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Seito Mori
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Lun 11 Mar 2024 - 12:14
SAMEDI 18 AOÛT 2018



Kobe est avalé sous les rails. La ville s'étend sans discontinuer jusqu'à Osaka où ils changeront de train pour Nara. Seito n'en revient toujours pas. Que ce soit de la proposition d'un week-end tous les deux ou d'avoir accepté cette escapade. Il en avait été terriblement gêné dès l'instant où il avait réalisé ne rien pouvoir payer. Cela avait renforcé son sentiment d'inutilité et l'avait immanquablement ramené à sa condition d'adolescent mineur. En quoi Mathéo le trouvait attirant malgré tout, cela demeurait un mystère. Mais la perspective d'un énième week-end chez ses parents avait eu raison de sa décision finale. Il avait remballé son orgueil et accepté timidement, non sans avoir grandement épilogué dessus en amont.

S'étant rejoint à la gare de Kobe, ils n'avaient pu montrer leur affection qu'à travers un jeu de regards. Et très vite, la parole avait pris le dessus. Six ans qu'il n'était pas allé à Nara. Après l'annonce fatidique. C'était étrange d'y retourner avec Mathéo. Tant d'eau avait coulé sous les ponts. Seito se demande à quoi ressemble la ville sans le spectre de la colère. Tout lui avait paru idiot. Les cerfs, les temples, les touristes. Tant de souvenirs amers qu'il ressasse, le regard fuyant à travers la vitre du train. Cela lui remue le cœur et presque instinctivement, il recherche du réconfort. Son genou s'écarte et cogne gentiment contre celui de Mathéo. Puis lentement il tourne la tête et lui sourit. Et, comme si rien ne l'affectait, son enthousiasme reprend le dessus et il affirme :

« Si tu te concentres assez longtemps, tu peux inverser le sens du train et avoir l'impression qu'il va dans l'autre direction. Vas-y, essaye ! »

En arrivant à la gare d'Osaka, la connexion leur échappe de peu. Mais l'attente n'est que de trente minutes avant qu'ils embarquent pour Nara. Cela n'empêche pas Seito d'aller regarder par curiosité les livres exposés dans une des grandes vitrines proches des écrans pour l'annonce des voies. Un titre attire son regard. Atama ni kitemo aho towa tatakauna ! – Ne luttez pas contre les idiots même s’ils sont énervants !.

« J'me demande c'que raconte ce livre, le titre est marrant. »

Quand il revient porter son attention sur les affichages, la voie est annoncée et il ne leur faut pas longtemps pour trouver leurs places dans le train. Seito se remet contre la fenêtre et scrute les voyageurs encore sur le quai. Quelques minutes après que le train ait démarré, Seito demande à Mathéo :

« Ça te dérange si je lis un peu ? »

Ne recevant pas de refus, il sort le livre de son sac et cale son dos entre le siège et la fenêtre pour se mettre à l'aise. Le marque-pages échoue entre ses cuisses et il poursuit sa lecture des Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas que Mathéo lui avait conseillé. Par moment, il commente ce qu'il lit et détourne les yeux pour regarder le paysage. C'est aux alentours de 17h30 qu'ils arrivent finalement en gare de Nara. Après avoir profité de la climatisation du train, la chaleur leur tombe dessus plus écrasante que jamais. Mais Seito ne s'en montre pas perturbé outre mesure. Il est même particulièrement impatient de rejoindre le logement que Mathéo a réservé. Et le ryokan se révèle être au-delà de ses attentes dès l'instant où il pose les yeux sur la petite devanture.

Ce n'est qu'une fois seuls dans la chambre, son sac à dos encore sur les épaules, les yeux posés sur les deux futons au sol, qu'il réalise l'étendue de ce week-end. Mais bien vite, il chasse les milliers de pensées qui le traversent et déclare, tout sourire :

« Ce soir, on est colocs ! »

Les lanières glissent sur ses bras, le sac s'échoue contre le mur. Ses pieds nus parcourent les tapis tressés alors qu'il pose un regard curieux sur tout ce qui l'entoure. Mais une envie bien précise se rappelle à lui. Qui s'était manifestée à la gare de Kobe alors que Mathéo marchait vers lui. Et qui avait ressurgi quand leurs genoux s'étaient touchés. Seito pivote pour faire face à son petit-ami et comble rapidement la distance entre eux. Sans donner d'indice sur ses intentions, il se contente d'un simple :

« Maint'nant j'peux l'faire. »

Puis ses doigts fondent sur la nuque de Mathéo qu'il attire à lui pour déposer un baiser tendre sur ses lèvres.



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Sam 13 Avr 2024 - 23:33
Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras


18 aoüt 2018

Le paysage défile et Mathéo sourit. Il s’inverse si facilement, en miroir, sous ses yeux désireux d’en contraindre l’espace-temps que ça en est déconcertant. Seito ne mentait pas, la réalité ne tient qu’à un semblant de perception. C’est aussi stupéfiant qu’inquiétant. En est-il de même pour la vie ? En contemplant le sourire de son petit-ami, il lui semble que oui.

