accepter, même s’il n’était plus ensemble, même s’il la détestait probablement c’est son Jun.
Tenue d'Arizona:



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Junko Fushita
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Jeu 11 Jan 2024 - 18:59
Junko se gratte la tête devant sa feuille d’examen blanc trouvé sur le net. Une de ses jambes bouge follement dans un rythme certes régulier mais soutenu, alors que le stylo qu’il tient entre les doigts subit le même sort, tapotant incessamment contre le dos de sa main. Un léger soupire accompagné d’un froncement de ses sourcils et il change de position sur sa chaise, décroisant les jambes alors qu’il vérifie une énième fois dans sa tête qu’il n’a rien oublié concernant l’exercice qu’il est en train de faire.
Ça fait deux heures qu’il planche sur ce sujet, chronométrant son temps, et qu’il gratte des feuilles de papiers, les noircissant de notes et de dessins anatomiques, ainsi que de cycles de réactions moléculaires. Junko en est à sa relecture, et dans le calme de la bibliothèque, il est dans sa bulle, ignorant royalement tout ce qui passe à côté de lui ou dans son champ de vision.

Son téléphone vibre doucement dans sa poche, signalant la fin du temps qu’il s’est imparti pour réaliser ce sujet blanc. Junko l'éteint et pousse un nouveau soupir, cette fois dans le but de relâcher la pression. Il range ses feuilles : mieux vaut laisser la correction au lendemain, à tête reposée. Il lui semble avoir encore quelques difficultés, et il se demande si ses notes seront suffisantes pour conserver sa bourse. Il travaille bien, mais le passage de Tokyo à Kobe joue clairement en sa défaveur.
Junko sort de la bibliothèque les mains dans les poches. On est jeudi. Il est bientôt 15h30. Il se dirige d’un pas tranquille vers le lycée, pour rencontrer Naoya et l’accompagner au karaté. Une petite séance de sport est la bienvenue, et il sourit quelque peu à l’idée de s’embrouiller amicalement avec la furie du club de basket qu’il rejoindra après.

18h16, Junko quitte le club de basket après une douche rapide dans les vestiaires. L’idée de s’enfermer dans sa chambre pour réviser jusqu’à 23h le rebute un peu, il n’en peut plus. Peut-être devrait-il aller traîner un peu en ville histoire de se changer les idées. Et aussi, il espère trouver quelque chose pour Kazane, quoique cela puisse être : elle lui avait semblé encore plus stressée que lui à l’idée de son examen de mathématiques, et même si Junko ne l'a pas encore aidé à réviser, il tient quand même à lui apporter un autre genre de soutien moral.
Aussi se met-il en quête d’un quelque chose à lui ramener : son idée penche plutôt pour une boîte de snacks, mais il ne sait pas à quel point elle aime manger. Dans tous les cas, offrir de la nourriture, c’est ne pas trop prendre de risque.

Junko s’enfonce dans la rue, sous une légère pluie. Mince… Il n’a pas pensé à prendre un parapluie. Tant pis. Son sac est étanche, et il sera juste trempé, ça arrive. Il n’en n’a pas pour longtemps de toute façon… Alors qu’il darde ses yeux bruns sur le ciel gris, plissant les yeux sous les gouttes qui lui tombent dessus, un poids le fait quelque peu chavirer en avant et l’oblige à se courber. Un, deux pas, marquent son déséquilibre alors qu’il attrape dans un geste réflexe ce qui vient de s’enrouler autour de son cou. Mais, aucun doute sur la propriétaire de ces bras tant elle avait crié son nom.

Jun en reste un peu interdit, bien surpris de la voir se comporter ainsi avec lui après la conclusion de leur dernière rencontre dans son bureau. Elle le lâche, aussi vite qu’elle a sauté à son cou, et il se retourne pour lui faire face, une expression mêlant surprise, interrogation et, quelque peu méfiante, sur son visage.

«  Ahahaha…Salut Jun! ça va? je..je t’ai vue là à l’instant, enfin je t’ai reconnu quoi! Je viens de finir moi aussi! du coup je t’ai vue et…quel hasard hein? Ahaha! et j’ai eu envie de venir te saluer! ça fait longtemps hein? Ahahah »


La voilà se dandinant comme une enfant, cherchant ses mots, visiblement gênée par son propre comportement. Junko la fixe, les mains toujours dans les poches. Son sac a glissé dans le creux de son coude, comme la Syrienne a sauté dans son dos et l’a fait tomber ici. La pluie s’intensifie quelque peu, pas grand chose, mais suffisamment pour qu’il relève les yeux une nouvelle fois vers le ciel dans un froncement de sourcils alors qu’Arizona bégaye encore, mal à l’aise dans le silence qu’il lui impose.

«  Jun s'il te plait dit quelque chose par pitié, je vais m’évanouir de gêne. »


Un petit soupire traverse l’espace entre ses lèvres alors qu’il lui jette un regard puis ramasse d’un geste doux le parapluie qu’elle a laissé tomber par terre. Il le lui tend, et en profite pour se protéger un peu de la pluie, comme il le tient à sa hauteur et ayant oublié le sien.

« De gêne, carrément. » commente t-il dans un demi-sourire, hésitant entre rire jaune ou une pique franche.


Junko, lui non plus, il ne sait pas trop comment se comporter là. Une main toujours dans sa poche et l’autre tenant le parapluie en attendant que la jeune femme le reprenne, il n’aime pas tellement les émotions qui le traversent. Depuis quand est-il devenu si… timide avec elle ? Il est presque comme… intimidé ?
Quand bien même il devient conscient de son état, il n’arrive pas à lutter contre, et se mure de nouveau dans le silence, glissant son regard sur le trottoir d’en face pour suivre la marche de quelques passants, évitant ainsi de regarder de trop la syrienne.

Finalement, il tente de reprendre le pas sur son malaise et engage de nouveau sa marche, en direction du konbini où il sait qu’il y a des promotions intéressantes en cours. Il ne compte pas tellement perdre trop de temps à chercher des snacks pour Kazane, comme il doit encore se remettre à réviser. Aussi, même s’il est tombé, ou plutôt qu’elle lui est tombée dessus, il n'espère pas devoir passer trop de temps avec Arizona.
D’autant plus que sa présence le met mal à l’aise.
Et ça l’insupporte.

Alors, il fait ce qu’il sait faire de mieux : fuir discrètement.
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Jeu 11 Jan 2024 - 23:25



Jun rendit son parapluie à Arizona, quelques mots de prononcé puis il continua sa route. Comme s’ils n’étaient plus que deux inconnus, une connaissance qu’on cherche à éviter, quelqu’un qu’on n’apprécie pas vraiment. Arizona se sentait désemparée, habituellement il l’aurait rattrapée dans son dos, il aurait répondu à son geste de tendresse, ils auraient sûrement rigolé ensemble pendant de longues minutes, puis ils seraient repartis main dans la main. Parfois ça leur arrivait de se balader comme ça toute la nuit sans but précis, ils prenaient le bus, parfois le train, le japon ne dort jamais vraiment. Ils exploraient tout ce qu’ils pouvaient explorer et comme l’horizon est infinie leur aventure n’avait jamais de fin. ils faisaient ça l’été surtout, pile à cette période là. Alors le voir continuer sans route, sans se retourner, ça faisait terriblement mal à Ari. Est-ce que ça voulait dire qu’il avait déjà tourné la page? Comment c’était possible alors qu’elle l’aimait si fort ?

La syrienne ne savait absolument pas quoi faire, il avait l’air plus à l’aise par message, elle avait l’impression qu’il était moins en colère. mais elle s’était sûrement trompée. Pourtant une chose était sûre, elle n’avait pas envie de se séparer de lui maintenant, elle voulait le voir encore, être prêt de lui, même s’il refusait qu’elle le touche, même s’il la fusillait du regard, même s’il la détestait. Arizona réfléchit quelque instant, il fallait qu’elle trouve une raison pour le suivre. il fallait qu’elle fasse vite car avec ses grandes jambes, si le japonais faisait un pas, elle serait obligée d’en faire quatre pour le rattraper, et visiblement Junko était pressé, il était déjà loin. La pluie s’intensifia à ce moment-là et Arizona remercia le ciel de l’aider dans sa reconquête.
“Jun! Attends!”


La petite brune courra quelques mètres pour rattraper son ex et arrivée à sa hauteur, elle se hissa sur la pointe des pieds pour le protéger de la pluie avec son parapluie. “ ça serait dommage de tomber malade en pleine période d’examen, laisse moi t’accompagner.” Elle aurait pu le suivre jusqu’au bout du monde. Arizona mentirait s’il elle disait qu’elle n’avait plus la tromperie en travers de la gorge, elle mentirait aussi si elle disait qu’elle était passée au dessus de tout ça. Mais le voir s’éloigner et savoir qu’il la déteste lui faisait encore plus de mal. il fallait qu’ils puissent en discuter un jour, mais ça lui paraissait tellement loin. Elle n’était pas prête du tout, pour le moment elle avait juste envie d’être à ses côtés.

Junko et Ari commencèrent à marcher, la jeune femme le regardait quelque fois, essayant de déceler la moindre expression sur son visage. Il fallait qu’elle trouve quelque chose à dire, le bruit des gouttes sur son parapluie était beaucoup trop oppressant.

“Alors…Ton adaptation se passe bien? Tu t’es fait des potes? Je suis sûre que tu t’en es fait, c’est tellement facile pour toi, tu attires facilement les gens vers toi, comme un soleil”son soleil, Jun étais son soleil à elle, celui qui lui réchauffait le coeur et le corps et depuis qu’il n’était plus ensemble le coeur d’Arizona s’était transformé en désert de glace hostile. Lui dire qu’il était un soleil c’était peut-être de trop mais ce n’était pas grand chose face à tout ce qu’elle voulait lui dire actuellement. “Tu sais j’ai retrouvé Lizzy ici! je t’ai déjà parlé d’elle, c’était ma meilleure amie à San Francisco! c’est un truc de fou non!?”Ari sautilla un peu en signe d’excitation, c’était une réaction habituelle chez et Junko la connaissait bien, en réalité elle était très contente de lui raconter tout ça, elle lui avait tellement parlé d’Elizabeth. “et Je me suis fait un autre ami ici et…et c’est tout en fait.” elle souriait toujours mais un peu plus tristement cette fois. “ je crois que j’ai un peu du mal à trouver ma place ici. J’ai l’impression qu’ici je suis trop…trop… enfin tu sais quoi.” c’était surtout qu’ici Jun n’était pas là pour la stimuler, pour l’apaiser, pour la cadrer alors elle n’était plus qu’un animal sauvage entouré de toute ses personnes trop calmes, trop douces, trop communes. “Mais au niveau du boulot ça va hein! J’ai beaucoup de travail même, plus que ce que j'imaginais! et je crois que je m’en sors pas trop mal, malgré quelques élèves récalcitrants!”


C'était dur de devoir lui faire la conversation alors qu’elle avait juste envie de lui hurler qu’elle l’aimait à en mourir, c’était dur de devoir rester à une distance raisonnable de lui alors qu’elle n’avait qu’une envie c’était de se jeter dans ses bras. Arizona s’était arrêtée et Jun avec ses longues jambes avait avancé de quelques pas la laissant totalement à la merci de la pluie torrentielle qui s'abattait maintenant sur Kobe. Elle leva le bras pour attraper en douceur, du bout des doigts le poignet de l’étudiant, le forçant un peu à se tourner vers elle. Leurs yeux se rencontrèrent enfin, le regard brun du japonais lui avait tellement manqué, il était resté le même. les yeux de Junko sous lequel elle fondait comme neige au soleil. “Je…Je crois que Tokyo me manque un peu…mais ce qui me manque le plus ici c’est-”


Au même moment, la porte automatique du konbini s’ouvrit laissant sortir un groupe d'étudiants surexcité et comme Ari était sur leur passage elle manqua de se faire bousculer de peu. Et ça la coupa net dans la phrase qu’elle voulait lui dire. la petite brune se mit à rougir, chose assez inhabituelle chez elle. détourna le regard et devança le grand brun, complètement gênée.

“OH un konbini! je l'avais même pas remarqué ahahah!”


La jeune femme devina alors que c’était ici qu’il se rendait. Arizona le suivait alors dans ses courses. Elle devait trouver un moyen de détendre l’atmosphère, ce n’était pas le moment de jouer les pleurnicheuses. Si elle pleurait devant lui en lui disant à quelle point il lui manquait et comme elle se sentait seule sans lui, ça serait terriblement pathétique.et alors que la petite brune qui  trottinait presque derrière lui elle eu une idée.

“JUNKO!!!!” souria-t-elle de toutes ses dents. “j’ai un truc de dingue à te montrer!”


Arizona lui tourna alors le dos. Elle fouilla dans son sac et mis sur son nez ses lunettes de repos, elle s’en servait quand elle utilisait son pc. c’était des lunettes de forme ronde.“Ok t’es prêt à trois je me retourne..1…2...3!”


Arizona lui faisait maintenant face, lunette sur le nez et elle avait relevé sa frange de sa main droite et brandit un crayon de sa main gauche, affichant fièrement sa cicatrice au front.“ EXPECTO PATRONUM!” Elle resta dans cette position quelque instant avant de sortir de son rôle, toujours aussi fière d’elle. “Alors?! t’as reconnue?! t’as reconnu?! Je suis ARI Potter!” après quoi elle se mit à rire, d’un rire clair et sincère.


Très bien, elle avait réussi à se détendre toute seule, rire lui avait fait du bien et elle espérait que ça ait un peu détendu Junko aussi. Ils commencèrent tous les deux à explorer les rayons et instinctivement son regard se porta vers ce que Jun préférait. Arizona connaissait ses goûts, son truc à lui c’était la bouffe coréenne, les trucs bien épicés ou les bonbons acides. La Syrienne saisit un paquet de nouilles instantanées épicées, des sortes de ramen au Kimchi.

“Tiens, c’est celle-ci que tu préfères non?”


Mais le japonais avait déjà d’autres snacks en main. Arizona regarda perplexe ce qu’il avait pris. des choses assez douces et sucrées.

“Attends mais… depuis quand t’aime ça toi?”


Elle réfléchit quelques secondes avant de se rendre compte qu’il ne faisait peut-être pas les courses pour lui. Elle avait alors un goût amer dans sa gorge. La partie d’elle trompée, ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il faisait les courses pour une fille, une “camarade” de révision avec qui il allait passer la nuit à réviser ses cours, ils allaient surement s’encourager, se rapprocher et peut-être même…

“ Tu fais pas les courses pour toi c’est ça?”


Elle se retenait de lui poser davantage de questions, mais elle avait encore plus peur de sa réponse. ça lui faisait un peu mal de le savoir aussi attentionné pour une autre personne et aussi froid avec elle. Ça n'était peut-être pas ce qu’elle pensait et ça pouvait être n’importe qui, Junko était aussi attentionnée avec ses amis garçons mais son cerveau lui martelait: c’est une fille, c’est une fille, plus intelligente, plus belle, plus douce. Beaucoup mieux que tout ce que tu ne pourras jamais être.

