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Arizona Williams
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Arizona Williams
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Arizona Williams

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Sam 23 Déc 2023 - 22:43




3 Février 2015 Tokyo, Arakawa


2 ans dans 10 jours. Cela faisait 2 ans que Junko et Arizona s’étaient rencontrés, pour ne plus jamais se quitter. 2 ans que leur relation en dent de scie animait leur vie de la plus belle des façons. 2 ans qu’elle était totalement folle de lui. Le matin de leur rencontre, Arizona s’était réveillée seule, cherchant dans le lit la présence de son amant, elle avait été particulièrement triste de voir qu’il avait déjà disparu. La nuit qu’ils avaient passée avait été extraordinaire et jamais on ne l’avait embrassé de cette façon, jamais on ne l’avait touché de cette manière et jamais on ne l’avait aimé aussi bien, aussi fort. Alors quand elle s’était levée ce matin-là, elle se sentait incroyablement seule, les lèvres, la voix et la peau de Junko lui manquaient déjà. Elle n’avait même pas pu lui dire que la veille, c’était son anniversaire. Elle pensait que cette rencontre qui avait été spéciale à ses yeux, ne l’avait été que pour elle. Et puis, une tasse de café encore chaud, un bout de papier, quelque mot, un numéro.

3 jours plus tard, ils se retrouvaient. leur relation avait commencé comme ça. Arizona pouvait être elle même près de Jun, elle n’était jamais trop et lui il était juste incroyable. Le jeune homme avait transformé sa vie. Ce garçon n'était pas comme les autres, et ensemble ils étaient spéciales. Junko savait la rassurer, Junko savait l’apaiser, Junko savait la faire rire et la faire crier de plaisir. Avec lui, elle pouvait passer des heures à parler, avec lui elle pouvait passer des heures à ne rien dire sans que ce soit gênant. Junko était courageux, Junko était fort. Junko était joueur, Junko était séducteur, il savait la stimuler aussi bien dans sa tête que dans son corps. Avec junko elle se sentait vivante, avec lui elle se sentait vivre. Et peut-importe s’il ne s'épanchait pas sur ses sentiments, peu-importe s’il lui arrivait de disparaître d’un coup sans donner de nouvelle. Des jours ou même des semaines. tant qu’il finissait par revenir. tant qu’elle finissait par se blottir dans ses bras.Il avait un sale caractère Junko, parfois froid, parfois calculateur, parfois colérique ou moqueur. Mais elle l'accepte tel qu’il était,  parce que ses qualités surpassaient tout le reste.

Junko était intelligent et doué, Junko était un battant, Junko était un héros, son héros. Junko pouvait débarquer en pleine nuit parce qu’elle avait peur toute seule dans son appartement. Junko pouvait l’emmener en pleine nuit visiter une maison abandonnée, faire la fête dans un lieu un peu underground. Avec lui elle ne craignait rien, avec lui l’aventure c’était tous les jours, à chaque instant. Junko ne dévoilait pas ses sentiments, son langage de l’amour à lui était physique. Il avait parcouru chaque centimètre de sa peau, explorant les moindre recoin de son corps. Il lui avait montré des ciels merveilleux et fait toucher l’extase du bout des doigts. à chaque fois qu’il la touchait, à chaque fois qu’il l’embrassait, chaque qu’il la faisait sienne c’était comme si elle découvrait de toutes nouvelles sensations.

Arizona n’avait rien d’une japonaise et Jun se comportait comme un Gaijin alors qu’ils sortaient ensemble on ne voyait qu’eux, la complicité qu’il y avait entre eux se voyait à mille kilomètres de là. Il n’y avait aucune gêne entre eux, aucun faux semblant. leurs regards se disaient “je t’aime!” “Tu es à moi!”. Arizona l’accompagnait souvent un peu partout sauf quand c’était trop dangereux pour elle et lui venait la chercher à la sortie de la fac quand il pouvait. Le voir sourire était la plus belle chose qu’elle aurait pu voir, le voir heureux remplissait son cœur d’un bonheur indescriptible.

Aujourd'hui c’était son anniversaire et l’étudiante voulait fêter comme il se doit la venue au monde de cet être extraordinaire, son être extraordinaire. Mais le japonais n’aimait pas les marque d’attention trop intense, il n’était pas habitué, il ne savait pas comment réagir, il n’avait jamais connu ça par le passé, ni dans son enfance. Une enfance difficile, ou très tôt il a dû apprendre à se débrouiller seul, très tôt, très vite de grandes responsabilités. Mais Arizona savait qu’il ne demandait qu’à être choyer et chouchouter, de toute façon elle ne pouvait pas s’en empêcher.

Elle s’y était prise à l’avance, bien à l’avance pour lui préparer un tas de surprises. Cette semaine-là, la mère de Jun était absente alors Ari, qui était en vacances, s’était proposée pour s’occuper de Juniper et June les deux petites sœurs Jumelles de Junko. Arizona adorait ces deux petites filles de 8 ans. Elle qui était fille unique appréciait particulièrement passer du temps avec Junjun et juny et les deux petites lui rendaient bien. Juniper la blonde, avait un caractère de feu, la petite fille savait ce qu’elle voulait et surtout ce qu’elle n’aimait pas et ne se gênait pas pour le dire, toujours partante pour faire des bêtises, mais Juniper était aussi un petite fille sensible et émotive, quand elle aimait, elle le prouvait de bien des façon. June, la brune, quant à elle était faite de glace, plus froide de sa sœur, plus réservée mais pas timide, elle ne parlait pas beaucoup, et elle avait une voix très calme. Elle était nonchalante, stoïque, tout semblait glisser sur elle. Cependant elle aussi avait beaucoup d’amour à revendre, elle le montrait juste d’une façon différente.

Arizona s’entendait aussi très bien avec leur mère, Ari avait conscience que cette femme avait des difficultés, surtout avec les hommes et elle savait aussi que la relation avec son fils était assez conflictuelle. Junko rappelait souvent sa mère à l’ordre et à raison, mais Ari souhaitait quand même qu’ils conservent de bonnes relations mère/fils. Cette petite famille avait pris une grande place dans son cœur et elle avait l'impression d’en faire partie.

il neigeait dehors et le froid avait pénétré profondément dans la capital japonaise, mais ce soir dans cette appartement modeste d’Arakawa, une douce chaleur s’y dégageait, une chaleur qui aurait adoucis le plus terrible des monstres, le coeur le plus noir, une chaleur qui aurait apaisé la plus effroyable des colères.

Les trois filles s’étaient activées toute la journée pour préparer une belle surprise à Junko. Elles avaient préparé l’appartement, elles avaient fait à manger et enfin elles avaient fait un gros layer cake à l’ananas . Junko n’avait pas trop donné de nouvelles ces derniers jours, beaucoup de choses à gérer, des problèmes à résoudre. Arizona l’avait tout de même appelé à minuit pile pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. L’appel n’avait pas duré longtemps mais elle avait été particulièrement enjouée et excitée de pouvoir lui dire au téléphone, elle croyait qu’il ne répondrait pas.  l’appelle avait fait plaisir à son petit ami, elle le savait, elle pouvait l’entendre au son de sa voix.

20h00 Tout était prêt, les filles s’étaient faites toutes belles pour accueillir leur grand frère, Ari les avait rendues toutes coquettes, elles étaient absolument adorables. La petite brune avait mis une robe noir qui épousait parfaitement ses formes, mais le  clou du spectacle se trouvait sous sa robe, enfin ça elle le reservait pour plus tard lorsqu’ils ne seraient que tous les deux. 20h15, le bruit des clés dans la serrure fit sursauter les filles, Arizona était de loin la plus excitée des trois, Juniper était prête à sauter sur son frère et June les regardait calmement avec un petit sourire malicieux au coin des lèvres. Junko entra enfin dans le salon et Ari laissa les jumelles l’accueillir en premier. elles lui sautèrent les bras, le visage du japonais s’illumina et il n’y avait pas plus beau spectacle pour Ari. Juny et Junjun étaient les trésors de Junko, il avait une relation très forte avec elles, c’était leur grand frère, mais pas que, quelque part il avait aussi pris la place de père absent, comme celui de Junko. ses sœurs étaient son pilier, sa force. A leur côté, le regard de Jun s’adoucissait, il était apaisé et heureux. Ces petites ne s’en rendaient pas compte mais elles avaient un véritable pouvoir sur leur frère, leur amour était inconditionnel. Ari les regardait avec un doux sourire bienveillant et elle aurait voulu graver cette scène dans sa mémoire pour toujours, elle aurait voulu enregistrer leur rire pour l’éternité.

Les regards des deux amants se croisèrent enfin et le jeune homme la regarda avec une douceur qui la fit littéralement exploser. Et alors qu’il s’était accroupi pour embrasser ses sœurs, Ari lui sauta dessus, elle ne pouvait plus tenir. Elle avait besoin de le toucher, de sentir son odeur, d’entendre sa voix.

“HABIBI!!!!!”


Le poids d’Arizona déséquilibre Junko et il tombe sur le dos, devant les deux petites amusées. Il lui avait tellement manqué, Arizona était sur lui, prenant appui sur ses mains posées au sol près de la tête de Junko. “ Bienvenue à la maison Jun…”  Si les jumelles n’avaient pas été là, Arizona ne serait surement pas relevée et leur étreinte aurait duré  longtemps très longtemps, jusqu’à leur faire manquer de souffle. mes elles étaient là, alors Ari se redressa doucement en lui lançant un regard qui lui promettait une folle nuit d’amour et Juny et Junjun prirent leur frère par la main pour lui montrer tout ce qu’elle avait préparer et comment elle avait décoré toute le salon le regard rempli de fierté.

Tenue d'Arizona:


June,Juniper et Junko:




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Junko Fushita
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Lun 25 Déc 2023 - 22:49
TW : DROGUE & ARMES A FEU & VIOLENCE

Junko frotte son front de son pouce, sourcils froncés dans une mine des plus sérieuses. Autour de lui, cinq gars sont présents dans la pièce de cet appartement un peu délabré, un peu laissé à l'abandon, pourtant bien occupé depuis des semaines. L'air est empli de fumée de tabac et son nez s'est depuis longtemps habitué à l'odeur permanente de drogue présente ici. L'ambiance est un peu tendue, tout le monde est sur les nerfs et Junko a l'impression de marcher sur des œufs. Il suffirait d'une étincelle pour qu'une altercation se déclenche, il en est bien conscient, comme tous ceux autour de lui.

« Mais on peut pas aller là-bas c'est genre trop risqué. »


« Ils ont failli buter le petit frère de Purple, Jun, on peut pas laisser passer ça, on va passer pour quoi ? Nan, faut qu'on y aille, y'a pas le choix, on va reprendre notre zone y'a pas lieu d'y discuter plus que ça, pas le choix tu vois bien. »


« Mais on va faire quoi, genre ? T'as bien vu la même chose que moi, c'était pas un flingue c'était une putain d'AK-47 ! »


« Genre on va y aller et on va les buter. On va trouver c'qui faut et on va les allumer. »


Junko a un mouvement négatif de la tête, et cache son visage dans ses mains, frottant ses traits soucieux dans un soupire. Dans sa tête, c'est le fouillis. Il pèse le pour et le contre.

« Faites c'que vous voulez mais moi j'vous suis pas là-dedans, j'peux p- »


« Jun, t'as pas le choix en fait. Si on te dit d'y aller, t'iras c'tout. »


Regards croisés. Silence de plomb.

***

C'est aujourd'hui. Le 3 février 2015. Il est 6h du matin et le soleil ne se lève même pas encore. Et lui, il est là, dans un coin d'immeuble, avec sous son manteau la froide sensation que lui donne l'arme à feu qu'il porte dans le creux de ses reins. Adossé contre un mur, un cache-cou remontant sur la moitié de son visage, mains dans les poches, Junko extériorise son anxiété et son inquiétude dans un mouvement régulier et rapide de balancement d'avant en arrière, poussant sur une jambe à demi pliée tandis que l'autre, droite, le supporte. C'est pour bientôt.
Ils ont pas bougé. Il les a vu rentrer et jamais ressortir. Bientôt, ils vont le faire.

On siffle. Voilà, ils sortent.
Junko a un mouvement d'épaules, maigre essai infructueux de se détendre. Sa main coule derrière son dos, et ses doigts touchent l'arme, si froide. Si lourde. Il laisse sa main dessus, prête à la dégainer. Le cœur battant, il attend. Il entend parler, fort, et il jette finalement un coup d'œil entre les immeubles, ses yeux bruns tombent facilement sur les silhouettes qu'il devine éclairées partiellement par les vieux lampadaires de cette cité de banlieue de Tokyo.
Tokyo n'illumine pas, par ici. Tokyo est froide et ce matin, Tokyo a choisi de le noyer dans ses plus sombres côtés.


Dans une ruelle, les tripes au bord des lèvres, Junko s'est laissé assoir par terre contre un mur et une poubelle. Il a retiré son cache-cou pour pouvoir respirer. Il halète plus qu'il ne respire réellement. A bout de souffle, à bout de tout. La main tremble sur son arme à feu. Il plie les jambes, pose ses bras sur ses genoux.
Finalement, vient cacher son visage dans une main tandis que l'autre pend dans le vide sur son genou, son flingue ballant au bout de ses doigts. Quelque part, une voiture passe et couvre un sanglot retenu.

***

14H34.
Il n'a pas osé retourner à la planque. Junko s'est traîné dans des quartiers animés pour tenter de se noyer dans la foule. Invisible parmi tous ces gens, il s'est finalement posé sur un banc à tous les observer. Et si lui s'était pris une balle, ce matin, quelle différence ça aurait fait, au final ?

Invisible.
Insignifiant.

***

18h12.
Junko pose son arme sur la table basse, tandis qu'on hurle à côté de lui. Il n'entend pas. Ce n'est de toute façon pas sur lui qu'on crie. Il frotte son visage dans ses mains, et se lève. Quelque part, il entend encore le chant de l'AK-47.
Rentrer à la maison.

***

20h15.
Ses clefs tournent dans la serrure et Junko ouvre la porte de son foyer. Complètement ailleurs, il rentre. Il n'a pas le temps de relever ses yeux bruns vers le petit salon que les deux trésors les plus précieux de toute son existence viennent s'accrocher à lui, leur regard plein d'étoiles chassant loin derrière lui, et derrière la porte de l'appartement, le chant mortel de la mitraillette. Junko s'accroupit pour les accueillir dans ses bras toutes les deux et les soulève, leur faisant quitter terre juste pour entendre leur rire. Il les repose, enfin et se redresse quelque peu, une main passant dans la chevelure brune de June. Ses yeux bruns croisent enfin ceux d'une autre personne qui anime sa vie depuis deux ans.
Arizona Williams.