Il y a un an, à cette même période, il déprimait seul chez lui. Le japon lui semblait être une terre désolée friande de son âme et de ses regrets, il n’en jouait le jeu que pour mieux s’y désintégrer. Ce n’était pas grave, qu’avait-il d’important à conserver de lui-même ? Tout était à jeter. Son masque et sa lâcheté, ses silences et ses souffrances entrecroisés, son désir pour la main de Midas, incarnée dans ces corps masculins qui le comblaient seulement de désespoir et que parfois il haïssait de vouloir tant toucher. Tant pis s’il en disparaissait, figé dans l’or de sa décadence. L’amour n’était pas même un rêve, la vie terrestre lui semblait bien cruelle. Il ne tenait que par entêtement, celui de croire qu’en feignant l’impossible il pouvait réussir à être heureux lui aussi. La vie, c’est comme les études : il suffit de travailler dur pour en surmonter toutes les épreuves et en sortir diplômé. Il s'en était persuadé et devait donc essayer, encore et encore, plus et d’avantage, tant pis s’il étouffait. Essayer jusqu’à la dernière respiration, mourir en ayant tout tenté. Il y a un an, il ne connaissait pas encore Seito. Du moins, pas vraiment. Ombres de passage au club de littérature, ils n’avaient pas encore pris la peine de se détailler ni d’échanger. Aujourd’hui, il se demande encore comment tout a pu changé. Il avait suffit d’un Seito Mori pour que toutes ses perceptions s’inversent.

Certes, la transfiguration avait été vertigineuse. En y repensant, il en avait encore de sombres palpitations parfois. Mais qui aurait cru qu'il aurait suffit de quelques bonbons échangés et d’une seconde de liberté offerte dans l’espace de leur imaginaire pour que la monochromie terrifiante de son cœur ne se colore et se pare des couleurs de l’arc-en-ciel ? Surement pas lui.

Dans le train qui les mène à Nara, Mathéo a bien du mal à détourner les yeux. Ça ne le dérange pas que Seito tue le temps en lisant, ça ne lui offre que mieux le loisir de l’effleurer avec les yeux. Il ne laisse rien échapper à sa tendresse, ni les mimiques que portent ses joues, ni les commentaires qu’il lance dans les airs, ni la beauté que gagne le paysage lorsqu’il le contemple. Quelques fois au cours de leur trajet, il ose un rapprochement physique. Un genou qui vient cogner contre lui, une main qui se pose près de sa cuisse, il se rapproche une ou deux fois en prétextant vouloir vérifier de quel passage il parle dans ses commentaires spontanés. Juste le temps d’une bouffée de son odeur, d’un échauffement corporel passager. Le temps lui semble long à tant désirer le toucher.

La chaleur de Nara est écrasante. Mathéo descend au goulot le reste de sa gourde. Il ne se fera jamais à la chaleur étouffante des étés japonais. Heureusement, le Ryukan qu’il a réservé n’est pas très loin de la gare, il leur faut à peine marcher 15 minutes pour s’y retrouver. La devanture tout en bois anime son cœur d’une douce satisfaction. Il lui avait fallu révéler tous ses talents d’enquêteur pour trouver un Ryokan confortable tout en restant dans un style traditionnel et dont le prix serait raisonnable sous peine que Seito ne refuse finalement son invitation. Heureusement, la perle rare se trouve désormais devant leurs yeux et maintenant qu’ils y sont, Mathéo réalise comme il est fou que Seito ait accepté sa proposition de week-end en amoureux. Comme il était encore plus fou qu’il n'ait eu le courage de l'invité. Lui qui craignait toujours les qu’en dira-t-on se surprenait à les laisser de côté. En enfilant les chaussons que la gérante leur offre avec bienveillance à l’entrée, Mathéo se remercie d’avoir osé. Il s’est rarement senti si heureux et enthousiaste. Pour une fois, les vacances le font rêver.

La chambre qu’on leur a attribuée est sobre mais charmante. Un tableau tressé décore l’un des murs, il y a peu de meubles : un petite table basse sur laquelle repose un ventilateur et un petit meuble à étagères vides. La penderie est insérée derrière une porte coulissante et en réalité seuls les deux futons posés au milieu de la pièce l’orne vraiment. Le cœur de l’étudiant vrombi en les découvrant. Dormir avec Seito... c’était là quelque chose de l’ordre de l’inimaginable et pourtant... ces deux futons sont bien là. Son sac à dos tombe de ses épaules, Mathéo le dépose sur la table basse. C’est le poids du monde qui lui en tombe également. Pour la première fois depuis bien longtemps, il se sent en sécurité et en paix. Ici, il n’y aurait que lui et Seito. Sans crainte d’une quelconque intrusion, sans colocataires de qui se cacher, sans angoisses à garder sous le coude. Juste eux et la liberté dont ils ont besoin.

« Oui... » répond l’étudiant, sourire timide aux coins des lèvres. Cette nuit, ils seraient bien plus que de simples colocataires. Ils seraient ensemble. Dans l’espace infini de leur amour, dans un cocon rien qu’à eux. Cela mérite peut-être d’être soulevé mais Mathéo hésite, intimidé par ce que cela pourrait induire une fois cette intimité recouverte d’obscurité pour les protéger. Du reste, son petit ami prend les devant en l’embrassant. Alors, la question ne se pose plus. Elle s’efface, son encre s’évapore contre les lèvres de Seito. Ne reste plus que la chaleur qui envahit son coeur et son corps qui réclame la tendresse du sien. Son bras passe dans son dos pour l’attirer tendrement contre lui tandis qu’il lui rend la douceur de son baiser. Ses doigts libres survolent sa mâchoire, frôlent sa joue avant que sa main n’en épouse les lignes. L’électricité qui les traverse soulève les poils de ses bras et lui courre délicieusement sur le dos. Mathéo pose son front contre celui du lycéen, un instant, le temps de se remettre de ce baiser qui lui picote encore les lèvres. « Merci… j’en mourrais d’envie aussi » murmure-t-il, yeux encore fermés. Son coeur profite de l’impulsion pour lui arracher les mots qu’il retenait : « Ce soir, on est enfin tous les deux. Rien que tous les deux. ».