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Junko Fushita
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Dim 14 Jan 2024 - 17:19
L'esprit embrumé, un peu embrouillé, il marque la rue de son pas ferme et déterminé, son expression trahissant tout de même le trouble par lequel il passe. Mains dans les poches, sous la pluie, Junko tente de s'échapper mais elle referme son emprise sur lui, d'un parapluie perché au-dessus de sa tête. Elle cavale à ses côtés, sur la pointe des pieds, tant ils sont différents en taille. Il ne peut empêcher ses yeux bruns de glisser sur elle, un peu, pas beaucoup, juste le temps d'apercevoir son visage si joli et le teint hâlé qu'elle prend l'été. Et qu'il adore.
Junko détourne les yeux, les fixe droit devant lui.

« ça serait dommage de tomber malade en pleine période d’examen, laisse moi t’accompagner. »


Bah, oui. Les examens, parlons-en. Elle se rappelle enfin qu'il est étudiant et qu'il n'a pas forcément tout son temps à lui accorder ? Et quand bien même il pourrait le faire, le devrait-il seulement ? Junko s'exaspère lui-même, par ses propres pensées. C'est absurde. C'est son ex, putain. Pourquoi est-ce qu'il agit comme ça avec elle ? A la laisser revenir empiéter sur lui, comme chez elle, par messages, par vocal. Ici, même, maintenant.
Il fronce les sourcils.

Elle court presque à côté de lui, et il se rend compte qu'il abuse peut-être un peu. Junko ralentit son pas, pour adopter une allure plus agréable pour la jeune femme. Mais... pourquoi faire en fait ? Putain, Jun...

« Alors…Ton adaptation se passe bien? Tu t’es fait des potes? Je suis sûre que tu t’en es fait, c’est tellement facile pour toi, tu attires facilement les gens vers toi, comme un soleil »


La réflexion le laisse pantois, aussi hausse t-il un sourcil sans la regarder. Un soleil, vraiment ? Il se demande. Il a toujours eu l'habitude de se faire des potes facilement. Des potes seulement... Pour ce qui est de créer un lien profond avec quelqu'un, il faut sortir les grosses rames. Junko regarde ses pieds un instant, le haut de son crâne frottant quelque peu contre le parapluie que la syrienne tient à bout de bras. Il va pour lui répondre, finalement, mais encore une fois et comme un rappel de tout ce qui a ponctué leur relation : c'est trop tard.

« Tu sais j’ai retrouvé Lizzy ici! je t’ai déjà parlé d’elle, c’était ma meilleure amie à San Francisco! c’est un truc de fou non!? »


Ah, Elizabeth, oui ! Il darde ses yeux bruns sur Arizona, pour attraper le sourire qu'elle exprime au prénom de sa meilleure amie. Elle sautille un peu comme une gamine, et il ne peut pas réprimer l'amusement qui l'anime en la voyant faire. Il a toujours trouvé ça adorable, et aujourd'hui ne fait pas exception.
Qu'est-ce qu'il se déteste.

« et Je me suis fait un autre ami ici et…et c’est tout en fait. je crois que j’ai un peu du mal à trouver ma place ici. J’ai l’impression qu’ici je suis trop…trop… enfin tu sais quoi. »


Trop...? Non, il sait pas. Il en a aucune idée. Les autres sont juste tous des connards c'est tout. Trop, quoi ? Trop vivante, trop drôle, trop kiffante ? Trop belle, trop bonne ? Trop pétillante, trop lumineuse, trop joyeuse, trop bruyante ? Trop, quoi putain ?
Ils veulent quoi les autres là ? Est-ce que quelqu'un lui a reproché ça ici...? Junko a une expression un peu fermée, alors qu'il regarde de nouveau devant eux, réprimant son énervement dans un léger tic d'agacement de la tête.
Elle n'a jamais été trop pour lui.

« Mais au niveau du boulot ça va hein! J’ai beaucoup de travail même, plus que ce que j'imaginais! et je crois que je m’en sors pas trop mal, malgré quelques élèves récalcitrants! »


Ah, son boulot oui. Il la sait passionnée par ce qu'elle fait, elle est généreuse et elle aime aider son prochain. C'est tant mieux si elle trouve son bonheur professionnellement ici. Kobe est un bon campus en plus, il ne doute pas qu'elle doit être bien payée. Sinon, c'est aussi de sacrés connards.
Il n'a pas vu qu'elle a ralenti, et sent juste ses doigts attraper son poignet, le tirant pour qu'il s'arrête. Junko se tourne vers elle, plonge ses yeux dans les siens, sur son visage. Merde, voilà, c'est trop tard. Il n'aurait pas du. Elle le regarde avec des yeux...! Non, non, non. Résiste, espèce de sale con.

« Je…Je crois que Tokyo me manque un peu…mais ce qui me manque le plus ici c’est- »


Tokyo...? Mais c'est...? L-...
Un groupe d'étudiants passent et la bouscule. Elle ne finira jamais sa phrase. Junko, d'instinct, la prend par un bras et l'attire de côté, lançant un coup d'oeil aux autres jeunes, un peu mauvais. Mais le ressentiment passe comme il est venu, il ne reste pas. Ses yeux tombent de nouveau sur la syrienne et il ne manque pas le rose à ses joues quand c'est elle qui s'enfuit cette fois. Il la suit, sans un mot, toujours muré dans ce silence qui lui est propre.
Il est juste totalement perdu.

Ils entrent dans le konbini et après avoir exprimé un soupire maintenu, Junko commence à chercher des snacks pour Kazane. Il ne sait pas trop ce qu'elle préfère entre le sucré et le salé, alors il regarde d'abord tout ce qu'il y a quand Arizona l'interpelle. Jun se tourne vers elle à l'entente de son nom et dans un écarquillement d'yeux surpris, la voit avec sa dégaine.
Il ne peut pas réprimer son sourire, et lâche même un petit rire. Ari Potter. Ah ouais, bien trouvé ça. Elle lui a jamais fait. Mais c'est peut-être parce que... Il s'approche légèrement, sa mine arborant une légère inquiétude et pose son pouce près de la cicatrice au front de la jeune femme.

« Tu t'es pas loupée. » lâche t-il.


Junko sait que c'est pendant le séisme qu'elle s'est faite ça. Il le sait parce qu'il était là. Et s'il n'avait pas aussi longtemps hésité devant la porte, peut-être que son front serait encore intact. Au petit malaise et remord ressentis, il trouve une solution simple et efficace.
Junko frotte d'un geste son pouce sur le front de l'assistante sociale, dans un sourire taquin.

« "Noublies pas qui tu es, Simba" ! » plaisante t-il pour rebondir sur les références aux films.


Le brun se remet à parcourir le rayon snacks du konbini, piochant paquet de Pocky sous l'oeil attentif d'Arizona. Il prend aussi un paquet de Jagariko à une saveur classique. Alors qu'il retourne le paquet pour lire la description, il entend la syrienne faire un commentaire qu'il trouve totalement déplacée, au vue de leur situation actuelle. Réprimant un soupire, il lui jette un regard en biais.

« Non, c'est pas pour moi. » répond t-il sans donner plus de détails.


Elle n'a pas besoin de savoir. Pour qui elle se prend ? Si c'est vraiment pour une autre meuf qu'elle, ça la regarde pas, quand bien même Junko a des sentiments tout à fait innocents envers la jeune lycéenne amie de Naoya. La réaction d'Arizona le saoule, vraiment. Mais quelque part, il ne peut pas s'empêcher de penser qu'il se doit de la rassurer. Mais pourquoi faire, Jun ? Pourquoi tu fais ça ? Elle mérite pas.

« C'est pour une jeune lycéenne. » Ah ouais, vraiment tu t'enfonces pas du tout là. « Je m'entends pas trop mal avec elle. » Non, mais c'est pire là. « Mais, c'est juste pour l'encourager pour ses examens. » Tu patauges, Jun, tu patauges. « Elle avait l'air toute stressée donc... » Tu joues les princes charmants, les chevaliers blancs ? « Y'a rien, genre. C'est une gamine, quoi. »


Il conclut par un froncement de sourcils, lassé d'avoir eu à se justifier, encore peu sûr du pourquoi il a ressenti le besoin de le faire. Peut-être parce qu'elle lui a mis la pression et que contrairement à d'habitude, il n'a pas su l'envoyer paître correctement. Il sait pas trop en fait, il en a juste marre de se voir agir un peu comme un simp et un fuyard.
Il aimerait qu'elle le laisse tranquille. Pour autant, il ne cherche pas à s'enfuir, maintenant.
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Lun 15 Jan 2024 - 23:12



le pouce de Junko sur son front, le  sourire de Jun, le plus beau paysage au yeux d’Arizona et  son rire sa plus belle mélodie. Elle avait l’impression de fondre comme la neige sous le soleil. A cet instant elle aurait voulu prendre son bras et le serrer fort contre elle, comme un trésor. Elle ne l’aurait plus lâcher de peur qu’il ne s’enfuit une nouvelle fois. derrière ses lunettes ses yeux fixant chaque expression, chaque détail du visage du japonais. De la commissure de ses lèvres à l’ambré de ses yeux, de sa mèche ébène coulant sur son visage à ses boucles d’oreille de la même couleur. D’ici l’odeur de son parfum s’inflitrait dans les narines d’Arizona et c’était toute son âme qui s'enivrait de cette odeur, sa petite madeleine de Proust. tous ses sens étaient en alertes: la vue, l'ouïe, le toucher, l’odorat, il ne manquait plus que le goût. Le goût des lèvres de Junko, si proche et pourtant à des milliers de kilomètres. La jeune femme était tellement hypnotisée par ce qui se passait sous ses yeux qu’elle ne réagit que tardivement à la réplique de Mufasa. Bizarrement elle se rappelait parfaitement bien ce qu’avait répondu Simba.
“Ne me laisse pas…” dit-elle en chuchotant, c’était presque imperceptible mais ça faisait tellement écho en elle.


Malheureusement, ce moment suspendu ne fut que de courte durée. Et lorsque Junko confirma que ce qu’il achetait n’était pas pour lui, elle sentit son cœur se briser comme du verre dans sa poitrine. Elle pouvait bien entendre tous les morceaux voler en éclat. Évidemment Junko était beau, le plus beau de tous, il était grand et fort, il était charismatique et protecteur, il était intelligent et drôle. Elle s’imaginait déjà toutes ses idiotes étudiantes lui courir après, minauder devant lui, lui préparer des petits plats, étudier avec lui à la bibliothèque, passer leur temps à se faire belle juste pour lui. Elle en avait la nausée. Mais le plus étonnant dans tout ça, c’était que Junko lui, il s’en fichait des filles d’habitude, il ne leur accordait pas le moindre intérêt. Arizona le regardait, les yeux écarquillés et plein de crainte, elle avait peur, tellement peur de ce qu’il allait lui dire.

La suite ne l’enchantait pas plus. une lycéenne. Elle ne put s'empêcher de retenir une inspiration d'effroi. C'était donc ça, une fille plus jeune, plus fraîche! Il avait dû remarquer sa légère prise de poids depuis Tokyo alors il s’était jeté dans les bras d’une minette à ligne parfaite. ses deux mains cachant sa bouche et son nez. Les autres mots de Junko lui firent monter quelques larmes, les yeux grand ouverts, chacun des mots prononcés par le japonais la rapprochait du malaise vagal. il encourageait cette fille stressée par les examens car il s’entendait très bien avec elle. c’était les mots de Junko et dans l’oreille de la Syrienne ça sonnait plus comme “Je viens de rencontrer une bombe elle est géniale, je l’aide pour ses exam mais en vrai on passe notre temps à coucher ensemble et elle est tellement mignonne que j’ai envie de prendre soin d’elle, alors je vais lui chercher à manger”.

elle se sentait partir, littéralement. Il avait couché avec une autre fille alors qu’ils étaient ensemble, qu’est ce qu’il l’empêchait de faire la même chose ici, maintenant qu’elle l’avait quitté. Arizona ne pouvait pas lui faire de scène, ça n’était pas son genre et puis, il ne lui devait plus rien. Pourtant elle avait l’impression de mourir sur place. A quoi elle s’attendait en le jetant de la sorte, qu’il l’attende bien sagement? qu’il retente une nouvelle fois de la reconquérir? Non Junko était un homme libre et comme tout homme libre il devait surement profiter de son célibat. Et leur cinq ans d’amour n’allaient rien changer.

Le cerveau de l’assistante sociale tournait à plein régime et à force de retenir ses sanglots et pour ne rien montrer à Junko ses poings serrer tremblaient un peu. et comme un miracle, la parole du grand brun la libéra “ y’a rien genre! C’est une gamine quoi!” Junko était un homme extrêmement sincère, peut-être trop parfois, ou pas assez ça dépendait du contexte. Mais pour ce qui était de ses actes, il disait toujours la vérité. Alors, Arizona en était sûr, il n’était pas question de romance naissante. Alors, instinctivement et comme elle l'avait fait tant de fois par le passé, elle se précipita vers lui, ses bras s'enroulaient autour du corps de l'étudiant, sa tête se lova contre son torse et ses bras se serrèrent autour de lui tête. Son visage caché contre le corps de Junko, elle avait un peu peur de sa réaction mais tant pis.

“Je sais que je n’ai plus le droit de faire ça Jun…mais s’il te plait, juste quelque seconde. J’ai eu tellement peur Jun….”


était-il permit d’aimer à ce point une personne? était-il sain d’être aussi dépendant de l’autre?  certainement pas…Mais Arizona était incapable de lutter contre la puissance de ses sentiments, elle était incapable de faire semblant, elle était incapable de faire comme si tout cela ne l’atteingnait. Et c’était comme si elle se rendait compte seulement maintenant qu’il n’était plus à elle et qu’il pouvait à tout moment tomber amoureux d’une autre. C’était inconcevable pour elle. A “ça” de tourner de l'œil, elle avait besoin de reprendre des forces et c’était dans ses bras, le seul endroit où elle pouvait se ressourcer. Elle était en sous régime depuis son arrivée à Kobe et enfin elle pouvait reprendre des forces. Peu-importe toutes les personnes présentes dans le Konbini, peu importe s’ils n’étaient plus ensemble, peu importe si la société japonaise ne cautionne pas ce genre de comportement. Qu’ils aillent tous au diable.

Arizona finit par s’écarter un peu, elle frotta les quelques larmes qui avaient perler au coin de ses yeux. En espérant que Junko n’ai rien vu. Elle leva sa tête puis ses yeux pour rencontrer ceux du japonais. le rouge aux joues, se rendant compte de son comportement déplacé mais consciente qu’elle était incapable de réfreiner quoi que ce soit quand il s’agissait de lui. “je…euh..excuse-moi…”  Arizona était on ne plus apaisée, les bras du Junko lui avaient tellement manqué et pourtant elle avait encore envie de pleurer car cette étreinte lui manquait déjà. Elle ne voulait pas qu’il s’en aille, pas maintenant, pas déjà. “Je sais que tu as beaucoup de boulot mais…ça te dit qu’on mange un petit truc ici avant que tu retournes à tes révisions?”