Il a l'impression que son cœur va exploser, et lutte pour ne pas fondre en larmes. Elle lui donne une occasion rêvée de chasser son trouble en venant à son tour trouver refuge entre ses bras. Junko sait qu'il n'a pas le droit.
Pas devant elles. Pas maintenant. Pas comme ça.

Junko se laisse submerger, et tombe en arrière. Sa main vient naturellement contre le dos de la jeune femme et dans sa chevelure ondulée qu'il apprécie beaucoup. Elle le fixe, son visage à quelques tous petits centimètres du sien, et il se perd dans l'immensité sauvage de son regard.

« Bienvenue à la maison Jun… »


Quelque part, il referme courageusement la clef de son coeur, s'assoit dessus comme sur une valise trop pleine, pour y faire rentrer tous ses remords, tous ses regrets et toutes ses peurs. Il se cache derrière son sourire, et serre contre lui la jeune femme, pour être certain qu'elle ne soit pas témoin des changements qui s'opèrent en lui à cet instant.

« Tu m'as presque manquée aujourd'hui, Arizona. » la pique-t-il pour détourner son attention, en ronronnant son prénom.


Junko la relâche et elle se relève. Il fait de même, coulant son regard sur le corps de la brune qu'il devine dans sa petite robe noire qui en épouse les formes. Ses mains accueillent deux jumelles plus petites, qui le traînent jusqu'au salon. Ses yeux bruns parcourt la pièce, décorée à souhait. Il a du mal à savoir pourquoi mais dans les bribes d'explications enthousiastes données en même temps par ses petites sœurs il entend un mot qui résonne à ses tympans.
Aujourd'hui c'est son anniversaire.

Ah... Oui.

« Tout ça pour moi ? Ooooooh... C'est trop gentil, les filles. » Il feint la joie, dans un sourire doux. « Oooh, c'est beau ! C'est toi qui a fait ça pour moi ? » adresse t-il à Juniper qui lui brandit un dessin toute fière d'elle. Elle a déjà une belle patte, elle veut devenir dessinatrice. Elles n'ont que 8ans... Déjà 8ans.


La vérité c'est qu'il est heureux, bien sûr. Mais fatigué. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il se serait enfermé dans sa chambre, aurait mis son casque sur ses oreilles et ne serait pas ressorti avant le lendemain en espérant ne plus entendre les coups de feu. Ne plus voir le hoodie vert.
Mais elles n'ont que 8ans. Elles n'en savent rien, et ne doivent rien savoir. Tout comme Arizona. Tout ça, il va le garder pour lui.
Junko prend sur lui, s'assoit sur un coussin de sol, alors que June met sur lui une couronne en papier.

Roi du néant.
Invisible.
Insignifiant.

Il prend sur lui sa petite sœur, et cache son nez dans ses cheveux bruns, la reniflant comme un chien. Elle rit. Il prend un shot de son bonheur, comme une drogue dure. Juniper veut aussi sa part, et s'accroche à lui, poussant un peu sa sœur pour prendre sa place, elle aussi, sur lui. Il est donc assis en tailleur avec les jumelles sur lui, une couronne sur la tête et deux princesses qui lui donnent des fourmis dans les jambes.
Junko coule un regard de miel sur elles.

Tout, mais pas ça.
Ils peuvent tout lui prendre, mais pas ça.
La porte étouffe comme elle peut les cris et les tirs. Demain peut-être que ce sera à lui de crever dans une cité, au milieu de nul part et pour des histoires de rien. Des histoires de gangs, des histoires de territoires et de petites vengeances.
Aujourd'hui, il a 20ans. Ikki en avait 22.

Junko relève les yeux sur Arizona.
Il lui sourit pleinement.

« Pour une fois que j'ai rien à faire à la maison, je vais en profiter. »


A l'intérieur, c'est le chaos.
Il ne s'est pas pris de balle, ce matin. Il a l'impression d'être mort, quand même.

Junko serre contre lui les deux petites, frottant son visage dans leur cou pour leur faire des chatouilles. Ce soir, il est reconnaissant d'être encore en vie. Il a 20 ans.

tenue de jun:
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Mar 26 Déc 2023 - 1:39




Son cœur avait retrouvé sa moitié et Arizona se sentait plus légère, il était là, près d’elle. Des jours qu’elle ne l’avait pas vue, qu’ils n’avaient échangé que quelques mots par messages. Au début de leur relation, ces absences et cette distance lui faisaient un peu peur c’est vrai. Et elle n’était pas si naïve que ça Arizona, elle savait très bien qu’au début, ça n’était pas très sérieux pour lui. Et elle aussi se posait beaucoup de questions mais quelque chose en elle avait eu envie d’y croire, d’y croire si fort qu’ils en étaient là aujourd’hui. La Syrienne ne regrettait rien, il était tout à elle maintenant. Arizona n’était pas possessive et elle ne cherchait pas non plus à être trop intrusive dans la vie de son petit ami. Elle avait conscience qu’il traînait dans des histoires un peu louches, elle était au courant pour le deal et les trafics. Cependant la jeune femme avait aussi conscience que contrairement à elle, tous n’avait pas eu la chance de naitre avec une cuillère en argent dans la bouche. Arizona comprenait ce qui pouvait pousser les gens à agir illégalement pour pouvoir subvenir à leur besoin. La société avait créé injustement une hiérarchie de classe entre les gens et ils ne partaient pas tous avec les mêmes chances dans la vie. Pire encore la société était telle, que les gens restaient entre classe social sans jamais se côtoyer. Ce qui inévitablement créait de la haine entre les différents milieux sociaux. Les pauvres détestaient les riches qui jouissaient d’une vie confortable et apaisée alors qu’eux, devaient se débattre de toute leur force pour garder la tête hors de l’eau. Les riches détestaient les pauvres, mal élevés, mal éduqués, simples d’esprit, sales… Mais l’étudiante voulait briser ses frontières et cet engrenage de haine, c’est pour ça qu’elle étudiait si fort. Et son couple avec Junko prouvait que ces barrières infranchissables n’existaient finalement pas. c’était sa conviction profonde.

“Ah ouais? presque manqué? c’est marrant je n’ai pas pensé à toi un seul instant!” dit-elle en riant doucement. évidemment il hantait ses pensées.

Mais tout ça ne comptait plus maintenant et elle avait l’impression qu’ils faisaient partie du même monde, de la même famille et c’était peut-être naïf de sa part de le penser. Arizona regardait les deux petites filles accaparer toute l’attention de leur frère et elle trouvait ça adorable, elles avaient l’air si petites et fragiles à côté de ce géant. June et Juniper avaient chacune hérité d’un trait de caractère de Junko. Et le jeune homme baissait toutes ses barrières lorsqu’elles étaient là. Juniper montrant fièrement le dessin qu’elle avait fait pour lui et June qu’il posa sur la tête la couronne qu’elle avait fait quelque heure avant. Aujourd'hui il était le roi. Et tous les autres jours aussi.

le roi de leur vie.
le roi de son coeur.
le roi du monde.

Arizona les regardait alors que Junko lui lança un sourire chaleureux. Elle pourrait tuer pour ce sourire, elle pourrait tuer pour lui. le sourire de Junko. il était heureux. Arizona lui renvoie le même sourire joyeux, sincère. Elle savait que dans cette maison c’était lui qui s'occupait de tout et de tout le monde. Ici, il pensait à tous, alors depuis que leur relation est devenue sérieuse, la petite brune essayait de le soulager un peu, mais par fierté il refusait à chaque fois. Ce n’était que lorsqu’il était au pied du mur qu’il acceptait, et Ari savait que ça lui coûtait de le faire. Alors parfois elle voyait directement avec sa mère.Elle avait un double des clefs de toute façon. Dans le fond, elle a l’impression qu’il se sentait bien lorsqu’elle est ici avec eux.

La soirée commença, on riait, on jouait, on chantait, on mangeait, on buvait. Fières d'elles, les jumelles apportèrent tout ce qu’elles avaient préparé à manger sous le regard d’une Arizona bienveillante qui les avait grandement aidées. Mais c’était leur heure de gloire à elles.Les petites s’amusaient, Junko aussi, Arizona était heureuse. Junko n’était pas du genre à faire de grandes démonstrations d’affection en public, mais à certain moment de la soirée, leurs doigts se touchèrentt et s'entremêlèrent, leur corps se rapprochaient tendrement, une main sur une hanche, une autre qui passe dans les cheveux. c’est subtil et léger mais ça faisait un bien fou à la jeune femme. Et puis leur regard. Leur regard parlaient pour eux, ils s'aimaient à la folie. Dès le premier soir, les regards qu’ils avaient l’un pour l’autre avaient quelque chose de spécial.

Il était maintenant 22h et les jumelles commençaient à être fatiguées même si elles luttaient pour rester encore un peu plus longtemps avec leur frère, c’était le moment de souffler les bougies et d’aller dormir. Elle prit son petit ami par la main pour l'entraîner dans la cuisine avec elle après avoir donné quelques directives aux petites.

“Les filles, vous pouvez faire de la place sur la table, je ramène le gâteau avec votre frère.”


c’était une habitude, Arizona prenait toujours, Junko par la main et lui se laissait toujours entrainer par la jeune femme. il lui faisait confiance. Arrivée dans la cuisine à l'abri des regards de ses petites sœurs, Arizona serra fort Junko entre ses bras. Elle prit une grande inspiration pour sentir l’odeur de son petit ami, comme une Junky en manque. le visage caché contre le torse du japonais “Tu m’as manqué Jun…Tu m’as tellement manqué…” elle avait envie de lui dire “je t’aime” de lui hurler ces quelque mots, ça lui brûlait la gorge. Mais elle se retenait, elle avait peur d'être trop, d’en faire trop. Que cet excès d’émotion fasse peur à Jun, que ça le fasse fuir. Il ne lui avait pourtant jamais fait de critique sur son caractère, elle avait toujours un peu peur de le décevoir. Alors à la place, elle se hissa jusqu’à ses lèvres pour lui prendre un baiser, un baiser tout doux mais plein de promesses. Après tout c’était ça leur langage de l’amour à eux.

“Tu sais je suis là depuis 4 jours déjà….ta mère m’a appelée, elle était embêtée parce qu’elle devait aller à Osaka mais elle n’avait personne pour garder les petites. Alors je me suis proposée. C’est pas grand chose hein, je suis en vacances de toute façon.”


Arizona savait que la mère de Jun l’avait appelé précisément pour qu’elle garde les jumelles, c’est juste que l’étudiante l’avait devancé en lui proposant et puis elle ne voulait pas créer de dispute entre la mère et le fils. S’il avait quelque chose à dire à quelqu’un c’était à elle, vue que c’était elle qui avait pris l’initiative de garder Juny et Junjun.

“Elle devrait rentrer ce soir, mais elle m’a dit de ne pas l’attendre pour le gâteau. D’ailleurs, quand les petites seront couché et ta mère rentrée, tu iras te préparer, il y d'autres surprises qui t’attendent dehors.”


Arizona était surexcitée à l’idée que Junko découvre tout ce qu'elle lui avait préparé, et la petite brune avait d’ailleurs du mal à contenir son état. “retourne au salon avec les filles, j’arrive avec le gâteau.” Alors que le jeune homme était parti rejoindre ses sœurs au salon, Arizona sortit le gâteau du frigo. Un magnifique layer cake recouvert de crème au beurre, à l'intérieur une superposition de génoise moelleuse imbibé de sirop, une crème à la vanille et plein de morceaux d’ananas, le fruit préféré de Junko.

L’étudiante éteignit la lumière du salon et alluma les bougies avant d'entrer dans la pièce plongée dans l'obscurité. les trois fille commençaient en chanter le fameux “joyeux anniversaire” à l’homme de leur vie alors qu’Arizona avançait doucement vers les trois Fushita. on ne voyait qu’elle, éclairée par les bougies, les regards brillant de vie et d’amour. Junko allait souffler les bougies, et elle aussi aller faire un voeux, celui de ne jamais être séparé de cet homme qu’elle aimait tant. elle posa le gâteau sur la table avant de venir s'asseoir à côté de son amant et lui chuchoter quelques mots à l’oreille.

“N’oublie pas ton voeux Habibi.”






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Junko Fushita
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Mar 26 Déc 2023 - 13:14
Leur sourire le dévore et il se laisse croquer, comme à chaque fois. Le plus brillant est sans nul doute celui de Juniper. Il n'a d'égal que la blondeur de ses cheveux coupés au carré, dont quelques mèches rebelles semblent ne jamais vouloir tenir en place, la faute à leur propriétaire toujours trop pleine d'une énergie qui ne connait pas de fin. June est plus discrète, mais son sourire est d'autant plus précieux. Il éclaire ses yeux verts qui vont si bien avec le chocolat de sa chevelure. Elle a mis une barrette à nœud dedans, toute coquette qu'elle est, et Junko reconnaît sans difficulté que c'est sa préférée. Il lui a offert il y a trois ans. June la garde si précieusement, cette petite barrette.
Et lui, les garde plus précieusement encore près de son cœur.

Il est tout de douceur, tantôt d'affection puis joueur, tantôt comédien puis prince charmant. Pour elles, il brûlerait le monde entier, alors ce soir même si c'est son anniversaire, ce sont elles ses reines.  Junko se plie à chacune de leurs envies. Juniper veut jouer, nous jouons. June veut écouter de la musique, nous mettons de la musique. Juniper veut qu'il chante avec elle, nous chantons ensemble. Malgré la fatigue, les courbatures, le stresse, il les supporte sur lui, sur son dos, sur ses jambes, dans ses bras. Elles ne sont jamais assez lourdes, malgré tout, elles rendent son cœur léger.

Mais elle est aussi là, Arizona.
Arizona la sauvage, Arizona avec son regard où court le Colorado. Arizona à fois indomptable mais si facile à apprivoiser.
Arizona qui sait elle aussi l'apprivoiser.