Ses lèvres s’étirent, il rouvre les yeux. « J’espère que tu ne ronfles pas » souffle-t-il sous le ton de la plaisanterie. Le nez de Seito se voit gratifié d’un baiser lui aussi et Mathéo s’éloigne, prétextant s’intéresser à la longue mais basse fenêtre coulissante de leur chambre. Sous sa peau, sa chair est en ébullition, s’ils continuaient, qui sait ce qu’il tenterait ? Il s’accroupit et tire avec prudence sur la fenêtre. Le bois grince un peu et ce qui sert de « vitre » , opaque, se met à trembler. Dehors, la vue vaut le coup d’oeil : de la végétation à perte de vue et le centre ville de Nara un peu plus au loin. Assis, on peut même y voir le ciel. Il referme, satisfait,  et branche le ventilateur. Pour l’instant, il fait trop chaud pour aérer.

« La porte derrière toi, ça doit être la salle de bain. » soulève-t-il en la pointant du doigt. Sur les photos, elle n’avait rien de grandiose : toute carrelée et blanche, des toilettes, un lavabo à l’étroit et une petite baignoire. Il s’était dit que ce serait toujours mieux que les bains publiques. Attiré comme un aimant, il revient néanmoins réduire la distance entre eux. Dans son dos, ses bras passent autour de sa taille pour l’enserrer et son menton trouve sa place dans le creux de son épaule. « On a un peu de temps avant de manger, qu’est-ce que tu aimerais faire ? D’ailleurs, tu préfères manger ici ou en ville ? »
 
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Jeu 18 Avr 2024 - 16:55
SAMEDI 18 AOÛT 2018



Rien que tous les deux. Cette affirmation fait le tour de sa tête sans qu'il n'ose la saisir en plein vol. Seito relègue au second plan ses implications et se concentre uniquement sur son corps pressé contre celui de Mathéo. Qui se décale les yeux rieurs alors qu'il rétorque :

« Même si je ronfle pas, je ferai exprès de ronfler juste pour que tu dormes pas. »

Pommettes gonflées, il gomme d'une main rapide le baiser sur son nez et s'étire comme s'il voulait toucher le plafond. Il extirpe son portable du fond de sa poche et sélectionne sa conversation groupée avec Nolan et Pablo. La salle de bain ne reçoit qu'un simple « OK » avant qu'il ne reporte son attention sur l'écran où il tapote son message. S'interrompant à nouveau quand les bras de Mathéo l'enserrent. Son sourire s'agrandit et il envoie son message. Puis il abandonne son portable dans sa poche et s'appuie contre son petit-ami.

« Mmh... en ville. »

Il a bien une envie mais il hésite à la communiquer à Mathéo. Parce que c'est un peu bête comme activité et pas foncièrement utile. Ses doigts courent maladroitement sur la peau de ses bras tandis qu'il incline la tête pour coller sa joue à son visage. La chaleur ne l'ennuie pas, il la recherche et accueille chacun de ses rapprochements avec soulagement. Il lui avait fallu plus d'une semaine pour  être touché à nouveau. Sans que son visage se crispe de cette angoisse sourde qui empoisonne son épiderme. Mathéo ne l'avait pas pressé et, une fois de plus, le japonais lui en était reconnaissant.

« Ça t'ennuierait de trouver un purikura ? »

L'honnêteté éteint ses doutes. Il décroche doucement les mains de Mathéo de sa taille et se retourne pour lui faire face. Ses yeux pleins d'espoir s'accrochent à lui alors qu'il tente une justification.

« Y'a pas assez de photos de nous deux sur mon mur. »

Ce n'est pas la moitié de l'explication. Mais il se souvient du mur dans la chambre de Mathéo et avec quelle envie il avait souhaité le même. Exposé au grand jour, ce bonheur ne pouvait qu'avoir existé. Seito veut en garder les preuves au cas où, plus tard, il aurait à enquêter sur les causes de sa mort. En poursuivant il sait qu'il s'expose à l'imprévu mais il aimerait que Mathéo accepte alors il ne s'arrête pas là dans son plaidoyer.

« Et puis c'est la première fois qu'on m'invite... que je fais tout ça. » Il englobe la chambre de ses bras. « Que je suis avec quelqu'un que j'aime... »

Un vent de panique souffle soudain dans ses iris.

« Beaucoup, que j'aime beaucoup. » insiste-t-il avant d'ajouter précipitamment, pour noyer le poisson : « Et avec qui j'me sens bien et... j'aimerais bien avoir un souvenir de ça. »

Le visage consumé par l'embarras, son regard fond sur le sol.