Elle ne comptait plus les fois où ils avaient mangé dans des konbini en pleine nuit. Souvent à cause des fringale nocturne de la jeune femme. Parfois Junko se déplaçait seule pour aller chercher de quoi manger à sa princesse et d’autre fois elle l’accompagnait et ils mangeaient sur place puis ils allaient se balader jusqu’au petit matin. tout ça n’était plus possible maintenant, mais peut-être que juste le repas ça pouvait être raisonnable. Toujours près de lui, Arizona sourit malicieusement.

“On peut même faire un jeu! Chacun choisit pour l’autre et on verra celui qui a le mieux choisi!”


Tout passait par le jeu entre eux, partout, tout le temps. il y avait toujours ce besoin de défier l’autre, de se stimuler, de se chercher…
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Ven 19 Jan 2024 - 20:19
Junko lit les inscriptions du paquet de ramens qu'il tient entre les mains. Alors, il n'a pas pour idée d'acheter des nouilles instantanées à Kazane, et il n'est même pas certain au final de savoir pourquoi il se retrouve avec ça entre les mains. Néanmoins, ça a le mérite de focaliser son attention sur la liste des ingrédients, après son patouillage en règle pour exprimer la raison de sa venue ici. Il n'est pas stupide, il sait qu'Arizona serait triste si elle apprenait qu'il sort avec une autre meuf, ce qui en l'occurrence n'est pas le cas. Il y a bien la petite Emma, et ce rencard à la plage. Mais rien de sérieux pour le moment. Ce n'est pas non plus parce qu'il achète des snacks pour une fille qu'il veut forcément coucher avec elle. Elle devrait le savoir non ?

Non, Junko.
Et tu le sais.

Quelque part les remords le rongent. Quelque part, il se sent responsable de sa réaction. Il se sait responsable de sa réaction. Tout n'est qu'un cuisant rappel de la plus belle connerie de son existence. Ah, s'il pouvait revenir en arrière, il le ferait sans hésiter. S'il pouvait tout effacer, tout réparer.

Elle se précipite sur lui, à sa conclusion. Il la sent se serrer tout contre lui, contre son torse et il reste droit comme un piquet, les yeux écarquillés. Ses bras n'osent pas se refermer sur elle, alors qu'elle lui murmure quelques mots. Son cerveau marque un blanc.

« Je sais que je n’ai plus le droit de faire ça Jun…mais s’il te plait, juste quelque seconde. J’ai eu tellement peur Jun…. »


Elle sent un parfum familier. Ses longs cheveux ondulés laissent porter à ses narines une effluve longtemps appréciée, aimée, adorée. La chaleur de son petit corps contre le sien. Son coeur qui bat fort, et le sien qui bat plus fort encore. C'est une tempête émotionnelle à l'intérieur et il ne parvient à procéder à aucune action, aucune réaction. Il reste interdit, les bras écartés, le poil hérissé, le paquet de nouilles instantanées suspendu dans les airs. S'il referme les bras sur elle, il aura perdu.
Il se perdrait, il le sait.

Junko est mort de trouille. A la fois, tout son être crie de l'attraper et de ne plus la laisser s'échapper. Mais aussi de fuir, loin, de s'écarter, de la rejeter brusquement, violement, de lui interdire de le toucher. Jun n'en fait rien. Jun ne fait rien. Jun attend que ça passe.

Finalement, d'elle-même, elle s'écarte et il pose dans ses yeux couleur de sable les siens couleur bois d'une forêt ancienne. Là où court l'automne, s'ajoute la douce chaleur réconfortante du Colorado, le sec de sa terre rouge et la puissance de son vent sauvage. Il est happé. Il ne sait être en colère, il ne sait s'énerver. Il ne fait rien, ne dit rien. Encore une fois.

« je…euh..excuse-moi… »


Quelques mots, le rosé à ses joues. Ça suffit pour qu'il retrouve pieds à terre, un léger équilibre et se maintenir, se raccrocher. Junko revient à lui, reprend le contrôle de lui-même. Son léger sourire détaché flotte sur son visage, masque à merveille son trouble maintenant. Est-ce qu'il l'a fait avant ? Il espère. Il espère qu'elle n'ait rien vu. Il ne voudrait pas qu'elle se fasse des idées. Il ne voudrait pas... Est-ce qu'il voudrait ? Il n'en sait rien. Une part de lui se sent en perpétuel danger, avec elle maintenant. Elle l'a rejeté. Que fait-elle à lui courir après maintenant ? Est-ce qu'elle veut... qu'ils soient amis ?
Au fond, c'est impossible.

« Je sais que tu as beaucoup de boulot mais…ça te dit qu’on mange un petit truc ici avant que tu retournes à tes révisions? »


Clignement d'yeux, une fois, deux fois. Les yeux bruns se perdent dans le désert de ceux de la syrienne.
Il ne comprend vraiment pas à quoi elle joue. Il aimerait lui dire non. Partir, s'enfuir. Il aimerait... et elle lui sourit.

Il hoche la tête.
Quel con, putain.

« On peut même faire un jeu! Chacun choisit pour l’autre et on verra celui qui a le mieux choisi! »


Son sourire s'agrandit un peu, elle lui rappelle des bons souvenirs quand ils savaient exactement quoi prendre pour l'un comme pour l'autre, qu'ils dévoraient leur repas dans un konbini après une nuit à flâner et traîner dans les rues de Tokyo. Elle force la muraille de sa forteresse, n'a de cesse de foncer tête la première dans la grande porte et de voir si elle lui cédera de nouveau.
Junko masque. Junko fait semblant que tout va bien, comme il sait si bien le faire.

Quelque part, il a si mal.

« On se rejoint à la caisse dans 10 minutes. » lui lance t-il en faisant volte-face.


Cacher son trouble, calmer ses émotions, redevenir maître de soi.
Dix minutes c'est bien, c'est parfait. Dix minutes c'est le temps qu'il lui faut.

Junko file le rayon cuisine du monde et il attrape sans hésitation un plat de curry au lait de coco, avec du riz et de la viande de bœuf. Il sait qu'elle adore ça alors il prend aussi un surplus de viande rouge, juste cuite et encore saignante à manger froid. Il s'en va prendre un bubble tea goût mangue, et pour finir attrape des fruits frais coupés en morceaux. Alors qu'il se dirige vers la caisse, en ayant retrouvé tous ses esprits, son regard tombe sur des fruits sando. Oh ! Junko abandonne les fruits frais pour les prendre.
Puis reprend les fruits frais.
Ouais.
Simp jusqu'au bout.

Il commence à faire la queue et dépose ses trouvailles, avec les snacks pris pour Kazane : une barre chocolatée et un paquet de chips. Fouillant dans son portefeuille pour en sortir les tips gagnés du mois et régler sa note, il sent une petite présence énergisante le rejoindre. Le brun lance son sourire sur la jeune femme. Il sait qu'elle ne se trompera pas elle non plus, concernant ce qu'il aime manger. Et quelque part, il a un peu hâte. Il ne peut pas s'empêcher de la taquiner, pourtant.

« J'espère pour toi que tu t'es pas trompée. »


Avec leurs sachets, ils s'installent à la table du konbini, faisant face à une baie vitrée donnant sur la rue. La pluie tombe encore et la nuit doucement sur la ville de Kobe. Avec l'été, les jours se sont bien rallongés déjà et les lampadaires s'allument timidement. Il ne fait pas encore noir, c'est agréable. Le soleil darde ses quelques rayons doux sur eux. Junko déballe son sachet devant Arizona et garde le meilleur pour la fin. Plongeant ses yeux dans les siens, il ne peut pas s'empêcher de sourire à l'idée de la voir s'illuminer devant son dessert favori qu'il lui tend alors.

« J'ai gagné, je pense. » plaisante t-il, retrouvant sa malice détachée habituelle, se permettant un sourire narquois et un clin d'oeil.

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Sam 20 Jan 2024 - 21:02



Un prétexte pour le garder près d’elle, même 30 minutes, juste assez pour qu’elle se régénère, pour que le sourire de Junko lui redonne de la force, pour que ce sourire lui rappelle à quel point elle l’aime. Ce petit jeu aussi, c’était comme revenir en arrière, avant que tout ne s’écroule, avant qu’elle ne s’enfuit. Lorsqu’ils flânaient main dans la main  dans les rayons des Koboni. lorsqu’il jouait à chat dans les rues de Shinjuku. lorsqu’ils passaient des nuits entières sur le toit d’un immeuble à observer les étoiles. Arizona et Junko étaient deux étoiles jumelles et dans l’immensité de l’espace ils finiraient toujours par se retrouver, leur champ magnétique inlassablement attiré l’un vers l’autre. Dans chacune de leur vie, ils se retrouveraient, même après des millénaires et même à des années lumière distance. chacun finirait par retrouver la trace de l’autre.

Arizona propose, Arizona sourit, Junko acquiesce. ça la rendait toujours incroyablement heureuse de voir qu’il finissait par lui dire oui à tout. Non pas qu’elle prenait plaisir à se servir de lui bien au contraire, elle voyait simplement dans les yeux de l’homme qu’elle aimait la joie de pouvoir la combler. Et s’il était heureux de le faire alors elle l’était aussi. C’était aussi simple que ça. Le sourire de Junko s'agrandit davantage et celui d’Arizona aussi lorsqu’il décida de laisser 10 minutes à chacun pour trouver ce qui plaira le plus à l’autre.

“يلا  (Allons-y!)”


10 Minutes, c’était court mais Arizona devait rester concentrée. Déjà, elle ne voulait pas perdre, même contre Junko et puis elle voulait aussi lui faire plaisir. Elle l’imaginait déjà se régaler avec ce qu’elle lui avait pris, elle s’imaginait aussi déjà piquer dans son assiette. Dans les rayons Ari cherchait ce qui ressemblait de près ou de loin à de la nourriture coréenne et surtout des plats épicés, Junko avait toujours adoré se brûler le palais et la langue, chose dont elle avait horreur. D’ailleurs elle se moquait souvent de lui en lui rappelant à quel point le piment avait des vertus aphrodisiaques et que c’était toujours une bonne excuse pour en manger. Pour commencer un plat de  tteokbokki le plus pimenté. Ensuite elle tomba sur un plat tout prêt de yukgaejang, un ragoût de bœuf épicé. ensuite de la viande de bœuf cuite au barbecue, juste besoin de la réchauffer et du Kimchi très épicé, et enfin un bol bibimbap au bœuf tout près . Pour le dessert du cheesecake à l'ananas et des mochi à l'ananas, après tout c’était le fruit préféré de Junko et pour finir une crème de Yuzu et citron bien acide, c’était le dessert préféré de Junko, elle était tellement heureuse d’en avoir trouvé.des morceau d'ananas frais et pour faire glisser tout ça une grande bouteille de sprite. Avec tout ça, elle était sûre de lui remplir l’estomac.

Arizona se dirigea vers la caisse ou Junko faisait déjà la queue les sac bien rempli lui aussi, elle était impatiente de savoir ce qu’ils contenaient. par moment elle essaya de voir par-dessus le corps de l’étudiant mais il était bien trop grand et large pour qu’elle puisse voir quelque chose. alors elle rit doucement à la remarque de Junko, le regard malicieux.

“ouuuuh attention ça sonne presque comme une menace ça monsieur Fushita…” puis elle leva la tête la poitrine bombée avec une attitude fière “Comment tu veux que je me trompe, certain de tes plats préférés c’est moi qui te les ai fait découvrir!”


ouais enfin c’était juste la crème de Yuzu, mais elle avait été si fière de voir les étoiles dans ses yeux le jour où il en avait mangé pour la première fois. ça y’est, elle a enfin l’impression d’être revenu quelque mois auparavant, le sourire du jeune homme irradiait alors qu’ils s’installaient sur une table pour manger. Arizona était tellement surexcitée qu’elle bougeait dans tous les sens, les pupilles enflammées rivées sur le japonais. Les derniers rayons de soleil coulaient  sur la peau du grand brun, il était si beau à cet instant qu’elle pourrait se jeter dans ses bras. Mais la compétition avant tout. et lorsque Junko déballa ce qu’il avait pris, Arizona ne put s'empêcher de pousser un petit cri, il avait vraiment pris tout ce qu’elle aimait : du riz au curry, beaucoup de viande, un bubble tea à la mangue et des fruits. la petite brune a ses jambes qui se balançaient  dans le vide, elle était heureuse. Alors quand après un petit temps il lui tendit son fruits sando préféré, elle explosa dans une joie incontrôlée. Elle sait qu’il sait, et qu’il lui a  laissé cette dernière surprise pour la fin. Dans un élan de tendresse Arizona se jetta dans ses bras pour le remercier, cette petite attention la touchait particulièrement. Elle était  à deux doigts de tomber à la renverse avec sa chaise mais elle se redressa rapidement. Ses bras entourant le cou du jeune homme et leur visage se faisant face, juste à quelque centimètre l’un de l’autre. Arizona sourit, radieuse.

“Merci Jun!” Lui dit-elle en souriant de toutes ses dents avant de glisser entre les doigts de Junko pour s’écarter un peu. c’était à son tour de lui montrer ce qu’elle avait choisi pour lui.


“T’as été incroyable c’est vrai, mais je ne m’avoue pas encore vaincu!”dans un mouvement un peu plus brusque que celui du japonais elle laissa tomber l’intérieur de son sac sur la table. “TADAAAAAAM!”


Arizona laissa Junko admirer le résultat de ses achats, et Arizona l’admira lui. La table était pleine à craquer. Elle en avait peut-être pris trop, mais c’était un gros mangeur. Il n’allait pas repartir d’ici en ayant faim, c'était le principal. Et elle aussi n’avait pas un appétit de moineau, elle mangeait bien, surtout avec lui.

“Alooooors?! même si ça m’énerve un peu on peut dire que c’est un beau match nul non?” dit-elle en riant, un rire qui s’éleva haut et qui sonnait sans doute comme familier aux oreilles du japonais. d’ailleurs elle ne se souvenait même plus de la dernière fois où elle avait ri aussi joyeusement, de la dernière fois où elle s’était sentit aussi détendue. Même si au fond d’elle une sorte de petite inquiétude faisait surface, la joie surpassait tout le reste.



Par habitude Arizona se chargeait d’organiser la table pour faire un peu de place. Elle prit les plats à réchauffer pour le mettre à chauffer et en attendant elle allait se servir en baguettes, couverts et gobelets mis à disposition. Une fois les plats chauds, elle retourna auprès de Junko et disposa les plats afin que chacun puisse se servir de tout.

“Tu penses qu’on va pouvoir tout finir?”