Elle coule parfois dans ses doigts les siens, parfois dans ses longs cheveux d'ébène. Parfois sur la peau de ses bras nus révélés par son t-shirt. Elle caresse de ses yeux bruns son âme et Junko, ce soir, sait qu'il ne doit pas la lui laisser voir. Alors lui aussi lui couvre les yeux de petits gestes d'affection dont il est avare. Tout pour détourner son attention sur autre chose. Tout pour la tromper, pour lui cacher. Parfois, il a l'impression de lui mentir. Parfois, il se demande comment ils en sont arrivés à ce qu'elle puisse avoir les clefs de son foyer. Il se demande depuis quand elle a pris autant de place.
Quelque part, il veut parfois revenir en arrière. La peur au ventre.

D'un autre côté... Lorsqu'il pose ses yeux bruns sur elle alors qu'elle joue avec Juniper, il n'arrive pas à s'en décrocher. D'un autre côté, maintenant, elle fait partie de la maison. Et il n'imagine plus sa vie sans elle, malgré ses absences, son isolement parfois. La retrouver, c'est une bulle d'oxygène lorsqu'il en manque à l'extérieur. Il sait qu'ici, lorsqu'il referme la porte, tout reste derrière les quelques centimètres qui séparent cette appartement du reste du monde. Ici, il peut être lui-même. Il peut abaisser un peu plus sa garde. Laisser tomber un bout d'armure à l'entrée, près des chaussures. Il suspend dans un soupire de soulagement son bouclier et laisse son épée posée contre la poignée alors qu'elle glisse dans son dos ses doigts de magicienne.
Junko accroche ses mains aux siennes sur ses épaules, alors qu'il la trouve derrière lui. Un geste anodin. Rempli de tout.

« Les filles, vous pouvez faire de la place sur la table, je ramène le gâteau avec votre frère. »


Les doigts de l'ensorceleuse glissent de son épaule à sa main, trouvent entre les siens une place qui leur est due. Junko se laisse emporter dans son sillage, comme il l'a toujours fait depuis leur première rencontre. Lorsqu'elle le tire main dans la main, il irait yeux fermés partout où elle le mènerait. Au bout du monde, comme dans la cuisine de son foyer.
La Syrienne le prend dans ses bras plus qu'elle ne tombe dans les siens et il met un petit temps à l'emprisonner contre lui.

« Tu m’as manqué Jun…Tu m’as tellement manqué… »


Elle enfonce son visage dans son torse et lui arrache un léger rire, alors qu'elle le renifle comme une droguée en manque. Junko caresse sa chevelure brune, et délie quelques mèches avec douceur pour ne pas lui faire de mal en retirant un nœud. Et si elle lui a manqué, aujourd'hui, il ne lui dit pas.
Elle se hisse sur la pointe de ses pieds et il se penche quelque peu, d'instinct, pour recevoir le baiser qu'elle lui donne. Il est bref, mais il a le mérité d'exister, et si les mots ne sont pas échangés, à travers lui c'est leurs cœurs qui se parlent.

« Tu sais je suis là depuis 4 jours déjà….ta mère m’a appelée, elle était embêtée parce qu’elle devait aller à Osaka mais elle n’avait personne pour garder les petites. Alors je me suis proposée. C’est pas grand chose hein, je suis en vacances de toute façon. »


Junko jette sa tête en arrière dans un soupire non retenu et bruyant. Une de ses mains quittent le dos de la brune pour coller un pouce à son front, sourcils froncés. Haa... Sa mère, ouais. Cet autre problème.

« Désolé. Elle m'a pas prévenu. »


Et pour ça, il lui en veut. Contacter Arizona plutôt que lui, quand ça concerne ses sœurs, c'est vraiment de l'abus. Il aurait pu se libérer, pour les jumelles, il aurait trouvé le moyen de le faire. Mais non... Il faut que sa daronne n'en fasse qu'à sa tête. Et puis pourquoi Osaka ? Encore un gars après qui elle court ? Plutôt qu'être présente pour son anniversaire ?
Oh et puis... Il n'est plus à ça près, finalement. Lui-même avait oublié quel jour on est.

« Elle devrait rentrer ce soir, mais elle m’a dit de ne pas l’attendre pour le gâteau. D’ailleurs, quand les petites seront couché et ta mère rentrée, tu iras te préparer, il y d'autres surprises qui t’attendent dehors. »


« Ah, oui ? » Haussement d'un sourcil, alors qu'il jette son regard sur la brunette. « Mais pou- »


Point n'en faut, elle le jette dans le salon rejoindre ses sœurs et Junko y va dans un soupire. Il s'assoit entre les deux petites, retrouve un sourire en les voyant simplement exister près de lui. June est en train de lui raconter l'histoire du livre qu'elle bouquine en ce moment lorsque les lumières du salon s'éteignent. Derrière le feu des bougies, dans l'obscurité de la pièce, Jun peut voir le visage d'Arizona qui s'approche avec le gâteau. Les jumelles applaudissent, impatientes et les filles entonnent l'hymne d'anniversaire pour leur grand frère. Junko sourit de toutes ses dents, mais il ne sait pas trop où se mettre ni quoi faire avec ses mains ou son corps. Mal à l'aise au milieu de tout ce déferlement d'affection à son égard, il ne contrôle pas grand chose à cet instant, et ne sait pas à quoi se raccrocher.
Arizona pose la gâteau devant lui, et une chaleur enveloppe son coeur. Tout ça pour lui ? Elles ont du prendre toute la journée pour tout préparer. La jeune femme vient s'asseoir près de lui, prenant une des petites sur elle.

« N’oublie pas ton vœux Habibi. »


Ah, oui... Un vœux.
Junko ferme les yeux quelques secondes. Puis les ouvre de nouveau et souffle ses bougies. June et Juniper applaudissent gaiement et demandent de revêche leur part de gâteau. Dans un rire amusé, Jun les sert ainsi qu'Arizona.
Il met un peu de crème sur le bout de nez de la petite blonde, qui se permet de prendre une bonne plâtrée de crème et de plaquer sa main sur le visage de Junko y laissant une traînée de gâteau à l'ananas. Elle éclate de rire, et lui aussi.

Après avoir mangé, il est l'heure de coucher les jumelles. Junko les pousse vers la salle de bain pour qu'elles se changent, leur laisse l'intimité voulue par des gamines de 8ans, puis on se brosse les dents et il les accompagne pour le coup, afin d'être certain qu'elles font ça bien. Ensuite, elles filent sur leur futon qu'elles partagent à deux. Junko s'installe au milieu pour leur lire un bout du roman jeunesse que June a commencé. Puis avant de les laisser s'endormir, il leur indique quoi faire si jamais elles se réveillent dans la nuit, seules.

« Si vous devez vous lever, Juniper tu vas allumer les lumières parce que tu sais que ta sœur a peur du noir, mmh. » Hochement de tête de la blonde. « Je vous laisse mon téléphone portable, si jamais il y a quoi que ce soit vous appelez Arizona. Je serai avec elle. » Hochement de tête des deux. « Juny tu te souviens du code ? » Hochement de tête de la petite brune. « Demain il y a école. Je serai rentré pour vous accompagner, d'accord ? Il reste du gâteau pour le petit-déjeuner, et du riz pour vos bentos. »



Les filles réclament un dernier câlin et Junko les serre fort contre lui, la tête dans le drap, entre leurs chevelures qui se mélangent dans un bicolore adoré. Il sort de la chambre et éteint la lumière, en leur intimant le silence d'un geste du doigt sur les lèvres. D'un pas tranquille, il revient au salon et s'approche d'Arizona. Son regard l'engloutit toute entière dans sa petite robe noire et il laisse ses mains glisser de ses joues à sa nuque, cachées dans son épaisse chevelure brune. Les mains liées derrière le cou de la jeune femme, Junko la balance doucement vers la droite, puis vers la gauche, dans un sourire joueur avant d'apposer sur sa peau un baiser.

« Je vais prendre une douche et j'arrive. » lui dit-il en la plantant ainsi dans le salon.


Junko referme la porte de la salle de bain derrière lui. Son sourire se fane instantanément. Il jette un coup d'œil à son reflet dans la vieille glace tâchée, se fixe un instant. Il ne sait pas comment il trouve l'énergie de retirer tous ses vêtements et se glisse sous l'eau chaude. Il y reste un moment. Craque seul, le front contre le carrelage, alors que coule l'eau dans son dos et dans ses cheveux noirs.
Silencieusement, il libère l'angoisse qui le tient depuis le matin.

Le japonais ressort de la pièce changé et parfumé. Mains dans les poches, il jette un coup d'oeil à la cuisine pour s'assurer que rien de dangereux n'y traine pour les petites, mais Arizona a déjà tout rangé. Il la rejoint dans le salon, l'accueille de son sourire habituel, taquin, fait un tour sur lui-même pour lui présenter sa tenue.

« Je suis assez présentable pour ce que tu as prévu ? » Ses dents flashent entre ses lèvres. « Si je sais pas à quelle sauce tu vas me manger... Te concernant, je sais ce que je vais faire. »


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Mar 26 Déc 2023 - 21:38


[TW + 16 érotisme]


Arizona fixa Jun, espérant lire dans ses pensées afin de connaître son vœu, elle se concentra de toutes ses forces, en vain. Et évidemment la jeune homme allait se garder de lui dire son voeu,, comme tant d'autres choses d’ailleurs. Arizona ne lui en tenait pas rigueur, Junko avait un tas de secret bien gardé; pour leur sécurité, pour préserver Arizona. Après avoir mangé le gâteau d'anniversaire dans la joie et les rires, il était temps pour les jumelles d’aller se coucher, il allait être 22h. un dernier bisous pour Arizona et beaucoup de câlin et leur frères les emmenaient par la main pour se préparer à aller se coucher. Arizona était aux anges, June et Juniper étaient heureuses, elles avaient pu passer du temps avec leur grand frère adoré et inversement pour Jun. Ces trois-là étaient pour ainsi dire inséparables et malheureusement  la vie faisait que c’était parfois compliqué de se retrouver pour passer un bon moment avec ceux qu’on aime. alors cette soirée était un petit moment suspendu dans le temps.

Arizona resta dans le salon pour se reposer un peu, elle était fatiguée, s’occuper des préparatifs du repas et du gâteau avec les filles, organiser la soirée avec ses potes, réserver la salle, trouver une activité. finalement heureusement qu’il s’était absenté, sans ça elle n’aurait jamais pu organiser tout ça. Quand Junko était là, ils étaient toujours fourrés ensemble, chez elle, chez lui, en soirée, avec ses potes à lui, à la sortie de la fac, avec ses sœurs… Les jumelles avaient fini par s'endormir et junko était déjà de retour, Arizona se releva pour le retrouver, ils étaient enfin seuls. Et leurs regards devenaient ceux de d’habitudes, ils se cherchaient puis se trouvaient. il ne parlaient pas mais leur yeux si et il récitait mille et un poèmes remplie d’amour et de tendresse.

Junko avança jusqu’à la belle brune, dans un geste tendre il lui caressa doucement les joues pour redescendre jusqu’à sa nuque, qu’il fit glisser de part et d’autre. Au contact de ses doigts, Arizona frissonna comme à chaque fois qu’ils s’étaient quittés trop longtemps. Junko marqua la peau d’Arizona d’un baiser ce qui lui fit relâcher tous les muscles de son corps, la petite brune se sentait totalement apaisée. Mais ce fut de trop courte durée pour Ari, et Junko partit à la douche quelque instant à peine être revenu auprès d’elle. La jeune femme ravala sa frustration, il ne perdait rien pour attendre, au final ça l’amusait presque.

pour se calmer un peu, la jeune femme commença a ranger tout le désordre de l’appartement, les assiettes, les verres, les jouets. Un petit coup d’aspirateur, de chiffon sur la table, la vaisselle faite. Après le petit coup de ménage, l'Américaine se laissa tomber de tout son long sur le canapé. Junko réapparu juste après, tout propre, tout beau. Elle craquait complètement pour son sourire, pour toute sa personne en réalité. Le japonais revient avec un sourire joueur dessiné sur les lèvres. La flamme d’Arizona commence doucement à se réveiller.

“t’es le plus beau! Comme tous les jours! Si tu veux, tu peux me donner un avant goût de ce que tu me réserves…” elle se mordait la lèvre en le regardant, joueuse. “ montre-moi Habibi…”





Vu comme c’était parti, ils ne comptaient certainement pas en rester là et Arizona comptait bien lui rendre l’appareil. Alors qu’ils étaient sur le point de retirer leurs vêtements, un bruit de serrure se fit entendre. Arizona remet sa robe en place et se recoiffa, junko fit de même en remettant son t-shirt. Akane Fushita fit enfin son apparition.

Akane était une femme à la quarantaine passé mais elle en faisait 10 de moins. la chevelure ébène comme son fils, le regard perçant comme son fils. Arizona se leva pour accueillir la mère de famille et Akane sauta dans les bras d’Ari pour la couvrir de bisous et la remercier pour les jumelles. Arizona riait doucement et lui demanda si elle avait fait bon voyage et l’aida à ramener ses valises jusque dans sa chambre en prenant le temps de discuter avec elle. L’étudiante s’était beaucoup attachée à cette femme, ce n’était pas une mère exemplaire loin de là, et Junko s’en plaignait beaucoup. Mais la vie d’Akane n’avait pas été simple, et la mère de famille s’était parfois confiée à Ari sur les nombreux traumatismes vécus dans son enfance. Elle n’avait jamais eu l’amour de son père et le cherchait désespérément chez tous les hommes qu’elle fréquentait. Alors à chaque fois que la femme en ressentait le besoin, Arizona écoutait Akane se confier. quelque part ça faisait aussi partie de l'histoire de Jun.

Néanmoins elle savait aussi que Jun en voulait à sa mère d’être partie à Osaka, ça pouvait vite partir en grosse dispute entre les deux. “Jun on y va nous? on va être en retard.” Arizona prit le jeune homme par le bras, après être allée embrasser Akane chaleureusement. Discrètement la femme remis deux petits objets envelopper dans du papier cadeau à Arizona, sans que Junko le voit. Akane dit à l’oreille de l’étudiant qu’il s’agissait de souvenir d’Osaka pour son fils et Ari, et qu’elle devait lui donner après être sorti de l’appartement.

