Le deal à ne pas rater :
Pokémon EV06 : où acheter le Bundle Lot 6 Boosters Mascarade ...
Voir le deal


Seito Mori
Elève ; en 3ème année
Seito Mori
■ Age : 32
■ Messages : 1616
■ Inscrit le : 27/02/2021

■ Mes clubs :
Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras DOAUR5R Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras UvBe1PB Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras 6Wkp4qc


Mon personnage
❖ Âge : 18 ans
❖ Chambre/Zone n° : L-1
❖ Arrivé(e) en : Fin Novembre 2016
Seito Mori

Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras Empty Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras

Lun 11 Mar 2024 - 12:14
SAMEDI 18 AOÛT 2018



Kobe est avalé sous les rails. La ville s'étend sans discontinuer jusqu'à Osaka où ils changeront de train pour Nara. Seito n'en revient toujours pas. Que ce soit de la proposition d'un week-end tous les deux ou d'avoir accepté cette escapade. Il en avait été terriblement gêné dès l'instant où il avait réalisé ne rien pouvoir payer. Cela avait renforcé son sentiment d'inutilité et l'avait immanquablement ramené à sa condition d'adolescent mineur. En quoi Mathéo le trouvait attirant malgré tout, cela demeurait un mystère. Mais la perspective d'un énième week-end chez ses parents avait eu raison de sa décision finale. Il avait remballé son orgueil et accepté timidement, non sans avoir grandement épilogué dessus en amont.

S'étant rejoint à la gare de Kobe, ils n'avaient pu montrer leur affection qu'à travers un jeu de regards. Et très vite, la parole avait pris le dessus. Six ans qu'il n'était pas allé à Nara. Après l'annonce fatidique. C'était étrange d'y retourner avec Mathéo. Tant d'eau avait coulé sous les ponts. Seito se demande à quoi ressemble la ville sans le spectre de la colère. Tout lui avait paru idiot. Les cerfs, les temples, les touristes. Tant de souvenirs amers qu'il ressasse, le regard fuyant à travers la vitre du train. Cela lui remue le cœur et presque instinctivement, il recherche du réconfort. Son genou s'écarte et cogne gentiment contre celui de Mathéo. Puis lentement il tourne la tête et lui sourit. Et, comme si rien ne l'affectait, son enthousiasme reprend le dessus et il affirme :

« Si tu te concentres assez longtemps, tu peux inverser le sens du train et avoir l'impression qu'il va dans l'autre direction. Vas-y, essaye ! »

En arrivant à la gare d'Osaka, la connexion leur échappe de peu. Mais l'attente n'est que de trente minutes avant qu'ils embarquent pour Nara. Cela n'empêche pas Seito d'aller regarder par curiosité les livres exposés dans une des grandes vitrines proches des écrans pour l'annonce des voies. Un titre attire son regard. Atama ni kitemo aho towa tatakauna ! – Ne luttez pas contre les idiots même s’ils sont énervants !.

« J'me demande c'que raconte ce livre, le titre est marrant. »

Quand il revient porter son attention sur les affichages, la voie est annoncée et il ne leur faut pas longtemps pour trouver leurs places dans le train. Seito se remet contre la fenêtre et scrute les voyageurs encore sur le quai. Quelques minutes après que le train ait démarré, Seito demande à Mathéo :

« Ça te dérange si je lis un peu ? »

Ne recevant pas de refus, il sort le livre de son sac et cale son dos entre le siège et la fenêtre pour se mettre à l'aise. Le marque-pages échoue entre ses cuisses et il poursuit sa lecture des Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas que Mathéo lui avait conseillé. Par moment, il commente ce qu'il lit et détourne les yeux pour regarder le paysage. C'est aux alentours de 17h30 qu'ils arrivent finalement en gare de Nara. Après avoir profité de la climatisation du train, la chaleur leur tombe dessus plus écrasante que jamais. Mais Seito ne s'en montre pas perturbé outre mesure. Il est même particulièrement impatient de rejoindre le logement que Mathéo a réservé. Et le ryokan se révèle être au-delà de ses attentes dès l'instant où il pose les yeux sur la petite devanture.

Ce n'est qu'une fois seuls dans la chambre, son sac à dos encore sur les épaules, les yeux posés sur les deux futons au sol, qu'il réalise l'étendue de ce week-end. Mais bien vite, il chasse les milliers de pensées qui le traversent et déclare, tout sourire :

« Ce soir, on est colocs ! »

Les lanières glissent sur ses bras, le sac s'échoue contre le mur. Ses pieds nus parcourent les tapis tressés alors qu'il pose un regard curieux sur tout ce qui l'entoure. Mais une envie bien précise se rappelle à lui. Qui s'était manifestée à la gare de Kobe alors que Mathéo marchait vers lui. Et qui avait ressurgi quand leurs genoux s'étaient touchés. Seito pivote pour faire face à son petit-ami et comble rapidement la distance entre eux. Sans donner d'indice sur ses intentions, il se contente d'un simple :

« Maint'nant j'peux l'faire. »

Puis ses doigts fondent sur la nuque de Mathéo qu'il attire à lui pour déposer un baiser tendre sur ses lèvres.