Pour le savoir, il fallait bien commencer. C'était parti, Arizona et Junko commencèrent à déguster leur plat. Leur rires étaient entrecoupés de souvenirs qu’ils se remémoraient mais aussi de petites taquineries. leurs baguettes parfois se rencontraient lorsque chacun voulait goûter le plat de l’autre. Et comme les bons repas avaient tendance à réunir s’était naturellement que leur corps s'était rapproché, et chacun pouvait sentir le genou de l’autre. Arizona picorait tout le temps dans les plats du jeune homme même si c’était trop épicé pour elle, elle était toujours très curieuse de savoir ce qu’il mangeait. un peu de bœuf séché pour lui, un peu de curry aussi. elle, elle allait servir également en tteokbokki et bibimbap. Évidemment elle lui proposa, insista pour qu’il goutte son bubble tea. De loin on aurait dit un couple tout ce qu’il y a de plus amoureux et jamais on aurait pu imaginer toutes les souffrances que ces deux là endossaient à l’heure actuelle.

Néanmoins Arizona ne voulait pas y penser, elle voulait simplement profiter de ce moment et elle espérait que Junko fasse de même. Alors qu’elle avait presque fini son riz au curry et qu’elle piquait un  tteokbokki au jeune homme.

“Alors? La petite que tu dois aider elle s’appelle comment? crois pas que je cherche à t’espionner hein! c’est juste que je me suis occupée de pas mal de lycéens, peut-être que je la connais.”


Arizona rougit à sa propre question, elle n’était pas du genre à épier la vie de Junko, c’était même bizarre pour elle de lui poser ce genre de question et ça faisait écho à son sentiment d’inquiétude de tout à l’heure et alors qu’elle regardait le jeune dans l’attente d’une réponse et tenta de masquer le rouge de ses joues et balbutia quelques mots.
“houlaaa…il fait chaud hein! je crois que j’ai mangé trop de piment moi! je vais passer au dessert tout de suite eheheh.”







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Ven 26 Jan 2024 - 17:41
La réaction ne se fait pas attendre. Elle se jette sur lui, dans ses bras, et il ne peut retenir son propre geste qui se veut doux, alors qu'il passe un bras autour d'elle pour la soutenir légèrement. Le parfum de son shampoing monte à ses narines d'abord, avant de laisser la place à celui qu'elle loge au creux de son cou, de sa nuque. L'espace d'un instant, il se laisse happer par des souvenirs qui lui échappent, c'est comme une madeleine de Proust qui le replonge dans une mélancolie singulière. Saudade, comme on dit dans un pays chaud et hispanique. Saudade, elle le hante. Saudade... Elle le consume.
Et il se laisse consumer, attraper, prisonnier dans les prunelles de feu de la demoiselle, de la Gitane, alors qu'elle souffle sur lui son air plein de toxines. Leurs regards se sont croisés, elle est si proche et l'espace d'un instant, il a oublié pourquoi il ne veut plus d'elle dans sa vie. Quelques secondes à peine, avant qu'elle ne file et que la réalité ne le frappe de nouveau.
Il n'en veut plus parce qu'elle a trop de pouvoir sur lui. Parce qu'elle fait ce qu'elle veut de lui. Parce qu'elle s'est joué de lui, alors qu'il a tout sacrifié pour elle. Parce qu'elle se joue de lui, en soufflant le chaud et le froid. Et ça, il n'aime pas du tout.

« Merci Jun! T’as été incroyable c’est vrai, mais je ne m’avoue pas encore vaincu! TADAAAAAAM! »


Ses yeux s'écarquillent un peu à la vue de tous les plats qu'elle a pris pour lui. C'est trop ! Enfin trop... Il mangera tout pour sûr mais... c'est trop. Genre, trop parce qu'il ne comprend pas pourquoi elle fait tout ça alors qu'elle a bien dit que c'était fini. Qu'elle ne l'aime plus. Cherche t-elle a le conserver dans sa vie pour profiter de lui ? A en faire son ami ? Junko ne se sent pas capable de rester son ami. Il ne la considère pas ainsi et n'a jamais envisagé une seule seconde de sa vie une relation amicale avec elle, depuis leur rencontre. Arizona, elle a toujours été plus. Toujours.
Son doux sourire détaché sur les lèvres, il regarde tout ce qu'elle a pris et ouvre le plat de tteokbokki en premier. Il entend son rire chanter à ses oreilles.

« Alooooors?! même si ça m’énerve un peu on peut dire que c’est un beau match nul non? »


« Haha, oui ! Je pense que c'est du 50/50 pour le coup. » répond t-il dans un léger rire lui aussi, qui lui échappe peut-être un peu tant leur complicité reste forte, tant les habitudes ont la vie dure.


Arizona s'occupe d'organiser la table et de mettre à chauffer les plats qui en ont besoin. Junko lui, commence son premier plat une fois qu'elle a apporté des baguettes. Il préfère la laisser faire, il sait qu'elle aime bien tout mettre en ordre avant de manger. Tout ça lui a ouvert l'appétit.

« Tu penses qu’on va pouvoir tout finir? »


Il hoche la tête, la bouche déjà pleine. Pas de doute pour lui en tout cas : il va tout manger. Arizona, si elle ne finit pas, elle pourra toujours emporter les restes avec elle. Mais lui, finalement il a tellement faim et c'est tellement bon qu'il va tout avaler c'est certain. Junko plante régulièrement ses baguettes dans son plat, mange avec appétit. Parfois, la jeune femme lui pique aussi des bouchées, mais que peut-il bien lui dire à ce propos ? Il a assez à manger, ce n'est pas les petites bouchées d'Arizona qui vont l'affamer. Parfois, il peut sentir son genou effleurer le sien, et il ressent le besoin de s'éloigner d'elle, dans un geste d'autoprotection. Elle ne semble pas le remarquer et c'est tant mieux, il ne veut pas créer de drama en plein konbini. Elle insiste aussi pour partager un peu de sa nourriture avec lui, notamment son bubble tea et comme il le fait depuis le début, il s'incline devant ses demandes. Il ne sait vraiment plus sur quel pied danser avec elle.

« Alors? La petite que tu dois aider elle s’appelle comment? crois pas que je cherche à t’espionner hein! c’est juste que je me suis occupée de pas mal de lycéens, peut-être que je la connais. »


Junko pioche un morceau de viande de bœuf qu'il mâchouille, et prend le temps de répondre à sa question sans la regarder. Il n'a rien à lui cacher concernant la jeune japonaise, amie de Naoya. Il n'y a rien de toute façon et heureusement : il n'est clairement pas ce genre de prédateur.

« Mmmmh... Elle s'appelle Kazane Mitsugu. »


Une grande japonaise au caractère bien trempée, une meuf encore bien attachiante finalement quoi.
Junko ne remarque pas le rose aux joues d'Arizona, il est trop occupé à manger. Mais c'est son balbutiement qui lui met la puce à l'oreille et il glisse ses yeux bruns sur elle. Est-ce qu'elle est... gênée ? Il hausse légèrement un sourcil, puis décide de ne pas lui faire remarquer, préfère enchainer sur le sujet de sa rencontre avec la lycéenne.

« Je l'ai rencontré en aidant un autre petit jeune que je prends un peu sous mon aile. » Pourquoi tu lui dis tout ça, Jun ? « Elle me fait un peu penser à Juniper donc... » Pourquoi ?


Il laisse sa phrase en suspend, mais la confidence est quand même lancée. Les habitudes sont dures à s'en défaire. Peut-être qu'il regrette d'être si ouvert avec la syrienne. Peut-être qu'il aimerait pouvoir se fermer, lui dire non, lui dire stop. Il reste silencieux après ça, les sourcils un peu froncés, continue de finir ses plats. Son regard glisse vers l'extérieur, pour regarder le trafic.
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Lun 29 Jan 2024 - 22:49



Arizona resta suspendu aux lèvres de son ex et lorsqu’elle entendit le prénom Kazane elle ne put s'empêcher de sursauter.Elle remontait le temps et se rejouait la journée où elle avait rencontré Kazane. L'entretien dans son bureau avec elle, la colère de la lycéenne, ses larmes et lorsqu’elle s’était sentie flanchée car la gamine était assez perspicace. Elle repensait à cette jeune fille et la comparait avec Junko, et finalement ça ne l'étonnait pas vraiment qu’ils s’entendent bien. Ari faisait danser les flammes dans ses yeux, d’une certaine façon elle est heureuse de savoir que Junko veille un peu sur Kazane et sur un autre garçon aussi, Naoya, lui elle ne le connaissait pas encore lui. et quelque part elle était heureuse de savoir qu’ils connaissaient au moins une personne en commun. Junko a toujours su attirer les autres vers lui. Parce qu’il est beau, incroyablement beau, mais ça ça contentait seulement les petites écervelées qui ne voyaient rien d’autre à part un géant à la gueule d’ange. Junko était tellement plus que ça. Junko était comme un charmeur de serpent et chacune des phrases, chacun de ses mots pouvaient vous transporter haut dans le ciel. il était capable de vous mener exactement où il voulait et quand il le voulait. Ses yeux transperçaient votre âme pénétrait profondément en vous et sans même vous toucher il était capable de vous faire ressentir des émotions d’une intensité rare.

Mais il n’y avait pas que ça, Junko savait jongler habilement entre le détachement et l’investissement pour l’autre. Junko comme Arizona détestait l’injustice et lui aussi était près à se battre de toutes ses forces pour ce qu’il lui semblait être juste. Mais il était difficile de le comprendre, il était difficile de savoir à quoi il pensait tant son esprit et son cœur étaient cadenassés. Ari avait tenté à maintes reprises de pénétrer son âme elle aussi, elle s’était brûlée les ailes plus d’une fois, elle y avait presque perdu la vue. Mais comme un papillon de nuit elle était inlassablement attiré par sa lumière. Elle connaissait son mal-être qui avait fini par couler sur elle aussi. De toutes ses forces, elle avait essayé de le garder près d’elle, parce qu’elle voulait qu’il soit heureux profondément heureux. Elle s’était tuée à la tâche, de toute ses forces, elle y avait cru. Elle pensait le connaître par coeur, elle pensait connaître chacune de ses réactions, différencier chacun de ses sourires, reconnaître chaque regard, chaque geste, chaque étreinte. Mais elle s’était lamentablement trompée.

La petite brune se crispa un peu en repensant à ce fameux jour, où il lui avait tout dit. une autre femme avait prit soin de lui, il avait soufflé son amour sur une autre. une autre mieux qu’elle, une autre qui avait réussi à lire en lui. ça lui avait fait si mal à l’époque terriblement même, comme si on lui avait arraché le cœur et une partie d'elle-même et encore aujourd’hui elle se sentait comme incomplète. Le sourire d’Arizona se fit plus triste pendant quelque instant avant qu’elle ne se reprenne, elle n’avait certainement pas envie de gâcher un si bon moment. Alors, comme à son habitude, elle en faisait des caisses pour masquer sa gêne, et sa douleur, surtout avec cet homme qui pouvait lire en elle, après tout il connaissait le livre par cœur, sur le bout des doigts et en avait même écrit quelques pages. Arizona fit de grands gestes pour exprimer sa joie et son excitation. Dans le fond elle était sincèrement heureuse de la nouvelle.

“Tu connais Kazane toi aussi!???? elle est adorable n’est-ce pas!!??? t’as vue comme elle s’énerve vite c’est trop mignon!!!”


C’est vrai que Kazane était un véritable volcan, enfin c’est ce que tout le monde devait penser d’elle, les japonais sont si fragiles que lorsqu’ils voyaient une personne au caractère bien trempé c’était toujours mal vu. En réalité Arizona voyait plus Kazane comme un petit chat sauvage qui avait besoin qu’on prenne soin de lui. Arizona piqua un peu du plat de Junko avant de reprendre.

“Je me suis occupée de son dossier de bourse. Et puis on a fini par parler plus longuement. c’était pas facile elle a un sacré caractère, mais tu me connais je suis tenace. Kazane c’est comme le dernier petit chaton mis à l’écart de la porté. On pourrait penser qu’elle est froide et dure mais elle a juste besoin qu’on prenne soin d’elle.”


Le regard de l'assistante sociale s’adoucit en repensant à la lycéenne, elle la trouvait si touchante, et elle avait envie de la protéger comme une petite chose précieuse. Son regard s’adoucit davantage lorsque Junko lui fit remarquer ses points communs avec Juniper. Aaaaah Juniper, le feu dans ses yeux, sa ténacité, à un si jeune âge mais aussi sa fragilité et sa douceur. Cette enfant ferait de grandes choses, elle en était certaine. Les jumelles Juniper et June lui manquaient terriblement et elles devaient sûrement se sentir abandonnées par elle mais aussi par leur frère qui était venu jusqu’à Kobe. Arizona se sentait coupable de tout ça et même si depuis son arrivée à Kobe elle prenait des nouvelles des filles chaque semaine, elle ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir. les soirs passés chez Junko tous les quatre lui manquait tellement. Comme le soir où elles avaient organisé l’anniversaire surprise de l’homme de leur vie, ils étaient tous si heureux à cette époque.

“C’est vrai qu’elle ressemble à Junjune! sûrement parce qu'elle est adorable elle aussi et qu’elle a pas sa langue dans sa poche.” Arizona marqua un petit silence comme si elle était un peu gênée, elle ne savait pas si elle devait dire le vrai fond de sa pensée, elle avait peur de la réaction du jeune homme et encore plus de son rejet. “Mais en réalité….la première fois que j’ai vu cette fille…c’est à toi qu’elle m’a fait penser…” ses yeux fixant les pupilles presque dorées de Junko, cherchant à déceler la moindre de ses réactions.“Je crois que c’est pour ça que j’aime autant cette petite.”


Le silence s’installa entre les deux ex, comme un instant suspendu, le regard de la petite brune criait d’amour pour Junko et ses petits poings étaient serrés contre ses cuisses presque tremblantes. Mais s’en était trop, si ça continuait elle allait se mettre à pleurer. Alors elle se jeta sur son sando cake et le dévora en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Le goût doux et sucré du gâteau apaisa un peu sa peine et évidemment qu’elle en laissa une partie pour Jun. C'était le moment de dévier la conversation.

“Sois gentil avec elle Jun, elle a une histoire très compliquée avec sa mère. Il faut la tirer vers le haut cette petite, elle a tendance à se rabaisser tout le temps.”


Elle lui en avait peut-être trop dit mais, Arizona savait que Junko pourrait lui aussi prendre soin de cette enfant. lui parler de l’envie de mourir de Kazane était plus délicat et de toute façon ce n’était pas à elle de lui dire. Et puis autre chose lui venait en tête, elle l’avait apperçu avec un garçon, toute souriante, même le rose aux joues. ce qui avait interpellé la syrienne.

“Oooooooh ! mais je t’ai pas dit!” Arizona était tout le temps dans tous les coups fourrés, dans toutes les petites indiscrétions et elle passait des heures parfois à raconter tout un tas d'histoires à Junko, des histoires qui la passionnaient, où elle pensait pouvoir se rendre utile. comme les drames amoureux de ses copines qui finalement ne la regardaient pas. “ je l’ai aperçu l’autre jour avec un garçon! Ils avaient l’air proche. Mais je sais pas j’ai l’impression que c’est encore des petit bébé tu vois, et je me dis que s’il lui faisait du mal, elle qui est déjà si fragile ça ne ferait qu’empirer son état.” Arizona était véritablement soucieuse pour la lycéenne. “Tu penses que je devrais aller la voir pour lui en parler?”