Arizona fit un sourire complice à Akane et mit les petits cadeaux dans la poche de son manteau, avant de prendre la main de Junko et de quitter l’appartement. Il faisait froid dehors et Arizona profitait de la chaleur du manteau de Jun pendant qu’elle vérifiait l’itinéraire à prendre. “Ne regarde pas mon téléphone, c’est une surprise!” Après quelque minute à examiner le plan du métro sur son téléphone, elle était enfin prête “Ok! on va jusqu’à Shibuya, ensuite on marche un peu et on est arrivé! يلا  yalla*” (allons-y)

Main dans la main les deux amoureux marchèrent jusqu'à la station de métro la plus proche. Ils discutèrent et riaient beaucoup. au milieu de la foule homogène et silencieuse du métro, on ne voyait qu’eux, trop proches et trop bruyants. pourtant dans une société occidental ils auraient été comme beaucoup de couples mais ici, où la discrétion était un signe de respect, ils faisaient un peu tâche.
Ils avaient à peu près 3O min de métro et après un nombre incalculable de duel de bras de fer chinois qu’Ari avait perdu, la petite brune adorait ce jeu qui lui rappelait son enfance en Syrie. Elle finit par donner le cadeau de Akane à Junko.

“Tiens,  c'est de la part de ta mère. tu vois…elle ne l’a pas oublié ton anniversaire.” Elle caressa avec douceur la joue de son petit ami, contente qu’il puisse avoir la satisfaction de se dire que sa mère ne l’avait pas oublié. C’était deux petits porte-clés à l'effigie d’Osaka. Ce n’était pas grand-chose en termes d’argent mais Ari comptait bien garder ce porte clef précieusement et l'accrocha directement à ses clefs.


La voix du métro annonça la prochaine station, Shibuya. alors les deux amants se levèrent. L'excitation d’Arizona se faisait de plus en plus sentir, elle était pressée d'arriver jusqu’à son premier lieu de surprise. Elle avait hâte que Jun le voit et en même temps, elle était stressée, elle n’était pas sûre que ça lui plaise. Après quelque minute de marche, ils arrivèrent au pied d’un building. Ils empruntèrent l'ascenseur pour se rendre au dernier étage. Arizona ne tenait plus alors elle étouffa un Kyaaa dans le manteau de Jun.“Junkooooo!”dit-elle en tirant un peu sa manche. “J'espère que ça va te plaire! s’il te plaît si t’aime pas, fait semblant, juste un peu! après on s’en va promis!” Arrivés au 50e dernier étage, le toit du bâtiment donc, ils traversèrent un grand hall qui donnait directement sur l’extérieur. Arizona ouvrit la grande porte et comme lors de leur première rencontre le vent s’engouffra en eux. Comme lors de leur première rencontre, Tokyo totalement illuminée et au loin l'obscurité. Comme à leur première rencontre, Arizona et son incroyable sentiment de liberté. à un détail en plus et pas des moindre rendait pourtant l'expérience différente: la patinoire aménagée sur le toit. Arizona sautilla d’excitation avant de sauter dans les bras de Junko, comme si finalement c’était son anniversaire à elle

“Regarde! Regarde! C'est trop cool hein! on va faire du patin! et tout en haut d’un building! comme si on était les rois du monde!”


Akane Fushita:





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Mer 27 Déc 2023 - 21:44
« t’es le plus beau! Comme tous les jours! Si tu veux, tu peux me donner un avant goût de ce que tu me réserves… montre-moi Habibi… »


Elle se mord la lèvre et il en pince pour elle.
Elle le dévore de son regard d'ocre et lui la dévore toute entière sur le canapé. Et s'il ne peut lui exprimer ce qu'elle provoque en lui, c'est son corps qui s'en charge à sa place. Junko la sert comme une reine, comme un chevalier honorable au service de sa Dame. Comme une Impératrice, qui ne mérite que ce qu'il y a de plus royale. En ces instants où leur corps vivent l'un pour l'autre, Junko se nourrit de ses gémissements, et ne trouve satisfaction que dans le plaisir qu'il lui donne avant de prendre le sien, car après tout il lui revient de droit. Elle est sienne, elle est si belle.
Il la fait sienne, une nouvelle fois, prisonnière de ses habiles caresses tendres et généreuses à la fois. Il glisse son regard dans son cou qu'il mordille, alors qu'elle tremble dans l'extase. Ce n'est que le début de leurs joutes.
Tous les deux se redressent et dans la chaleur de leur désir l'un pour l'autre, on veut surtout retirer les couches de vêtement qui nous empêche de se sentir encore plus proches. Parfois, Junko crèverait pour rentrer dans sa chair, sous sa peau. Parfois, il a ce brutal besoin de se fondre en elle et même si leur union lui donne à chaque fois un aperçu, il reste submergé par ses sentiments forts et reste sur sa faim.

Bruits de clef dans la serrure de la porte d'entrée.
Regards écarquillés, et ils se détachent rapidement l'un de l'autre. Junko remet son t-shirt rapidement, s'éclaircissant la gorge au passage, la faute à avoir trop murmuré à l'oreille de son amante. Il se lève, et Arizona fait de même pour accueillir la mère du jeune homme. Toutes deux se tombent dans les bras l'une de l'autre et Jun détourne le regard ailleurs, prétextant remettre en place un plaid sur le canapé, laissé par terre par les jumelles.
Akane Fushita s'avance vers son fils et il l'esquive habilement pour rejoindre Arizona à l'entrée.

« Jun on y va nous? on va être en retard. »


Il hoche la tête, silencieusement et s'habille de son manteau pour sortir. Nous sommes après tout en plein hiver. Il jette un regard aux deux femmes du coin de l'œil, qui s'embrassent chaleureusement, mais n'y prête clairement pas plus d'attention. Akane vient pourtant vers lui, avant qu'ils ne sortent et presse d'un geste simple le bras de son fils. Junko retient un mouvement de rejet, de justesse, mais elle lâche avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit. Mal à l'aise, il profite que la brunette ait ouvert la porte pour s'enfuir. Dévalant la première rangée d'escaliers, il se tourne vers elle.

« Je croyais qu'il fallait se dépêcher ? » lui jette t-il dans un sarcasme plein d'amusement.


Ils sortent finalement, et le froid fouette son visage. Junko se serre dans son manteau, mais s'il voulait garder sa chaleur bien à lui, c'est sans compter sur la syrienne qui vient s'y réfugier, dézippant sans gêne le manteau pour s'en envelopper. Elle le réprimande de sa voix fluette un peu gamine, et Junko détourne le regard dans un sourire, fermant les yeux pour cacher la moitié de son visage dans son cache-cou.
Il ne bouge qu'au son familier du "Yalla" et retrouve la sensation encore plus familière de la main d'Arizona dans la sienne. Elle l'entraine dans son sillage, et il la suit sans rechigner. Parfois, peut-être, a t-il détourné son attention pour faire le zouave, sans plus. Mademoiselle a dit qu'on risque d'être en retard, et bien que tenté, Jun ne veut pas subir des foudres passagères à propos d'un raté sur cette soirée.
Bien loin de l'état d'esprit du japonais lambda, Junko file sous les regards des quelques personnes croisées. Il n'a d'yeux que pour la silhouette, petite mais dynamique, qui le mène devant lui. Elle accapare toute son attention, tout le temps, à chaque fois qu'il est avec elle. Elle veut jouer, elle veut parler, elle veut échanger. Elle veut le piquer, elle boude quand il la pique. Il faut parfois la porter, la faire rire, la secouer. Il faut parfois devenir comédien, prince charmant, démentir. Elle veut tout faire, et tout lui faire faire.
Et même s'il la suit avec enthousiasme, il manque parfois de souffle ou d'endurance. Pas tant qu'il n'en est pas capable. Seulement... une part de lui-même n'est, inconsciemment, jamais avec elle. Elle est à la rue, elle appartient à ses problèmes. Au chaos qui l'anime.

Et même si Arizona illumine comme la plus belles des étoiles de son ciel, il reste si obscur qu'il est parfois difficile pour lui de la retrouver.

« Tiens,  c'est de la part de ta mère. tu vois…elle ne l’a pas oublié ton anniversaire. »


Légèrement ballotés par les mouvements du métro Tokyoïte, Junko la tient contre lui pour être certain qu'elle ne se fasse pas mal. Elle lui tend un paquet. Il note pour lui-même qu'il ne lui a jamais dit penser que sa mère avait oublié son anniversaire... Le noiraud a une hésitation, mais le prend quand même. Ils ouvrent leur cadeau. Arizona accroche le sien directement à ses clefs et Jun met le sien dans sa poche, sans plus y penser. Il ne sait pas trop pourquoi, quelque part, il pense franchement que c'est juste pour se faire pardonner son absence des 4 derniers jours. Sa mère, puisqu'il l'appelle encore comme ça, n'est pas en très haute estime dans le cœur de Jun. Quand bien même au fond il l'aime, comme un fils aime sa maman, les ressentiments sont trop forts et le remplissent d'amertume à son égard.

Junko échappe une nouvelle fois à son malaise lorsque le métro annonce la station à laquelle ils doivent sortir. Partageant l'enthousiasme d'Arizona dans un sourire, il se lève avec elle. L'hiver les reprend dans ses bras gelés, alors qu'ils marchent d'un pas rapide et pressé vers leur destination. Collée à lui, la jeune femme le guide ainsi. Jun pense à passer un bras autour de ses épaules pour la tenir plus près encore, et plus au chaud. Mais ils arrivent.
Enfin, la chaleur d'un building et les voici dans un ascenseur. Il a l'impression que la syrienne va exploser d'excitation et il éclate d'un rire sincère lorsqu'elle crie dans son manteau, contre lui. C'est ce qu'il aime chez elle.

« J'espère que ça va te plaire! s’il te plaît si t’aime pas, fait semblant, juste un peu! après on s’en va promis! »


« Haha, oui promis, promis... » répond t-il dans un rire doux.


Ils traversent un hall, Arizona toujours en tête le tirant derrière elle, courant presque tellement l'impatience est grande. Junko la suit, son fidèle sourire aux lèvres. Une porte s'ouvre, et le vent froid s'engouffre dans l'ouverture, contre eux. Jun plisse les yeux, piqués par la sensation. Il y a là devant, sur ce toit, une patinoire. Pas mal de personnes sont ici, et il reste un peu étonné de voir un tel spectacle ici. Qui a eu cette idée saugrenue de poser une patinoire sur le toit d'un building ?
Un poids qu'il récupère d'instinct dans ses bras le tire de ses réflexions futiles. Arizona s'est jetée sur lui, et il la maintient sans trop d'effort, bras croisés derrière son dos. Son regard plonge dans le sien.

« Regarde! Regarde! C'est trop cool hein! on va faire du patin! et tout en haut d’un building! comme si on était les rois du monde! »


Les rois du monde, hein.
Junko lui sourit et tourne son visage vers la patinoire et plus loin encore vers Tokyo qui s'étend toute de lumière et de gratte-ciel. Tokyo, qui après l'avoir tué ce matin, décide enfin de le surprendre à nouveau. Tokyo qui souffle le chaud et le froid, tout le temps, toujours. Tokyo, qui l'envoûte. Plus loin encore; au-delà... Il y a le monde. Mais Tokyo le retient, comme une sirène, il écoute son chant et reste ensorcelé sous son charme.
Junko est resté un moment à fixer la ville, plus qu'il n'aurait dû. Mais il cligne des yeux finalement et lâche Arizona pour se diriger vers l'endroit où ils peuvent s'équiper, attrapant la main de la jeune femme dans la sienne. Cette fois-ci, c'est lui qui mène.

Le hafu s'équipe de patins, et aide la jeune femme qui l'accompagne. Il n'est pas certain d'être à l'aise sur la glace. Ce ne doit être que la troisième ou quatrième fois pour lui, qu'il s'essaye sur une patinoire. Il est plus habitué d'un bon basket dans la rue, ou d'un combat sur un tatami. Jun s'avance et hésite avant de poser un pied sur la glace. Mais il n'est pas une poule mouillée, et ne met pas longtemps à s'y laisser glisser. Il effectue un maladroit demi-tour pour regarder Arizona et lui tendre sa main. Si elle sait mieux en faire que lui, elle sera d'un soutient certain.
Et puis, juste tous les deux, il peut bien baisser un peu sa grosse armure et apprendre auprès d'elle. Personne n'est là pour le juger. Il se fiche de toutes les personnes autour d'eux : il ne les recroisera jamais dans l'immensité de Tokyo.

Junko perd un peu l'équilibre mais s'y retrouve à l'aide de ses bras.

« Chevalier en détresse demande sa Dame ! » blague t-il de lui-même en demandant de façon détournée l'aide de la jeune femme.


Sa main retrouve la sienne, et il s'oublie dans le sourire de la syrienne. L'AK-47 est loin, elle s'est perdue dans les yeux d'Arizona et dans la trainée de cette comète incapable de rester tranquille. Pour le plus grand plaisir de Junko. Mais aussi parfois, son plus grand déplaisir.
Ce soir pourtant, c'est bienvenu et c'est le cœur plus léger qu'il se laisse guider sur la glace. Il s'applique, lorsqu'elle le conseille, lui donne sa deuxième main lorsqu'elle le guide devant lui. Elle patine à revers et il s'énerve de ne pas pouvoir faire pareil, veut s'y essayer mais... C'est elle qui tombe et l'emporte avec elle dans sa chute. Ils éclatent de rire par terre, Junko la tête sur le ventre de la brunette. Ils se relèvent, enfin, ils essayent. C'est vraiment laborieux, mais si drôle. Jun s'oublie. Jun oublie tout. Il rit de bon cœur, il se sent comme un jeune adulte de 20ans, sans autre soucis que de savoir de quoi demain sera fait.

C'est un moment figé dans le temps.
Un moment encore figé dans sa mémoire, aujourd'hui encore, à Kobe.

Après un moment à patiner, ils se sont accoudés sur la barrière de la patinoire, face à Tokyo. Junko regarde la ville un léger sourire planant sur son visage. Il tourne son visage vers son étoile, enfin, toujours. L'attirance est si forte, si puissante. Il revient toujours à elle, peu importe où sa vie le mène. Un jour, quatre, deux semaines. Peu importe le chemin qu'il prend, il finit par retomber sur elle. Arizona Williams.
Jun baisse un peu les yeux, peu certain de ce qu'il ressent actuellement. Tout est si troublé dans sa tête. Il préfère se replonger dans la contemplation silencieuse de Tokyo. Tokyo le berce, comme elle le transperce. Il est sûr d'une chose pourtant : il ne mérite certainement pas tout ça.
En tout cas, il ne fait rien pour le mériter. Arizona et lui ne sont pas du même monde. La vérité le frappe de nouveau alors qu'il cache la moitié de son visage dans ses bras croisés sur la barrière. Si elle savait...