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Dim 21 Avr 2024 - 22:07
Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras


18 aoüt 2018

« Un purikura ? » demande Mathéo, surpris. Il laisse son petit ami rompre son étreinte et tenter de l’amadouer de ses beaux yeux. Un coup habile, son cœur de sucre fond devant l’espoir brillant qu’ils lui soumettent. «Tout ce que tu veux » répondent les siens, esclaves de son amour. L’idée serait pourtant à mesurer sur une balance du pour et du contre. La petite voix de sa conscience le lui soumet, mal à l’aise de devoir lui rappeler que chaque preuve affichée de leur amour pourrait un jour se retourner contre eux. C’est un véritable tribunal qu’il lui faudrait en réalité convoquer, d’un coté la partie civile défendrait ses droits : n’est-il pas normal de souhaiter figer dans le temps des souvenirs heureux partagés avec cet homme qu’il aime ? L’idée l’intimide mais ne lui déplaît pas. Il a toujours adoré ses séances photos avec Anna et il aimerait partager avec Seito les fous rires que peuvent donner les montages que la cabine les contraint à faire à grande vitesse. Néanmoins, l’avocat de la défense crierait sûrement au loup : quelle utilisation en ferait le lycéen ? Comptait il afficher au grand jour ce qui ne pourrait plus passer pour une simple photo entre amis ? Qui aurait la naïveté de ne pas voir la proximité entre les deux jeunes hommes maintenant que l’amour avait grandit entre eux ? Mathéo pensait il pouvoir s’en cacher ? Impossible. Devant Seito, il déposerait le monde.

Sa pauvre conscience se fait balayer. Qu’en a-t-il à faire ? Il n'a pas envie d'y réfléchir pour le moment. Tout ce qui lui importe, c’est que son petit ami soit heureux. Et s’il lui faut frôler l’impudence pour rendre cela possible, ainsi soit-il. C’est amusé et attendrie qu’il reçoit le plaidoyer de Seito. Ne sait il pas qu’il a déjà gagné et qu’il n’y a aucune bataille à mener ? Mathéo le contemple, la tendresse au fond des yeux. Comment fait-il pour être si adorable ? Ses lèvres s’entrouvrent, prêtent à donner sa sentence : un oui qui devrait le rassurer. Elles s’empêchent néanmoins de libérer le son de son accord, se retiennent, juste encore un peu, Seito ne semble pas avoir fini son argumentaire. Il lui reste de quoi dire pour se justifier et cela fait sourire Mathéo que de l'écouter.

C’est innocent et naïf qu’il se croit maître du monde, patient et prêt à saisir l’occasion et le plaisir d'offrir à son amoureux ce que celui-ci lui demande. Il ne s’attend pas au dernier coup de maître que lui prépare le lycéen à son propre insu, ses mots le désarçonnent complètement. C’est un échec et mat. Il en est détrôné.

« Que j’aime »

C’est là tout ce qu’il retient. Deux mots qu’il se prend en plein cœur et qui lui coupe le souffle.  L’ouïe le quitte, il n’entend rien de ce que Seito prononce à la suite. Ça n’a pas d’importance. Seul ce « j’aime » compte. Combien de fois s’était il imaginé l’effet qu’il ressentirait si un jour Seito pouvait le surprendre en lui glissant un simple « moi aussi » à tous les Je t’aime avec lesquels il cherche à lui caresser le cœur ? Le choc est plus violent qu’il n’aurait pu le prévoir. Son corps n’est pas fait pour encaisser un tel ouragan d’émotions. Il lui semble que la Vie se met à chanter.

L’une de ses mains se pose sur l’épaule de son petit ami, il a besoin de s’assurer qu’il est toujours bien éveillé, les deux pieds fermement plantés dans la réalité. La déception serait insupportable s’il se réveillait tout d’un coup. Heureusement, Seito est bien là, tangible, plus vrai que jamais. Mathéo le tire contre le lui et l’emprisonne dans ses bras, tout contre sa poitrine. Il ne sait plus quoi dire, ses cordes vocales se noient dans l’océan que déverse son cœur. Il a peur que sa voix ne déraille s’il tentait de les échauffer. Ses battements, lourds et irréguliers, lui donnent bien du mal eux aussi, il lui faut faire un effort pour ne pas s’essouffler. Il enlace son petit ami un peu plus fort. Bon sang... Ca ne devrait pas être permis d'aimer autant quelqu'un. Il en est persuadé: on peut mourir d'amour.

« Moi aussi » souffle-t-il à voix basse. Son japonais s’enfuit le temps d’une nouvelle phrase et il répète, parce que les mots lui viennent plus facilement en français : « Moi aussi je t’aime, Seito. De tout mon cœur». Ses bras se desserrent et il se penche pour déposer un baiser sur le haut de sa pommette. Heureux comme tout, il se surprend à être d'humeur joueuse.

« Un peu... »

Ses lèvres viennent chercher le creux de sa mâchoire tandis qu’il retrouve son japonais.

« beaucoup... »

Elles effleurent sa peau jusqu’à son cou et y dépose un troisième baiser. Un énième atterrie plus bas, près de sa clavicule et Mathéo reprend son décompte :

« passionnément... »

Son cœur accélère davantage lorsqu’il remonte la ligne de son cou jusqu’à sa mâchoire, dans un demi tour plus humide. Ses mains trouvent ses joues, elles l’obligent à relever la tête pour le regarder. Ses yeux baignent d’un amour bien plus grand que lui. Un amour dont il ne sait plus que faire.