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Dim 4 Fév 2024 - 15:08
« Tu connais Kazane toi aussi!???? elle est adorable n’est-ce pas!!??? t’as vue comme elle s’énerve vite c’est trop mignon!!! »


Le regard brun glisse sur le visage de la syrienne, décelant sans grand mal ce qu'elle tente de cacher derrières son grand sourire, sa voix forte et éclatante et ses manières coulant l'exagération. Derrière tout ça oui, il voit sa gêne, parfaitement, aussi claire que de l'eau de roche. Il a toujours su lire à travers son masque. Des années à observer les autres, à apprendre de leurs comportements... il faut bien que ça lui serve. Depuis le premier jour, après quelques heures d'apprivoisement, il avait su voir et comprendre tout ce qu'elle tentait de cacher. A chaque fois qu'elle masque, il la voit faire, s'interroge. Elle ment, derrière son sourire. Ça il le voit bien, seulement... il ne peut pas lire dans ses pensées. Parfois il aimerait.
Junko aurait peut-être creusé, habituellement, le trouble qui anime la jeune femme. Mais ils ne sont plus ensemble, plus aussi proches. Il y a maintenant des barrières d'intimité entre eux, qu'il ne faut pas franchir sous peine de se mettre en danger. De retomber dans le même piège.
Il passe donc par-dessus, pioche lui aussi dans son plat en écoutant Arizona. Un fin sourire léger plane sur le visage de l'étudiant.

« Je me suis occupée de son dossier de bourse. Et puis on a fini par parler plus longuement. c’était pas facile elle a un sacré caractère, mais tu me connais je suis tenace. Kazane c’est comme le dernier petit chaton mis à l’écart de la porté. On pourrait penser qu’elle est froide et dure mais elle a juste besoin qu’on prenne soin d’elle. »


« Oui, elle a du répondant... je trouve ça plutôt amusant. » répond-il doucement en mâchonnant un morceau de bœuf.


Junko darde de nouveau ses yeux sur l'assistante sociale. Il y a quelque chose de doux sur son visage, alors qu'elle ne le regarde pas, qu'elle repense sûrement à quelques souvenirs. Peut-être avec Kazane ? Il prête plus d'attention à ses micro-expressions, intrigué par le lien qu'elles peuvent avoir toutes les deux. Se connaissent-elles beaucoup ? Sont-elles proches ? Junko croque quelque peu ses baguettes du bout des dents, distraitement.

Il hoche la tête doucement lorsqu'Arizona souligne effectivement les points communs entre Kazane et Juniper. Les deux partagent des traits de colère, d'impulsivité, et de franchise. Elles n'ont pas froid aux yeux, sont peut-être un peu trop téméraires, à vouloir donner plus que nécessaire, voire imposer leur affection à l'autre sans réfléchir. Oui... il voit beaucoup de sa sœur dans la lycéenne. Est-ce que Junjun lui ressemblera lorsqu'elle sera grande elle aussi ? Une Kazane blonde...?

« Mais en réalité….la première fois que j’ai vu cette fille…c’est à toi qu’elle m’a fait penser… Je crois que c’est pour ça que j’aime autant cette petite. »


Les yeux dans les yeux, Junko se contente de fixer la brunette en silence. Il y a une certaine intensité, subtile mais puissante, qui vient de s'installer tout d'un coup entre eux. Il ne sait pas trop comment il doit prendre ce qu'elle vient de dire, mais il sent que c'est quelque chose d'important pour Arizona. Elle a cette manière de le regarder lorsqu'elle veut en dire plus mais qu'elle n'ose pas, lorsqu'elle veut faire quelque chose, mais qu'elle n'ose pas. Il s'apprête à la relancer d'un "Oui...?" mais c'est elle qui le devance en se ruant sur son dessert. Junko en profite pour détourner les yeux sur la rue dehors. Il ne sait pas rendu compte que son palpitant s'est un peu affolé.
Calmons-nous.

« Sois gentil avec elle Jun, elle a une histoire très compliquée avec sa mère. Il faut la tirer vers le haut cette petite, elle a tendance à se rabaisser tout le temps. »


Il ferme les yeux un instant. Bien joué, Arizona, belle esquive. Intérieurement, il la remercie.
Mais les mots prononcés, bien qu'ils servent d'abord à dévier la conversation, sont tout de même intéressants à ses yeux. Une relation conflictuelle avec sa mère...? Junko aussi, en a une. Il note ça dans un coin de sa tête.

« Tu les a rencontrés, ses parents ? » demande t-il, curieux.


Mais déjà, Arizona s'illumine et attire de nouveau entièrement son attention. Oh, un potin ?
Junko n'en donne pas l'air, mais il adore les potins. Ils avaient de nombreuses conversations sur d'autres personnes, les couples, les amitiés, les ennemis, les relations autour d'eux... lorsqu'ils étaient à Tokyo. Un sujet qu'ils aimaient partager, avec multiples théories et "Imagine si..." alors qu'ils se promenaient dans Tokyo, étaient posés sur un toit, ou dans l'herbe d'un parc, ou encore chez l'un ou chez l'autre allongés en regardant le plafond. Des souvenirs qu'il chérit, profondément.

Junko pose son menton dans le creux de sa main en écoutant attentivement la syrienne alors qu'elle lui donne l'information croustillante du petit-ami de Kazane. Il essaye de s'imaginer un potentiel partenaire pour la lycéenne, lorsqu''Arizona dérive. Jun fronce les sourcils, pas du tout d'accord avec le comportement et les pensées de la gaijin rapport à la japonaise.

« Bien sûr que non. » répond-il directement et sans détour. « Tu t'entends parler ? On dirait que cette gamine a pas le droit de vivre... elle m'a pas l'air si fragile. Et puis... ça te regarde pas, en fait. »


Quand bien même lui aussi est curieux vis-à-vis de ce potentiel couple maintenant, il ne lui viendrait pas à l'idée de s'immiscer ainsi même plein de bonnes intentions. Arizona va provoquer une catastrophe si elle ne se contient pas.

« Il faut bien que jeunesse se fasse. » ajoute t-il, un peu plus doux. « Tout ce que tu peux faire, c'est être là si elle en a besoin, mais tu ne devrais pas t'imposer, au risque de l'ét... » il hésite, soudain conscient du petit parallèle qu'il peut faire avec lui, son pouce trouve refuge sur son front comme à chaque fois qu'il se sent tendu. « ... de l'étouffer. »


Junko détourne les yeux et attrape son dessert, comme prétexte pour extérioriser le malaise ressenti, la tension qu'il a du s'imaginer tout seul.
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Dim 4 Fév 2024 - 23:06



Arizona réfléchit quelque seconde à comment répondre à la question du Hafu, évidemment il y avait le secret professionnel et son but n’était pas de dévoiler la vie de cette jeune fille afin d’assouvir une quelconque curiosité malsaine. Cependant Junko et Kazane partageaient la même relation torturée avec leur mère. alors peut-être que s’il en savait un peu plus il pourrait l’aider à sa façon, le grand brun avait toujours été une bonne épaule pour les autres. Et ça lui permettrait lui aussi d’y voir plus clair avec sa propre mère. Akane était une femme qui aimait mal ses enfants, c’était une mère absente en réalité, mais elle les aimait plus que tout, on était loin de la mère abusive de Kazane.

“non je ne l’ai jamais rencontré mais la psy du campus m’a donné quelques infos. Je n’ai pas grand chose à dire sur son père qui s’en sort comme il peut… Mais sa mère est alcoolique…et aussi très triste et en colère, elle est malade. et tu sais ce que font les gens tristes n’est-ce pas? ils s’en prennent aux autres, pas de chance pour Kazane c’est tombé sur elle.” Arizona était un peu pensive, en réalité elle n’avait pas trop de solution pour sa mère, elle était déjà en cure de désintox et n’avait déjà plus la garde de sa fille. “ le truc c’est que Kazane a pris pour argent comptant toutes les horreurs que lui dit sa mère…il faut que j’essaie de lui faire comprendre qu’il faut qu’elle se détache de cette image, mais c’est difficile.”


Arizona se grattait un peu la tête en pensant à tout ça, le cas de Kazane lui tenait à cœur mais elle était encore loin de l’avoir sortie d’affaire. c’était ensuite le moment de passer aux gossip et comme les habitudes avaient la vie dure c’est tout naturellement que le sujet s’orienta vers le petit ami présumé de Kazane : un petit mec, un peu maigrichon, mais qui n’avait pas l’air bien méchant. Cependant, avait-il les épaules pour assumer une jeune fille comme Kazane? ça elle en était moins sûre. Junko raffolait de ce genre d’histoire, il avait toujours de très bonnes théories et était toujours de bon conseil. Junko était son meilleur amant mais aussi son meilleur ami et il pouvait passer des heures à écouter la syrienne raconter toutes sortes d’histoires, toujours attentif il donnait toujours son avis et Arizona suivait toujours à la lettre ses conseils, du moins elle essayait.

évidemment l’idée d’Arizona d’aller voir la lycéenne pour parler de relation amoureuse n'enchantait pas le jeune homme. Et il avait raison dans le fond, après tout ça ne le regardait pas. Kazane avait l’âge de vivre ses premier émois, cependant Ari la savait fragile et elle avait besoin de la mettre en garde, de lui dire de prendre un peu de recul et de ne pas se jeter à cœur perdue dans cette relation, comme une grande sœur qui conseille sa cadette. La petite brune était sur le point de défendre sa cause auprès de son ex, lorsque ce dernier prononça sa dernière phrase. “Tu ne devrais pas t’imposer au risque de l’étouffer” l’étouffer hein…

Arizona se figea et détourna ses yeux du japonais pour regarder ses jambes. les yeux grands ouverts. C'était la première fois qu’il lui disait une chose pareille. Ce que tout le monde n’avait cessé de lui dire depuis qu’elle était petite…tout le monde sauf lui. Il n’était plus ensemble à présent alors il n'avait plus besoin de faire semblant de ne pas la trouver étouffante. “Arrête Arizona, tu fais trop de bruit!” “tu prends trop place” “ tu pleures trop!” “tu ris trop et trop fort” “tu m'étouffe”. Arizona commençait à avoir envie de vomir. Il était le seul à l’avoir accepté tel qu’elle était, il avait été le seul à ne pas avoir fait semblant pour pouvoir avoir son corps. Il était le seul à la laisser s’exprimer librement sans la restreindre. Mais c’était terminé maintenant. Ses petites mains s’enfoncèrent dans ses cuisses.

“Non, je-”


Mais sa gorge était nouée, une boule qui allait sortir sous forme de sanglot si elle disait un mot de plus. mais la force de son désespoir la fit trembler un peu. il fallait qu’elle parte, juste le temps de se remettre. Elle ne pouvait pas craquer ici, pas après ce qu’il venait de dire. Et pourtant elle le savait, elle le savait pertinemment qu’elle l’étouffait trop, que son amour était trop fort, trop imposant, depuis le début. Finalement elle n’avait été qu’un poids, qu’un boulet, et cet amour avait fini par écœurer Junko comme lorsqu’on mange trop de chocolat. Elle ne pouvait même pas lui en vouloir, c’était pareil pour tout le monde. Elle avait aimé trop fort, elle faisait tout trop fort.

Arizona sentit ses larmes monter, alors elle puisa dans ses dernières forces, le masque fissuré mais toujours là. serrant toujours avec autant de force ses cuisses , elle releva la tête en souriant et tenta tant bien que mal de s’éclaircir la voix.

“des serviettes…je vais chercher des serviettes je reviens!”


Avec un large sourire aux lèvres pour ne rien laisser paraître, Arizona se leva pour rejoindre les rayons, loin de Junko. la vue troublée par les larmes qui coulaient déjà. même lorsqu’elle pleurait elle gardait une certaine beauté, oh oui elle était belle Arizona. Mais c’était tout. Elle n’était jamais la fille de qui on tombait amoureux, parce qu’elle était étouffante, elle n’était jamais la fille qu’on présentait aux parents parce qu’elle prenait trop de place. Par contre c’était celle qu’on appelait quand on voulait tirer un coup, parce qu’elle était vachement bien roulée la petite et puis elle avait de l’énergie à revendre la gaijin. Arizona était toujours à côté de la plaque, même quand elle voulait bien faire. depuis toujours on lui répétait “calme toi!” “Arrête!” mais arrêter quoi au juste? Elle avait essayé de rentrer dans le moule, d’être comme tout le monde, douce et docile, ce qu’on attendait d’une femme. avoir du caractère mais pas trop. Mais dans ce rôle-là, c’était elle qui étouffait. Alors elle avait décidé d’être elle-même. Elle avait décidé de mettre un masque pour que personne ne puisse voir comme ça lui faisait mal de ne pas être accepté par les autres. Les gens autour d’elle commençaient à la regarder un peu étrangement. Et puis merde! qu’ils aillent au diable tous.

Arrivée au serviettes en papier, les larmes ne s'étaient pas arrêtées et les sanglots se faisaient de plus en plus bruyants à mesure qu' elle pensait à sa relation avec Junko. Il était la seule personne à l’avoir accepter, la seule personne près de qui elle se sentait bien, c’était auprès de lui qu’elle avait trouvé sa place. avec lui, elle n’avait jamais eu besoin de faire attention à ce qu’elle disait, ou ce qu’elle faisait. Son sourire la rassurait et ses mots lui faisaient du bien. Ses baisers étaient toujours sincères et ses caresses avaient beaucoup d’amour. mais il avait fini par étouffer lui aussi, sinon pourquoi serait-il parti dans les bras d’une autre? une autre fille plus stable, plus douce, plus normale.

Arizona met ses mains sur sa bouche pour limiter ses pleurs. Alors, il ne l’aimait plus…Alors qu’elle, elle se sentait consumée par cet amour. S'il la trouvait étouffante, s’il avait couché avec une autre fille, c'était forcément qu’il ne l’aimait plus. Elle était incapble de savoir ce qu’elle devait faire maintenant, elle se trouvait tellement ridicule. Lorsqu'elle avait appris la tromperie, elle s’était sentie trahie. imaginer Junko embrasser, caresser, une autre femme l’avait terroriser mais le pire était de l’imaginer prendre soin d’une autre, la rassurer, secher ses larmes et la regarder avec les même yeux que lorsqu’il la regardait. C'était ça le plus insupportable pour elle, que son amour se dirige vers une autre. mais ne l’avait-elle pas chercher dans le fond. Junko méritait la paix, il méritait le monde mais avec Arizona la paix était toujours difficile à obtenir. Pourtant elle avait fait tellement d’effort, elle s’était concentrée tellement fort pour rendre la vie du jeune homme plus douce. malheureusement elle avait lamentablement échoué.