Si elle savait, elle deviendrait insupportable.
Elle ne saura jamais.

Junko se redresse et se tourne, laissant Tokyo derrière lui et s'adossant au bois.

« Je suppose qu'on en reste pas là ? » lui demande t-il sans la regarder, son léger sourire toujours présent.


Mine de rien, et même s'il est mal à l'aise à l'idée d'être le centre d'attention de tout ça, il est tout de même curieux de savoir ce qu'elle a prévu. Junko jette son regard de feu sur Arizona la sauvage. Arizona qui sous les illuminations de la capitale nippone, brille encore plus fort.
Il n'est pas certain de savoir si c'est uniquement les lumières de Tokyo qui la rendent si lumineuse.

Mais quelque part au fond de lui, son cœur sait, la bouche cousue par sa peur.
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Jeu 28 Déc 2023 - 14:01


A cet instant là, plus rien ne comptait, les autres autour n'existaient plus, il n’y avait plus qu’eux deux Junko Fushita et Arizona Williams. La jeune femme avait l’impression d’être spéciale dans les yeux du Japonnais, que leur histoire était spécial. Leur cœur étaient reliés par un fil rouge, incassable. Et  même s’ils devaient être amenés à se séparer, ils retrouveraient toujours le chemin vers l’autre. La petite brune leva les yeux vers le ciel, l'immensité du ciel, les milliards d’étoiles, plus haut encore le néant et eux au centre.Que pouvait-il leur arriver? ils sont tellement amoureux, ils s’aiment si fort. Et si demain la fin du monde arrivait, ils accueilleraient la mort, blottis l’un contre l’autre, ils ne ressentiraient aucune peur, aucun regret, car leur âme finiraient par se retrouver dans l'infinie de l’univers.La petite brune ne pouvait s’empêcher d’avoir des bouffées d’amour dans ces moment là, elle savait très bien que c’est lui qui provoquait ça chez elle, mais elle ne s’en cachait pas. Elle l’assumait, le montrait, l'explosait au visage de Jun et du monde entier.

Mais il était  temps de passer aux festivités, sous l'œil bienveillant de Tokyo la lumineuse, Junko équipa Arizona comme le prince qui enfilait délicatement les pantoufles de verre à cendrillon. Arizona le regardait faire avec beaucoup de tendresse, le japonais était toujours extrêmement doux dans les gestes du quotidien avec elle, comme si elle était une petite chose fragile, comme si ce géant avait peur de la briser au moins geste. Et pendant qu’il la chaussait elle ne put s'empêcher de jouer un peu avec la douce chevelure ébène de son hafu préféré.

Junko monta en premier sur la glace, sous le regard curieux d’Arizona. Son rire s’échappa et trouva le jeune homme en galère qui appelait au secours sa belle. Il n’était visiblement pas un adepte du patin à glace et voir ce grand mec 1m90 galérer de toute sa grandeur sur la glace était assez drôle à voir. Arizona n’était pas une pro de la glisse non plus mais ses nombreux voyages en suisse faisaient qu’elle était tout de même plus à l’aise que son petit ami.

“JE suis le chevalier qui vient sauver sa dame ce soir!”


dit-elle en riant avant d'attraper la main de Junko, qui étonnement se laissait faire ce soir. Ce moment passé au patinoir était une véritable petite bulle enchantée. Junko qui semblait porter le poids du monde sur ses épaules par moment, paraissait totalement apaisée et son visage s’illuminait minute après minute. Il s’agaçait gentiment parfois de ne pas pouvoir faire comme sa belle, mais Arizona qui avait un peu trop confiance en ses capacités sur la glace, tomba plusieurs fois entraînant le japonais dans ses chutes. Finalement il avait peut-être un meilleur équilibre qu’elle. La soirée n’avait été que rire, regards complices, doux baisers et étreinte amoureuse. Cette soirée à la patinoire faisait partie des nombreux souvenirs qui plus tard deviendraient insupportables pour Arizona. dans le regret et le manque des moment intimes et joyeux passer ensemble, ça lui briserait le cœur, ça la tuera de l’intérieur, elle en aura mal à s’en faire vomir.

Mais pour le moment les deux amoureux étaient bien loin de se douter de ce que leur réservait le destin, ce destin qui allait bientôt déformer leur sourire pour n’en laisser que l’angoisse et la souffrance. La patinoire s’était vidée et il ne restait plus qu' eux deux sur la glace. Ils étaient accoudés à la barrière de la patinoire, profitant d’une pause bien mérité. Le nez rougi par le froid et les mains gelées, Arizona fixait l’horizon, animée par un sentiment de liberté qui vibrait en elle à chaque instant à l’époque. Junko semblait prendre part à ce sentiment ce soir, pour son plus grand plaisir. Elle avait envie de lui faire découvrir tellement de choses, elle avait envie de vivre tellement d'expériences avec lui, elle voulait lui faire découvrir la Syrie et l’emmener faire le tour du monde en stop. Tokyo était belle, resplendissante et incroyable mais le regard de la petite brune allait bien au delà.

Alors que Junko lui aussi  semblait perdu dans ses pensées, elle ouvrit la fermeture éclair de son manteau et se blottit contre lui, cherchant un peu de sa chaleur corporel, comme un chaton. Elle ne s’était jamais autant sentie  à sa place que dans ses bras, et ils étaient toujours ouverts pour elle. Et puis le jeune homme manifesta son impatience de connaître la suite, Arizona leva les yeux vers lui, les étoiles dans les yeux et les pupilles aussi grosses que celle d’un hibou. Arizona savait qu’il n’aimait pas être le centre de l’attention, surtout quand il s’agissait d’être le centre de l’attention d’autant de tendresse et de marque d’affection. Mais ce soir ça semblait lui plaire.

Arizona bondit d’excitation, manquant de tomber la tête la première et se rattrapant in extremis à la barrière. “ tu veux qu’on y aille maintenant?!” Elle était si heureuse de son enthousiasme qu’elle lui sauta dans les bras et ils tombèrent à la renverse, encore. son corps brûlant, la protégeait de la froideur de la glace. au sol, elle sur lui, enveloppant ses bras autour du cou de Jun, elle l’embrassa amoureusement, comme pour lui dire  “Je t’aime! Je t’aime tellement!”. Son regard se faisait bientôt plus provocateur.

“il s’agit là de l’avant dernière surprise, la dernière ça sera que toi et moi. J’ai pas oublié tout à l’heure” son regard plongé dans le sien, leur visage à quelque centimètre l’un de l’autre “ on a été obligé de s'arrêter et c’est toi qui a gagné mais… Je compte bien me venger.”


après quoi elle se releva avec beaucoup moins de difficulté que son amant. ça lui permit d’envoyer quelque texto, afin de savoir si tout était prêt quelque étage plus bas et d’avertir de leur arrivée imminente. Arizona tira ensuite le jeune homme pour l’aider à se relever et le guida vers la terre ferme. Rapidement ils se déchaussèrent, dans les rires et les vannes de leur dernière chute. ils prirent le chemin inverse, et s'engouffrèrent une nouvelle fois dans le bâtiment. gardant précieusement dans leur cœur ce  souvenir magique de la patinoire, le rangeant parmi les nombreux autres souvenirs incroyables.

dans l’ascenseur, ils jouaient, se taquinaient, se cherchaient, encore et toujours. se besoin constant de se toucher, de se sentir de s’embrasser avait pris le dessus. Mais, ils arrivèrent bien trop vite au 30e étage et Arizona glissa entre les doigts de Junko pour filer comme un félin. “ Ne me perd pas de vue Habibi.” dans un petit rire elle prit le couloir de droite avant de s’évaporer. Junko n’avait pas d’autre choix que de longer ce couloir. il finit par tomber sur une porte, il l’ouvrit et tomba sur une pièce complètement plongée dans le noir.

À la fin d’un suspense insurmontable, des spot lumineux éclairèrent la pièce et Junko pu enfin découvrir sa surprise. Arizona avait réuni tous ces potes  et tous avaient répondu présent pour fêter l’anniversaire de leur bro. Arizona avait aussi fait venir ses copines, histoire qu’elle ne soit pas la seule femme entourée de toute cette testostérone. en tout ils étaient une petite vingtaine. Arizona avait passé la semaine à décorer la salle, aidé par les jumelles, un DJ était là pour mettre le feu et un bar avait été aménagé et rempli pour l’occasion. tout était réuni pour qu’ils s’amusent tous. La petite brune laissa tous ces amis accueillir Junko en héros, elle les laissa jouer des coudes, se charrier et s'amuser un peu avant que leur regard ne se retrouve. Elle prit doucement la main de son amant

. “Joyeux anniversaire Habibi”


Ils étaient partie pour faire ce qu’il savait faire de mieux : la fête! aux yeux de tous Junko et Ari était le couple à suivre si on voulait s’amuser, inséparable l’un de l’autre tout le monde savait que s’ils étaient présent à une soirée, ça allait clairement être inoubliable. Et cette soirée ne dérogerait pas à la règle. de la bonne musique, beaucoup d’alcool, des jeux, de la drague, Junko et Ari qui passaient leur temps à se chercher, à se fuir puis à se retrouver dans leur délicieux petit jeu de séduction qui durait maintenant depuis deux ans.

vers les 3 heures du matin, Arizona qui était en train de terminer sa cigarette, aperçut son petit ami. En réalité, il lui restait une dernière petite chose à lui offrir avant le bouquet final. En se déplaçant comme à son habitude avec beaucoup de légèreté, elle arriva jusqu'à lui et mit doucement sa main dans la sienne.


“Viens par ici toi…”


Le jeune homme devait sûrement se douter de rien, s’imaginant qu’elle l'entraînait encore des les délices de leur corps insatiable. Mais il n’en était rien. Un peu isolé du reste du groupe, Arizona tendit une petite boite en velours vert émeraude.

“avant que tu refuses ce que je vais te donner, je voulais te dire que… C’est aussi pour moi que je te t’offre ça. je veux avoir l’impression d’être avec toi même quand t’es pas là. Je veux que tu ressentes ma présence même quand tu t’absente des jours…”


dans la petite boite un anneau et à l'intérieur de cet anneau était gravé le jour de leur rencontre 14.02.2013. Pour Arizona ça avait beaucoup de signification, pour Junko elle savait que ça serait peut-être trop.


“j’ai mis l’anneau dans une petite chaîne, comme ça t’a pas besoin de le mettre à un doigt.” elle sourit malicieusement. “ Personne ne le verra et tu resteras le Junko libre et indomptable au yeux de tous!”


Arizona essaya d’ironiser un peu la situation, pour rendre le truc moins solennel et que  Junko ne ressente aucune pression. elle ne faisait pas ça pour l’emprisonner mais plutôt pour les lier.


Citation
Junko Fushita
A l'université ; 3è année
Junko Fushita
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❖ Arrivé(e) en : Fin Juin 2018
Junko Fushita

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Dim 31 Déc 2023 - 2:02
Elle dézippe son manteau et le froid s'engouffre contre le léger vêtement qu'il porte dessous. Sa peau frissonne, et sous le tissu, il peut la sentir se dresser en chair de poule. Junko fronce quelque peu les sourcils, la sensation n'est pas agréable. Une autre vient contrer le tout. Celui du corps chaud de la syrienne contre lui. Le nez au chaud dans son cache-cou, il peut tout de même sentir le parfum du shampoing qu'elle utilise pour laver ses cheveux. Et alors qu'il renifle discrètement la chevelure brune, c'est une autre effluve qui monte dans ses narines, celle qu'elle porte dans le creux de son cou. Elle sent divinement bon, et s'il n'avait pas flashé sur son parfum les premiers temps, à force de traîner avec elle depuis deux ans, de se rouler dans ses draps et la sentir, Junko a largement associé cette odeur à un sentiment positif. Un doux sentiment, c'est un peu devenu une madeleine de Proust.
Il s'y roule, comme dans un plaid, un jour d'hiver où le soleil se couche en fin d'après-midi, au moment où l'on rentre d'une longue randonnée dans des monts et forêts où l'on sent l'odeur des pins et de l'humus.
Mais sitôt qu'il finit de poser sa question, elle lui retire sa rassurante couverture.

« tu veux qu’on y aille maintenant?! »


Junko tombe à la renverse sous le poids de la jeune femme qui vient de lui sauter au cou. Son dos rencontre la glace sur laquelle ils ont patiné, et il a une grimace de douleur à l'impact. Arizona a l'air de s'en ficher complètement, puisqu'il a amorti sa chute. A vrai dire, il ne sait pas trop quoi faire par terre, sous les folles caresses de sa tête contre lui.

« il s’agit là de l’avant dernière surprise, la dernière ça sera que toi et moi. J’ai pas oublié tout à l’heure. On a été obligé de s'arrêter et c’est toi qui a gagné mais… Je compte bien me venger. »


Il soulève un sourcil à son expression provocante. Un fin sourire étire ses lèvres alors qu'il y répond lui aussi, sa voix grave ronronnant quelque peu, comme il est obligé de baisser la tête et comprimer quelque peu sa gorge et ses cordes vocales pour lui parler.

« Je te laisserai un semblant de sentiment de dominer le moment, histoire que tu gouttes à la victoire de temps en temps. »


Arizona se relève avec facilité, comme elle s'appuie sur lui, évacuant alors l'air des poumons de Jun sous un froncement de ses sourcils. Le brun tente à son tour de se relever, d'abord en pliant les jambes mais les patins les font glisser à leur place initiale. Alors, il s'essaye à attraper la barrière, manque une fois, s'en rapproche comme il peut pour se remettre debout. Il jette un coup d'œil à Arizona. Elle range son téléphone dans sa poche, et une pensée intrusive fait son chemin dans son esprit : à qui peut-elle bien parler, alors qu'il est ici avec elle ?
La brunette lui tend sa main et il accepte son aide sans rechigner, un peu troublé par ses doutes. Ensemble, ils quittent patinoire et patins, non sans blaguer et se piquer l'un et l'autre sur la dernière chute. Junko fait mine de rien, alors qu'il darde ses yeux sur elle, un rire fin s'échappant de lui alors qu'elle le charrie.

Mais déjà, alors que l'ascenseur descend bien trop vite au 30ème étage, coupant court à leur physique occupation, Arizona la sauvage, la Gitane, file comme le vent. Ses doigts quittent ceux de Jun sous ses yeux qui s'écarquillent un peu. Pris un peu au dépourvu, il met du temps à réagir avant de s'élancer aux trousses de son étoile, suivant la traînée de poussière argentée qu'elle laisse dans son sillage. Il entend son rire résonner dans le couloir, comme un chant de sirène aux oreilles d'un marin un peu trop téméraire. Junko la suit, sans réfléchir.
Sa course le mène devant une porte close. Il ne réfléchit pas plus et l'ouvre, s'engouffre à l'intérieur dans l'obscurité.