« A la folie... » murmure-t-il en s’approchant de ses lèvres. Ses yeux se ferment, il l'embrasse délicatement.  «… On peut faire toutes les photos que tu veux » souffle-t-il entre deux baisers. L’une de ses mains quitte sa joue pour descendre rejoindre une des siennes et entrecroiser leurs doigts. Il s’éloigne légèrement pour pouvoir le regarder. Son visage rayonne de bonheur. « et pas seulement au Purikura, créons nous plein de souvenirs ce week-end ».

Le rose sur ses joues marquent tout de même son embarras lorsqu'il ajoute :  « Mais... on devrait y aller maintenant... je ne suis pas sûr de réussir à te laisser sortir de cette chambre sinon... ». Il baisse timidement les yeux.
 
KoalaVolant

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Mer 24 Avr 2024 - 12:54
SAMEDI 18 AOÛT 2018



Mathéo s'engouffre si vite dans la brèche que Seito est submergé. Ses pensées sans dessus dessous, il aimerait lui dire qu'il a mal entendu. Qu'il y avait des mots après et que ces mots ont leur importance. Mais rien de tout ça ne sort de ses lèvres alors que son corps se fait broyer par cet amour disproportionné. Il encaisse chaque caresse, chaque baiser, vague après vague. Les émotions tourbillonnent et inondent chaque fibre de son corps.

Un peu. Beaucoup. Passionnément. A la folie.

Ses joues se marient au rouge du drapeau japonais. Il n'a que ses bras pour nager et qu'un endroit où se réfugier. Ce n'est pas Mathéo qu'il craint, c'est lui. Ce qu'il pourrait faire ou dire s'il relâchait à nouveau son attention. Le regard un peu fuyant et un sourire gêné aux lèvres, il choisit la fuite. Bien que temporairement.

« O-oui, je- j'arrive. Je vais juste aux toilettes avant si ça te- J'arrive ! »

Et il disparaît derrière la porte de la salle de bain sans demander son reste. Le souffle court, il s'assoit sur le rebord de la baignoire où sa tête échoue dans ses mains. Bon sang. Pourquoi une telle affirmation provoquait-elle chez lui une telle angoisse ? Les mots étaient sortis si naturellement qu'il aurait été incapable de les retenir. Mais se pouvait-il qu'ils soient vrais ? Il apprécie Mathéo. Là n'est pas la question. Il l'aime bien. Beaucoup, s'était-il rattrapé. Car le mot aimer est vaste. Il aime aussi les dorayakis, il aime les kakigôri, il aime lire et écrire. Ainsi, il peut facilement affirmer aimer autant les bonbons que Mathéo. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle ils s'étaient rapprochés. Mais le mot aimer est vaste, il se répète. Se peut-il que cet amour dépasse ces préférences ? Il n'en a aucune idée. Car il ne sait pas ce qu'il est sensé ressentir. Il voit bien comme son cœur s'affole à chaque fois que Mathéo l'étreint ou qu'il lui exprime ses sentiments. Mais comment différencier la gêne de l'amour ? Comment peut-on poser des mots sur un sentiment qui nous échappe ? Ses doigts tirent sur ses mèches, il prend plusieurs longues inspirations. Seito ne résoudra pas ce mystère aujourd'hui. Alors il se relève, utilise les toilettes puis se lave les mains. Il en profite pour s'asperger le visage d'eau froide. Arrête de te prendre la tête abruti, se sermonne-t-il dans le petit miroir avant de sortir de la salle de bain.

« Tu peux y aller aussi si tu veux et après on y va. »

Son sourire est encore timide lorsqu'il repose les yeux sur Mathéo. Il s'accroupit devant son sac pour y prendre son porte-feuille – inutile pour payer mais sa carte d'identité s'y trouve. Et dès l'instant où ils sont tous les deux prêts à partir, Seito gambade jusqu'à la porte.

Dehors, il fait toujours aussi chaud. L'humidité les enveloppe sans que cela n'empêche le japonais d'apprécier prendre l'air. Il gonfle ses poumons et expire en souriant. Oust, foutue pression. Sans réellement savoir où aller, Seito choisit une direction et espère qu'elle les mènera au centre-ville.

« Mon radar à purikura me dit que c'est par là. » plaisante-t-il.

Et il n'avait pas complètement tort. A mesure qu'ils s'approchent du centre, les bars affluent et le monde aussi. De quelques badauds, ils finissent par croiser plusieurs groupes aussi bien japonais qu'étrangers. Seito ne les observe pas avec le même intérêt qu'avant. Il peut se targuer d'avoir des amis internationaux maintenant ! Parvenus à un croisement, il repère une enseigne lumineuse qui retient toute son attention. Ses yeux s'illuminent.

« Trouvé ! »

Trop enthousiaste, ses doigts glissent sur l'avant-bras de Mathéo et dévalent jusqu'à sa main dont il s'empare avant de la relâcher bêtement, les yeux hagards.

« Oh... euh... pardon. C'est... Là ! On peut aller là. »

C'est qu'ils ne sont pas seuls dans la rue. Ses joues roses et lui font signe à Mathéo de les suivre et il pénètre dans la petite salle d'arcade. Dedans, il n'y a que des machines à pachinko qu'il ignore en passant derrière les joueurs. Car tout au fond, il les voit : deux purikuras ! Rideaux entrouverts, les cabines sont vides. Malgré ça, il chuchote à l'adresse de Mathéo.