Après avoir passé plusieurs minutes à pleurer lamentablement devant le rayon des serviettes, sous le regard gêné des autres clients, Arizona se calma un peu. Elle était complètement vidée, pourtant il fallait bien qu’elle y retourne. Alors elle s’essuya le visage avec un mouchoir et agita les mains devant ses yeux pour faire sécher les quelques larmes qui perlaient encore. Arizona inspira et expira profondément à de nombreuses reprises afin de retrouver son calme. Les yeux rougis et le visage gonflé, elle pourra faire passer ça sur les plats épicés. Enfin, en se redirigeant vers leur table, elle s’exerça à sourire afin que l'illusion soit totale.

Il était toujours à leur table, lui donnant son dos, alors la petite brune fit mine d’accélérer le pas. “Désolée! j’ai été super longue mais comme une idiote j’me suis perdue dans les rayons ahaha!”


Arizona tira la langue en souriant, elle était parfaitement dans son rôle, elle reprit sa place près du japonais, posant les serviettes près de lui. La Syrienne pencha son visage vers Junko en souriant. “T’as raison, ma manière de faire est sûrement trop frontale…mais comme elle est un peu fragile j’ai peur que cette histoire lui fasse trop mal et qu’elle ne puisse pas remonter la pente si jamais elle se termine un jour tu comprends?”


Arizona sourit puis observa leur table, l’homme à l’appétit d'ogre avait pratiquement fini tous ses plats quant à elle comme d’habitude il ne restait encore pas mal. “ Par contre…je suis pas sûr de tout finir Jun…Tu m’aides.”


Comme à leur première partie de beer-pong, lorsqu’il l’avait aidé à boire le dernier gobelet, avant leur victoire. Avant qu’ils ne se sautent dans les bras, avant qu’ils n’échangent leur premier baiser, leur première nuit…juste avant qu’elle tombe folle amoureuse de lui.








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Lun 5 Fév 2024 - 15:54
« Non, je- »


Oh merde. Oh putain. Quel con.
Si elle détourne le regard, lui ne peut s'empêcher de poser ses yeux bruns sur elle. Et tout dans son être crie le malaise, la douleur. De ses petits poings serrés sur ses cuisses généreuses qu'il a tant caressé, au rideau de ses cheveux camouflant en partie le profil de son visage. Et chez lui, tout hurle aussi, une panique interne, il a la peur au ventre, et il a l'impression de ne pouvoir rien faire d'autre que la regarder se briser entre ses mains. La bouche sèche, les entrailles étriquées, son expression est figée dans l'appréhension. Cette fois, il n'y a pas de sourire pour le cacher. Il s'est perdu, lui aussi.

Elle relève la tête un peu, fait danser une boucle de cheveux sur son épaule, prétexte aller chercher des serviettes et s'échappe à lui alors qu'il tend une main pour attraper  son poignet. Elle est partie, c'est trop tard, elle est déjà trop loin. Hors de portée. Junko reste con, en regardant sa silhouette disparaitre derrière un rayon du konbini. Il pivote en silence sur son tabouret, fait de nouveau face à la rue. Le souffle court, happé par une tempête d'émotions et de ressentiments. Envers lui-même.
Lentement, il appuie ses coudes sur la table et pose son front dans le creux de ses mains. Ses yeux bruns ne regardent plus rien que le blanc intact du meuble. Il n'y a rien qu'il ne puisse penser d'autre que "Quel con", pour lui-même.
Junko frotte ses yeux, son visage, passe une main dans ses cheveux en se redressant, ses bras se croisant derrière sa tête. Non, il n'est pas bien. Vraiment. Il savait pourtant, il l'avait pressenti. Avec elle, c'était toujours pareil, et ça n'a pas changé. C'est toujours pareil. Elle a les émotions à fleur de sa peau, elle vous fait chavirer dans le soleil de son sourire, mais vous emporte dans l'inondation de ses larmes aussitôt. Mademoiselle est blessée, Mademoiselle s'imagine toujours le pire, parce qu'au fond, il est si facile de s'enfoncer dans ses failles qu'il connait par cœur.
Il la connait par cœur et pourtant... Pourtant, putain.

« Désolée! j’ai été super longue mais comme une idiote j’me suis perdue dans les rayons ahaha! »


Junko relève la tête et la tourne vers elle, ouvre la bouche mais rien n'en sort et il la referme aussi sec. La vision du visage de la syrienne le trouble plus qu'il ne l'aurait voulu. Elle sourit, fait la grimace. Elle veut se cacher derrière son masque. Mais il voit les sillons que ses larmes ont tracé sur ses joues, il voit le rouge à ses yeux, et son trait de liner qu'elle a naturellement, qui la rend ironiquement encore plus belle, lorsqu'elle vient de pleurer. Jun est troublé. Il ne sourit plus. Il ne sourit pas. Lui n'arrive pas à remettre son masque. Et lorsqu'elle se penche vers lui pour lui parler, il recule son buste de la même distance, extrêmement mal à l'aise dans cette situation où encore une fois il ne parvient pas à décrocher un mot.

« T’as raison, ma manière de faire est sûrement trop frontale…mais comme elle est un peu fragile j’ai peur que cette histoire lui fasse trop mal et qu’elle ne puisse pas remonter la pente si jamais elle se termine un jour tu comprends? »


Un peu comme toi, Arizona ?
Les mots de son ex résonnent dans sa tête, encore et encore, alors qu'il s'insulte de tous les noms de se murer dans le silence.
Sale connard égoïste.
Elle a peut-être raison, finalement.

« Par contre…je suis pas sûr de tout finir Jun…Tu m’aides. »


Son regard cille un peu, et glisse sur les plats devant eux.
Non, il n'a plus faim. L'idée de manger lui donne un peu la nausée. Il n'a plus la tête à ça. Junko déglutit, et repose ses yeux bruns sur le visage de la jeune femme. Il la fixe longuement. "Sale connard égoïste".
Allez, putain. Dis quelque chose.

« Je... » souffle t-il. « C'était pas... enfin... » balbutie t-il.


Ses doigts pianotent un peu sur la table, de frustration. Il s'échappe à son regard, une nouvelle fois le porte sur les voitures qui passent devant le konbini, les sourcils froncés. Il cherche ses mots, mais il cherche surtout un courage qui lui manque cruellement. L'exercice n'est pas facile, et il s'énerve de patauger autant, de piétiner autant. C'est pourtant simple de parler, et ce n'est pas comme s'il manquait d'éloquence ou de confiance en lui, habituellement. Non...?
Allez, Jun.

Il souffle, soupire. Cherche un point d'appui dans le regard d'Arizona, encore. Allez.
Sa main trouve la sienne, et il l'enveloppe. Troublé, ce toucher physique lui donne assez de prise pour se lancer.

« C'était pas ce que je voulais dire. » articule t-il enfin, son ton peut-être un peu trop agressif qu'il l'aurait voulu. « T'es pas étouffante. » rajoute t-il rapidement.


Son visage s'adoucit, à mesure qu'il parle. Finalement, ce n'est pas si difficile, et ses pensées trouvent leur place à mesure que les mots, mesurés, filtrent à travers ses lèvres.

« C'était maladroit. » précise t-il. « C'est plutôt que tu ne devrais pas t'imposer aux gens. Parfois, tu... » ceux-là sont durs à sortir. « ... parfois, tu peux pas les empêcher de se prendre un mur. »


"Sale connard égoïste"
Junko lâche la main de la syrienne et son regard glisse de nouveau à la rue en face d'eux. Son expression est pensive, froncée non plus dans une mimique trahissant un faible énervement mais plutôt une inquiétude. Il ressent le besoin d'évacuer la pression, et occupe ses mains en rangeant les plats, refermant ceux qu'ils n'ont pas fini pour pouvoir les emporter.

« Kazane aura besoin de toi quand elle se le sera pris, ce mur. Mais pas avant. » ajoute t-il, doucement. « C'est nécessaire à l'apprentissage, de se prendre des murs... en sachant qu'il y a quelqu'un pour t'aider à te relever. »


Et toi, Junko, qui t'a aidé ? Qui t'aide ?
Personne.

Le hafu referme un des plats d'un couvercle en plastique, encore un peu perturbé, mais doucement apaisé. Il regagne sa maîtrise de soi et finalement affiche son sourire détaché habituel alors qu'il se tourne de nouveau vers Arizona.

« Mais ok, je ferai attention à elle. »
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Mar 6 Fév 2024 - 0:14



Arizona sentait les yeux perçant de Junko se poser sur elle, de son côté elle faisait tout pour ne pas croiser son regard. Elle savait très bien que si leur regard se croisait il devinerait tout. Les yeux de Junko étaient des radars, il avait parcouru chacune des parties de son corps, il avait analysé chacun de ses regards jusqu’à pénétrer son âme. Elle savait très bien qu’elle ne pouvait rien lui cacher, ses joies, ses peines et ses secrets les plus enfouis. Elle l’avait accueilli les bras ouverts dans l’immensité de son âme et l’avait laissé s'imprégner des moindre recoins. Cependant, elle ne voulait pas gâcher ce moment, la dernière fois qu’ils avaient passé un moment aussi apaisé remontait à tellement loin qu’elle voulait profiter pleinement de ce repas, sans se laisser submerger par ses émotions.

Arizona pose ses yeux partout, essaie de trouver un point d’appuie où poser son regard, ses mains posées sur la table ne savaient pas où se mettre non plus. il y avait une sorte de gêne pesante, un petit silence qui semblait durer des heures avant que l’étudiant ne le brise. lui qui était habituellement si confiant, si serein, avec la voix qui ne tremblait jamais. Junko se mit à balbutier quelques mots. La petite brune se décida enfin à poser ses yeux sur lui, par réflexe, inquiète de le voir chercher ses mots. mais cette fois si c’était lui qui détournait le regard. Elle avait l’impression qu’il était tourmenté, qu’il cherchait ses mots et ce n’était pas dans ses habitudes. Arizona n’avait qu’une envie à ce moment c’était de prendre la tête du jeune homme entre ses mains pour caresser doucement son visage et le rassurer. l’envelopper de toute la douceur et la tendresse dont elle était capable lorsqu’il s'agissait de Junko Fushita.

Après une longue bataille interne, Junko posa enfin son regard sur celui de la Syrienne pour ne plus le quitter cette fois. Il posa sa main sur la sienne et Arizona sentit comme une décharge électrique. peau contre peau, c’était comme si elle pouvait entendre battre le cœur du japonais depuis sa main. à quand datait leur dernier vrai contact physique? leur dernier baiser? la dernière fois qu’ils s’étaient unis? Sa chaleur lui avait terriblement manqué. Arizona écarquilla grands les yeux mais elle n’était pas au bout de ses surprises, puisque le japonais formula quelques excuses, à la façon Junko bien sûr, mais encore une fois ce n’était pas dans ses habitudes d'agir de cette façon.

Ils n’étaient plus ensemble et pourtant il venait de faire tout ce qu’elle aurait voulu qu’il fasse lorsqu’ils étaient en couple. Pourquoi maintenant Junko? cette pensée traversa brièvement l’esprit de la jeune femme mais très vite elle fut transporter par la douceur du visage de l’homme qu’elle aimait tant. les joues de la petite brune s’empourpraient au fur et à mesure qu’il parlait. Évidemment on était loin du grand discour, ce n’était pas le genre de Junko mais Arizona savait à quel point il avait dû prendre sur lui pour formuler ces quelque mots. Ses yeux toujours plongés dans les siens, elle avait l’impression de vivre un moment suspendu.



Ce moment furtif prit fin lorsque l’étudiant semblait avoir pris conscience du moment qu’ils étaient en train de vivre et sa main quitta celle de son ex. sa chaleur manquait déjà à Ari qui aurait voulu enlacer ses doigts dans les siens. trop tôt sans doute. Arizona continua malgré tout à l’écouter, “C'est nécessaire à l'apprentissage, de se prendre des murs…” est-ce qu’il avait eu l’impression de s’être pris un mur le jour du séisme lorsqu’elle l’avait violemment éconduit. Arriverait-il à se relever seul?


Arizona observa Junko ranger les plats dans des boites, pour pouvoir les emporter. L'atmosphère paraissait beaucoup plus détendue maintenant. Le jeune homme lui promit de faire attention à sa petite protégée dans un sourire qu’elle connaissait bien. Arizona le renvoya un sourire radieux. La pluie avait cessé dehors et sa main presque engourdie par la joie d’avoir retrouver son âme sœur se posa doucement sur l’avant bras du japonais.

“Merci Jun…merci pour tout vraiment.”


Le repas était fini, ils allaient surement devoir reprendre la rotule chacun de leur côté. Ari n’avait même pas pu lui proposer de venir au festival avec elle. Et même si ce moment avait été très agréable, même si Junko avait fait preuve de beaucoup de douceur et qu’il avait su la rassurer, Arizona avait comme un goût d'inachevé dans la gorge. ils étaient tellement bien partie ça serait dommage de s’arrêter maintenant. elle en voulait plus, elle en voulait toujours plus quand il s’agissait du japonais, elle était comme insatiable de lui. Ils avaient été séparés trop longtemps, trop longtemps pour qu’elle soit rassasiée. doggy bag en main, Arizona décide de prendre les choses en main.



“JUNKO!!!”Le jeune homme qui la devançait de quelques pas se retourna et avec lui quelque client surpris d’entendre une voix aussi forte sortir d’un si petit corps. il fallait qu’elle trouve une excuse, n’importe quoi mais quelque chose pour qu’il reste avec elle encore un petit moment. la jeune femme à l’esprit malicieux s’approcha doucement du grand brun, pour ne pas que les quelque oreilles indiscrètes aient accès à leur conversation. “ça te dirait qu’on fasse un bout de chemin ensemble, ça ne sera pas long promis. Les rues de Kobe sont mal fréquentées la nuit, ça m’embêterait de faire une mauvaise rencontre…ça m’est déjà arrivé tu sais.” la tête lever les yeux plongé dans les siens, et le regard semblable à celui d’une petite fille qui demandait des bonbons après s’être brosser les dents. En vérité ça lui était arrivé qu'une seule et c'était parce qu'elle avait encore voulu secourir un personne qui ne lui avait rien demander. Bien évidement ça s'était retourner contre elle. Heureusement que Shintaro avait été la ce jour là! c'était bien la seule fois où il lui avait été utile!


Arizona devança ensuite le jeune homme, se frayant un chemin entre les portes automatiques. L’air était plus frais mais beaucoup moins lourd, c’était agréable. Elle le laissa doucement s’approcher d’elle. “ En plus t’as vu il ne pleut plus! c’est un signe!” Arizona fut interrompue par le bruit d’un véhicule beaucoup plus imposant alors elle tourna la tête dans sa direction, c’était un bus…c’était SON bus!!


“Junko! Dépêche- toi on va le louper!” Elle tourna les talons et dit de grand geste au conducteur avant de commencer son sprint. d’excitation elle se mit à rire, sa robe volait au vent et ses hanches balançait de droite à gauche au rythme de la course. ils avaient déjà vécu cette scène tellement de fois. Des courses effrénées pour ne pas louper le dernier métro, le dernier bus…des rires qui s'élevaient haut dans le ciel. et lorsqu’ils avaient loupé le coche des marches de plusieurs heures pour rentrer et Junko parfois qui finissait pas mettre Arizona sur son dos, parce que mademoiselle avait décidé de mettre de hauts talons pour plaire à monsieur. comme un chevalier servant, comme le sac à patate qu’elle était. ils finissaient toujours par en rire.