Et là, d'un coup, tout s'allume.
Lumières d'abord, multiples et multicolores, puis son. Ce sont des cris de joie et d'acclamation qui l'accueillent, faisant vibrer son coeur d'une autre façon que l'adrénaline qu'il a ressenti en poursuivant la jeune femme. De nombreux visages familiers et connus, certains mieux appréciés que d'autres, sont là autour de lui. On y va de sa tape sur l'épaule, à l'embrassade, au petit coup de poing porté à son bras ou sur son torse. Junko est envahi, alors que son visage est illuminé d'un large sourire à la vue de toutes ses personnes. Il ne sait plus trop où donner de la tête, mais il est reconnaissant au fond, de voir que tout le monde a répondu à l'appel pour lui célébrer son anniversaire.
Il croise le regard d'un gars, vu le matin même. Se rappelle à lui la troublante vision du corps de son ami, sursautant à l'impact d'une mortelle balle. Quelqu'un le pousse, la vision s'efface comme elle est venue. Et lorsqu'il se tourne, encore troublé par le souvenir brûlant d'une peur qu'il n'oubliera jamais, il tombe sur autre visage familier. Arizona, devant lui, prend ses mains dans les siennes et il tombe de ses yeux à son sourire éclatant.

« Joyeux anniversaire Habibi »


Junko ne sait pas quoi en faire, de tout ça, de tout ce qu'elle lui donne. Il sourit bêtement, cherche ses mots alors qu'il tente de mettre un peu d'ordre dans tout ce qu'il ressent depuis le début de la soirée. Mais avant qu'il ne puisse s'exprimer, d'une façon ou d'une autre, son meilleur ami le coince sous son bras et frotte son crâne de son poing, l'embarquant avec lui au milieu du groupe. La musique fait trembler la pièce, avant que ce ne soit le sol sous leurs pas de danse. L'alcool coule à flot en son honneur et Junko profite lui aussi, se laissant tenter par un jeu qu'il connait bien : un petit beer pong. Cette fois-ci, il fait équipe avec son meilleur pote. Deux larrons qui se sont trouvés au début du lycée, puis dans la rue.
Il lui semble qu'Arizona vient vérifier si son sortilège est toujours efficace sur lui, de temps en temps. Un jeu de regards auquel il se prête. Un jeu de mains aussi, comme il se penche pour attraper une bouteille, et glisse une main sur sa hanche. Elle aussi n'est pas en reste.
Entre tout le monde, Junko a son attention attirée de partout. Il ne se rend pas vraiment compte des interactions qu'il a, est égal à lui-même, puis finalement s'oublie un peu, abaissant quelque peu ses barrières à mesure que le temps passe, et que l'alcool le désinhibe.

C'est finalement Arizona qui vient le cueillir alors qu'il converse avec une grande blonde, qu'il ne connaissait que de vue, puisqu'elle sort avec un de ses amis. Sa main cueillant la sienne, il ne pense à rien de spécial lorsqu'elle le mène plus loin, de façon un peu isolée. Il a beaucoup bu, en vérité. Peut-être cherche t-il a marquer le coup de ses 20 ans. Peut-être encore, inconsciemment, cherche t-il à oublier le chant mortelle entendu le matin même.

« avant que tu refuses ce que je vais te donner, je voulais te dire que… C’est aussi pour moi que je te t’offre ça. je veux avoir l’impression d’être avec toi même quand t’es pas là. Je veux que tu ressentes ma présence même quand tu t’absente des jours… »


La boîte qu'elle lui tend est petite, d'un velours émeraude. Junko hésite, surpris de recevoir un cadeau de sa part. Il ne pense pas que c'est nécessaire, après la soirée chez lui, la patinoire et cette fête surprise. Pourtant, il la prend doucement, puis l'ouvre, découvrant le bijou à l'intérieur. Son regard s'écarquille et il le glisse directement sur la jeune femme. A t-elle perdu la tête ? C'est bien trop. Combien ça vaut cette merde ? Pourquoi donc ? Pourquoi faire ? Pourquoi tout ça ?
Jun reste interdit, quelques émotions troubles peuvent se lire sur son visage.

« j’ai mis l’anneau dans une petite chaîne, comme ça t’a pas besoin de le mettre à un doigt. Personne ne le verra et tu resteras le Junko libre et indomptable au yeux de tous! »


Il ne peut décemment pas lui dire que c'est trop cher pour lui, qu'elle n'aurait pas du dépenser autant d'argent, que la fête est suffisante. Junko ne dit rien, ne sachant pas quoi dire au final. Il fixe la bague, brillante et solennelle dans son doux écrin, et il a l'impression qu'elle pèse une tonne. Elle est si lourde de sens. Il n'est pas certain de la mériter vraiment. Elle porte la date de leur rencontre : ça il le reconnait. Le 14 février 2013, marqué à jamais dans son esprit. Mais... cette bague, c'est beaucoup trop.
Junko sait pourtant que s'il n'en fait rien, la Gitane, la Mademoiselle, va lui souffler au visage ses toxines et s'enfuir comme une étoile brisée. Elle perdra de son éclat.

Il a besoin de son éclat, encore.
Sa vie est trop obscure.

« Je- » commence t-il en plongeant ses yeux dans les siens.


Il n'a jamais eu le temps de finir sa phrase.
Un pétard, puis un deuxième, en enfin une petite dizaine de bruits de petites explosions retentissent dans la salle sous les cris et les rires. Ses yeux bruns sont d'instinct attirés vers l'origine de ces bruits, alors qu'il referme l'écrin d'un geste réflexe. Mais c'est ensuite un autre instinct qui prend le dessus, lorsque son corps semble se mouver uniquement à l'aide de sa mémoire musculaire. C'est comme inscrit en lui, dans sa chair. Il sait.

Junko attrape Arizona dans ses bras et cache son visage contre lui. Il fait en sorte de croiser ses bras autour de sa tête pour couvrir ses oreilles, et pose la sienne près de son front dans ses cheveux bruns. Le regard fixé vers le groupe qui s'ébat en amusements et en blagues, sous le coup des pétards, Jun la serre fort contre lui. Un nouveau pétard retentit et il la presse d'avantage, glisse son visage près de son oreille pour lui murmurer quelque mot de sa voix grave, afin de couvrir le bruit comme il le peut.

« C'est rien, c'est pas grave, je suis là. N'ais pas peur, tout va bien. » lui souffle t-il dans un mouvement de bercement lent, mais régulier, appelant à lui le maximum de sens de la jeune femme pour éviter une crise de panique. Et puis il se souvient d'une chanson qu'elle écoute souvent en ce moment : « I live for the applause, applause, applause... » commence t-il à chantonner à son oreille, comme il le peut, chuchotant.


Ses cheveux d'un noir de jais coulent vers elle alors qu'il se penche un peu plus et l'enveloppe. Elle est si petite, c'est facile pour lui de la faire disparaître dans ses bras. Il ne veut pas pour autant l'écraser contre lui et l'empêcher de respirer. Mais il la serre assez fort pour ne pas qu'elle ait la merveilleuse idée de s'échapper pour aller se cacher on ne sait où. Et aussi pour être sûr de ne louper aucune réaction de sa part : si elle panique plus encore, ou si elle se calme.
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Dim 31 Déc 2023 - 16:48


[TW + 16 ans guerre]


Junko resta interdit face à la boîte de velours. Arizona appréhendait sa réaction, elle connaissait assez Jun pour savoir que ça le mettrait mal à la l’aise, voir ça allait peut-être l’énerver de recevoir ce cadeau. parce qu’il ne pouvait pas lui donner autant, parce qu’il ne venait pas du même monde. Parce qu’il appartenait à la rue et elle à un monde où les sphères semblait bien trop inatteignable pour le japonais. Par  fierté sans doute, mais Arizona se sentait à chaque fois blessé lorsqu’il rejetait son amour pour des simples raisons de différence de milieu social. Pour Ari, tout ça n’avait aucune espèce d’importance et leur amour primait sur tout le reste. mais c’était sans doute facile à dire pour elle qui vivait dans le confort et l'opulence.  Cependant, il n’y avait pas que ça. Elle avait peur que cette bague soit trop lourde de sens pour lui, qu’il se sente pris d’une trop lourde responsabilité, de trop d'attente. Finalement ce cadeau était peut-être un peu égoïste de la part d'Arizona et elle n’avait pensé qu’à son amour et à sa façon de l’exprimer et pas vraiment la façon dont Junko aurait accueilli cette ultime déclaration d’amour.

Junko allait parler et Arizona restait scotchée à ses lèvres. prête à se prendre un refus ou si comme elle l’espérait, une réaction positive de son amant. mais le bruit d’une détonation se fit entendre, puis une seconde et c’était comme si le cerveau de la jeune femme se déconnecta.

Cette semaine Sahar est morte .


Arizona avait beau avoir quitté la Syrie il y a 14 ans, elle restait très attachée à la terre qui l’avait vue naître. La magie du progrès avait fait en sorte qu’elle reprenne contact avec ses amis d’enfance, grâce aux réseaux sociaux. Il y avait Ahmed, Nour, Myriam, Ishaq, Amel et Sahar. elle parlait avec eux pratiquement tous les jours, messenger, whatsapp, skype… leur vies avaient pris des directions différentes, déjà à l’époque ils ne venaient pas du même monde. Eux les enfants des rues et elle la métisse américaine protégé dans sa grande propriété luxueuse. Heureusement comme à l’époque leurs différences s’étaient très vite estompées. Arizona faisait souvent participé Junko à ces conversations, même s’il n’en comprenait pas le sens, elle était fière de leur avoir présenté l’homme qui faisait battre son cœur. Au fil du temps, le grand brun était capable de se présenter seul en arabe.

Mais cette semaine Sahar est morte.



C’était arrivé il y a 4 jours, un appel en pleine nuit et Amel lui apprit la nouvelle. Un bombardement, encore un. La guerre civile était de plus en plus intense et Arizona suivait ça de près. le président Syrient était en train de mener un véritable génocide à l’encontre de son peuple, chars d’assaut, armes, gaz toxique…Sahar elle, c’était un bombardement qui était venu frapper son batiment et son corps coincé sous les décombre était rester bloqué plusieurs heure, beaucoup trop longtemps pour qu’elle s’en sorte. Elle avait 24 ans, elle allait se marier, elle faisait des études de journalisme, elle était incroyable, elle était belle. Un exemple pour tout le monde.

Arizona avait accueilli la nouvelle en silence, seule dans l’appartement de Junko, les jumelles dormaient, elle ne pouvait pas les réveiller avec ses pleurs. Elle n’avait que très peu dormi cette nuit là. Elle était restée  avec ses amis au téléphone, elle pleurait en silence la perte de son amie. Au petit matin, les yeux rougis, Arizona avait reprit le cours de sa vie. Elle avait eu sa mère rapidement au téléphone mais à part à elle, elle en avait parlé à personne. ici personne ne pouvait comprendre, même si ses amis étaient assez ouverts d’esprit, le japon restait un pays assez replié sur lui-même et des arabes qui s'entre tuaient à des millier de kilomètre de là, c’était très abstrait pour eux. Et puis, il y avait Junko, lui,savait tout, la peur de cette horrible guerre, ses amis qui lui manquaient et son envie de retourner en Syrie. Mais ce jour-là Jun était injoignable, il avait ses problèmes lui aussi, d’autre chose à gérer, elle ne voulait pas être un poid en plus pour lui. Alors Arizona garda ça pour elle. Elle continua toute la semaine à préparer l’anniversaire du jeune homme, sans relâche. Arizona prit juste le temps de contacter les parents de Sahar pour leur présenter ses condoléances. Les pleurs de ses parents  la hantait encore. Perdre un enfant ne faisait pas partie de la logique, c’était tellement irrationnel et insurmontable qu’il n’y avait même pas de terme pour le nommer. même dans un pays en guerre perdre un enfant était la chose la plus terrible qu’on pouvait vivre.

alors toute la semaine elle avait fait semblant. et puis ce stupide pétard. Comment pouvait-elle comparer une chose aussi insignifiante avec une explosion qui réduit en poussière un bâtiment entier. Elle se sentait tellement coupable d’avoir peur, alors que ses amis, eux, redoutaient chaque sirène, chaque avion dans le ciel. Arizona à l'abri dans sa tour d’ivoire, et ça depuis toujours. comment pouvait-elle faire pour les protéger, pour qu’ils soient en sécurité et d’ailleurs pourquoi elle avait cette chance là de pouvoir fuir avec sa famille. et pourquoi Sahar était-elle morte, elle ne méritait pas ça.
et puis, alors qu’elle était en train de sombrer, une voix la ramena sur la terre ferme. c’était celle de Junko, il tentait de rassurer en lui chantant “applause”. il tentait de la rassurer en l’enveloppant de tout son corps comme pour la protéger. la serrant plus fort à chaque retentissement. S’il avait été seule, elle aurait craqué, mais aujourd’hui elle ne pouvait pas prendre autant de place que d’habitude, aujourd’hui elle ne pouvait pas être trop. Car c’était le jour de Junko, son anniversaire, si elle fondait en larme tout de suite la soirée serait gâcher.

la Jeune femme qui s’était agripper fermement au dos de son petit ami relâcha son emprise et s’écarta un peu en prenant une grande inspiration. son masque était tombé quelque instant, c'était le moment pour elle de le remettre. Elle sourit doucement à son petit ami.
“ Tout va bien, Junko. Promis, ne t’en fais pas!”


Elle lui sourit chaleureusement, il ne fallait surtout pas qu’il s’inquiète. Elle prit la main du jeune homme pour rejoindre le reste du groupe et prouver que tout allait bien, à l’intérieur, elle hurlait. La jeune femme profita qu’un ami de Jun l’aggripe pour s’éloigner un peu du groupe. “ Je reviens, je vais juste me passer un peu d’eau sur le visage. “
Vraiment ne t'inquiète pas! profite de tes amis ok?”