---------------------------------

Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras 75366_s
Comme un jour sans lumière | Ou un orage sans éclair | Emerger sans toi n'aura aucun sens.
Une route pleine de dangers, on adhère, alors... | Risquons tout pour s'accorder cette chance.
Mathéo Takahashi
A l'université ; 2è année
Mathéo Takahashi
■ Age : 31
■ Messages : 468
■ Inscrit le : 09/12/2022

■ Mes clubs :
Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras QSZRG60 Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras Vi4Mx2U Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras DaRFlGw


Mon personnage
❖ Âge : 20 ans
❖ Chambre/Zone n° : U-5
❖ Arrivé(e) en : Avril 2017
Mathéo Takahashi

Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras Empty Re: Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras

Sam 13 Avr 2024 - 23:33
Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras


18 aoüt 2018

Le paysage défile et Mathéo sourit. Il s’inverse si facilement, en miroir, sous ses yeux désireux d’en contraindre l’espace-temps que ça en est déconcertant. Seito ne mentait pas, la réalité ne tient qu’à un semblant de perception. C’est aussi stupéfiant qu’inquiétant. En est-il de même pour la vie ? En contemplant le sourire de son petit-ami, il lui semble que oui.

Il y a un an, à cette même période, il déprimait seul chez lui. Le japon lui semblait être une terre désolée friande de son âme et de ses regrets, il n’en jouait le jeu que pour mieux s’y désintégrer. Ce n’était pas grave, qu’avait-il d’important à conserver de lui-même ? Tout était à jeter. Son masque et sa lâcheté, ses silences et ses souffrances entrecroisés, son désir pour la main de Midas, incarnée dans ces corps masculins qui le comblaient seulement de désespoir et que parfois il haïssait de vouloir tant toucher. Tant pis s’il en disparaissait, figé dans l’or de sa décadence. L’amour n’était pas même un rêve, la vie terrestre lui semblait bien cruelle. Il ne tenait que par entêtement, celui de croire qu’en feignant l’impossible il pouvait réussir à être heureux lui aussi. La vie, c’est comme les études : il suffit de travailler dur pour en surmonter toutes les épreuves et en sortir diplômé. Il s'en était persuadé et devait donc essayer, encore et encore, plus et d’avantage, tant pis s’il étouffait. Essayer jusqu’à la dernière respiration, mourir en ayant tout tenté. Il y a un an, il ne connaissait pas encore Seito. Du moins, pas vraiment. Ombres de passage au club de littérature, ils n’avaient pas encore pris la peine de se détailler ni d’échanger. Aujourd’hui, il se demande encore comment tout a pu changé. Il avait suffit d’un Seito Mori pour que toutes ses perceptions s’inversent.

Certes, la transfiguration avait été vertigineuse. En y repensant, il en avait encore de sombres palpitations parfois. Mais qui aurait cru qu'il aurait suffit de quelques bonbons échangés et d’une seconde de liberté offerte dans l’espace de leur imaginaire pour que la monochromie terrifiante de son cœur ne se colore et se pare des couleurs de l’arc-en-ciel ? Surement pas lui.

Dans le train qui les mène à Nara, Mathéo a bien du mal à détourner les yeux. Ça ne le dérange pas que Seito tue le temps en lisant, ça ne lui offre que mieux le loisir de l’effleurer avec les yeux. Il ne laisse rien échapper à sa tendresse, ni les mimiques que portent ses joues, ni les commentaires qu’il lance dans les airs, ni la beauté que gagne le paysage lorsqu’il le contemple. Quelques fois au cours de leur trajet, il ose un rapprochement physique. Un genou qui vient cogner contre lui, une main qui se pose près de sa cuisse, il se rapproche une ou deux fois en prétextant vouloir vérifier de quel passage il parle dans ses commentaires spontanés. Juste le temps d’une bouffée de son odeur, d’un échauffement corporel passager. Le temps lui semble long à tant désirer le toucher.