Le chauffeur l’avait vue et Arizona ne s’était pas retournée une seule fois, perdue entre la certitude qu’il l’avait suivie et la peur de voir qu’il avait simplement fait le chemin inverse en direction du campus. La porte du bus s’ouvrit, Arizona remercia le chauffeur avant de tourner la tête, le ventre noué…mais il était déjà là, Junko, tout près d’elle, les doggy bag à la main. son chevalier à elle. la petite brune paya les deux tickets, c’était la moindre des choses avant d’aller s'asseoir au fond du bus où deux places les attendait déjà. essoufflée, Arizona s’écrasa sur son siège, quelque goutte d’eau perlait sur sa poitrine découverte.

“Faut….vraiment que….que je reprenne le sport…ça va plus du tout le cardio là!”


Arizona avait pris la place côté de fenêtre laissant à Junko le couloir afin d’avoir plus d’espace pour ses grandes jambes. Les places dans le bus étaient souvent trop exiguë pour lui. et même si avant ça ne les dérangeait pas au contraire, cette nouvelle promiscuité était devenue maintenant un peu gênante. Non pas qu’elle se sentait mal à l’aise en présence de son ex, c’était plutôt qu’elle ne savait plus trop ce qu’elle avait le droit de faire ou pas. Le bus avait démarré et Arizona fixait la vitre, mais le reflet ne montrait que l’homme qui était en face de lui. Si proche et pourtant si loin. Elle scruta chaque détail : sa bouche, ses yeux, ses cheveux, ses grands bras musclés, ses jambes solides, son torse…un peu plus bas. Un flot d'images, de souvenirs, de son, de sensation lui vint à l’esprit. Arizona ne put s'empêcher de rougir, honteuse d’avoir ce genre de pensée à un moment pareil. était-ce le contact de sa main sur la sienne qui avait éveillé en elle autant de désir. lui en fallait-il si peu?

machinalement elle mordit ses lèvres, sa respiration plus intense, elle essaya de chercher du regard quelque chose qui pouvait lui faire oublier tout ça. Et puis finalement son regard se posa sur un enfant accompagné de ce qui semblait être sa grand-mère. Tous les deux étaient en train de jouer au bras de fer chinois. Arizona sourit doucement avant de tirer un peu la manche de Junko, après quoi elle pointa discrètement la grand-mère et son petit-fils tout les semblait être entré dans un mode de concentration extrême.

“Tu t’en rappelles? tu t’en ai pris des raclées à ce jeu hein?!” dit-elle avec un sourire provocateur.


En réalité c’était elle qui se prenait des raclées à ce jeu. Junko ne lui laissait aucune chance et à chaque fois le géant dévorait tout entier le petit pouce de la Syrienne. Elle avait beau user de techniques à chaque fois plus fourbe que la précédente, le résultat était toujours le même.



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Jeu 22 Fév 2024 - 12:49
Un peu fébrilement, il range les plats et prépare un sac pour les emporter. Mais le contact délicat de la petite main d'Arizona sur son avant-bras lui fait suspendre son geste et son regard ne peut que s'accrocher à celui de la jeune femme. Junko plonge tout entier dans le sourire qu'elle lui envoie. Il se sent tout bizarre, d'un coup, son palpitant s'emballe encore. Pourtant ce n'est rien : elle le regarde comme elle l'a regardé tant de fois déjà.

« Merci Jun…merci pour tout vraiment. »


Il retient une respiration et hoche la tête, se cachant derrière son sourire détaché et détournant les yeux. Ils se lèvent tous deux et elle prend le sac qu'il a préparé. Mains dans les poches, Junko s'avance vers la sortie du konbini. L'air frais qui s'engouffre sur son visage et dans ses cheveux lui fait le plus grand bien et il s'arrête juste un instant pour profiter de cette fraîcheur bienvenue après une journée chaude et humide d'été.
Une petite voix retentit dans le magasin, et naturellement, Jun se tourne vers sa propriétaire, un léger sourire amusé trônant sur ses traits. Il ne prête aucune attention aux autres clients, pas même qu'il ne se sent gêné par le coup d'éclat soudain de la brune qui vient à lui, tête relevée pour plonger son regard au Colorado dans les yeux chocolats du japonais.

« ça te dirait qu’on fasse un bout de chemin ensemble, ça ne sera pas long promis. Les rues de Kobe sont mal fréquentées la nuit, ça m’embêterait de faire une mauvaise rencontre…ça m’est déjà arrivé tu sais. »


S'il aurait pu regarder l'heure et peser le pour et le contre, la dernière information qu'elle lui donne ne laisse pas de place au doute chez lui. Un froncement léger des sourcils accompagne sa réponse, plus agacé par l'idée qu'elle se soit faite agressée en son absence, plutôt que par sa demande de passer plus de temps avec lui. Junko sait au fond que c'est une mauvaise idée. Il ne montera pas chez elle, et s'il aurait eu tendance à s'enfuir, il ne peut pas résister à rechercher les restes de leur complicité qu'il peut sentir battre encore, faiblement.

« Allons-y. » lâche t-il simplement.


La syrienne le devance et commente la météo. Junko glisse ses yeux sur sa silhouette menue, généreuse et à la fois si petite. Dans sa petite robe d'été, il la trouve belle. Il est rappelé sur terre par un début de course et de nouveaux cris de sa part. Arizona file vers son bus et Jun s'engage après elle. Avec ses grandes foulées, il n'a aucun mal à la rattraper. Ils montent tous les deux, et il lui sourit lorsqu'elle se tourne pour le regarder, ne se doutant pas une seconde qu'elle craignait qu'il ne l'ait pas suivie.
Junko s'installe près d'elle, lui laisse la fenêtre et en profite pour laisser traîner une de ses jambes dans le couloir.

« Faut….vraiment que….que je reprenne le sport…ça va plus du tout le cardio là! »


Junko retient de peu une blague un peu osée, son esprit trouvant inadéquat de lancer ce genre de perches à la jeune femme compte tenue de l'état actuel de leur relation. Aussi se contente t-il de rire un peu et passer une main dans ses propres cheveux, refaisant son demi-chignon.
Le bus démarre et le silence retombe entre eux. L'étudiant observe les gens autour d'eux, mais très vite son regard revient à la Gitane qui l'appelle. De sa hauteur, il n'a aucun mal à plonger dans son décolleté, mais loin de lui l'idée de la déshabiller. Il se souvient juste, peut-être, de la douceur de sa peau dont elle prend soin. Elle a déjà le teint hâlé, et il se demande si elle a choisi cette année un maillot de bain blanc pour profiter de la mer. Le blanc, il le sait, sur sa peau bronzée, ça lui va à ravir. Junko promène ses yeux sur elle, doucement. S'il se sent lui aussi observé, il n'en fait rien.
Il l'écoute d'une oreille distraite lorsqu'elle lui désigne un enfant et sa mamie qui jouent au bras de fer chinois, après qu'elle ait tiré sa manche. Jun leur porte un regard puis sourit, partageant les mêmes souvenirs qu'elle à ce sujet.

« Non, je ne m'en souviens pas. » répond t-il, en parlant de ses défaites présumées.


Junko perd rapidement son sourire lorsqu'il retire avec douceur une poussière dans les boucles d'Arizona. Le geste lui parait naturel et il ne s'y attarde pas, laisse tomber le grain dans le couloir du bus après avoir fait glisser ses doigts sur la mèche brune de la syrienne. Et puis, c'est enfin l'arrêt où elle lui dit devoir s'arrêter. Il se lève, la laisse passer devant lui puis la suit.
Ils sortent ensemble du bus et Junko remet ses mains dans ses poches, coulant ses yeux sur elle dans une expression relaxée pour s'assurer qu'elle ne soit pas tomber, ou autre. L'habitude.

Et puis il la suit, commentant le calme de son quartier et parfois quelques résidences et maisons individuelles à l'air un peu richou. Au Japon, ce n'est pas bien vu de faire ça, mais Junko se fiche bien de l'étiquette. Il a surtout côtoyé la rue et des étrangers. S'il a du sang japonais et que sa mère, pour le peu qu'elle y a participé, lui a donné les bases de l'éducation nippone, en grandissant il s'est surtout développé aux côtés d'autres cultures.
Malgré le repas qu'ils ont fait quelques instants plus tôt, il a encore envie de manger. En marchant à côté d'Arizona, il ouvre une boîte d'un plat et attrape une brochette qu'il grignote ensuite, son regard divaguant dans un nouveau silence.

Elle s'arrête devant un portail. L'immeuble a l'air neuf et propre. Junko le regarde un instant avant de faire tomber ses yeux bruns sur Arizona. Il ne dit rien. Il ne sait pas trop quoi dire, à vrai dire.
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Jeu 22 Fév 2024 - 22:21



Arizona rit doucement lorsque Junko fait mine de ne pas se souvenir, elle sait qu’il se souvient et il se rappelle aussi certainement de toutes ses victoires à ce jeu. Arizona pose ses yeux sur les grandes mains du japonais, ces grandes mains qui ont parcouru son corps tant de fois avec douceur, ces doigts qui ont parcouru chaque parcelle de son corps. Arizona se rappelle de ses caresses aussi brûlantes que délicieuses, elle se rappelle de sa main dans la sienne, sur ses hanches, sur sa poitrine ou sur sa bouche. Elle se souvient de ses doigts qui lui ont procuré un plaisir intense, exquis. Et alors qu’elle s’apprête à prendre sa petite main dans la sienne pour s’adonner à leur jeu préféré, au bras de fer chinois, comme une excuse pour pouvoir avoir un contact physique avec lui, pour ressentir la douceur de sa peau et la fermeté de ses gestes. Junko la devance et au lieu de ça il passe sa main dans la chevelure épaisse d’Arizona pour en retirer une petite poussière. Et si pour lui ça ressemble à un geste naturel, dépourvu de toute arrière pensée, Arizona elle, se sent tout à coup submergée. Elle ressent exactement la même sensation que lorsqu'il a posé sa main sur la sienne quelque minute avant au Kobini. Les habitudes ont la vie dure visiblement. Quelque part elle est heureuse, il ne la considère pas comme une inconnue, il n’est pas dégoûté au point de ne plus pouvoir la toucher. Arizona est envahie par un sentiment de chaleur, elle n’avait pas ressenti ça depuis tellement de temps.

Arizona le regarde, s’apprête à dire quelque chose, elle ne veut pas qu’il s’arrête. Elle veut sentir ses doigts plonger encore et encore dans ses cheveux, elle veut sentir sa douceur, la douceur de Junko si précieuse, si rare. Malheureusement c’est déjà le moment de descendre. La Syrienne passe devant, presque déçue, elle aurait presque pu lui demander de continuer la route jusqu’au terminus, le bruit du moteur la berçait, la présence de Junko près d’elle l’apaisait. Junko l’attend devant la porte du bus, il garde toujours un œil sur elle, il s’assure toujours qu’elle aille bien. c’est ce qui lui manquait ici, quelqu’un qui veille sur elle, de manière inconditionnelle. Junko l’avait toujours fait, depuis leur première rencontre, où il lui avait prêté son pull pour ne pas qu’elle attrape froid, quand à cette même soirée il avait remis en place ce fameux pull plusieurs fois pour ne pas que des regards indiscret louche sur la petite culotte de la brune. ce pull… elle l’avait toujours, elle avait tout garder de Junko malgré leur séparation, elle ne s’était pas résolue à jeter le moindre souvenir de cet homme.

Elle aurait voulu prendre soin de lui comme il l’avait fait pour elle, elle aurait voulu veiller sur lui. Leur relation aurait pu être sauvée si elle avait réussi à réduire la distance qu’il mettait constamment entre eux. Mais elle n’y était pas parvenue, malgré ses efforts, Junko gardait pour lui beaucoup de secret, beaucoup de souffrance et elle s’en voulait de ne pas avoir été à la hauteur. Ici, sans lui, sans sa protection, sans sa présence qui l’enveloppait complètement, elle se sentait nue, sans défense, incapable d’affronter le monde. Pendant 5 ans elle avait déposé son masque, elle n’avait eu à l'utiliser qu'à de rare circonstance et devoir le remettre ici, à Kobe, avait été une véritable épreuve pour elle. Néanmoins ce soir, elle n’était pas obligé de le garder, prêt de lui elle se sentait libre de pouvoir montrer son vrai visage.

Le bus les avait déposés en plein centre ville, mais après quelque minute de marche ils se retrouvent dans un quartier calme et assez chic. Arizona pouvait se permettre d’habiter dans un tel endroit, Junko le savait. Les ex amants marchèrent une dizaine de minutes comme ça, échangeant des petites banalités, ce n’était pas vraiment de small talk, ce n’était pas de vrai discussion non plus. Arizona avait ce besoin de lui parler et d’entendre sa voix en retour. La voix de Junko, calme, apaisante, sereine. Elle le regardait piocher dans les sac pour manger ce qu’il restait de nourriture. S’il continuait de manger c’est qu’il était de bonne humeur et ça la rendait heureuse aussi.

Enfin il arrivèrent devant le portail. Elle aurait pu lui demander de monter, elle savait très bien comment ça allait finir s’il montait avec elle. Néanmoins elle savait aussi qu’elle en avait beaucoup demander ce soir, elle n’était pas à l'abri d’un refus. La petite brune tourne le dos au portail pour faire face au géant. Bizarrement elle est intimidée par sa grandeur, comme une petite fille qui n’ose pas parler. Elle lève la tête pour le regarder.

“Voilà, j’habite ici. Au dernier étage. on peut voir ma terrasse allumée, regarde!” elle pointe du doigt son balcon en souriant. “ Je laisse allumé quand je ne suis pas là parce que y’a des cambriolages en ce moment dans le quartier et je me dis que donné l’impression qu’il y quelqu’un dans l’appart dissuade peut-être les cambrioleurs.” Elle rit doucement, ses yeux plongés dans les siens. Pas spécialement inquiète de cette histoire de cambriolage.


puis elle ne sait plus vraiment quoi dire, il y a le festival dans quelques jours, elle ne sait pas comment aborder le sujet, elle a un peu peur, elle ne sait pas si c’est assez apaisé entre eux pour pouvoir lui proposer. Arizona se mord un peu les lèvres et dans un silence un peu pesant, ses petites mains viennent attraper les doigts de la main droite de Jun. N'osant pas le regarder cette fois, ses yeux fixent leur main.