Elle s’éloigna un peu avant de rejoindre les toilettes, s'assurant qu’il n’y avait personne avant de s’enfermer de longues minutes pour pleurer, étouffer ses cris avec ses mains. Elle se laissa submerger par toutes les images d’horreur qui lui venait en tête, elle se laissa submerger par un sentiment d’injustice et d'impuissance et elle se détestait d’être aussi lâche. après avoir passé 5 min aux toilettes, en étant la plus silencieuse possible. Elle se remaquilla, essayant de masquer le plus possible son état sous des couches et des couches de poudre et de fond de teint. Le reste de la soirée, elle avait un peu éviter le jeune homme, parce que Junko savait lire en elle, il était très perspicace  quand il s'agissait de lire en elle le japonais faisait ça avec une telle facilité que ça faisait presque peur à Arizona. Alors Arizona se voulait rassurante, pour ne pas qu’il s’inquiète, elle lui souriait le plus possible, lui disait des petits mots doux pour le rassurer. Mais impossible de rester trop longtemps près de lui où elle risquait de fondre en larme.

Au petit matin, alors que le soleil se levait sur Tokyo, tout le petit groupe était en train de rentrer chez lui. La soirée avait été incroyable, tout le monde était heureux et Junko avait été gâtée, Arizona était satisfaite d’avoir rendu l’homme qu’elle aimait, heureux. Elle avait l’impression d’avoir été la hauteur au moins le temps d’une soirée. Alors qu’ils saluèrent leur dernier ami au pied du building, Ari prit le bras de Junko pour le mettre contre elle.

“Comme ta mère est rentrée, tu penses qu’elle peut accompagner les filles à l’école aujourd’hui…Comme ça on rentre à la maison.”


Après avoir passé un coup de fil à Akane et ils prirent la route, Shibuya était tout près de Nakameguro, le quartier où vivait Arizona. Alors ils décidèrent de rentrer en marchant. Après s’être intoxiqué plusieurs heures, prendre l’air ne leur ferait pas de mal. La couche de neige au sol étouffait tous les bruits alentour et Arizona qui avait l’impression d'étouffer, elle  était silencieuse, pensive, triste. Et  elle savait que si elle ne disait rien, Juko allait lui poser des questions. Alors, prends les devant. La petite brune s'éclaircit la voix pour la rendre la plus joyeuse possible.

“Alors monsieur Fushita! j’espère que vous avez apprécié votre petit anniversaire surprise!”


elle serra un peu plus le bras du japonais contre sa poitrine et riait doucement. La neige semblait lourde sous ses pieds, le bruit qu’elle absorbait devenait de plus en plus insupportable pour elle. et son rire se transformait doucement en sanglots. Elle s'en voulait tellement d’être si faible, elle s’en voulait tellement de craquer maintenant alors qu’elle avait réussi à tenir jusque là. Elle relâche le bras de Jun et s'écarta un peu.

“Je suis…Je suis désolée Jun…Je sais, c’est ton anniversaire et c’était super et…t’as été génial comme d’habitude…” les sanglots rendaient ses paroles saccadées et elle-même avait de la difficulté à organiser sa pensée. “ Je voulais tenir jusqu'à la maison, je te promets…mais…mais je n’y arrive pas Jun. j-je suis tellement désolée.”


elle pleura quelque minute comme ça, les joues rougies, les yeux rivés au sol et les larmes qui s'écrasaient dans la neige. Elle avait tellement honte de gâcher l’anniversaire de son bien aimé.

Au bout de quelque instant, lorsqu’elle avait l’impression d’avoir tout lâcher, la petite brune essuya ses yeux humides avec ses mains avant de lever les yeux vers Junko.

“Amel m’a appelé avant hier, Sahar est morte il y a quatre jours…” Cette phrase raisonna dans son cœur, c'était la première fois qu’elle le prononçait. “Il y a eu un bombardement…encore. Mes amis, Jun… Mes amis sont en train de mourir et je suis ici, en train de continuer ma vie tranquillement.” La douce image de Sahar lui revenait en tête “Sahar ne méritait pas ça…Personne ne mérite ça. C’était mon amie…Jun…ça me fait si mal.”


Elle mit ses mains sur sa bouche pour étouffer un sanglot. Elle ne savait plus quoi faire, ni quoi penser, elle était en colère contre sa condition, en colère contre leur condition à eux. ses yeux humide et plein de larme ne voyait même plus clair, elle avait juste besoin de lui et de ses bras, et pour ça aussi elle s’en voulait.

“Je suis tellement désolée Junko…j’ai l’impression de tout gâché, ne me reposer tout le temps sur toi…”


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Junko Fushita
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Lun 1 Jan 2024 - 18:20
Junko la serre fort contre, comme il sent les mains de la jeune femme s'agripper au vêtement dans son dos. Il lui murmure des paroles qu'elle connait bien, tente le tout pour le tout pour la rassurer et éviter une crise de panique. Mais Arizona s'échappe à lui, le repousse, le rejette d'un sourire. Il s'accroche à ses prunelles, un instant.

« Tout va bien, Junko. Promis, ne t’en fais pas! »


Elle lui ment.
Il le sait parce qu'il le voit. Il voit que ses yeux, son expression, son sourire plein de faux-semblants, disent le contraire des paroles qu'elle articule. Et comme il la fixe, une légère froideur s'installe dans le creux de ses iris brunes. Elle lui ment, devant lui, sans aucune honte, sans s'en cacher. Elle lui ment, de but en blanc, avec tant de facilité que ça en est déconcertant. Son esprit s'emballe, alors qu'il se dit qu'elle pourrait lui mentir pour autre chose.
Sa petite main coule dans la sienne et elle le tire vers le groupe plus loin. Elle tente de s'enfuir, de mettre la poussière sous le tapis, de lui fermer les yeux. Mais Junko voit clair dans son jeu. Et ce qu'il voit, il ne l'apprécie pas du tout.

« Je reviens, je vais juste me passer un peu d’eau sur le visage. Vraiment ne t'inquiète pas! profite de tes amis ok? »


Arizona s'éloigne, direction les sanitaires, et il la suit du regard, son sourire s'est fané. Il la laisse prendre de l'avance avant de la suivre, repoussant gentiment son meilleur pote qui vient à ce moment-là lui dire quelque chose dont il ne se préoccupe pas. C'est à peine s'il l'entend. Elle s'est enfermée dans un toilette, et l'épaule appuyée à l'embrasure d'une porte, Junko écoute silencieusement le chagrin qu'elle tente d'étouffer. Il fait volte-face, après un moment, retourne à ses amis. S'il ne lui dit rien, il n'en pense pas moins.
Arizona l'a senti, Arizona le sait. Elle l'évite comme elle peut, essaye d'esquiver autant que possible ses regards. Jun enrage un peu, doucement, sûrement. Une colère sourde et froide. Qui monte, qui monte. Un agacement certain. Une frustration qui le tend, de plus en plus.

Il noie ses émotions dans l'alcool un peu, dans la drogue aussi, partage un joint avec son ami. Son esprit s'évade, mais il garde les pieds sur terre pourtant, impossible de faire décrocher le satellite Arizona qui tourne autour de lui, toujours dans son orbite, malgré qu'elle tende à s'en s'éloigner. Il lui faut faire preuve de patience. Tout vient à point, à qui sait attendre. Et avec elle, même si de nombreuses fois Junko se montre tout l'inverse, il sait être patient.

Un dernier check à un ami en bas du building, signe la fin de sa soirée d'anniversaire. Jun masque très bien, offre un large sourire radieux à son pote. Puis le couple marche direction l'appartement de la jeune femme. Jun l'a laissée passer l'appel à sa mère, mal à l'aise de devoir lui laisser les jumelles alors qu'il leur a dit rentrer. Elles seront déçues, c'est sûr. Il ira les chercher au retour de l'école, pour se faire pardonner.
Accrochée à son bras, Arizona fait mine de rien, mais il entend la cocotte-minute siffler à mesure qu'ils avancent sur la neige fraîche. Elle tombe tout autour et sur eux. Le silence a quelque chose de pesant, et l'appréhension se fait ressentir des deux côtés. Une menace grandissante qui porte le nom du brun, fait prendre la fuite à sa proie. Ce n'est plus qu'une question de temps, avant qu'il ne la croque. Elle craquera, comme la neige sous leurs pieds.

« Alors monsieur Fushita! j’espère que vous avez apprécié votre petit anniversaire surprise! »


Junko ne lui répond rien, et darde plutôt ses prunelles sur elle, comme elle rit. Il ne lui donne pas de sourire. Il est en attente, comme un loup court après une biche blessée. Patientant jusqu'au moment où elle tombera, exténuée par la course. Alors seulement, il daignera abattre ses crocs sur elle.
Elle serre plus fort son bras, et il glisse son regard devant lui. C'est maintenant.

Le rire se transforme en pleurs, et un flot de larmes s'échappe des yeux de la syrienne. Elle s'écarte, et il s'arrête de marcher, mains dans les poches, la regarde pleurer.

« Je suis…Je suis désolée Jun…Je sais, c’est ton anniversaire et c’était super et…t’as été génial comme d’habitude… Je voulais tenir jusqu'à la maison, je te promets…mais…mais je n’y arrive pas Jun. j-je suis tellement désolée. »


Patience, patience. C'est pour bientôt, il le sent.
Son regard cille quelque peu de la neige à ses pieds à elle de nouveau, comme il attend qu'elle lâche le morceau.

« Amel m’a appelé avant hier, Sahar est morte il y a quatre jours… Il y a eu un bombardement…encore. Mes amis, Jun… Mes amis sont en train de mourir et je suis ici, en train de continuer ma vie tranquillement. Sahar ne méritait pas ça…Personne ne mérite ça. C’était mon amie…Jun…ça me fait si mal. »


Haa... C'est donc ça.
L'AK-47 et son chant de mort sursautent dans son esprit, le souvenir est encore chaud d'à peine moins de 24h après tout. Purple, Ikki.
Junko ferme les yeux un instant, envahi d'un sentiment qui lui donne la nausée. Il n'en montre rien, cache plutôt son nez dans le tissu qui maintient son cou au chaud.
Sahar, il ne la connaissait pas assez pour être touché personnellement par sa perte, mais comme il a lui aussi déjà dû faire le deuil d'amis, il sait à quel point c'est difficile. A la différence d'Arizona, il est plongé dedans tous les jours. Si elle a l'impression de vivre dans un cocon et dans un monde différent de celui de ses amis en Syrie, Junko se dit qu'il la préfère ici au Japon avec lui. Il se souvient de l'intense peur qu'il a ressenti. La peur de mourir.

Jun relève la tête et la regarde, autant avec compassion qu'avec une certaine détermination, ou résilience. Si elle pleure ainsi pour une amie, si loin là-bas en Syrie, que fera t-elle lorsque ce sera son tour à lui, de passer l'arme à gauche ? Et s'il était mort ce matin, sous les balles ? Et si...
Tout ça, devient si absurde.

« Je suis tellement désolée Junko…j’ai l’impression de tout gâché, ne me reposer tout le temps sur toi… »


Junko enferme à double tour dans son cœur ses propres démons, et les promesses silencieuses qu'il se fait à l'égard d'Arizona. Il s'approche et la prend contre lui. Elle a assez pleuré toute seule, il lui prête son épaule, comme toujours, maintenant. Qu'elle se repose sur lui. Comme toujours.
Il soupire doucement dans ses longs cheveux ondulés.

« Je suis désolé pour Sahar. »


Ce n'est pas la peine de lui dire qu'elle ne peut rien y faire, qu'elle est trop loin, que ça n'aurait rien changé qu'elle soit là-bas. Ce n'est pas la peine de lui dire des mots faux, des mots qui résonneraient comme du poison à son cœur, à l'heure actuelle. Junko le sait, parce qu'il ne les supporte pas ces mots. Alors, c'est tout ce qu'il lui dit, pour le moment.
Il la garde contre lui, la berce, attend qu'elle calme ses pleurs, prend sur lui alors qu'il chasse le cours de sa pensée, chaotique. Enfin, Arizona a l'air d'avoir arrêté de pleurer un peu. Ils sont restés quelques minutes, l'un contre l'autre, sous la neige. Jun a attendu, patiemment.
Il est pourtant mal à l'aise de devoir gérer les émotions de la jeune femme. Son mal-être résonne trop en lui pour qu'il le laisse persister. Il fuit, à son tour, et l'emmène avec elle. Jun passe ses bras sous les siens et la soulève, il commence à la faire tourner contre lui, sous la neige et sous les lumières de Tokyo. Il sourit. Elle rit.
Il a gagné.

Arizona le traine jusqu'à chez elle, et ils se glissent avec délice dans la chaleur de son appartement. Sur le chemin, ils ont recommencé à se séduire, cherchant tous les deux à faire taire leurs malheurs. Alors, lorsqu'ils arrivent et se déchaussent, Junko darde ses prunelles sur la robe noire qui épouse les formes de la gaijin, son propre manteau glissant le long de son dos comme il le retire. Il se laisse délicieusement submergé par des pensées pas très catholiques. Son regard brun luit dans la douce obscurité du logement, éclairé par des lumières chaudes et discrètes. Il rencontre celui d'Arizona.
Une seconde passe, à peine. Une seconde seulement, avant qu'il ne se jette sur elle, rendu fou par un désir ardent.
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Lun 1 Jan 2024 - 23:09


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Arizona était agacée, elle était agacée car elle aimerait être comme tout le monde, contrôler ses émotions, se contenir, être plus raisonnable. Mais à la place elle laissait tout exploser comme si le masque social qu’elle portait était trop lourd et qu’une fois isolée, une fois qu’elle était avec une personne de confiance, le masque tombait et tout ce qu’il y avait derrière dégoulinait, explosait. Elle aimerait ressentir les choses de façon moins forte, elle aimerait appréhender la vie de manière moins intense. La jeune femme avait l’impression d’être constamment à fleur de peau, d’être écorchée vif et que la moindre émotion, le moindre sentiment, positif ou négatif, elle le ressentait X 1000. Junko encaissait tout, tout le temps. Il était celui sur qui elle se reposait pour pouvoir être la plus forte en société. Elle se ressourçait auprès de lui lorsqu’elle avait vidé toute sa tristesse auprès de lui également. Elle avait l’impression d’être une sangsue, un vampire qui pompait toute sa force vitale, mais qu’est ce qu’il avait en retour. à quoi elle pouvait bien lui servir dans sa vie à lui.