« Encore pardon pour- J'espère que tu m'en veux pas. Je- J'ai pas réfléchi. »

Comme il n'avait pas réfléchi en parlant d'amour. Décidément, ce week-end lui monte à la tête. Seito malmène ses cheveux d'une main embarrassée et demande d'une petite voix :

« Tu veux toujours prendre des photos ? »



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Comme un jour sans lumière | Ou un orage sans éclair | Emerger sans toi n'aura aucun sens.
Une route pleine de dangers, on adhère, alors... | Risquons tout pour s'accorder cette chance.
Mathéo Takahashi
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Mathéo Takahashi
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Mer 24 Avr 2024 - 20:51
Le monde ne tourne rond qu'à l'intérieur du cercle de tes bras


18 aoüt 2018

La porte de la salle de bain se referme derrière Seito, Mathéo s’assoit sur un coin de leur table basse. Ses coudes atterrissent sur ses genoux, son visage entre ses mains. Il essuie les restes du contre-coup. Ses mains lui paraissent rafraîchissantes comparées à la chaleur brûlante de ses joues. Seito vient de dire qu’il l’aime….

Ses paupières s’abaissent sur ses yeux, il lui faut couper tout élément visuel pour se concentrer sur l’essentiel. C’est son monde entier qui se transforme et prend un air nouveau, repeint de couleurs étrangères. Elles sont si belles qu’il craint pour son acuité visuelle. Doucement, l’étudiant écarte les paumes. Il se tapote les pommettes, une façon de s’obliger à rester ancré à la réalité. Seito a eu beau disparaître dans une autre pièce, il ne s’en remet toujours pas. Jamais une salle de bain n’aura eu autant de présence. Sous l’émotion, son coeur fait encore des siennes. Il grésille dans sa poitrine, bondit si fort que son cerveau a du mal à suivre le rythme de cet afflux sanguin déchainé. Le temps semble ralentir et l’espace se distordre. C’est un bonheur incommensurable qui lui mord le corps.

Il rouvre les yeux,  son regard se dresse sur la porte. Ce n’était pas un « je t’aime » et Seito semblait gêné, cette « confession » lui avait de toute évidence échappée. Mathéo n’en est pas dupe mais il ne peut s’empêcher d’en entendre plus. La spontanéité du moment ne faisant que renforcer son interprétation. Pourtant, que Seito l’apprécie et ressente quelque chose pour lui, il n’en doutait pas. Il y a ce « quelque chose » entre eux qui parle pour eux. Comment pourrait s’expliquer cette résonance insaisissable et complètement irrationnelle autrement qu’à l’orée de sentiments ? Entre lui et Seito, cela dépasse la simple compatibilité, c est plus qu’une entente de caractère ou qu'une histoire d’affinité.  Et si cela n’en était resté qu’à la théorie, il aurait pu continuer à se questionner mais Seito lui avait fourni suffisamment de preuves pour que Mathéo s’y conforte : ses efforts pour protéger leur relation malgré l’aspect contre-intuitif de ce qu’il lui demandait pour, ses efforts pour lui accorder sa confiance, toutes les fois où il s’était abandonné à exister contre lui, toutes les craintes et la colère qu’il lui avait confié, ses rêves aussi… et puis son corps. Quelque soit leur nature, Mathéo ne peut douter des sentiments de Seito. Seulement, l'entendre l’associer à ce qu’il aime vient ajouter de l'huile sur son feu déjà ardant, cela renforce la validité probable de son hypothèse principale: celle d’un amour partagé. Et bon sang... qu'est-ce que ça le rend heureux. Seito n’avait jamais eu besoin de mettre des mots dessus, Mathéo se comblait de ses actes. Pourtant, il se surprend à en être assoiffé maintenant qu’une goutte lui est tombée dessus.

Il se le répète : Seito l’aime.

Ses mains se retrouvent pour recouvrir à nouveau son visage. Il faut qu’il arrête d’y penser et que son coeur se calme. Maintenant que ses sentiments montrent le bout de leur nez, il ne doit pas les acculer. Ils sont beaucoup trop précieux pour prendre le risque de les effrayer. Mais bon sang… il l’aime…

D’un coup de talon, il se relève pour aller fouiller dans son sac à dos. On a compris Mathéo, stop ! Pour tenter de se calmer, il se dresse un ordre du jour :
maintenant qu’ils sont arrivés à l’hôtel – bon sang, il va dormir avec Seito – ET QUE la chambre semble convenable – ils seront seuls toute la nuit... – IL LEUR FAUT trouver un endroit où dîner. Sans doute que Nara regorge de spécialités qui n’attendent que d’être découvertes ! - ce n’est pas une spécialité qu’il veut manger – SI SEITO SOUHAITE TROUVER UN PURIKURA  cela leur permettra de se balader un peu en ville aussi – il veut des photos, des photos avec celui qu’il aime – CE QUI LEUR PERMETTRAA de se construire quelques repères en vue de leur journée de demain ! La soirée sera courte alors il espère qu’ils trouveront facilement une cabine – il va dormir avec Seito – HEUREUSEMENT qu’ils ont une salle de bain dans la chambre, cela leur fera gagner le temps qu’ils auraient perdu à devoir se rendre aux bains publics. - Seito dans le bain.

Il se jette la tête dans son sac et essaye de... s'étouffer contre ses vêtements ? Chuuuuuuuuuuuuuut. Concentre-toi bon Dieu Mathéo !

Il attrape son portefeuille et se relève pour faire les cent pas. D’un ton sévère, il se réprimande mentalement : « Calme toi. Tout de suite. Non. NON. Aucune image mentale. Tu n’as pas honte ? D’où est-ce que ça te vient ?! NON. Nooooon. D’accord. Pitié. Je sais très bien d’où ça te vient. Calme toi.». La tête posée contre un des murs de la chambre, il soupire. Ses yeux tombent, presque défaitistes, sur son entre-jambe. Seito a dit qu’il l’aime.

Haaaaaah… D’accord. Il admet sa défait. Il est bien trop heureux pour que sa raison ne reprenne le dessus. Combattre ne rendra les choses que plus difficiles à canaliser. C’est normal qu’il en soit tout émoustillé, non ? La porte de la salle de bain couine un peu, le sortant en catastrophe de ses pensées. Il a tout juste le temps de s’éloigner du mur que son petit ami réapparaît.

« J-e. O-oui. » bafouille-t-il avant de s’engouffrer dans la salle de bain. Il n’a pas du tout besoin d’utiliser les toilettes et d’ailleurs, même si c’était le cas il ne pourrait pas : la physiologie masculine est assez mal bricolée en la matière. Il profite de ce temps seul pour se rafraîchir les idées à grands coups d’eau froide. Ce n'était vraiment pas le moment d'une manifestation biologique, il espère que Seito n'a rien remarqué. En s’épongeant le visage avec une des serviettes propres à disposition, il prend un instant avec lui-même.

Depuis la soirée passée chez ses parents, son désir pour Seito ne faisait que s’amplifier. Il lui faut être prudent, surtout lorsque ses émotions s'enflamment. Un excès d’amour trop grand et qui sait ce qu’il pourrait entreprendre ? Ce n'est absolument pas le moment de débloquer. Il lui faut être à la hauteur s’il veut prouver à son petit ami qu’il n’a pas tord de lui accorder cet amour. Pensif, il dépose la serviette sur le bord du lavabo en expirant, ses yeux croisent son reflet dans le miroir. D’un commun accord, il signe l’acte de paix entre lui, son reflet et ce qui vit dans son pantalon : il faut que ce week-end soit parmi les plus chérissables que Seito puisse avoir. C’est ce qui compte, avant toute envie, avant toute idée. Avant son propre contentement. La responsabilité que ses ambitions finit de le calmer. Ouf.

« On peut y aller » énonce t-il, en sortant timidement de la salle de bain.

Dehors, la chaleur tue dans l’oeuf tout élan possible de rébellion corporelle. L’humidité de l’air met à mal ses poumons. Sans doute son corps a-t-il besoin d’économiser ses ressources pour survivre car il ne pense plus qu'à elle. Heureusement qu'il est en bonne compagnie et que le quartier du Ryokan est relativement calme. S'il avait été seul, il serait rentré illico-presto dégouliner devant le ventilateur.  Les ruelles du quartier sont étroites et bordées de petites maisons et de leurs jardins charmants. Le calme ambiant est reposant, sans chemin pentus, cela aurait été parfait. A mesure qu’ils se rapprochent du centre ville, le paysage devient néanmoins un peu plus urbain et le nombre de personnes qu’ils croisent augmente. Entre tout ce beau monde, Mathéo se laisse guider religieusement par Seito. Il le trouve adorable à jouer les explorateurs inspirés.

« Où ça ? » demande-t-il en cherchant des yeux le st graal promis par le lycéen. Il n’a pas le temps de poser les yeux sur la devanture de la salle d’arcade, toute son attention se focalise frontalement sur la main que Seito lui prend. Le rouge lui monte au visage et son coeur le secoue de grandes élancées brutales. Qu’est-ce qu’il… ? La panique le saisie rapidement. C’est qu’ils sont dehors, exposés aux yeux de tous ! Pourtant, il ne retire pas sa main, ses réflexes le laissent tomber. Ce constat le fait paniquer davantage. Les doigts de Seito mettent sa peau en joie. Heureusement, son petit-ami est plus vivace que lui et rectifie son erreur avant que quelqu’un ne les voit. Mathéo observe sa main en le suivant à l’intérieur, un pincement lui pique le coeur et ses doigts se referment contre sa paume.  Devant les cabines, les excuses de Seito en creuse la douleur. Instinctivement, il vient lui frotter le crâne. « Ce n’est rien, ne t’en fais pas » répond-t-il avant de s’engager vers l’une des cabines. Un « Tu viens ? » lancé par dessus son épaule lui signifie que leur projet tient toujours.

Dans la cabine, le visuel agressif de l’écran et la musique de fond les accueillent, Mathéo veille à ce que le rideau soit bien fermé derrière eux. Dans le cas contraire, cela pourrait nuire à leurs photos mais surtout: il ne pourrait pas s’autoriser à tirer Seito contre lui, comme il le fait, pour l’embrasser.

« Je t’aime » chuchote-t-il, en français par prudence, en plantant son regard dans le sien. Il voudrait lui avouer comme il aurait aimé pouvoir lui tenir la main dans la rue. Lui dire qu’il a apprécié son geste malgré l’embarras et la panique qu’il a pu susciter mais... il ne le fait pas. Il espère que ce baiser parlera pour lui. Prononcer ces mots lui font plus peur que d’être surpris par des inconnus. S'ils...

Il se tourne vers l’écran pour jeter un rapide coup d’œil aux instructions.

Peu importe, ce n'est pas le moment d'y penser. Ils ont un temps limité dans la cabine. Il commence par sortir de son portefeuille de quoi nourrir la machine et effectue les premiers réglages. Il doit sélectionner le nombre de personnes qu’ils sont ainsi que le type de photos qu’ils désirent faire. Il choisit le format classique du Purikura, celui qui leur permettra de modifier les photos avec des stickers plus tard. Viens ensuite le moment de choisir le background, il lance un regard complice à son petit-ami. « Quel fond tu aimerais ? »

En réalité, il est un peu anxieux. Prendre la pose avec sa sœur Anna est chose facile, il n’a pas peur de perdre la face devant elle.
Alors qu'avec Seito, une part de lui craint de passer pour un idiot et de le gêner plus qu'autre chose. Il n’ose pas non plus lui demander quel type de photo il souhaiterait avoir. D'ailleurs, il ne sait même pas tout à fait ce qu'il aimerait lui-même. Du moment que Seito est dessus, il lui semble que tout convient ? Lorsque son petit ami a fait son choix, ils s’installent correctement devant le capteur en suivant les instructions de la machine. Pour tenter de se détendre, Mathéo choisit comme toujours l'option de la plaisanterie : « J’espère que j'aurais l'honneur de pouvoir admirer ta pose de super-héro à la fin ».

Le compte à rebours apparait et dans la précipitation qu'il amène, Mathéo se rapproche de Seito. Deux de ses doigts s'élèvent au dessus du crâne du lycéen: c'est tout ce qu'il a trouvé à faire dans la panique, des oreilles de lapin. Au travers de l'écran, il lui tire la langue.
 
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Mer 1 Mai 2024 - 13:13
SAMEDI 18 AOÛT 2018



Le monde reprend des couleurs, Mathéo ne lui en veut pas. Seito acquiesce et s'engouffre dans la cabine à la suite de son petit-ami. Il y est accueilli par un baiser dans lequel il s'investit tout autant. Son cœur remue dans sa cage thoracique. Mathéo ne lui en veut définitivement pas et il en est heureux. Ses yeux pétillent sous la caresse du français et il se surprend à souhaiter l'embrasser une nouvelle fois. Plus improbable encore, à souhaiter qu'ils n'aient pas quitté la chambre du ryokan. Mais le lieu où il se trouve se rappelle à lui. Au même titre que la raison lui intime de faire profil bas pendant qu'ils sont dehors à la vue de tous. Sans se détacher pleinement de Mathéo, il le laisse appuyer sur les boutons de la machine. Jusqu'à ce que ce soit son tour de choisir. Le japonais parcourt rapidement le choix qui s'offre à lui et presse le fond jaune pâle tapissé de petits cerfs.

« Celui-là ! »

Puis le reste des instructions défile et son cerveau fuse à vive allure. C'est qu'ils ont six photos à faire donc six poses à trouver. Rien de bien sorcier pour Seito mais il se demande si Mathéo le suivra dans ses bêtises. A sa remarque, le japonais tourne vivement la tête et son sourire s'agrandit.

« D'accord, mais que si tu fais ta pose de super-vilain. »

Ça leur fait donc une idée en commun. Oh ça y est ! Seito se retourne vers l'écran sans intention particulière à part celle de rayonner. Son petit-ami le devance de par sa proximité et aussitôt il l'imite. Il sort lui aussi sa langue et lève sa main gauche dans les airs, les doigts en V.

Clac !

Pas le temps de réfléchir trois plombes, il leur faut déjà se mettre en pose pour la photo suivante. Seito glisse derrière Mathéo qu'il enserre de ses deux bras. De sa main droite il lui fait à son tour des oreilles de lapin tandis qu'il se hisse sur la pointe des pieds pour faire dépasser sa tête au-dessus de son épaule, tout sourire.

Clac !

Maintenant qu'il est lancé, pas moyen de l'arrêter. Après tout, c'est lui qui a demandé cette activité alors il n'a pas d'autre choix que d'assurer. Le japonais se décale sur le côté, de profil par rapport à l'écran, et indique à l'étudiant de lui faire face. « Tu veux la guerre l'Amoureux ? » le défie-t-il. Il prend alors un air faussement vindicatif et lève ses deux poings devant lui.

Clac !

Mais il ne peut pas rester sérieux bien longtemps. Et puis il n'a aucun raison de lui en vouloir. Alors il se redresse et  se rapproche de Mathéo pour qu'ils se retrouvent épaule contre épaule face à l'écran. « Un Rinbo dit jamais non à un bon combat. » poursuit-il. De là, sa tête oblique à l'opposé, le port haut et le regard inspiré, et il cale son poing gauche sur sa hanche.

Clac !

« Bon j'me dessinerai une cape et un R dessus et ça l'fera grave ! » rigole-t-il en quittant la pose. Pour l'avant-dernière, le japonais a l'idée d'approcher sa tête de la caméra et place son pouce et son index au premier plan pour former un cœur.

Clac !

Vient la dernière. Son regard agrippe celui de Mathéo. « On fait quoi pour la dernière ? » le questionne-t-il. Le compte à rebours défile sans qu'il ait un éclair de génie. Jusqu'à ce qu'une lueur maligne illumine le brun de ses yeux.

Trois.
Seito s'approche de Mathéo.
Deux.
Il lui attrape doucement le menton pour pencher sa tête.
Un.
Il plante un bisou sur sa joue.

Clac !



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