“Merci pour ce soir…C’était vraiment bien, je…”


La syrienne relève la tête, la moue soucieuse, ses yeux plongés dans ceux du japonais mais ils ne se fixent pas, c’était comme si elle cherchait des réponses dans les yeux de Junko. Les mots se mélangent dans sa tête et elle a l’impression qu’elle va exploser. Elle mord de nouveau ses lèvres comme si elle empêchait les mots de sortir cette fois, presque agacée par sa propre réaction. Elle va éclater, elle le sait mais fait tout pour se contenir. Sans s’en rendre compte, ses mains étaient en train de serrer celle de Junko. trop tard. 5….4…3…2…1

“ LA FETE DES LUMIERES!!! Le festival de Tanabata! C’est samedi! On doit y aller ensemble! Tous les ans on y va ensemble! Les deux étoiles qui ne se rencontrent qu’une fois par an! et ….et…” Et cette fête c’était tellement eux. eux qui ont les yeux plongés dans les étoiles depuis leur rencontre,ceux qui comme ces deux étoiles vivent des amours malheureuses mais qui s’aiment malgré tout. “Et on doit écrire nos vœux” Arizona prend conscience de la pression qu’elle exerce sur la main de Jun et se calme un peu. Elle a enfin pu tout sortir. Alors dans son regard se mêlent l’appréhension et la détermination. Elle ne supporterait pas de le voir avec quelqu’un d’autre ce soir-là, et elle ne s’imagine pas y aller sans lui.


Tous les ans ce festival avait un goût différent, la première fois, ils y étaient allés en groupe, avec leurs amis mais très vite ils s’étaient isolés tous les deux. et les années suivantes, après avoir profité des stands de jeux et de nourriture, ils dénichent à chaque fois les meilleurs spot pour observer les étoiles et Dieu sait comme ils étaient fort pour ça. Tous les ans ils finissaient par faire l’amour sous les étoiles comme pour sacraliser cette histoire d’amour que raconte la légende.





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Sam 20 Avr 2024 - 21:24
Les yeux plongés dans les siens, il est un peu mal à l'aise. Il ne sait pas trop ce qu'il doit dire ou ce qu'il doit faire. En fait, il ne sait surtout pas ce qu'il peut dire ou ce qu'il peut faire. Du coup, il garde les mains dans les poches, et ils se fixent. Sa petite taille l'oblige à baisser la tête tandis qu'elle la lève pour le regarder. Le silence n'est pas si long, mais il est un peu gênant. Elle finit par le briser.

« Voilà, j’habite ici. Au dernier étage. on peut voir ma terrasse allumée, regarde! Je laisse allumé quand je ne suis pas là parce que y’a des cambriolages en ce moment dans le quartier et je me dis que donné l’impression qu’il y quelqu’un dans l’appart dissuade peut-être les cambrioleurs. »


Junko suit son doigt, lorsqu'elle lui pointe son appartement. Ses yeux bruns jugent la terrasse allumée. Il ne doute pas qu'elle a du décorer avec grand soin. Selon l'orientation, il sait déjà que l'appartement doit être très lumineux en journée. Arizona n'aurait pas choisi quelque chose de sombre. Il revoit son appartement à Tokyo, les murs crèmes, les quelques décorations, des fleurs fraîches dans un vase, le carrelage noir de sa salle de bain. Des draps froissés, l'odeur d'eucalyptus de la bougie allumée, la suspension au-dessus de son lit. Les cheveux bruns et ondulés coulant sur son torse.
Il décroche ses yeux de la terrasse illuminée, et les pose de nouveau sur le visage de son ex. Il a oublié de répondre mais il s'en rend compte trop tard. Elle se mord la lèvre, devant lui, et il prend une plus grande respiration. Il se doute qu'elle va lui demander quelque chose. L'anxiété lui creuse un peu le ventre, dans l'attente. Il anticipe une bombe. Elle désamorce.

« Merci pour ce soir…C’était vraiment bien, je… »


Sa petite main trouve la sienne, qu'elle retire de la poche de son jogging. Elle ne désamorce rien. Elle met le feu aux poudres, surtout.
Junko, il sent son palpitant s'affoler un peu. Il n'est pas certain de vouloir entendre la suite. Il a peur d'un éclat de sentiments qu'il ne saurait gérer. Il a peur d'une vague trop forte contre laquelle il ne saurait pas lutter. Il n'a pas envie de s'y noyer.
Son regard plongé dans celui de la syrienne, Junko attend que le souffle l'emporte.

« LA FETE DES LUMIERES!!! Le festival de Tanabata! C’est samedi! On doit y aller ensemble! Tous les ans on y va ensemble! Les deux étoiles qui ne se rencontrent qu’une fois par an! et ….et… »


"Et on doit écrire nos vœux".

Il s'attendait à pire mais finalement, il ne sait pas trop quoi faire non plus. Pris au dépourvu, comme la sensation d'avoir loupé une marche dans un escalier. Ses yeux cillent et il les détache du visage d'Arizona, quelque part dans la rue. Elle lui tient toujours la main. Elle le regarde toujours fixement en attendant sa réponse. Il sent une pression qu'il n'aime pas sur lui. Il a l'impression qu'il ne peut pas la fuir. Il a l'impression que s'il accepte, c'est comme s'il lui disait qu'il l'aimait. A quoi joue t-elle avec lui ? Il ne sait pas trop quoi en penser.
D'ailleurs, de penser, il avait évité de le faire concernant la fête des étoiles, le festival Tanabata. C'était un de leur truc à eux deux, ça avait toujours été ainsi. A Tokyo, tous les ans. Pendant cinq ans. Junko lâche sa main et se frotte les yeux. Son pouce vient trouver son front alors qu'il s'éloigne un peu d'elle en lui tournant le dos. C'est une très mauvaise idée, et il a la terrible impression qu'elle s'amuse avec lui. Elle sait très bien ce que ça signifie pour eux deux, ce festival. Elle sait et pourtant, elle le lui demande encore alors qu'elle l'a rejeté. Il ne comprend pas ce qu'elle veut et ça l'énerve.

« Je sais pas trop, Ari. » finit-il par marmonner sans la regarder.


Il ne lui dira pas tout ce qui le traverse. Il ne lui dira pas qu'il a peur, qu'il doute de ses sentiments, et de ceux de la syrienne. Il ne dira pas qu'il ne sait même plus où il en est. Il ne dira pas qu'il est aussi angoissé par les examens qui approchent, par la vie des jumelles à Tokyo. Il ne dira pas qu'il est déboussolé les concernant tous les deux, et qu'il ne sait plus ce qu'ils sont. Ils sont quoi, au juste ? Y a t-il seulement un terme pour qualifier leur relation ? Et si elle l'a rejeté, pourquoi elle lui demande de venir à ce festival ? Ce n'est pas rien, elle le sait.
Il le sait.
Est-ce qu'il sait ?

« Je comptais pas y aller en fait. C'est juste avant les examens et je... »


Junko soupire, et sa main replonge dans la poche de son pantalon. Il regarde ses pieds, enfin. Il ne peut pas lui dire qu'il trouve ça étrange qu'ils y aillent ensemble alors qu'ils ne le sont plus, ensemble.
Le hafu relève un peu la tête et scrute une autre maison dans le quartier, tournant toujours le dos à son ex. Il ne lui dira pas non plus qu'il trouve que c'est une mauvaise idée. Pour lui surtout, puisqu'elle, ça n'a pas du tout l'air de la déranger. Vient dans son esprit l'image qu'il lui renvoie : celle d'un mec hésitant et mal à l'aise, qui lui ressemble si peu mais finalement trop.
Il ne veut pas qu'elle se fasse des idées sur l'état de leur relation, il ne veut pas qu'elle se dise qu'elle a un quelconque ascendant sur lui. Nouveau soupire.

Junko se tourne vers elle, et fait tomber ses yeux bruns dans les siens, un léger sourire malicieux étirant ses lèvres.

« Mais ça me changera les idées, je suppose. »


Ouais, voilà.
Baratineur égoïste.
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Arizona Williams
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Arizona Williams

[Terminé]Catch me if you can PV. Junko Empty Re: [Terminé]Catch me if you can PV. Junko

Lun 22 Avr 2024 - 0:24



Elle l’a dit, elle a craché le morceau, sans tourner autour du pot, de manière un peu trop frontale sûrement. Son corps est tendu et ses doigts serrent ceux de son ex. Arizona est suspendu aux lèvres de Junko, attendant une réponse, un signe. d’ailleurs pourquoi met-il autant de temps à répondre. est-ce que…..est-ce qu’il a prévu d’y aller avec quelqu’un d’autre. Son esprit ne peut s’empêcher de retomber dans de sale travers. Évidemment, il doit sûrement déjà y aller avec quelqu’un d’autre…Arizona déteste réfléchir de cette manière, elle n’a jamais été d’un naturel jaloux ou possessif, au contraire. Elle se considère comme une femme libre et laisse de la l’espace à son partenaire. Lorsqu’ils étaient ensemble, elle avait assez confiance en elle pour ne ressentir aucune jalousie. Elle avait confiance en lui et savait que les regards qu’il lui lançait et les mots qui lui chuchotaient le soir à l’oreille n’étaient réservés qu’à elle. Junko a eu beaucoup de femme dans sa vie, des amitiés avec des femmes aussi. Néanmoins Arizona ne s’est jamais sentie menacée par qui que ce soit. Alors pourquoi? Pourquoi le simple faite de l’imaginer rire avec une autre, l’imaginer toucher une autre, ne serait-ce que l'effleurer…Pourquoi est-ce qu’elle en a la nausée. La syrienne a l’impression de se consumer de l’intérieur. Mais après tout c'est logique, ce qu’il avait l’habitude de faire avec elle, les regards qui lui lançaient et les mots murmurés à ses oreilles. Tout ça il allait le faire avec une autre…


Junko se libère de ses mains et lui tourne le dos, sans réponse. le cœur de la syrienne manque un battement. En lui proposant d’aller au festival, elle n’espérait pas qu’il saute de joie, mais là…c’était pire que tout. est-ce qu’il n’arrive plus à la regarder par gêne? C’est pourtant clair, l’inviter au festival avec elle, c’est comme lui avouer ses sentiments. C’est comme lui dire “Reprenons tout à zéro!”. ça ne pourrait pas en être autrement, ce festival est si important pour elle, pour eux. Elle accepterait d’y aller avec personne d’autre. Junko le sait, il se sait forcément, il la connaît, il la lit en elle. Pourquoi la torture-t-elle de cette façon? Junko lui tourne toujours le dos lorsqu’enfin des mots sortent de sa bouche, à voix basse, presque sans articuler.


La réponse n’est pas claire, mais Ari prend ça pour un non. Et son cœur s'accélère. Junko est vraiment en train de refuser? Il a le droit, il est libre, mais…mais c'est leur fête à eux ce festival. Arizona sert le tissu de sa robe avec ses mains. Quelque minute avant il mettait sa main sur la sienne pour la rassurer, et maintenant c’est comme s’il faisait marche arrière.


“Mais je…”


les mots se bloquent dans sa gorge. Ne pas forcer, surtout ne pas insister. Ne pas faire de scène. Junko, trouve comme excuse, les examens…C’est imparable, excuse totalement valable. Après tout il est venu ici pour continuer ses études, il a sacrifié beaucoup de choses pour venir étudier à Kobe. L’assistante sociale n’a rien à redire là-dessus. Et c’est bien ça le plus frustrant. Il se donne les moyens pour réussir et elle ne veut pas être responsable de son échec. Junko mérite plus que quiconque d’atteindre ses objectifs. Arizona se mord l’intérieur de la joue. Ses mains finissent par relâcher la pression exercée sur sa robe. C’est une mauvaise idée finalement. Elle essaye de se faire à l’idée que le festival Tanabata c’est terminé.


Ari soupire, prête à demander d’oublier cette proposition, lui dire que c’était une idée stupide, s’excuser puis de rentrer chez elle. Mais Junko, comme toujours, finit par la surprendre. Il se tourne et dans un sourire qu’elle imagine complice accepte l’invitation. La petite brune reste quelque seconde stupéfaite, les yeux écarquillés. Et puis son cœur explose dans sa poitrine, elle veut lui sauter dessus mais anticipe déjà sa réaction, alors elle sert les poings pour se contenir. La syrienne fait quelques pas vers Junko, essayant de ne pas sauter de joie, mais elle a beaucoup de mal à se contenir et elle tremble de joie. Elle sourit en montrant toute ses dents, les joues rougies par l’excitation.


“C’est vrai tu veux bien!!!??” Elle joue un peu avec ses doigts, ne sachant pas trop quoi faire de son corps, elle a envie de le toucher mais elle sait que c’est trop pour lui alors elle après avoir entrelacé ses doigts entre eux, elle enroule une mèche autour de son index. “ je pensais que t’allais refuser, j’aurais compris avec les examens tout ça t'inquiètes…” il sourit et ça la fait craquer littéralement, on dirait une collégienne fasse à son crush, Arizona rit bêtement mais ce rend compte que si elle lui reparle de ses examens il risque de changer d’avis. “Enfin, t’as accepté c’est super! AHAHAHA” c’est le moment de fuir, si elle s’éternise il risque vraiment de revenir sur sa décision. Ari déballe alors un flot de parole à une vitesse folle. “ bon…ben j’y vais, c’était sympas hein!” elle tire un peu sur le t-shirt de Junko par habitude. “ C’était vraiment bien ce soir et je te texte pour qu’on se donne rendez-vous. C’est samedi…dans quelques jours quoi! j’ai vraiment. Vraiment hâte! Évidemment on s’habille en conséquence hein! et…et…bon j’y vais!”


Elle lâche le t-shirt de Junko et se dirige vers la porte de son immeuble, sans le quitter des yeux, évidemment comme elle ne regarde pas devant elle, elle se prend la porte en pleine poire. “Aie!” elle se frotte un peu la joue. “ça va tout va bien! je t’envoi un message hein! à plus tard Habi…Jun! Junko!”


Arizona tape son code, deux fois, car elle se trompe puis adresse un dernier signe de la main à Junko avant de refermer la porte derrière elle. Son cœur bat à mille à l’heure dans sa poitrine, et elle reste quelque instant adossée à la porte, le souffle court. Une partie d'elle-même complètement déconnectée de la réalité à envie de rouvrir cette porte pour tirer Junko à l’intérieur de l'immeuble mais cette fois si c’est sa raison qui gagne et si elle reste de longue seconde collée à cette porte, elle ne l’ouvrira pas, pas ce soir en tout cas. La jeune femme monte les étages et plus elle monte plus les souvenirs de tout les festivals qu’ils ont fait ensemble lui reviennent en tête. elle a si hâte que ça lui fait presque tourner la tête.

Arrivée dans l’appartement, elle retire ses chaussures, monte dans sa chambre et s’apprête à se déshabiller pour prendre une douche mais. Et si? et s’il était encore en bas, à attendre? Non, c’est ridicule, c’est vraiment pas son genre d’attendre comme un idiot comme ça. Mais en même temps, s'il est encore là, c’est peut-être que…Arizona reste quelque seconde à se décider puis finalement elle descend de sa chambre au salon et arrive sur sa terrasse, baisse le regard quelque étage plus bas. Aucun Junko à l'horizon. La jeune femme soupire en souriant. Après tout, il ne s’éternise jamais trop longtemps quelque part Junko.


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