Comme à son habitude elle avait essayé de toutes ses forces de régler ça toute seule et comme à son habitude elle avait attendu d’être seule avec son amant pour que la tempête éclate. Elle lui expliquait tout dans les moindre détails, se confondait en même temps en excuse pour ce qu’elle était en train de faire. c’était comme si ce flot de parole sortait de sa bouche de manière totalement incontrôlée. Elle se noyait dans ses larmes, eti ne voyait même plus claire. Sans le dire clairement, elle avait besoin des bras de Junko, de son odeur, de sa chaleur.

Alors comme toujours, Junko ouvrit  les bras et accueillit la tristesse d’Arizona, son mal être, sa mélancolie, ses peurs et ses doutes. Comme toujours il absorbait tout et comme  toujours, égoïstement, Arizona le laissa tout prendre. Junko transmettait sa force et sa douceur à la fin dans cette longue étreinte silencieuse. Junko n’avait jamais été doué pour exprimer ce qu’il ressentait ni pour la rassurer, ça c’était le domaine d’Arizona. mais son aura avait une portée si forte qu’elle enveloppait la jeune femme sans difficulté.  un simple “Désolé pour Sahar.” puis le silence, mais ce silence qui l’angoissait quelque minute auparavant, la berçait maintenant au rythme des battements de cœur du japonais.

Jun parvient à calmer les pleurs de la jeune femme et le couple resta enlacé un long moment de cette façon, les flocons de neige recouvrant peu à peu le haut de leur crâne. Le soleil commençait doucement à faire son apparition et les premiers salarymans commençaient à arpenter les rues de la capital. Arizona relèva doucement le visage pour croiser le regard du grand japonais. Il passa ses mains sous les bras d’Ari et la souleva sans aucune difficulté pour la faire tourner, encore et encore, comme pour se débarrasser des dernières traces de tristesse. la petite brune sourit au début, puis un rire clair sortit de sa bouche, comme une libération, Junko à réussi, le malheur s’est envolé. Temporairement du moins. Junko lui aussi, souriait.

ils restèrent un moment à tourné sur eux même comme ça sous le regard amusé, parfois agacé des passants. mais il s’en moquait bien, le reste du monde n’existait plus à ce moment, tous ces inconnus ne comptaient pas, et la terre pouvait bien brûler toute entière qu’ils ne seraient pas arrêtés de tourner. Sur la route du retour, comme si ce malheureux incident n’était jamais arrivé, le couple passa son temps à se provoquer, Arizona promettait à l’oreille de son amant de délicieuses surprises  une fois la porte de son appartement renfermée, avant de lui glisser entre les doigts et s’échapper. Junko finissait toujours par la rattraper et lui voler un baiser ou deux.  Ils avaient chacun beaucoup bu et la soirée avait été riche en émotion alors les deux étaient particulièrement sensibles au geste de l’autre.

Enfin arrivée chez elle, Arizona pouvait sentir le regard de Junko la dévorer, elle savait très bien ce que cela voulait dire. elle n’allait que très peu dormir. Lorsqu'il était comme ça Junko se transformait et le désir qu’il avait pour elle lui explosait en plein visage, il allait la dévorer toute entière. Le voir comme ça, la mettait dans tous ses état et elle aussi avait soif de lui.

Une fois la porte de son appartement fermer le japonais se jeta sur elle avec fougue, avec une envie presque animale qu’Arizona avait décelé quelque minute auparavant. il la comblait de baisers ardents qui lui brûlait presque les lèvres, les grandes mains de Junko commencèrent à parcourir son corps avec appétit. Et habituellement elle se laissait transporter par la fougue de son amant sans rechigner et en lui rendant l’appareil avec la même bestialité. Cependant, ce soir, elle lui réservait une dernière surprise. dans un ultime baiser ou elle mordait amoureusement la lèvre de Junko, elle s’écarta un peu de lui, l’invitant une énième fois à la suivre, arrivé près de la table à manger et éclairé partiellement par le soleil qui s’éveillait lentement, Arizona retira en douceur sa robe. Elle prit un peu appuie sur la table et laissa Junko l’admirer. Abordant fièrement une belle lingerie noire, sexy et délicate, épousant parfaitement le galbe de ses seins et la forme de ses hanches.

Elle le laissa s’approcher doucement, guida l’une des mains de son amant sur son corps. Son regard brûlant sur elle lui donnait encore plus de force et d’assurance. Et dans les yeux de Junko elle avait l’impression d’être la plus belle femme du monde. Du bout des doigts et dans un geste retenue, alors qu’on sentait l’excitation être à son paroxysme, Junko parcourait le corps de sa belle comme si le découvrait pour la première fois. Ils se torturèrent un moment de cette façon avant de céder à leur pulsion, incapable de se retenir plus longtemps. Sur la table d’abord, puis jusqu’à sa chambre, Arizona le laissa la dévorer jusqu’à la dernière miette. l’implorant de continuer encore et encore, même à bout de souffle les deux amants restaient insatiables. C'était dans ses moments d’une intensité rare que le couple exprimait le mieux leur amour. Chaque moment intime passés ensemble était comme une déclaration, c’était à ce moment-là que leur corps se disait les plus belles choses, qu’ils se faisaient les plus belles promesses et qu’ils s’offraient les plus beaux cadeaux. Comme prévue ce jour là ils ne dormirent pas beaucoup.

alors que le soleil était maintenant bien éveillé et que sa lumière glissait doucement sur le corps nue de la jeune syrienne, cette dernière souffla un ultime soupir de cette nuit intense. À bout de force, quelque goutte de sueur perlait sur les mèches de  sa frange. le visage lumineux bien que exténué, elle embrassa son amant avant de se blottir contre lui, le visage enfoui dans son torse.
“Jun…Merci…Merci pour tout.” elle le serra un peu plus contre elle. et leva les yeux vers lui. “Promets moi qu’on restera toujours comme ça toi et moi. Promets moi de rester auprès de moi pour toujours. Je ‘aime Junko. Je t’aime si fort…Tellement fort que des fois ça me donne envie de pleurer.” elle cacha son visage dans le torse du jeune homme, c’était la vérité, parfois son amour la submergeait tellement qu’elle en versait quelques larmes. Ce n’était pas la première fois qu’elle lui disait je t’aime, à chaque fois c’était resté sans réponse de la part du grand brun, elle n’avait jamais su exactement pourquoi. Alors aujourd'hui peut-être que…






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Dim 7 Jan 2024 - 0:47
TW+16 : Drogue, érotisme

Il fond sur elle, attrape son petit visage entre ses mains et la tire à lui. Ses lèvres se pressent contre les siennes, et c'est elle qu'il fait sienne. Maintenant, tout de suite, il est si avide d'elle. De l'alcool, un peu de drogue, et elle. Il ne lui en faut pas plus pour vouloir se perdre complètement, oublier la journée, oublier la fusillade, oublier ses pleurs, oublier Sahar, Ikki et Purple. Oublier sa vie, oublier les galères. Il veut juste tout oublier. Il veut juste, complètement, s'oublier sur elle, en elle, partout. Il goûte de nouveau à la morsure de ses baisers, réapprend encore une fois le langage de sa langue et celui de son corps. Il veut tout d'elle, comme il laisse ses mains s'égarer sur ses formes et en suivre les courbures. Ses doigts glissent sur le tissu noir de la robe et il se demande encore s'il ne lui arracherait pas, là tout de suite.
Mais ses yeux clos sont forcés de s'ouvrir lorsqu'elle s'écarte de lui, d'un croc dans sa lèvre inférieure, lui laissant un subtil goût de sang dans la bouche. Junko se mord la lèvre légèrement, et comme elle lui prend la main pour le guider, il la suit aveuglément. Elle s'enfuit encore et il hésite à retenir entre ses doigts les siens, qu'il sent filer.

Arizona se déshabille, et il ne rate rien du spectacle qu'elle lui offre.
Elle est là, dans son habit de dentelle noire, posée sur la table alors que le soleil darde ses premiers rayons sur elle, comme lui le feu qui danse dans son regard. Il a envie de la consumer entièrement, et il n'oppose aucune résistance au fait que son corps décide de lui-même de se rapprocher d'elle une nouvelle fois. Doucement, il se glisse devant elle, le souffle rapide et court, tant l'appréhension et le désir sont grands. Des clignements d'yeux accompagnent sa découverte de ce trois pièces finement cousus, et il tombe dans le balcon de sa poitrine avant de glisser sur le galbe de ses hanches puis de ses cuisses.
La Gitane prend sa main et vient la poser près de la naissance de l'une d'elle. Le regard du jeune homme cille, d'une passion qui l'étreint, il sent son coeur battre plus fort et il se contient, se retient, de croquer dans sa chair et de laisser ses désirs le contrôler. Avec une douceur qu'on lui connait peu, il caresse du bout des doigts la peau douce, au teint encore légèrement hâlé malgré l'hiver bien avancé. Il s'approche encore, irrésistiblement, et s'abîme dans l'effleurement de son visage près de son front. Il la domine de sa hauteur, mais il se soumet à tout ce qu'elle fait naître en lui. Son parfum remonte à ses narines alors qu'il se courbe vers elle pour embrasser son cou tendrement. Ses yeux l'enferment de nouveau dans le noir, alors que, crescendo, il s'abandonne totalement à cette pulsion primaire intense, familière.

Arizona est si belle. Arizona est si douce. Arizona est sauvage, mais il l'est encore plus. Et pourtant, pourtant... Il n'a de cesse de s'assurer qu'elle est sauve sous ses caresses, qu'elle n'en ressent pas de gêne, pas de douleur. Il n'a de cesse de guetter le moins accroc, le moindre tressautement inconnu de son corps, qu'il parcourt depuis deux ans maintenant. Si dans le langage de la chair de la demoiselle, il est bilingue, il ne se permet pas trop de familiarités. Il n'aimerait pas l'injurier, lui manquer de respect. Il n'aimerait pas le vexer, ou pire encore, l'énerver, le blesser. Il n'aimerait pas le voir se rebeller, le voir le bouder. Il lui fait tout ce qu'il lui plait, lui chante des mots qu'il aime entendre, sous les caresses de son propre corps. Il peint de ses propres couleurs la peau de la syrienne, s'abîme dans les siennes. Il susurre à ses oreilles des mots chauds, des mots glacés parfois, des mots crus, ou des mots tendres. Jamais trop de mots d'amour, de peur de s'y perdre lui-même trop intensément.
Mais s'il ne lui dit pas, s'il n'arrive pas à le formuler, à l'exprimer, à le ressentir pleinement chaque jour, c'est bien dans leur union que son amour pour elle lui explose au visage. C'est puissant, c'est grisant. C'est autant douloureux, qu'il en redemande encore. Elle l'étonne de son aptitude à le rendre si faible, à le rendre si vulnérable. Il s'étonne de ne lui opposer aucune résistance, de l'accueillir bras ouverts dans les méandres de son palais intérieur. Les yeux bandés, tous les deux, ils dansent dans la cour, ils dansent sur les murailles, ils dansent dans la plus haute tour. Ils imaginent les étoiles comme ils ne peuvent pas les voir, main dans la main, corps contre corps. Dans son palais intérieur, il la laisse s'ébattre, aveugle, et remplir l'espace de son rire le plus lumineux.

Junko se roule dans sa peau, dans son parfum, dans ses cheveux. Junko s'enroule dans son désir, dans son plaisir, dans ses cris. Junko se prélasse dans ses soupirs et sous ses caresses. Junko la fait sienne, mais il est sien tout autant. Tout le temps, à chaque fois. Chaque jour. Chaque nuit. En tout temps. Dans chaque monde. Chaque univers. Parfois, il lui semble le voir : ce fil rouge qui les relie, qui s'est embobiné autour d'eux, ce fil rouge invisible qu'il cherche parfois lorsque, dans la rue, il se sent trop seul. Et parfois alors, il a envie de mordre dedans jusqu'à le faire céder. Il se sent à la fois prisonnier et à la fois béni par ce lien. Il se sent sien et tout à la fois, aimerait se défaire de son emprise.
La Gitane l'intoxique, et il meurt une nouvelle fois entre ses bras.

Un long soupire soulève son torse alors qu'il a repris peu à peu sa respiration. Son regard est rivé sur le plafond, au-dessus de lui. Arizona se blottit contre lui et il ferme les yeux. Le calme est revenu, et il a apporté avec lui un sentiment paisible dans son esprit. Dans le silence de l'appartement, c'est finalement la syrienne qui vient le briser.

« Jun…Merci…Merci pour tout. Promets moi qu’on restera toujours comme ça toi et moi. Promets moi de rester auprès de moi pour toujours. Je ‘aime Junko. Je t’aime si fort…Tellement fort que des fois ça me donne envie de pleurer. »


Il sent son palpitant manquer de s'arrêter, tellement les mots sont forts et puissants. Elle vient d'abattre sur lui un coup en traître, alors qu'il la laissait se prélasser dans la salle du trône. Il n'a pas d'autre choix que de l'expédier dehors, tant l'attaque est infâme, tant elle le prend de court et tant il a peur de son pouvoir. Junko se débat, à l'intérieur et si ses yeux se sont rouverts, ils sont verrouillés sur le plafond, fuyant habilement ceux de la jeune femme. Il reste silencieux un temps, à la recherche de son sang-froid habituel, alors qu'il la sent se blottir plus fort encore contre lui.
Une esquisse de sourire étire ses lèvres alors qu'il tente de se persuader que tout va bien.

Mais tout va bien, n'est-ce pas ?

« Moi je te fais pleurer ? »


Junko passe une main dans la nuque de la brune, alors qu'il se redresse et se tourne un peu pour la regarder, enfermant son visage de princesse du désert entre ses doigts. Il appuie doucement sur ses joues pour lui faire avoir une moue d'enfant et se répète, ses sourcils se fronçant légèrement alors qu'un sourire narquois s'affiche.

« Moi ? Moi je te fais pleurer ? » dit-il encore, alors qu'il rapproche son visage, collant son nez contre le sien. « T'es sûre, de ça, mmh ? Sûre ? »


Junko l'écrase un peu entre ses bras, pour ne pas qu'elle lui échappe, laisse ses doigts s'accrocher à sa taille comme elle sait qu'elle craint ici les chatouilles qu'il lui fait endurer. Elle se transforme d'un sourire à un rire qui éclate dans l'appartement.
Voilà, c'est bon. Tout va bien. La tempête est passée, on ne fera pas naufrage aujourd'hui.

Il l'accompagne dans son rire, léger, mais l'esprit lourd de ce qu'il vient d'éviter.
Au fond de lui-même, il est juste mort de trouille.

#terminé
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