La chaleur de Nara est écrasante. Mathéo descend au goulot le reste de sa gourde. Il ne se fera jamais à la chaleur étouffante des étés japonais. Heureusement, le Ryukan qu’il a réservé n’est pas très loin de la gare, il leur faut à peine marcher 15 minutes pour s’y retrouver. La devanture tout en bois anime son cœur d’une douce satisfaction. Il lui avait fallu révéler tous ses talents d’enquêteur pour trouver un Ryokan confortable tout en restant dans un style traditionnel et dont le prix serait raisonnable sous peine que Seito ne refuse finalement son invitation. Heureusement, la perle rare se trouve désormais devant leurs yeux et maintenant qu’ils y sont, Mathéo réalise comme il est fou que Seito ait accepté sa proposition de week-end en amoureux. Comme il était encore plus fou qu’il n'ait eu le courage de l'invité. Lui qui craignait toujours les qu’en dira-t-on se surprenait à les laisser de côté. En enfilant les chaussons que la gérante leur offre avec bienveillance à l’entrée, Mathéo se remercie d’avoir osé. Il s’est rarement senti si heureux et enthousiaste. Pour une fois, les vacances le font rêver.

La chambre qu’on leur a attribuée est sobre mais charmante. Un tableau tressé décore l’un des murs, il y a peu de meubles : un petite table basse sur laquelle repose un ventilateur et un petit meuble à étagères vides. La penderie est insérée derrière une porte coulissante et en réalité seuls les deux futons posés au milieu de la pièce l’orne vraiment. Le cœur de l’étudiant vrombi en les découvrant. Dormir avec Seito... c’était là quelque chose de l’ordre de l’inimaginable et pourtant... ces deux futons sont bien là. Son sac à dos tombe de ses épaules, Mathéo le dépose sur la table basse. C’est le poids du monde qui lui en tombe également. Pour la première fois depuis bien longtemps, il se sent en sécurité et en paix. Ici, il n’y aurait que lui et Seito. Sans crainte d’une quelconque intrusion, sans colocataires de qui se cacher, sans angoisses à garder sous le coude. Juste eux et la liberté dont ils ont besoin.

« Oui... » répond l’étudiant, sourire timide aux coins des lèvres. Cette nuit, ils seraient bien plus que de simples colocataires. Ils seraient ensemble. Dans l’espace infini de leur amour, dans un cocon rien qu’à eux. Cela mérite peut-être d’être soulevé mais Mathéo hésite, intimidé par ce que cela pourrait induire une fois cette intimité recouverte d’obscurité pour les protéger. Du reste, son petit ami prend les devant en l’embrassant. Alors, la question ne se pose plus. Elle s’efface, son encre s’évapore contre les lèvres de Seito. Ne reste plus que la chaleur qui envahit son coeur et son corps qui réclame la tendresse du sien. Son bras passe dans son dos pour l’attirer tendrement contre lui tandis qu’il lui rend la douceur de son baiser. Ses doigts libres survolent sa mâchoire, frôlent sa joue avant que sa main n’en épouse les lignes. L’électricité qui les traverse soulève les poils de ses bras et lui courre délicieusement sur le dos. Mathéo pose son front contre celui du lycéen, un instant, le temps de se remettre de ce baiser qui lui picote encore les lèvres. « Merci… j’en mourrais d’envie aussi » murmure-t-il, yeux encore fermés. Son coeur profite de l’impulsion pour lui arracher les mots qu’il retenait : « Ce soir, on est enfin tous les deux. Rien que tous les deux. ».

Ses lèvres s’étirent, il rouvre les yeux. « J’espère que tu ne ronfles pas » souffle-t-il sous le ton de la plaisanterie. Le nez de Seito se voit gratifié d’un baiser lui aussi et Mathéo s’éloigne, prétextant s’intéresser à la longue mais basse fenêtre coulissante de leur chambre. Sous sa peau, sa chair est en ébullition, s’ils continuaient, qui sait ce qu’il tenterait ? Il s’accroupit et tire avec prudence sur la fenêtre. Le bois grince un peu et ce qui sert de « vitre » , opaque, se met à trembler. Dehors, la vue vaut le coup d’oeil : de la végétation à perte de vue et le centre ville de Nara un peu plus au loin. Assis, on peut même y voir le ciel. Il referme, satisfait,  et branche le ventilateur. Pour l’instant, il fait trop chaud pour aérer.

« La porte derrière toi, ça doit être la salle de bain. » soulève-t-il en la pointant du doigt. Sur les photos, elle n’avait rien de grandiose : toute carrelée et blanche, des toilettes, un lavabo à l’étroit et une petite baignoire. Il s’était dit que ce serait toujours mieux que les bains publiques. Attiré comme un aimant, il revient néanmoins réduire la distance entre eux. Dans son dos, ses bras passent autour de sa taille pour l’enserrer et son menton trouve sa place dans le creux de son épaule. « On a un peu de temps avant de manger, qu’est-ce que tu aimerais faire ? D’ailleurs, tu préfères manger ici ou en ville ? »
 
KoalaVolant

---------------------------------

Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras 77193_s
Sujets similaires
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum